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Full text of "Recueil général des bas-reliefs de la Gaule romaine"

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COLLECTION 



DE 



DOCUMENTS INEDITS 

SUR L'HISTOIRE DE FRANCE 



PUBLIES PAR LES SOINS 



DU MINISTRE DE L'EDUCATION NATIONALE 



^v/, 3s>o^3SS 



il3T- H5S^, 



Par arrêlé en da(c du lo août 1906, sur la proposilion de la Commission des Musées, 
le Ministre de l'Insliuclion j)ul)ii<|ue et des Beaux-Arts a ordonné la publication, dans la Collec- 
tion des documents inédits relatifs à l'histoire de France, du Recueil général des Bas-reliejs, 
statues et bustes de la (laide romaine, par M. Emile Espkrandieu, correspondant de l'Institut et du 
Comité des travaux historiques et scientifiques. 

M. Salomon Ukinacii, membre de l'Institut et du Comité des travaux historiques et scienti- 
fiques, conservateur du Musée des antiquités nationales de Saint-Germain-en-Lave, a été 
nommé commissaire responsable de cette publication. 



SE TROUVE A PARIS 
À LA LIBRAIHIK ERIVEST LEROUX 

nOUt.EVARD SAINT-GERMAIN, 108. 







-^ii 



r r 



RECUEIL GENERAL 



DES 



BAS-RELIEFS, STATUES ET BUSTES 
DE LA GAULE ROMAINE 



PAR 



EMILE ESPERANDIEU 



MRJIBRE DE L'INSTITUT 



TOME ONZIEME 

SUPPLÉMENTS (SUITK) 




PARIS 




IMPRIMERIE NATIONALE 



MDCGGCXXXVJIl 



< 



A GASTON DE BAR 

DIRECTEUR HONORAIRE AU MINISTERE DE L'EDUCATION NATIONALE 

Ame Vexpression de ma profonde gratitude 

Ém. E. 

i5 juin 1987. 



> 



INTRODUCTION. 

Il me paraît inutilo de dire qu'un recueil, comme celui des Bas-Rehefs, 
ne sera jamais à jour. À chaque instant, des omissions ou de nouvelles 
découvertes nécessiteront des suppléments. 

L'ouvrage contient déjà beaucoup de ces suppléments, trop ])eut-être. 
J'espérais que le tome X serait le dernier à en souffrir; mais moins d'un an 
après sa publication on découvrait, sur les bords du Rhin, de si nombreuses 
sculptures gallo-romaines, que je ne pouvais me dispenser d'en parler. 

Elles ont, il est vrai, été décrites par les savants qui les ont recueillies et, 
aux leurs, mon travail n'ajoutera que fort peu; mais je me devais de les faire 
connaître à ceux de mes compatriotes qui les ignorent. 

Les bronzes de la Seine, trouvés en igSS, et quelques autres pièces leur 
sont jointes. 

L'ensemble, c'est-à-dire le volume, paraîtra tardivement, faute de crédits, 
.le n'aurai peut-être pas la satisfaction de l'accueillir; mais, du moins, je 
ne laisserai pas à d'autres le soin de terminer un ouvrage inachevé. 

J'ai à remercier les nombreuses personnes qui ont bien voulu faciliter ma 
tâche en me fournissant les photographies dont j'avais besoin. Je ne citerai 
que les noms de MM. les Conservateurs Hans Lehner et Oelmann (à Bonn); 
Emil Krûger et Steiner (à Trêves); Fr. Behn (à Mayence) ; B. Sapène 
(à Saint-Bertrand-de-Comminges); Armand-Galliat (à Chalon); mais ma 
reconnaissance s'adresse à tous les collaborateurs qui me sont venus en aide. 

Je dois aussi de la gratitude à M. Oury, qui est le seul, survivant des 
compositeurs typographes que j'ai employés, et un souvenir à ceux qui l'ont 
précédé. 

J'adresse enfin nne dernière pensée à la mémoire de mes amis Salomon 
Heinach et Camille Jullian qui auraient été heureux du travail, assez ardu, 
entrepris d'après leurs conseils. 

Ém. E. 

2 9 novembre 19 .3 4. 



SUPPLEMENT AU fOME PREMIER. 



7647. Statue mutilée provenant, croit-on, de Ver- 
nègues (Bouches-du-Rhône). Dessinée, en 1877, par le 
peintre Jules Laurens. Disparue. Marbre. 




;^:;^:^r/s- ^-^ '<-^ 



Gravure tirée de Forniigé. — Formigk, Congrès archvoL, 19.3a 
(Aix). p. i5o (et pi. reproduisant le dessin de Jules Laurens). 

Femme drapée; mais il ne s'agit probablement pas 
d'une œuvre antique. 



7648. Cippe en forme d'autel trouvé à Mmes, che- 
min de Pissevin, en 1932. Au Musée. Pierre blanche 
commune. Hauteur, m. 90; largeur, m. 10; épais- 
seur, m. 07. 

Supplémenlt. 



Femme vêtue d'une robe longue et dun manteau, 
debout, de face, dans une niche. Elle parait tenir, de 
la main droite, contre sa poitrine, un bouquet, de l'autre 
main, rannenée de même devant le corps, un objet de 




forme rectangulaire. Les jambes sont à peine indiquées; 
toute la sculpture d'ailleurs est fort grossière ; les cheveux 
forment un bourrelet coupé ras à hauteur des oreilles et 
les yeux et la bouche sont figurés par des trous. Peut- 
être une déesse; mais, préférablement, un monument 
funéraire. (V'oir les numéros ^79 et /185.) 



7649. Fragment de bloc trouvé à Nîmes, en 1929, 
dans un jardin, route d'Alès, appartenant à M. Ricout. 



BA»-nEUErS. 



mmiiiBniB NiTioNiLE. 



NIMES, VAISON, SAINT-MKMY-DK-PKOVENCE. 



Au Musée (le Nîmes. Pierre commune. Hauteur, o m. 58 ; 
largeur, o m. 85; épaisseur, o m, Ay. 

Ësi'ÉRANDiEii, Comptes rendu» de l'Acad. des Inser. et Belles- 
Letirvs, 1 ()•:!(). |>. '^lo (gravure). 



A droite, dans une niclie,le l)usle d'une jeune femme, 
à coiiïure basse, v«?tue d'une tunique et d'un manteau, 
parée d'un collier, d'un bracelet et d'une bague portée au 
quatrième doigt de la main gauche, tenant dans ses 




bras un petit enfant debout sur la bordure de la niche. 
Il est vêtu d'une tunique et, de la main gauche, saisit 
un fruit rond ou un jouet que la femme serre contre sa 
poitrine. A yauche, est un buste d'honune drapé dont la 
tête manque; sa main gauche tient le pied d'une coupe 
remplie de fruits sur lestpiels est son autre main. Au 
milieu, au second plan, est une deuxième femme drapée 
dont le visage fait aussi défaut; elle est, comme la pre- 
mière, parée d'un collier, d'un bracelet et d'une bague, 
et tient dans la main droite un fruit rond, probablement 
une pomme. Reste d'nn monument funéraire. Le bloc 



était dans la maçonnerie du rempart romain avec cinq 
stèles présentant des inscriptions. Toutes ces pierres 
furent utilisées pour la réparation d'une brèche. 



7650. Buste double trouvé à Vaison, en i()39,sur 
le versant oriental de la colline de Puvmin. Au Musée. 
Marbre blanc. Hauteur, o m. a.^. 

Piiotographies commuuiquées piir M. t'Alibé Sautel. — 
[Saitkl], Bullelin des Amis de Vaison, n°* 8-9 (ig.Si-igSa), Sup- 
plément (gravures). 








Dun côté, Bacchus barbu; de l'autre, un jeune Satvre 
à cornes naissantes; Ions deux couronnés de feuilles. 



Bé 



7650 n. Stèle mutilée trouvée en 1929 près de Saint- 



mv-( 



le-Provence, 



dans les thermes de (Uanum. Au 



SAJNT-RKMY-DE-PHO VENGE. NIMES. 



Musée des AlpiUcs. Pierre commune. H;iuteur, o m. 28; 
largeur, o m, 17; épaisseur, o m. 10. 

Photogi'a|>hie communiquée par M. P. de Bi'uu, conservateur 
du Musée des Alpiiles. 



Buste, de face, de jeune femme, vêtue et voiiée, 
tenant de la main droite une patère; à sa gauche, peut- 
être un sceptre. Les oreilles sont parées de boucles. 
Vraisemblablement le portrait d'une prétresse. Le haut 




du visage est mutilé et la coiffure difficilement recou- 
naissable. Art gréco-romain. 



7651. Bloc provenant, dit-on, «des environs de 
Nîmes». A Liège, chez M. le Professeur Brassinne, 





3o,ruoNyssen. Pierre commune. Hauteur, om. 3o; lur- 
^jeur, m. 5o; épaisseur, o m. i5. 



Photographies et ronseignements communiqués pr M. Bras- 
sinne. 



k NÎMES, MONTPELLIER. 

Tricéphalc. Au milieu est une tête imberbe, sans \ aussi d'une femme; celle de droite est barbue. M. Bras- 
doute de femme; à chaque extrémité du bloc, une autre sinne indique que «les yeux, les dents de la tête du 
tôte[: cellej[de gauche est imberbe également et paraît milieu et certains détails sont marqués par des morceaux 




de plomb insérés dans la pierre». Il ajoute que l'une 
des tètes du tricéphale «semble recouverte d'une peau 
de lionr. 

7652. fragment de brique trouvé, en 1916, à 
Sexiantio, près de Montpellier. A Béziers, chez M. Dc- 



loupy. Terre cuite. Hauteur, o m. 08 ; largeur, m. 1 : 
épaisseur, o m. oq. 

Photographie communiqut'e par M. Deloupy. — Esprrasdikd, 
Comptes rendus de l'Aradémiedes Insrripl. et Belles- lA'Ilies, 1999, 
p. 21 3. — Emile Bonnet, Monsiielieiisin I (tg.Si), p. 8a, 
(gravure). 




Chien courant au-dessus duquel est un oiseau à long 
col. Le dessin est archaïque el peut remonter au vi" ou 



au v' siècle. Art grec de style proto-corinthien. (Voir le 
numéro 6897.) 



SUPPLÉMENT AU TOME II. 



LE COMMI^GES. 

(CONVENAE.) 

(Voir le tome II, p. i.) 

lilliLIOGKAPHIK. 

I. Lizop (Raymond). Les Convenae et les Consoranm. Toulouse el Paris, igSi; in-8°, 559 pages, 34 planches, deux 
cartes (= Bihliolhèque méridionale publiée sous les auspices de la Faculté des Lettres de Toulouse, a" série, t. XXV); — Le 
Comminges el le Coiiserans. Toulouse et Paris, igSi; in-8° 987 pages, 10 planches, 1 carte. 

II. Lavedan (P.) et R. Uey. Ludion, Saint -Bei-trand-de-Comminges et la région. Toulouse, igSi; in-8°, 9 pages. 

Actuellement, toutes les sculptures des anciennes collections d'Agos et de Gestas sont à Saint- 
Bertrand , au Musée de Comminges. 



SAIINT-BERTRAND DE COMMINGES. 

(LVGDVNVM CONVENARVM.) 



BIBLIOGRAPHIE. 



i. Lizop (Ravmond). Découverte de nouvelles statues gallo-romaines à Saint-Berlrand-de-Comminges dans les Comptes rendus 
tte l'Académie des Inscript, et Belles-Lettres, septembre 1996; — ine cité romaine dans les Pyrénées : Saint-Bertrand-de- 
Comminges. (Extrait du Bulletin des Amitiés J'ranco-étranglres de l' Université de Toulouse, 1999, p. 59 à 59, gravures.) 

II. Lavedan (P.), R. Lizop et B. Sapène. Les fouilles de Saint-Bertrand-de-Comminges; ic^ao-igag. Toulouse, 1999; in-'i°, 
€)3 pages, 90 planches. (Extrait des Mémoires de la Société arcliéologiqiie du Midi de la France, t. XVII, 1930, p. 57 
à 1 1 7 ) 

III. Sapène (Bertrand). Découvertes à Samt-Bertrand-de-Comminges , en i [)!>.(). Toulouse, 19.30; in-8°, 4 pages, 9 planches. 
(Extrait du Bulletin des Amitiés franco-étrangères de l'Université de Toulouse, 1980, p. 166 à 168); — Découvertes à 
Saint-Bertrandrde-Comminges , en içj3u. [Ihid., p. 24.3 à 945); — Les trophées impériaux de Liigdunum Convenaruni 
h Saint-Bertrand de Comminges. Toulouse, i9;î9; in-8% 19 pages. (Extrait du Bulletin des Amitiés franco-étrangères, 1989 
p. 34o à 35i.) 



6 SAINT-BKHTUAND Uli CUMMl.NGES. 

IV. Vymari) (A.) cl 15. Sai'k.nk. Itajijmil sur les fouilles de Saint-Bertrand de Comminges (Luyduiiuiii Convciiiiium). iijj;)- 
jgSn. Toulouse, l'jSi; in-i", 3i) pajjes, 19 plaïuhes. (Extrait îles Mémoires de la Société arclicologitjue du Midi de lu 
France, t. XVIII, «<).5;î, |». i à -Ja); — Rapport, etc., lySi. [Ihid., p. i3i à 1*^6. 

V. Picard (Charles). Chronique de la sculpture étrusco-latine, III. Paris, iq.^o; in-8°, 32 page». (Extrait de la Revue de$ 
études latines, i()3o, p. 35i à 389); — Observations sur les statues de prisonniers et les trophées de Saint-lierirand de Com- 
minjres. Paris, 1933; in-B", 20 pages. (Extrait des Comptes rendus de F Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, i<j33, 
p. i38 à 109.) 

VI. [HiTTEB (Haymontl)l, dans le journal V Illustration, numéro du ?i juillet iqSi. 

VII. Ferri (Silvio). Lugdunum Convenarum; jrammenti di un trojeo di epoca Claudia. Kotne, i<j32; in-'i", lo pages^ 
4 planches; — Frammenii di iscritione con nomi di popoli Germanici nei Pirenei centrait. Rome, if)32; in-8". 5 pages. 
(Extrait de la Reale Accademia nationale dei Lincei . Scienze morali, G" série, vol. VIII, l'asc. 7-12.) 

VII. [Calmkttk (J.) et A. AymardJ. Rapport sur les fouilles de Saint-Bertrand-de-Comniinges (Lugdunum Convenarum) 
en igSa. Toulouse, 1938; in-'i°. 77 |)ag('s. 9 planches. 

Les Touilles faites à Sainl-Bertrand. sous la direction de M. B. Sapt'iic. depuis 1950 jusqu'à ce 
jour, ont permis de reconnaître l'emplacement du forum de l'antique Lugdunutn Coiiveminim et d'en 
déterminer les dimensions. 11 était de forme rectangulaire et mesurait nà mètres de long sur ^t mè- 
tres de large. 

J)e nombreux fragments de statues proviennent de ces fouilles. On a trouvé, notamment, les 
débris de statues d'un empereur (voir p. () ) et de quatre captifs; malbeureusement, les fragments 
rencontrés ne sulTisent pas pour reconstituer, de façon certaine, les monuments dont ils ont fait paitie. 
On ne peut que se contentei-, pour l'instant, de décrire ces fragments, en attendant le jour où de 
nouvelles découvertes permettront peut-être d'autres précisions. 



SAINT-BERTRAND DE COMMINGES. 



7€53. Fragmcnls de statue trouvés en 1929. Au 
Musée de Gomminges. Marbre de Saint-Béat. Hauteur 
de la statue reconstituée, 1 m. 35. 




Pliolojj'iapliie communiquée pjir M. S;i|iènc. — Lavkdan, 
Lizop, Sm'knk, Fouilles (1990-1999), p. 27 el pi. I, n° 3; — 
.Sai'km: et Avmar», Fouilles (i ^3 x), p. 22 el pi. VI; — Lizop, 
Convenue, p. lt(\li et pi. XXIX. 

Jeune captive, debout, de lace, ie cou paré d'un 
torques, vêtue d'une tunique sans manches et d'une 
robe longue, les pieds nus. La tête et le bras droit font 
défaut. Une natte de cheveux, couvrant le dos, ne permet 
pas de supposer qu'il puisse s'agir d'un éphèbe. M. Sa- 
pène pense que celte statue a fait partie d'un trophée 
auquel appartiendrait un tronc d'arbre découvert en 
même temps. Le débris, posé sur ce tronc d'arbre, se 
rapporte à un personnage, vêtu d'une peau de bête, qui 
ne peut être qu'un barbare vaincu. 



7654. Fragments trouvés en 19 39. Au Musée de 
Comminges. Marbre de Saint-Béat. Hauteur, 1 m. 9.0. 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. — Lizoï-, 
Convenue, p, /198 et pi. XXXI 



Restes d'une femme triton sur une proue de navire. 
On a mis au jour, à Saint-Bertrand, un très grand 




nombre d'autres fragments (pieds, bras, mains, etc. 
dont il n'a pas encore été possible de tirer parti. 



7655 (= 7488). À ce qui est dit, tome X, page 1/I7, 
il convient d'ajouter que la statue a été restaurée dans la 




mesure où la mise au jour d'autres débris l'a permis, et 
que le piédestal, brisé du côté droit, sur lequel elle 



SAINT-BEHTHA.ND DE COMMINGES. 



repose, s'adapte à un autre fragment qui supporte la 
base d'un tronc d'arbre ayant fait partie d'un trophée. 
Le nez n'est pas antique; M.Lavedan en eût souhaité 



une restauration « plus lieureusc n. L'arbre ne fait pas 
corps avec le fra}jmenl de bloc qui le supporte. 11 laiit 
toutefois noter qu'il correspond assez exactement au 




tracé d'une exiavalion circulaire creusée dans ce frag- 
ment. (Voirie numéro suivant.) 



7656. Fragments de statue trouvés pour la plupart 
en igaG. Au Musée de Comniinges. Marbre de Saint- 
Béat. Hauteur probable de la statue, 2 mètres. 



Pliolograpliie communiquée par M. Sa|)ène. — La\kda>, 
Lizop, Sapkne, Fouilles (ittao-igog), p. ag cl pi. Il, n* 3. — 
Sapè.ne pt Aymard, Fouilles (igSi), p. a3 et pi. VII, n*" a el '1. — 
Lizop, Convenae, p. igo el pi. X.WII. — Ferri, Lugdunum, 
p. 6 et pi. III, n° i3. 

Kmpereur cuirassé: l'épaule gauche est couverte d'un 
manteau flottant agrafé du côté droit. Sur la cuirasse. 



SAI.\T-15ERTI$Ai\D DE COMMINGES. 



par (levant, est un trophée au pied duquel sont deux 
barbares nus, barbus, agenouillés, les mains liées der- 
rière le dos. Des masques alternés de Gorgone et de lion 
décorent les lambrequins. Sur une statue d'Auguste, 





conservée au Musée du Vatican, la cuirasse de l'empereur 
représente la Gaule vaincue, et peut faire allusion à la 
révolte des Celtibériens, en l'an 21, avant notre ère. 
(Cf. Carcopino, Comptes rendus de l'Acad. des Inscript., 
1933, p. i58, note 1.) 

Cet empereur, les deux captives, le captif dont il a été 
question dans le tome X de ce Recueil, sous le n° 7^89, 

BAS-RELIEFS. — Suppléments. 



et un autre barbare agenouillé dont on ne possède que 
d'infimes débris, peuvent avoir fait partie d'un même 
ensemble qu'on a désigné sous le nom de monument 
triomphal. 




Une reconstitution provisoire de cet ensemble, pro- 
posée par M. B. Sapène, est au Musée de Gonuningos, 
à Saint-Bertrand. 

L'Empereur est représenté à une certaine hauteur, 
«contre un mur, et, devant lui, sur une même ligne, 
sont les trophées dont on possède des fragments 71. Une 
disposition quadrangulaire semblerait préférable; le 
souverain, supporté par un piédestal, aurait dominé les 
trophées placés aux angles du soubassement; mais, 
dans cette hypothèse, beaucoup de débris feraient 
défaut. 11 manquerait encore quatre figures de captifs, 
si l'on admet que chaque trophée se composait de deux 
personnages séparés par un tronc d'arbre ciiargé de 
dépouilles. 

Il se pourrait, d'ailleurs, que chaque trophée n'ait 
comporté qu'un seul captif; l'arbre, par sa faible éléva- 
tion , n'y contredirait pas. 



iHpnmun xàtioxile. 



10 SAINT-BERTRAND DE COMMINGES, VALCABRÈHE 

Au Musée (le Cominingesjes deux caplifs agenouillés 
sont sépart'is par un aii)rc, trop pelil pour avoir pu 
servir de piédestal à la slalue de l'empereur, mais plus 
liaul cpie les arbres des deux autres trophées mis au 
jour. Cet arbre, (|ui ne lait pas de doute, est décoré à 



la partie supérieure, d'un oiseau dont les ailes étaient 
éployées, et l'hypothèse d'un aigle serait bien invrai- 
send)lahle sur un trophée où, d'ordinaire, ne sont 
représentés que des armes et des vêtements de 
vaincus. 




Je croirais volontiers (|ue l'empereur honoré à ÏAig- 
duimm, parles statues retrouvées, est Auguste, après ses 
victoires d'abord, ensuite après relies d'Agrippa de l'an i ç) 
avant notre ère, contre les Cantabres, dont les chels 
s'entreluèrent, tandis que la population survivante était 
disséminée dans (les pays de plaines. (Ho.race, Ep., I, i 2.) 



7657 (=870). Bloc trouvé à Saint-JnsI de\ alcahrère. 
Au même lieu , à droite de la porte d'entr(''e de l'Eglise. 
Marbre blanc. Hauteur, m. 35; largeur, o m. ■yo. 

Gravure lin5e de Mélivier. — R. Métivier, Monographie de 
la îimilique de Sainl-Jusl de Viilcnbr'ere. (Toulouse. 1)^99; in-8°), 
p. 33 et pi. IX. 




;^ K // Miiipiiiiijj 



Bustes de huit personnages drapés. Métivier suppo- porter à une représentation de la Cène, mais cette 
sait que la sculpture était chrétienne, et pouvait se rap- j hypothèse n'est que douteuse. 



7658. Frajjiiienfs de statue trouvés en 1929. Au 
iMusée municipal. Marl)ro de Saint-Béat. La statue avait 
apparemment i m. 20 de haut. 



SAINT-BEIiTI«A\D DK COMMINGES. 11 

Tète humaine; sous la mâchoire est une hordure 
dentelée qui n'existe ni sur les côtés, ni par derrière. Je 




Pliotograi)liie communi(|iiée par M. B. Sa pêne. — Lavkuan. 
Lizop, Sapène, Fouilles (i 920-1 g-jg), p. 38 et pi. III, 11° 1. — 
Fouilles {iç)^i), p. sa et pi. VII, 11" 1 et 3. — Lizoï», Convenue, 
p. 498 et pi. XXXI. 

Victoire drapée marchant à droite. Les plis du vête- 
ment indiquent un déplacement rapide. Cette déesse est 
sans doute à rapprocher du monument impérial qui a 
dû exister à Saint-Bertrand-de-Comminges. De ce monu- 
ment proviennent encore deux fragments de bronze, l'un 
de cuirasse dorée, l'autre d'une palme. 



7659. Bloc provenant, dit-on, de Saint-Bertrand 
de Comminges. Autrefois chez MM. Roqué père et fils, 
industriels à Izaourt; donné au Musée de Saint-Bertrand. 
Calcaire commun. Hauteur actuelle, m. 60; largeur 
à la hase, m. 3o; épaisseur moyeime, o m. 18. 

Pholo{jraphie communiquée par M. B. Sapène. — [Galmetti: 
et Aïmard], Rapport (1932), p. 70 et pi. IX, n° 5. 





ne crois pas ([u'il s'agisse de la «représentation schéma- 
tique d'une barbe». La chevelure est faite, par derrière, 
wde sept bourrelets concentriques au visage 75. Sculpture 
de destination inconnue; probablement de l'époque ro- 
maine. Les trous qui sont creusés sur la poitrine parais- 
sent modernes. 



7660 (= 7493). Débris de plaquettes trouvés à dille- 
rentes époques à Saint-Bertrand de Comminges, dans la 
région sud-ouest de l'ancienne ville. Au Musée de Saint- 
Bertrand. Argile cuite. Largeur de m. 10 ào m 12; 
épaisseur, de o m. oa ii m. oaS. 

[Galmette cIAymardJ, Rapport )(j3a,p.So et pi. VI,fig.3-4. 

— De Mklv, Bull. Ant. Fr., 1929, p. 169 et 1 53; 193 1, p. 90 

(gravures). — Lizop, Convenae, p. 5o8 et pi. XXXIV. 

B. Sapkne. Bull, des Ant. de France, 1933, p. lai (gravures). 

— M. Brlston, ibid., 1985, |). 85. 



12 



SAINT-BERTRAND DE COMMINGES. 



Selon M. de Mélv, il s'agirait A'encoljm funéraires. 
M. Lizop a proposé de lire i'inscriplion : lu hoc J\ifpiltna\ 




\ ' 



V, -f». V%- .,.. 




pukhriliiilo cl pxilrhrn imaijo; mais M. Sapène ne pense 
pas que le mot /g^w/iHa puisse convenir s car il manque 
six ou sept lettres entre la lettre y et Vin qui suivrait. 



Lugflunmn Convenarum fut détruit en .585: les pla- 
quettes, qui sont chrétiennes, ne seraient pas, par 







conséquent, postérieures aux dernières années du 
vi' siècle. 



7661. Tète colossale en quatre fragments trouvée en 
ijjag. Au Musée municipal. Marbre blanc. Hauteur, 
m. A 5. 

Pliolograpliie communiquée par M. B. Sapène. — B. S*pè>b, 
Découveries, p. a et pi. I. — Caimette. Rappori, p. 34 et pi. XI!. 
— Lizop. Coiwenae, p. 699 et pi. XWII. — Ferri. Lugdunmn, 
p. 8 et pi., fig. 3. 

Personnage inconnu; la tète est féminine ou fémi- 
nisée. La statue d'où provient cette tête devait avoir de 
3 m. i5 à 3 m. 60 de haut. La chevelure est frisée en 
mèches relativement courtes et présente des traces de 



SAINT-BERTRAND DE COMMINGES. 



13 



polychromie. Le derrière de la tête est plan. Sur le som- 
met du crâne, plan également, est une mortaise rectan- 




gulaire. M. Ferri y reconnaît un portrait d'Agrippine 
mère. 



7662 (-= 8G7). Tablette «à peu de distance» du 
bloc n° 7667. Marbre blanc. Hauteur, o m. 33; lar- 
geur, m. 9(). 



Gravure tirée de Métivier. — R. Métitier, Monographie de la 
Basilique de Saint-Just de ] alcabrère, p. îiB et pi. IX. 




La sculpture est très fruste ; Métivier y voyait rt un bon 
pasteur ramenant, sur ses épaules, la brebis égarée». 



7663. Fragment de frise trouvé, en igai, sur 
l'emplacement du forum. Au Musée de Comrainges. 
Marbre de Saint-Béat. Hauteur, m. lia; largeur, 
m. 75; épaisseur, m. 06. 



^< ^V f~' 



4 

y 















Pliotogiapliie communiquée par M. B. Sapi-ne. — r.AVKDw, | Guirlande et bucrâne. Le marbre présente au revers 
Lizoï. etSAPÈîiE Fouilles (1920-1929), p. 22 et pi. V, n° 1. | une mortaise carrée servant à le fixer. 



lA 



7664. Balnslrc provoiianf d'ArilièîJf. Au Aliisée do 
Cominiiiji[<'s. Marl)re de Saint-Béat. Haiilciir, o m. ^f»; 
larjjeiir à la hase, o m. 90. 




VKDIKGK, VALGAIJKEUE. 

une treille supportant une ({rappe qu'elle essaie d'at- 
teindre. Le bas du tableau a été retaille. Au-dessus, la 
colonne est décorée, sur toute sa surface, d'un rinceau 
de vigne stvlisé. La pierre a pu se rapporter au culte 
de Bacclius. 



7665 fCf. 8691. Plusieurs blocs furent arrachés, en 
1928, des murailles de l'église de Saint-Just de Val- 
cabrère, et transportés au Musée de Toulouse, où ils 
sont encore, mais dillicilement accessibles. N'ont jamais 
été catalogués complètement. Marbre blanc. 



Plicilogreipliie coiiiiiiiiiiii|ii(5c par M. Sa|(èiie. — Lavedan, 
Lizoï' et Sai-ène, Fouilles (iy20-ir\-3V)), pi. WII, n* 5. — 
Lizop, Convenne, p. 487 et pi. XXXIIi. 

Sur la base, un homme nu, probablement un Satyre, 
menaçant d'un bAton une chèvre qui se dresse contre 




Gravures tirées de Métivier. — R. Mktivier, Mono^aphie de la 
Basilique de Saint-Jusl de Valcnbrère, p. 3<) à 33, p. VI à Mil. 

Ces blocs, les uns hauts de o m. 53; les autres de 
o m. i3, paraissent provenir de deux frises différentes. 
On y remarque, dit Métivier, des rinceaux w exécutés 
avec une vigueur et un art surprenant, bien supérieurs à 



VALCABIIERE, MONTMALHIN. 



15 



l'idi'e qu'en donne noire croquis w. Les frises à décora- 
lion guerrière doivent avoir fait partie d'un arc de 



triomphe. On v remarque notamment une enseigne mili- 
taire, des l)arl)ares prisonniers, les mains liées derrière 





le dos, et des têtes imberbes à longue chevelure. (Cf. à 
Narbonne, t. 1, n"' ()()i à 7 i •^•) 



7666. Bloc quadrangulaire trouvé à Montmaurin 
(Haute-Garonne), «il y a cinquante ans environ^, par 
M. iMirot, maire de cette commune. A Morigny (Seine- 
et-Oise), chez M. de Sainl-Périer. Pierre commune. 
Hauteur, m. 23 ; largeur, m. uo ; épaisseur, m. 1 6. 




Gravure tirée de Saint-Périer. — Comte de Saint-Périer, 
Bull, des Ani. de France, 1997, p. 064 (gravure). — Lantier, 
Deutsches Archdol. Institut, Rom.-Germ. Komm., Bericht, igSo, 
p. ifih. 



16 LUCHON, SIUADAN, SALÉGH.\.\ 

Visage imberbe, de faible relief, le front bas, les yeux 
clos et proéminents, le nez attaché très haut brisé à la 
partie inférieure. Sculpture pré-romaine rappelant celles 
d'Entremont. On aurait aussi trouvé fi Montmaurin «une 
tête d'homme, en marbre blanc, de bonne époque 
romaine, encore inédite» [saim-i'Érieb]. 

7667. Stèle engagée dans la iuçade est du clocher 
au-dessus du porche de l'église d'Izaourt (Hautes-Pyré- 
nées). Marbre blanc. Hauteur, i m. o3. 




Photogiapliie» cl leitseignemenls cuiuiiiuiiiques par M. B. Sa- 
pène. — Lizop, Les Convenue (igSi), p. aoG, noie 1 1 a. 

Bustes drapés, de face, de deux femmes: au-dessous, 
un cartoucbe ayant pu contenir une inscription peinte. 
Travail soigné. 

7668. Stèle encastrée dans la laçade sud du clocher de 
l'église de Siradan (Hautes-Pyrénées). Pierre commune. 
Hauteur, environ o m. 5o; largeur, environ cm. yo. 



Photographie et renseignements communiqués par M. H . Sa- 
pène. — Lizop, Les Convenue (igSi). p. 9o6, noie i li. 




Buste de face de femme. Bas-relief funéraire. 



7669. Stèle engagée dans la façade de l'église du 
cimetière de Saléchan (Hautes-Pyrénées). Marbre gris- 
bleuté de Saint-Béat. Hauteur, o m. ^5. 




Piiologra])liie et renseignements communiqué par M. B. Sa- 
pène. — Lizop, Les Convenue (ig."?!), p. aoG, noie t la. 



NEUVY. 



17 



Bustes sommaires, de face, d'un homme barbu et 
d'une femme; au-dessus, trois rosaces; au-dessous, deux 
oiseaux affrontés becquetant chacun une grappe de raisin. 



7670. Tète trouvée, dit-on, dans le Midi de la 
France. Etait, en 192 g, à Paris, dans le commerce. 
Bronze. Hauteur, environ m. 9^. 





Photographies communiquées par M. Clément Piatt, 19, rue 
<les Petits-Champs, à Paris. 

Antonin-le-Pieux. 



7671. Fi'uginent encastré à INeuvy-Saint-Sépulcre 
(Indre), dans une construction. Pierre commune. Hau- 
teur, environ cm. Zio; largeur, environ 1 mètre. 




^t^'^''^'" 




Photographii! communiquée par Al. ti. Poiraut-Dosaix , ilo 
Clamart. 

BAS-FiEMEFS. — Supplémeitls. 



Monslics iiianiis i^(laii|)liiii et panthère ailée). I>e 
bloc peut provenir d'un triomphe d'Amphitrite. 



IMritlMEltlK >ATIO>ALE. 



18 BOYNE, TULLE, MOSTUEJOLS 

7672. Autel, avec base et couronnement, dans 



l'éjjlise en ruines de Pinet, non loin de Boyne, à 12 ki- 
lomètres de Millau (Aveyron). Pierre commune. Hau- 
teur, 1 m. o3; largeur et épaisseur, o m. ij.3. 




Pholograpliie communiquée par M. Louis Balsan, de Millau. 
— EspÉR/iNOïKU, Comptes retidus de l'Académie des Inscriptions et 
Belles-Lettres, 1929, p. ai 4 (gravure). 

Cet autel, païen dans le principe, est décortî sur 
une de ses faces, d'un chrisme entre un a et un w. 



7673. Fragment de groupe trouve en 1 ()3o, à Tulle, 
«dans le mur de l'ancien château des Escaliers, au- 



jourd'hui rue Saint-Martial», [mar.]. Au Musée. Cal- 
caire oolithi(jue. Hauteur, m. G7; largeur, o m. 38; 
épaisseur, o m. 3o. 




Piiotograpiiie communiquée par M. B. Marque. — B. Marqi:e, 
Bull, de la Soc. des Lettres de ta Corrt;:e, 1901, p. 4a. 

Enlèvement de Ganymède. Par une de ses serres 
passée sous le bras gauche, l'aigle soulevait l'enfant. 
Le groupe est très dégradé. 



7674. Stèle conservée à Mostuéjols, canton de Pey- 
releau (Aveyron), où elle sert de piédestal à une croix. 
Grès. Hauteur, 1 m. io: largeur, m. 90; épaisseur, 
m. 87. 

Photographie communiquée par M. Louis Balsan, de Millau. 
H. i>E Barral, Mcm. de la Soc. archcol. de l'Aveyron, t. \ I (i846), 
p. 4.3 t. — EsPKRANOiEt , Comptes rendus de l'Aend. des Inscript. 
et Belles-Lettres, 19-29, p. ai. '5. 



MOSTUEJOLS, BE/VUMONT. 19 

Personnages drapes, ilebout, de face, dans une | époux et de leur fils. Celui-ci, à droite, parait, de la 
niche. Monument funéraire; celui probablement de deux main gauche, tenir un rouleau et, de la droite, serre la 



-'■ ''' ^âr\. ^ 






j»,»>*.i' 



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3* fy 








moin droite de sa mère. Dans le fronton de la stèle 
est une rosace. 



7675. Bloc vu à Beaumont ( Puy-de-Dôme) , en i f) a 6 , 
sur le revers d'un fossé, par M. Audollent, membre de 
l'Institut; transporté à Cournon, chez M. Bonnabry, et 



alors indiqué comme trouvé, en décembre i()3o, au 
même lieu, dans une carrière de sable. Pierre com- 
mune. Hauteur, cm. g/i; largeur, om. 69; épais- 
seur, m. 2.5. 

Pliotogiapliie communiquée par M. le docteur Morlet, de 
Vicliy. — >Ioi\iET, Revue archéot., 19.31, II, p. 280 (gravure); 
ig.'îa , I, p. .'il 5. 

a. 



20 



BK AL MONT. 



Écliassiers affrontés, séparés par un bouquet ! serpent qui leur entoure le corps et les mord au jabot, 
d'acanthe. Ils tiennent ciiacun dans leur bec un long i Au-dessous, dans un second registre, un bouc couché, 




à droite. Ce bloc pourrait provenir d'un temple de Mer- 
cure. Ou connaît d'autres monuments oîi sont repré- 



sentées des hérons, des cigognes ou des grues (voir les 
n'-ôôc), 570 et 827). 



21 



SUPPLEMENT AU TOME III. 



TE\IPLE DE LA SEI\E. 

(Cf. Tome 11 1. p. :'. 1/4.) 

De nouvelles fouilles furent faites, en 1996, au Temple de la Seine, par M. Henry Corot, sur 
l'initiative du docteur Epery. Elles demeurèrent à peu près stériles et ne firent rencontrer que des 
traces de murs. 

Une seconde campagne, aux frais de l'Académie de Dijon, eut lieu six ans plus tard, en grande 

partie sur des terrains appartenant à la ville de Paris. On trouva un béton de o ni. 80 d'épaisseur, 

ayant fait partie d'une piscine, qui fut à peu près délimitée 

vers la fin de cette campagne; mais on découvrit surtout d'assez 

nombreux ex-voto, de pierre ou de bronze, et les débris d'une 

statue d'Hercule. 

Une troisième campagne, conduite l'année suivante, sur le 
territoire de la commune de l'oncey, porta presque entièrement 
sur la mise à nu de la falaise rocbeuse qui abritait le temple 
du côté de l'Est. M. Corot eut alors l'agréable surprise de dé- 
couvrir, dans une cacbette, deux statuettes de bronze (ci-après, 
n"' 7(576 et 7G77), dont l'une surtout est remarquablement 
conservée et d'un intérêt tout à fait exceptionnel. 

Ces fouilles de igSS furent subventionnées par le Ministère 
de l'Education nationale, l'Institut de France (Académie des 
Inscriptions et Belles-Lettres), l'Académie de Dijon et la Société 
française des Fouilles archéologiques. 

Les photographies du Temple de la Seine dont j'ai fait usage 
m'ont été communiquées, fort obligeamment, par M. Corot. 

(Cf., sur les découvertes du Temple de la Seine, H. Corot, Comptes rendus del'Acad. des Inscript., 
1933, p. figo); — Les bronzes d'art des sources de la Seine. Dijon, 193/1; in-8, ifi pages, 10 planches. 
(Extrait (\('s Mémoires de la Commission des Antiquités de la Côte-d'Or, 1933. — A. Bla.nchet, Monuments 
Piot X\XIX(i93/l),pl. IV-V). 




22 



TEMPLE DE LA SEINE. 



7676. Sliituette, avec barque lui servant de support 1 près du temple, dans une cachette, que recouvrait une 
et soclo de forme arrondie, trouvée le i3 juin igSS, [ pierre plate, de o m. 8o de haut, o m. 70 de Inrge et 








't^- -^ mm\ 





m. 1 4 d'épaisseur. Au Musée arcliéolo(fi(|ue do 
Dijon. Bronze. Hauteur de la statuette, m. 3o3. 
Dimensions de la barque : hauteur, o m. 10; longueur, 
m. 4o; largeur au milieu, m. i3; — dimensions 
du socle : hauteur, o m. 07; diamètre à la partie supé- 
rieure, m. io->; à la base, m. i/15. Poids de la 
statuette, h k. o5o; — de la barque, 3 k. 100; — du 
socle, o k. iio. — Poids total de l'objet : 7 k. 56o. 
Belle patine verte. La statuette était soudée à l'étain 
sur la barque, et celle-ci sur le socle. 

H. Corot, Le Bien public (Journal de Dijon). i4 juin 19.33 
(gravure) = Revue archéol., 19:13, I, p. 254 (gravure); Comptes 
rendus de l'Acad. des Inscript., içf'i'i. p. 991; — Les bromes 
d'art des sources de ta Seine, p. i3 et pi. VI à X. — Blaxciiet, 
Monum. Piol, 1984, pi. IV. 

Déesse debout, vêtue dune robe longue et d'un 
manteau, coiffée d'un diadème, chaussée, les mains 
tendues en avant, mais ne tenant aucun attribuL Les 
cheveux, partagés sur le milieu du front en deux 
boucles qui retombent, une de chaque côté, sur les 
épaules, sont coupés courts sur la nuque. Le diadème, 
légèrement mutilé, a perdu deux des six globules qui 
en décoraient le bord supérieur. Les oreilles sont cachées. 



TEMPLE DE LA SEINE. 



23 




n 



TEMPLK \)K L\ SKINK 



Le visage est gracieux, bien que peu soigné, les pru- 
nelles sont indiquées par un point. La manche droite 
est fendue et parée de crevés que séparent des fibules 
discoïdes. La robe est serrée à la taille par une cein- 
ture. Le manteau, jeté sur l'épaule jjauche, est tendu 
par des plombs et drape presque tout le corps. 

La statuette, du n'siècle de notre ère probablement, est 
d'inspiration grecque. L'artiste, sans doute gallo-romain . 
qui l'a produite, paraît n'avoir refait que la tête du 
modèle dont il s'est servi. 

La barque est en forme de canard dont les ailes ni 
les pattes ne sont indiquées. L'oiseau tient dans son 
bec uti fruit rond que M. Corot considère comme une 
baie de l'arbrisseau, désigné sous le nom de groseillier 




(les Alpes, très commun aux sources de la Seine. La 
queue, dont les plumes sont stylisées, de ce canard a 
été déviée de sa direction primitive par un choc qui 
a produit une fente du métal. 

Le pont de celte barque, fondu à part, est orné 
d'un petit bordage ajouré, qui diminue de hauteur 
d'arrière en avant, et a subi quelque dommage. 

Le socle, d'ailleurs assez mince et de forme circulaire, 
est brisé en plusieurs fragments qu'on a rapprochés. 

Pour M. Corot, la déesse est »me image de la Seine 
[Seijuanaj; M. Blancliet y voit une Abondance. 

7677. Statuette trouvée en lySS, dans la cachette 
dont il vient d'être parlé sous le nuaiéro précédeui. 
Au Musée archéologi(|ue de Dijon. Bronze. Hauteur. 
m. 5i5. La statuette était posée sur un socle 



rectangulaire de o m. oyb de haut, o m. i <i de large 
et m. 1 1 5 d'épaisseur à la partie supérieure. Poids 
de cette statuette, 6 k. 3oo: — du socle, i k. 8oo. 




TEMPLE DE LA SEINE. 



25 



Hauteur totale de l'objet : o m. 69; poids : 8 k. 100. 
Belle patine verte. Le bras droit, rompu à hauteur de 
l'épaule, a été rajusté aux temps antiques: les doigts de 
la main gauche et ceux des pieds sont mutilés, 

[Corot], Le Bien public, i/i juin 19.S3 (gravure) = Revue 
Archèol., i().3;), 1, |). 2 53 (grîivure); — Comples rendus de 
CAcad. des Inscript., igS.'i, p. 990; — Les bronzes d'art des 
sources de la Seine, p. 1 1 et pi. II à V. — Blanchkt, Monum. 
/'io/, XX\IV( 193/.), pi. V. 



Jeune Satyre nu, debout, imberbe, levant le bras 
gauche. Le personnage dont la face est particulièrement 
expressive, a des oreilles pointues, des cornes naissantes, 
et, sous le menton, deux glandes de bouc. Une ride 
profonde lui barre le front. Les pupilles sont indiquées. 
(Xïuvre hellénistique, peut-être alexandrine, faite avec 
soin. De la main gauche, le Satyre a pu tenir 
une grappe de raisin et, de l'autre main baissée, 
un canthare; mais le doute reste permis. M. Corol 





suppose que la main gauche du personnage était saisie 
par un crabe. 



7678. Au cours des fouilles de 1982, on rencontra 
des ex-voto plus ou moins mutilés de pierre ou de 
bronze, rappelant ceux qui avaient été mis au jour 

BAS-RELIEFS. — SuppléntenU. 



en i838 (tome 111, p. 827 de ce Recueil) et les débris 
d'une statue d'Hercule (voir le numéro 768!?). Ces 
objets sont provisoirement à Poncey. 

Sur la gravure ci-dessous , on trouve au premier rang, 
de gauche à droite : un buste de femme: celui d'un 
homme barbu; une tête de déesse (celle peut-éire d'une 
statue de Sequana); deux tètes provenant de bustes, et 



IJiritIHBBIR NATIOTIALB. 



20 



TEMPLE DE LA SEINE. 



la léle miitiléf d'un enfant emmaillol/i; — au seconil | tête (hauteur o m. i3) assez correctement sculptée 
rang on remarque de droite à gauche, un fragment de l dont l'oreille droite est percée en son milieu d'un trou 



H^V-«i- 







rond (probablement l'ex-voto d'une femme); un doigt 
votif sur une plaquette; un autre fragment de tête très 



dégradée; une main à demi-fermée: un pied votif et une 
têle dont la partie postérieure fait défaut. 



TEMPLI-: DE LV SKINE, MONT AUXOIS. 



27 



Les autres gravures se rapportent aussi à des frag- 
ments de bustes, à des jambes, des pieds, des doigts, 
des mains, etc. 

Sur un ex-voto, sont deux mains droites ouvertes. 

H ne doit pas s'agir de l'ex-voto de deux malades 
associés, mais [tlutùt d'une offrande répétée, pour la 
rendre plus ellîcace. (Voir le n" giia.) 



7679. Fragment de statue trouvé en 198 a. Provi- 
soirement à Poncey. Hauteur, m. 1 1; largeur, m. 1 ;). 




•IK 




^^ f 



Restes d'un personnage portant un chien paré d'un 
collier. Au revers est le disque avec bretelles déjà signalé 
comme un insigne de pèlerinage (voirie numéro 2^07). 



7680. Ex-voto trouvé en 1981, au lieu dit la Faii- 
drolle, sur le Mont Auxois. Au Musée municipal d'Alise. 
Pierre commune. Hauteur, m. 35. 

EsPËRANDiEU, Comptes rendus de l'Acad. des Insci: et Belles- 
Lettres, 1981, p. 4oo (gravure); Revue des Musées, VI (1982), 
|>. 38 1 (gravure). 

Buste d'un dieu barbu, sur les épaules duquel sont 
posées deux colombes aiTrontées. Le Mont Auxois a 



fourni d'autres exemples de celle figuration qui pour- 
rait se rapporter à Jupiter Sérapis. (Voir le numéro 




768/1 et les numéros 2107, 935/i, 2355, 2377 
et 7380.) 



7681. Torse trouvé en 1932, aux sources de la 
Seine. Provisoirement à Poncey. Pierre commune. Hau- 
teur, o m. 35. 




Ex-voto. On a aussi trouvé, au temple de la Seine, les 
restes d'un sanglier enserrant une tête d'homme. 

4. 



28 



7682. Débris de statue trouvt's en igSa. Provisoire- 
ment à Ponccy. Pierre commune. Hauteur du fragment 
de tête, cm. ai. 



TEMPLK Dli LA SEINE, MONT AL VOIS. 

de la découverte; moulages aux musées d'Alise et de 
Saint-Germain-en-Layc. Calcaire assez (in. Hauteur, 
m. ^3. 



r 




4 



Ces débris, dont quelques-uns très petits, sont au 
nombre de douze. Les deux principaux se rapportent à 
une griffe de lion et à une tête coiffée d'une peau d'ani- 
mal; un autre indique une massue noueuse. Hercule. 



7683. Tablette trouvée à Alise, eu igSîi, au leniple 
d'Apollon lYlorilasgiis. Au Musée Aksia. Pierre tendre 
commune. Hauteur, o m. a.'î. 




i^mAj:^ 



M>^ ' 



Pliolograpliie communiijuee par M. J. Toutaiii. -— Toitaix, 
Pro'Alcxia, Rapport sur les fouilles de i^S-i (sous presse). 

Seins de femme; ex-voto. Une autre offrande, presque 
fruste, paraît représenter un torse de femme posé aussi 
sur une tablette. 



7684. Statue trouvée, on igSi, au lieu dit la Fan- 
droite, sur le iMont Auxois. Provisoirement chez l'auteur 




EspRRANDiEi', Comptes rendus de l'Acad. des Inscript, et Belles- 
Lettres, ig.')!, p. lîtjS (gravure); Revue des Musées, M (igSs), 
p. ;!;ii (gravure) — A. N. \ewkll, The Dove-Diety of Aletia; 
and Sernpis-Moriliisgiis (sou» presse). — J. Toi tain, Bu//, des 
Aiit. de Friiiice. ii),36. p. 176 (planche). 

Dieu barbu, debout, de face, vêtu d'une timique 
par-dessus laquelle est une cuirasse, et d'un manteau 
agrafé sur lepaule droite, couvrant la poitrine et le 
bras gauche. Le personnage, coiffé d'une couronne mu- 



MONT AIXOIS, MELLECEY. 



29 



raie ou d'un boisseau, paraît chaussé et a les jambes 
nues. Les mains manquent; celle du côté droit tenait 
un attribut torse, sans doute une laisse. La lête du 
dieu est entre deux colombes posées sur les rameaux d'un 
chêne avec glands; à sa droite, sur le sol, est assis le 
chien Cerbère dont les pattes antérieures font défaut. 



Probablement Jupiter Sérapis de préférence à Pluton. 
(Voir le n" 7680.) 

M. Toutain y reconnaît le dieu des arbres. 

7685. Ex-voto trouvé, en igSi, au lieu dit la Faii- 
* drolli', sur le Mont Auxois. Au Musée de Sainl-Germain- 




en-Laye. Bronze. Hauteur, m. lA; largeur, m. 28 : 
épaisseur, environ o m. 001. 

EspKRA-VDiEij . Compte!! muluH de l'Acad. (ht In.srr. pt Hdlcs- 
lelliva, ig.'ii. p. AoQ (gravure); Revue des Munéea, M (1902), 
p. 33 1 (gravure). 

Homme barbu, vêtu d'une saie avec capuchon, assis 
sur un coussin , dans une voilure à deux roues attelée 
d'une jument qu'il conduit vers la droite. Cet homme 
tient de la main droite un fouet; de l'autre main les 
rênes de son attelage. Celles-ci passent sur un jiorle- 
guide, surmonté d'un pompon, de part et d'autre diin 
collier orné de même. Au dessus de l'image est l'inscrip- 
tion : Dea{e) Epon(à)e; Saligenus, Sollemiu'i^sj fil[ius), 
r(plum) s(olvi(j l{il)ens) [ni(erito)]. 

7686. Fragment de stèle trouvé près de Mellecey. 
Au même lieu, chez M. Albert (irassard. Pierre com- 



mune. Hauteur, o m. ^."5; largeur, o m. ."55; épais- 
seur, o m. 1 y. 




Pliotograpliie cnmmuni(|uée par M. Armand -Caillât. 
\j. Armam>-()ai,i.iat, HhII. des AnI. de France, 1928, p. ao6. 



30 MONT AUXOIS, MKLLEGEY. 

Télé mutilée à chevelure abondanle. La lèvre supé- 7687. Table trouvée, en ig-'Ja, à la l'nndrollr , sur 

rieure, seule apparente, est surmontée d'une forte le Mont Anxois, dans le sous-sol d'une habitation. \u 

moustache. M. Arniand-Callial est d'avis qu'il pourrait Musée municipal d'Mise. Calcaire coquillier. Hauteur 

s'agir d'un dieu au maillet. totale, i m. 30. 




1^. 




- * 



\ 




'■7T ..-T.. 





EspKRiNuiEii, Comples rendus de l'Acad. des Inscript. et lielle-s- 
IjCllres, i().'5a, p. 887 (gravure). 

Par devant, sur le pied en forme d'autel de cette 
table, est un Attis dans le costume et la pose tradition- 
nels. Chaque face latérale est décorée d'un enfant nu, 
debout, de face, supporté par une feuille d'acanthe, 
paraissant tenir une torche renversée; il doit s'agir de 



Génies funèbres. Le monument paraît funéraire et sa pré- 
sence dans un sous-sol est surprenante: mais il imporli' 
d'observer qu'un pied de table, découvert à Hernilaninn, 
est décoré d'une figure d'Attis semblable à celle d'Alise. 



7688. Stèle retrouvée en 1928, à Mellecey (Côte- 
d'Urj, «dans le mur d'un four dépendant d'une pro- 



MELLECEY, BOUZERON, ALISE. 



31 



priélé particulière». Au Musée de Chaion-sur-Saône. 
Pierre commune. Hauteur, i m. /j3; largeur, o m. 70; 
épaisseur, o m. 9.}. 




Pliolographù: communiquée par M. Armand-Calliat. — 
lirii.uRD-IJBKHoi.i.KS, liiill. iles Anl. de France, i8(j.5, p. 1/19. — 
Armami-Oalliat, Ihid., 1928, p. ao4 (gravure). 

Homme et femme debout, de face, i'un et l'autre 
vêtus d'une tunique longue et d'un manteau. La femme 
tient dans la main droite, devant sa poitrine, un gobelet; 
sa main gaucbe est sur l'épaule gaucbe de l'homme, 
(ielui-ci porte de la main gauche un flacon. Monument 
funéraire de deux époux. 



7689. Stèle en trois fragments trouvée en ip-^i, à 
Bouzeron, au lieu dit le Champ de hi Velle, dans la pro- 
priété de M. Sordet, maire, en plantant des arbres 
fruitiers. Au même lieu, chez M. Sordet. Pierre com- 



mune. Hauteur, m. cjô; largeur, m. /i5; épaisseur, 
o m. 08. 




Photographie communiquée par M. Ai'manil-Callial, de Livry. 

Femme debout, de face, dans une niche, vêtue d'une 
tunique et d'un manteau, tenant de la main droite, 
contre sa poitrine, un gobelet, de l'autre main peut-être 
une serviette [mappa). Les cheveux, divisés sur le milieu 
du front par une raie, sont ondulés et cachent les 
oreilles. Monument funéraire. 



7690. Bloc en deux fragments, trouvé à Alise, en 
tgJa, au temple d'Apollon Movitasgm, par la Société 
des Sciences de Semur. Au Musée Àleitia. Pierre com- 
mune. Hauteur, m. fîi. 

Pliolographie communi(juée par M. J. Toulain, président de 
la Société des Sciences de Semur. — Toitain, Pro Alesia, Rap- 
jKirt sur les fouilles de t(j3:i (sous presse). 



32 



ALISE. 



Buste (le femnic: ex-voto. Les mêmes fouilles ont ! t<He manque, et celle d'un torse presque fnisle, où 
produit la découverte de deux autres bustes, dont la j M. Toutain reconnaît, à gauche, «le mouvement d'un 




bras allongé le long du corps». On a découvert égale- ] 7691. Bloc trouvé à Alise, enUySa, an lempl' 
ment quelques ex-voto de bronze représentant des yeux, i d'Apollon Moritasfrtis, par la Société des sciences de 



u 



k 




~w 








Semur. Au Musée Alesia. Pierre commune. Hauteur, 
m. 076; largeur, o m. 1 15. 



Pliotograpliie communiquée par M. J. Toutain. 
Ex-voto schématique de malade. 



ALISE, GHAGNY. 



33 



7692. Groupe trouvé en ig^b, à Alise-Sainte- 
lîeine, par la Société des sciences de Semur. Au Musée 
Alema. Pierre commune. Hauteur, o m. /la; largeur, 
m. 38; épaisseur, o m. aS. 




Pliotog-rapliie roniiiuiiiii|iiou par M. J. Toutain, président de 
la Société de Semur. — J. ToiiT\iN, Comptes rendus de l'Acad. des 
Inscript., igSS; p. 897 (gravure); Pro Aksia (sous presse). 

Anguipède assailli par laigle de Jupiter. Le dieu- 
cavalier serait remplacé par lui attri])ut qui lui con- 
vient. L'hypothèse de l'enlèvement de Ganvmède ne 
semble pas possihle. La sculpture n'est ([u'ébauchéc; et 
lisse par derrière. 



7693. Statue mutilée trouvée à Chagny en 1867, 
«dans une carrière de gravier située à l'intersection de 
la roule d'Arnay, de l'ancienne route impériale de (ihalon 
à Dijon et du chemin de 1er de Paris à Lyon''. Depuis 
t866 au Musée de Chalon. Pierre commune. Hauteur, 
o m. 38; longueur, m. 5o. 

Photographie communiquée par M. Armaiid-Calliat. 
B.is-RtLitfs. — SiipplémcHls. 



Lion accroupi; la tèle est en partie détruite/ Orne- 
ment funéraire. La sculpture paraît antique; je ne pense 




^i 




^: 



pas qu'il s'agisse d'une œuvre du moyen âge. 

7694. Fragment de stèle de provenance régionale. 
Au Musée de Chalon. Pierre commvme. Hauteur, 1 m.35; 
largeur, o m. 81 ; épaisseur, m. 18. 




Photographie communiquée par M. Armand-Galliat, de Livi-y. 



IMIT.IMEriB KAT10>»I.K. 



3^ 



VERJUX, 



Homme barbu et femme, lun et l'autre debout, de 
face, vôtiis d'une loufrue tunique el dun manteau. 
L liomme paraîl , dans son manteau, porter une l)Oursr: 
la femme, aidée par son compagnon, lient un gobelcl. 
Tombe de deux époux. 



CHALON. 

7695. Kragmenis trouvés près de Verjiix, probable- 
ment à Ciel. Au Musée de Chalon. Hauteur, o ni. aa. 

Photographie et renseignements communiques par M. Ar- 
inand-Calliat. — ArmamhC^li.ht, (jalaloffue des collect. tiipid. du 
Musée de Chnlon (1986), p. i.3 (gravure). 





Tête laurée paraissant féminine; les oreilles sont 
cachées en partie. Peut-être Apollon, mais plutôt une 
déesse. M. Armand-Galliat dit que ce fragment «est 
l'un des morceaux antiques les plus remarquables ([u'ait 
livrés le sol chalonnais». 



7696. Bloc de provenance régionale. Au Musée de 
Chalon. Pierre commune. Hauteur, o m. u3: largeur, 
m. 39; épaisseur, m. 18. 




Photogi'a|)hïe communiquée par M. Armand-Caliial. 

Masque grossier de fenune: la chevelure est hirsute; 
les oreilles sont détachées. Ornement funéraire. 



7697. Bloc provenant de la région «le Chalon. Au 
Musée de Chalon. Pierre commune. Hauteur, o m. 93; 
largeur et épaisseur, o m. •3-. 





Photographie comrauniquëe par M. Armand-Caliial. 
verbiuix de la Soc. de Chalon, 96 févr. 1 865. 

Masque de femme: ornement funéraire. 



- Procès- 



SUPPLEMENTS AUX TOMES IV ET V. 



7698. Alltel mutilé, avec base et couronnement, 
provenant de Thuis (Ain). Au même lieu, dans l'aban- 
don, contre le mur d'un jardin. Pierre commune. Hau- 
teur, environ i m. 20. 

Renseignements corainuni(|ué8 par M. E. Dubois, professeur 
honoraire à Confrançon (Ain). 

Sur une des faces de ce monument est une roue à 
quatre rais, posée debout sur un petit autel. Au-dessus 
de la pierre est un trou rond. Le monument n'a pas 



d'inscription, mais une dédicace à Jupiter a pu être 
peinte. 



7699. Tablette trouvée, en lySo, au lieu dit 
Entraigue, commune de Gaubertin (Loiret). Au Musée 
d'Orléans. Pierre commune. Hauteur, m. 35. 

Blanchet [et Banchereau], Bull, de* Anl. de France, igSi, 
p. io3. 



<«**'- 




Epona drapée, assise, à droite, sur une jument mar- 
cbant à droite; la déesse ne tient aucun attribut; son 
manteau lui entoure la tête comme d'un nimbe. 



7700. Sculpture trouvée, en i()3o, à Soissons, 
«près de la catliédrale, au cours de travaux de con- 
struction qui ont mis l'ancien mur d'enceinte à décou- 



vert r [bl.]. Au Musée. Pierre commune. Hauteur, 
1 m. o5; largeur, m. ."io; épaisseur, o m. liC^. 

Photographie communiquée par M. MetHing, conservateur 
(In Musée. — A. Blanchet, Comptes rendus de l'Acad. des inscript., 
igSo, p. 199 (gravure); Bull, des Ant. de France, ig.'ii, 
p. 98; Notiziario di scavi relativi ail' tinpero romano (Rome, 
1982), p. 1 13. 



36 



Tricéphale barbu pos«^ sur une tablette, dans une 
niche; au-dessous, dans un second registre, une tête de 



SOISSOXS, CHAUMONT, KLFFIC \i;i\. 

Femme debout, de face, dans une niclie, vêtue d'une 
tunique longue, tenant : de la main droite une sorte de 




bélier et un coq. L'identification du tricéphale et de 
Mercure ne fait aucun doute. (Voir les n"' 3654 à 
3659.) 



7701. Stèle de provenance exacte inconnue; autre- 
fois à Villiers-le-Sec (Haute-Marne), dans le jardin du 
presbytère; actuellement au Musée de Chaumont. Pierre 
commune. Hauteur, m. 78; largeur, o m. 68; épais- 
seur, o m. 58. 

Pholngiaphie commiini(]iiée par M. l'abbé Drioux. — Pierre 
Gaitier, Annales de lu Soc. d'hist. et d'archéol. de ChaumoiU, IV 
(igti), p. 38i. — Dbioiix, Revue archéol., 1929, II, p. 16 
(gravure) 




sceptre surmonté «d'une masse dont la base serait hori- 
zontale et le sommet arrondi», percée d'une ouverture à 
peu près centrale; de la main gauche, contre sa poi- 
trine, probablement une oUa. A ses pieds, du côté droit, 
peut-être un autre vase; du côté gauche «un objet de 
forme ronde» en lequel il semble possible de reconnaître 
un serpent, M. l'abbé Drioux pense que cette stèle se 
rapporte à la déesse Nantosvelta. (Cf. Recueil, n"" hlx-i^, 
4566, 4568, 6000, 75:54.) 



7702. Bloc quadrangulaire trouvé près d'Euffigneix 
(Hanlc-Marne). Au Musée de Chaumont. Pierre com- 
mune. Hauteur, o m. 38. 

A. Blanchet, Comptes rendus de l'Acad. des insciipt. et hdles- 
htlres, 1999, p. 3i8; Monuments Piol, 1981 (gravure); Annales 



de la Soc. hisl. et arcliéol. de Chauinonl (igSi), |). 3o (gravure). 
— R. Lantiër, Bericht des Arcliàol. Inslituts, XX (igSo), p. i45 
et ])l. i5. — Cil. Picard, Revue des études latines, 1980, p. 365. 



EIFFIGNEIX, REIMS, L\\(.lli;S. 37 

Portrait d'un adolescent à chevelure abondante; les 
pupilles sont creusées au trépan. L'œuvre parait du 











Fiijure à uii-corps d'un personnage imberbe, le cou 
paré d'un torques, un sanglier contre son corps. Les 
bras ne sont pas indii[ués. Uivinilé celli(|ue indéter- 
minée, paraissant antérieure à la conquête. 



7703. Buste trouvé à Reims, en 1929, chez 
M. J. Ville, i3, boulevard Focb, à /i m. 5o de profon- 
deur, en construisant des caves à Champagne. Appartient 
à M. Ville. Marbre blanc. Hauteur, o m. (i 1 . 

Photographie communiquée par M. Ville. — J. Villh, 
Amtuaire-Bidl. de la Soc. des Amis du vieux Reims, 1929-1980, 
p. 160 et pi., p. i63 (tirage à part); Revue archéol. (1930, 1), 
p. 364 (gravure). 




second siècle. Le nez et le menton sont mutilés. La 
sculpture reposait sur un socle à base carrée. 



7704. Autel trouvé à Langres, faubourg Saint-Gilles, 
en i9a9. Au Musée de Langres; moulage au Musée de 
Saint-Germain. Pierre commune. Hauteur, o m. A5; lar- 
geur à la base, o m. 96 ; épaisseur, m. 1 8. 

Photographies communiquées par M. l'abbé Drioux. — 
Drioix, liull. de la Soc. liist. et archéol. de Langres, X (ig.'io), 
p. 1 (gravures). — Salomon Rei.nach, Bull, archéol., igSi, Pro- 
cès-verbaux, février, p. m (gravures). — Driovx, Cultes indigènes 
det Littgiins (Pai-is et Langres, 1934, in-8°), p. 78 et pi. Y. 

D'un côté, un taureau, les cornes bouletées. Du côté 
opposé, un personnage barbu, vêtu d'une tunique courte 
et d'un manteau, chaussé, portant de la main droite un 



38 



collier (gaulois. A droite, un autre personnage, assez 
court-vélu également, déroulant un livre. L'animal et 




LANGRES, SAINT-MICHi: L 

latérales. Sur les corties bonifiées des taureaux (cf. 
S. Rki.nach, IJAnthrojmloiriu, i8y(J, p. .ï53: \V. Ueo>>a, 
Revue arch/'oL, i jji 7. I, p. 1 q/j). L'influence celtique ne 
semble pas douteuse; mais l'idée mystique des cornes 
bouletées reste obscure. 



7705. Stèle mutilée trouvée, en lyay- îi Paris, 
gi, boulevard Saint-Micliel, au fond d un puits. Au 
Musée Carnavalet. Piern- commune. Hauteur, om. 68; 
largeur, o m. 27. 





les deux hommes (probablement des prêtres) sont 
debout, de face, dans des niches cintrées, à colonnettes 




Photograpliie conimuniqiuv par M. A. Blancliel. — Grimai lt. 
Commission du Vieux-Paris, a5 juin 1927, p. 5o et pi. = Sup- 
plément au Bull, municipal officiel de la ville de Paris, n° a8o, 
li (léc. 1939. 



SOISSONS, SCHIFFLANGE, HEYEliST. 



39 



Homme deboul, de face, vêtu d'une tunique serrée à 
la taille par une ceinture, paraissant tenir une massue. 
Diiïicilement Hercule. 



7706. Stèle en plusieurs fragnoents trouvée en lya.'}, 
à Soissons, près de la cathédrale, ttau cours de travaux 
de construction qui ont mis l'ancien mur d'enceinte à 
découvert;) [bl,]. Au Musée. Pierre commune. Hauteur, 
1 m. 45; larjjeur, om. 99; épaisseur, o m. 58. 




Photographie communiquée par M. Mettling. — A. Blanciiet, 
Bull, fies Ant. de France, igSi, p. 98 (gravure). 

Homme f>t femme debout, face à face, chaussés, 
entre lesquels est un enfant, de face, tenant de la main 
droite un ohiet rond, probablement un fruit. Monument 
funéraire de deux époux et de leur enfant. Celui-ci donne 
la main gaucbe à son père. 



7707. Stèle trouvée en 1980, à Schifllange, près 
d'Escli (Luxembourg), au lieu dit ttoy; Slciigcrech (la 



contrée pierreuse)». Ac(|uise par le Musée de Luxem- 
bourg. Pierre commune. Hauteur, m. 3 1 ; largeur, 
o m. 1 5 ; épaisseur, o m. 08. 




««SI 



^ 



Photographie communiquée par M. P. Medinger, conservateur 
(lu Musée du Luxeml)ourg. 

Personnage nu, debout, de face, paraissant appuyé, 
de la main gauche, sur une massue. Peut-être Hercule; 
mais la barbarie de la sculpture ne permet aucune attri- 
bution certaine. Il peut s'agir aussi d'un dieu local. 



7708. Fragment de stèle trouvé trdans la forêt de 
Heyerst, au sud de Saint-Louis». Détruit. Grès, k Hau- 
teur (incomplète), o m. G7; largeur, m. 70: épais- 
seur, o m. 32 » [linck.]. 

Gravure tirée de Linckenheld. — E. Linckenhbld, Deutsclus 
Arcliâol. Inst., Rôm.-Genn. Komm., liericlit XVII (i9a'7),p. i3S 
(gravure): Revue des Musées, 1927. p. 309 (gravure). — 
A. Grknibr, Annales de l'Est, 1 980 , p. 1 1 4. 

Mercure nu, debout de face, tenant de la main droite 
une bourse, de l'autre main un caducée. Le bas-relief. 



M 



HKYERST, METZ, BITBURG. 



laissé en forêt, «a été brisé par des Vandales» [grenier]. 
M. Linckenheld a décrit, depuis kj^sO, les frafjraents de 
deux autres bas-reliefs analogues "^de Mercure trouvés, 




.-Am^i - 


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l'un à Oberhoff, près de Pbalzbourg (voir le n° 7035), 
l'autre à Dreiheilingen , près de Dabo. (^Ehasslaiid , 
VII [1997], p. 18 et igt).) 



7709. Stèle trouvée à Metz, rue Saulnerie, en 1980. 
Au Musée. Pierre commune. Hauteur, o m. 90 ; lar- 
geur, m. 89; épaisseur, o m. 96. 




Photographie communiquée par M. Glémeiil. — R. Clament , 
Annuaire d'hinl. et d'nrthéol. Ion:, igSS, p. i35 (gravure). 



Homme et femme debout, de face, chaussés, l'un et 
l'autre vêtus d'une tunique longue et d'un manteau, f^a 
femme porte de la main gauche un coffret; l'homme est 
barbu et, de la main gauche également, lient la cour- 
roie d'un autre coffret. Monument funéraire de deux 
époux. 



7710. Stèle mutilée trouvée, en igai, à Bitburg. 
Au Musée de Trêves. Grès. Hauteur, 1 m. 09; largeur, 
m. ZiS; épaisseur, m. 34. 




Photographie communiquée par M. Emile Kriiger. — Stfi- 
NER, Trierer Berichte, 1996, p. ao3 et pi. IX, n° 1. 

Vulcain debout, de face, vêtu d'une cxomide, chaussé 
de hautes bottines, tenant de la main gauche des tenaill» - 
appuyées contre le bras. A ses pieds, du même côté, une 
enclume. La tète manque. De la main droite baissée, le 
personnage portait peut-être un marteau. Sur le socle 
de la siMe l'inscription : In h\onorem) d(onnis) d{irinae). 



BITBLHG, BUITTEN. 



41 



7711. Bloc provenant de Bitburg. Au Musée de 
Trêves. Grès. Hauteur, o m. 7/1; largeur, om. .'Ja; 
épaisseur, o m. 3o. 

Photographies communiquées par M. Kriiger. — Steiner, 
Trière- Beriehle, 1926, p. ao3 et pi. XI, n°' 3-5. 



Divinités nuL's, sur deux des faces; déesse assise sur la 
Iroisième; la quatrième face est fruste. On remart|ue 
d'un côté deux hommes tenant des objets peu reconnais- 
sablés; celui de gauche a les jambes croisées. Du côté 
gauche, Bacchus, tenant de la main gauche un thyise 






et, de la droite, nourrissant une panthère; du côté droit, 
la femme assise est accompagnée de deux personnages 
plus petits : l'un est debout, à gauche, et vêtu d'une 
robe longue: l'autre est tenu des deux mains par la 
déesse. Ce bloc ne semble pas avoir fait partie du pié- 
destal d'une colonne supportant un groupe du dieu-cava- 
lier et de l'anguipède; les divinités représentées ne sont 
pas celles que l'on rencontre communément à cette 
place; mais il peut avoir été placé entre la colonne pro- 
prement dite et le piédestal qui la supportait. 



7712. Fragment de statue trouvé à Britten. Au Musée 
de Trêves. Grès. Hauteur, cm. 29; longueur, cm. 27; 
épaisseur, o m, 1 7. 

BAS-RELIEFS — SupplemenU, 



Photographie communiquée par M, Kriiger. 
Triercr Beriehle, igaô, p. ao5 (gravure). 



Steineb', 




Restes d'un groupe du dieu-cavalier et de l'anguipède. 
Le dieu a la jambe gauche portée en arrière de sa mon- 
ture. 



mi'r.IXZitll SATIOXALE. 



ii ItEIiVIS, BHANDENBOURG 

7713. Stèie Irouvi'f à Reims, en i()32, rdans les 
travaux de reconstruclion de la ville» |dem.|. Au Musée 
des Amis du Vieux Reims. Pierre commune. Hauteur, 
1 m. 5o. 




Enfant nu , debout, de face, les c'paules couvertes d'un 
manteau flottant agrafé du côté droit, tenant de la main 



Pliutographie coniinuniqude par M. Krafïï, président des Amis 
du Vieux Reims. — Dkmaison, Bull, des Ani. de France, igSa, 

p. l59. 

Femme vêtue d'une tunique, debout, dans une niche. 
Au-dessus, l'inscription : I}[iis) M(anil)us); Ibema qui 
vijrsit (wiios xiiiii. 



TUA. Stèle mutilée trouvée, en i[)a4, à Ritburg. 
Au Musée de Trêves. Grès. Hauteur, om. ,'i8; largeur, 
cm. 20 ; épaisseur, o m. i o. 

Phologi-apliie communiquée par M. Kriiger. — Steiver, 
Trierer Berirhte, ig-iO, p. aoû et pi. I\, u° a. 




gauche, et pressant contre sa poitrine, une grappe de 
raisin. Le visage est mutilé. 



7715. a Bas-relief encastré dans les ruines du rhâleau 
de Brandenbourg (Duché de Luxembourg), dans l'un 
des montants de la porte pour laquelle ou a utilisé, au 
moyen âge, des matériaux antiques, dont deux bases 
moulurées et deux pierres dont la surface est garnie de 
feuilles non imbriquées.» [dkh.]. 

Renseignements communiqués par M. Louis Demaison, cor- 
respondant de l'Institut. 

(le bas-relief est très fruste; on y distingue vague- 
ment les images de deux hommes nus (|ui parnis.sent se 
combattre; peut-être Hercule et Antée. Sur la face laté- 
rale gauche, pourrait être une amphore (d'autres per- 
sonnes y voient un poisson). Sur un angle est un masque 
grossièrement sculpté. 



METZ, GAULIiNG. 



43 



7716. Stèle mutilée Irouvce à Melz, rue Saulnerie, 
en iq3o. Au iMiisée. Pierre commune. Hauteur, o m. 60; 
largeur, o m. 38; épaisseur, m. ai. 




Pholognipliie communiquée par M. Glôment. — Clément, 
Ann. d'hist. H d'nrchèoU loir., igSS, p. 35 (gravure). 



Femme drapée, de face, dans une niche cintrée à la 
partie supérieure, paraissant, de la main gauche, tenir 
un coffret; au-dessus de la figure, l'inscription Belalullae. 
Monument funéraire. 

Au même endroit, une autre stèle mise au jour repré- 
sente deux personnages drapés, très dégradés (deux époux 
vraisemblablement) et les restes d'une inscription. Sur 
le coté droit de cette stèle est une ascia. 



7717. Fragment de stèle, trouvé à Carling (iMoselle) 
et provenant probablement du Hiéraple. Acquis par un 
antiquaire de Saint-Avoid. Grès blanchâtre. Hauteur et 
largeur, o m. 3i; épaisseur, cm. 10. 

Pliolograpliie et renseignements communiqués par M. E. 
Bergthol, de Carling. — Bergtuoi, , Cahiers d'archéol. et d'hist. 
d'Alsace, 1998-1929, p. i3o (gravure). 

Deux personnages debout, drapés de face, dans 
une niche, paraissant presser chacun, de la main 




gauche, un louleau contre leur poitrine. La lèle du femme. Il s'agit vraisemblablement de la pierre tombale 
personnage de droite fait défaut; à gauche est une de deux époux. 

6 



hli COCHEREN, CAHLING. 

7718. Tablelle trouvée à Cocheren (Moselle), dans 
le pignon d'une maison. A (iarling, cliez M. E. Berglhol, 
instituteur. Pierre commune. Hauteur, o m. 3o; lar- 
geur, o m. 20; épaisseur, o m. oj. 




Photographie communiquée par M. E. Berglhol. — Berothoi,, 
Une nouvelle Epoim du monl Hérapcl, 1986, p. ."i (gravure): — 
Ein mues Epona-bild von Cocheren-Hérapel, igSS, p. a (gravure). 

Ëpona, drapée, de profd, montée sur une jument 
marchant à droite. La pierre pourrait provenir du mont 
Hiéraple, près de Cocheren. 



7719. T(Me mutilée trouvée à Cocheren (Moselle), 
dans le pignon d'une maison. K Carliiijj. chez M. E. 
Ber/fthol , instituteur, (irès blanchâtre. Hauteur, o m. a^. 




Photographie communiquée par M. E. Berglhol. 

Jeune femme à coiffure basse; probablement une 
divinité. 

7720. Tète provenant, dit-on, de Jouy-aux-Arches 
(Moselle) retirée en 1980 à Arry du mur d'une maison 
oii elle était encastrée. Au Musée de Metz. Calcaire du 
pays. Hauteur, m. 9 5. 



Photographie communiquée par M. R. Clément, de Metz. — 
R. Clément, Ann. de la Soc. d'Iiist, et d'archéol. ton:, ig.'iS, 
p. 5a (gravure"). 




Homme jeune, imberbe, les cheveuv disposés eu 
forme de couronne autour de la tète. Probablement un 
portrait, i" siècle. 



METZ, CAULLNG, BLANBliUG. 



A5 



7721. Frugaienl de slèk' trouvé en i;)3o à Metz, 
place d'Armes, dans le sous-sol de I ancien corps de 
garde. Au Musée. Pierre commune. Hauteur, o m. 68. 




Pliotograpliie communiquée pai- M. iioger Clément, conser- 
vateur du Musée de Metz. — R. Clémext, Annuaire de ta Soc. 
d'hist. et d'archéol. Ion:, igSS, p. Sa et pl., n* 7. 

Femme drapée, assise de face, dans une niche tenant 
sur ses genoux, de la main droite, peut-être un fuseau. 
Débris de monument funéraire. 



7722. 'IT-te trouvée à Carling (Moselle) et provenant 
probablement du Iliéraple. A Carling, chez M. E. Berg- 
tiiol. Grès. Hauteur, o m. 21; épaisseur, m. o5. 

i'hologiapliie communiquée par M. Berglhol. — Bergtiiol, 
Cahiers d'archéol. et d'hist. d'Alsace, 1928-1929, p. 1 30 (gra- 
vure). 



Homme barbu; vraisemblablement un portrait. La 
tète paraît détachée d'un bas-relief. \m pierre est «badi- 




geonnée de brun-rouge, montrant les traces d'un feu 
vif» [bergt.]. 



7723. Devant de sarcophage, de provenance exacle 
inconnue, conservé à Blanberg, près de Sarreguemines, 
chez M. Weibel. Marbre blanc. Hauteur, cm. 46; lon- 
gueur, 1 m. tio; épaisseur de la cuve, m. 09. 

Pliotogiaphie communiquée par M. Weibel. 

Ce devant de sarcophage est identique, ou presque, 
à celui qui se trouvait à Lorenzo, «fuori le mura», en 
1906 {Mélangr.'< anhéol. de Home, 1906. pl. XIV ; S. 
Reinach, llépvfl. rcL, HI, p. .3 20). Certaines ligures se 
retrouvent ailleurs. (S. Rkinach, liéperl. rel. ,l[ , p. ^96, 
HI, p. à6 et 263). Mais c'est le mieux conservé de tous, 
et l'hypothèse d'une copie moderne ne semble pas pos- 



A6 



BLANBKliG. 



sible. Le sujet est une cérémonie de mariage. Tous les per- un épLèbe portant un volunu-n: deux jeunes femmes p ré- 
sonnages sont del)out et drapés; on rencontre de gauche sentant des offrandes (guirlande de fleurs el oiseau); 
à droite : l'Abondance tenant une corne remplie de fruits; | une scène de sacrifice où l'on remarque un prêtre offi- 




ciant debout et voilé déposant de l'encens sur un autel 
supportant des fruits, un enfant conduisant un bélier 
(un porc à Lorenzo), un joueur de flûte et un assistant, 
l'un et l'autre de petite taille (enfants?); le fiancé; sa 



future femme; la (Iv.rlrortim juiirito en présence de 
l'Amour et de Junon-, enlin, une autre femme. Derrière 
les assistants au sacrifice est un cartouche à queues 
d'aronde supporté par quatre colonnettes. 



47 



SUPPLEMENT AL TOME YL 



7724. Bloc mutilé conservé , depuis de longues an nées , 
au presbytère de Dudeldorf, district de Bitburg; actuel- 



lement au Musée de Tièvcs. Calcaire commun. Hauteur, 
om./io; largeur, m. 69; épaisseur, o m. 68. 





Gravure tirée de Kiuger. — E. KRiicER, Gennania, XVII 
(1933), p. -19 (gravure). 

D'un côté, un Amour nu, ailé, tenant de la main 
droite une grappe de raisin, de l'autre main soutenant 
une (orbeiHc remplie de fruits (jue transporte un per- 



sonnage nu, de plus grande taille. Du côté gauche, un 
autre Amour, nu et ailé, tient des deux mains une dra- 
perie, devant un lièvre accroupi tourné vers la droite. 
Un second personnage, dont il ne reste plus que des 
traces peu reconnaissables, tenait, derrière ce lièvre. 



A8 



THKVKS. 



un pedum levé comme pour frapper. Les deuv autres 
laces sont épunnelées. La pierre a été creusée en forme 
d'auge. 



7725. HIoc quadranfjiilaire trouvé à Trêves, en i 98 « , 
«an der Kralnienstrasse». Au Musée. Grès. Hauteur, 
m. 63; larfjeur, 1 m. o/i ; épaisseur, 1 m. o 1 . 





Photographies communiquées par M. E. Krfiger. — E. Krïgf.b, 
Trierei- Zeltsclirifl, VII (1989), p. 169, et pi. XIV et XV; Ger- 
mnnia, XVII (igS.I). p. a3 (gravures). 



Par devant, deux hommes barbus, vêtus d'une saie, 
chaussés, apportent de l'argent à deux autres person- 
nages. L'un de ceux-ci, assis à droite, consulte des 



THKVKS. 



4'.) 



tablettes qu'il tient des deux mains; son compagnon 
verse sur un comptoir le sac d'aifjent que le premier des 
arrivants vient de lui donner; celui-ci. les deux mains 
sur le conqjtoir, surveille l'opération. Le second arrivant 
a son sac sur l'épaule droite. 



Sur les faces laléralcs: à droite est un homme barbu, 
vêtu d'une saie, assis sur une voiture à deux roues atte- 
lée d'une jument qii'il conduit vers la gauche; au 
second plan de la route que suit la voiture esl un mil- 
liaire; à gauche, deux hommes imberbes, vêtus d'une 




saie, assis en face l'un de l'autre, chaussés, jouent à ini 
jeu de dames, dont la planchette est posée sur leurs 
genoux. Un troisième personnage, arrivant du côté 
gauche, fait, des deux mains, un geste de surprise. La 
quatrième face est lisse. 

Le bloc, orné de feuillages au-dessous et au-dessus des 
bas-reliefs, doit provenir d'un tombeau comparable aux 
monuments funéraires de Neumagen. 

(Voir les n"" 4o35 et 768.").). 



7726. Tète trouvée à Trêves, ft in dtr Friedensstrasse n. 
Au Musée. Calcaire jurassique. Hauteur, o m. 1 '1 ; 
largeur, o m. i3; épaisseur, o m. 19. 



Gravure tirée de Steiiier. 
(1929),!). 19/i. 

BAS-nEMEFS. Suppléllll'lllt. 



Steinek. Tiierer Zeitsclir., IV 



.leune femme à coill'ure basse. Sujet indéterminé; 
peut-être une Déesse mère; mais plus vraisemblable- 




ment un portrait provenant d'une statue appuyée 



couln,' un mur. 



IMriJMKIllE NATIONALE. 



50 



T ni: VI-: S. kkll. 



7727. Knjgmeiil de bloc trouvé à Trêves, en 1980, 
au cimetière de Saint-Paulin. Au Musée, firès. Hauteur, 
o m. r>o; largeur, o ni. 26; épaisseur, m. \ti. 




Gravure tirée de Sleiiier. — Steinkb, Trictrr Zeilschr., igSi, 
p. i83. 

Oiseau à droite, sur un rameau de vigne, becquetant 
une grappe de raisin. M. Stciner est d'avis qu'il 
s'agit d'un fragment de sarcophage chrétien. (Voir le 
n°7729. 



7728. Groupe mutile provenant de Kell. Au Musée 
de Trêves, (jrès rouge. Hauteur, m. .{(i; longueur, 
m. 5o; épaisseur, o m. 19. 



V 




; 



Gravure liiée de Steiner. — Steinkr, Trierer Zeilschr., IV 
('9^9)' P- »9^- 

Dieu-cavalier et anguipède. Les membres antérieurs 
du cheval reposaient sans doute sur les épaules de 
l'angiiipède dont on n'a plus que les jambes serpen- 
lilormes. 



7729. Fragment de blor trouvé à Trêves, en 1980, 
au cimetière de Saint-Paulin. Au Musée. Grès. Hauteur, 
o m. 95; largeur, m. G6; épaisseur, o m. li. 




./ 



"■\rrt "jcT*^" 



Gravure tirée de Sleiiier. — Stkixkr, Tiiirer Zeilschr., 1981 
p. i83. 




Brebis à droite et restes, peu reconnaissables, d'une 
autre figure. M. Steiner suppose que ce fragment 



TREVKS. FEHSCHWKILEli. 



51 



provient d'an sarcophage chrétien. (Voir le nu- j 7730. Tète trouvée à Trêves, îlommerstrasse, en 
méro 7737.) '9*"- ^^u Musée. Marbre blanc. Hauteur, o m. 18. 




Gravure tirée de Steiner 
(igSa), |). 181. 



— Steinkr, Tricii'i- Zcilschr., VU 



Dieu indéterminé, à cheveux longs; peut-être Bacchus 
jeune. 




7731. Bloc trouvé, en i(j.3o, sur le plateau de Fer- 
schweiler. Au Musée de Trêves. Grès. Hauteur, o m. 63; 
largeur, ni. 83; épaisseur, m. 81. 

Gravure tirée de Steiner. — Steiner, Trieret- Zeilschr., taZt. 
p. i83. 



/-/ 




Monument funéraire avec bas-reliel' en l'orme de 1 7732. Autel trouvé à Trêves, «ini |Mutterbausw, en 
maison. (Voir le n° 7/138). | 1980. Au Musée Haut., m. 08 ; larg., m. 1 ■! . 








Gravure tirée de Steiner. — K 1:1: \ k , Trierer Zeilschr. , V I ( 1 9.3 1 ), 
p. 1.5.5 (gravure). — Steinkk, ll/iiL, VII (19.39), p. 181. 



U'un côté, l'inscription : Matronis, M(arcus) 

Val[('rius) Cresceiis, e.jiies leçr(ionis) ri Vi[c[trix)], corni 



52 TRKVKS, LOKSCH. 

cularius. . . . Sur les faces latérales, à droite une 



patère, à gauche un gultus. 



7733. Fragment de statue trouvé à Trêves, en i gSo. 
Au Musée. Pierre comniune. Hauteur, o m, 25 ; largeur, 
cm. 19; épaisseur, o m. oç). 




Gravure tirée de Sleiner. — Stkineb, Trierer Zeilschi:, VII 
(igSa), p. 99. 

Femme drapée, paraissant tenir une palme. Proba- 
blement une Victoire. 



7734. Fragment de slaluelle trouvé à Trêves, Alt- 
bachtal, en 1929. Au Musée, (irês Hauteur, o m. 28; 
largeur, m. 26; épaisseur, o m. 16. 




Gravure Urée de Steinei-. — Steiner, Triirer Zeilgrhr. , \\l 
(igSâ). p. i8i. 

Restes d'un homme drapé. Dieu indéterminé; peut- 
être Svlvain. 



7735. Bloc provenant de Lôrsch. Au Musée de Trêves. 
Calcaire commun. Hauteur, o m. 60; largeur, 1 m. i3; 
épaisseur, m. 66. 





(iraviire tirée de Sleiner. — Steiner, Triei-er Zeitschr., I\ 
("J«9)'l'- «9*^- 

Par devant, les restes de deux femmes debout, dra- 



pées de face, dans une niche: à leur ilioite, une colonne 
et un pilastre historié où l'on remarque des person- 
nages nus dans un rinceau. Du côté gauche, les traces 



TFIKVES. 



53 



dune autre feinrnc debout, drapée, dans une niclie ; à 1 7736. Stèle trouvée à Trêves, Aitbachtal. en 1928, 
sa gauche, un pilastre décoré d'un rinceau de vigne I Au Muséo. Hauteur, m. lia; largeur, o m. 95; 
avec grappes de raisin. I épaisseur, m. 5o. 




Gravure tirée de Loescheke. — Loeschcke, DieErs/orclimifr des 
Teiiiiii'lliezirkes im Allbiichlale zu 7Hpr( Berlin, 1928), Vorbericht. 
— Stkiner, Trieivr /.eilsrhr., IV (1999), p. 1 62 et |>1. XII. 

Eponn drapée, à coiffure basse, assise, à droite, sur 
une jument marchant à droite. La déesse tient devant 
<'lle, de la main droite, une corbeille de fruits. 



7737. Table trouvée à Trêves, Aitbachtal, en 1928. 
Au Musée. Pierre commune. Hauteur, cm. 79 ; largeur, 
m. 90; épaisseur, cm. 12. 

Gravure tirée de Loesclicke. — Siegfried Lobschckk, Die 
Enforscliung des Tempelbeiirkes ini Altbachtale zu Trier (Berlin. 
1998). — Trierer Zeitsclii: . IV(i9a9).p. lig et i63 et pi. \11L 



TRKVES. 




Buste nu de Millirn naissant, soutenant, de la main 
droite, une zone circulaire qui l'entoure et sur laquelle 



sont représentés les signes du zodiaque; de l'autre main, 
le dieu porte un globe. A chacun des angles compris 



TRKVES. 



55 



entre la zone et deux pilastres avec chapiteau qui bor- 
dent le sujet est la tète d'un vent. Au-dessous de celle 
zone, de gauche à droite, devant un rocher, un 
corbeau, un serpent sortant du rocher et un chien 
assis levant la tète. Dans un second registre, au-dessus 
du dieu, un canthare entre un griiïon et les attributs 
de Mitlira. Aux angles supérieurs de ce registre, à 
gauche un buste du soleil, à droite, un buste très 
dégradé de la lune. 



7738. Bloc trouvé en lySo sur le plateau de Fer- 
schweiler. Au Musée de Trêves. Grès. Hauteur, o m. dit ; 
largeur o m. (Ja; épaisseur, o m. 87. 




Gravure lirée de Steiner. — Stkixkr, Trinrr Zdtavhr.. lo.ii, 
p. i83. 

Monument funéraire décoré d'une rosace dans un 
encadrement triangulaire. (A'oir le n° 7/126). 



7739. Statue mutilée trouvée à Trêves, Altbachtal, 
en Mjây. \u Musée. Marbre blanc. Hauteur, 1 m. 76. 

Giavure tirée de Locsclicke. — I.okscfickk, Ttiever Zeilschr., 
'^ ('929)' P- ifi-^ et 19Ô et pi. X. 

Diane vêtue d'une tunique courte, serrée au-dessous 
des seins et relevée autour des hanches, chaussée de 



brode(|uins, les jambes nues. A sa droite, un cerf et un 
chien. La sculpture est très belle et paraît inspirée de 




l'art grec. Elh- a subi, malheureusement des dégrada- 
lions importantes. 



56 



MKILBUrcil, THKVKS, BRAGHTENDORF. 



7740. ïéte trouvée près de Meilbriick (arr. de Bit- 
burg), en i(j3o. Au Musée de Trêves. Pierre commune. 
Hauteur, o m. 65; largeur, o m. gy; épaisseur, o m. 3o. 

E. Krïger, ProvinzialmmeuiH Trier, Jaliresl/cr., igSo, p. 189 
el PI. IX. 

Attis à cheveux longs, coiffé d'un bonnet conique. 
Ornement funéraire. 



7741. Fragment de statue trouvé à Brachtendorf 
(arr. de Kongen) en igSo. Au Musée de Bonn. Grès. 
Hauteur, o m. 90. 




Photographie communiquée pai- le Musée de Bonn. 

Abondance assise, drapée, tenant, de la main gauche, 
une corne d'abondaticn. 



7742. Statuette mulilée trouvée à Trêves, Olewiger- 
strasse, en igSo. Au Musée. Calcaire jurassique. Hau- 
teur, m. 'ili; largeur, o m. 18; épaisseur, m. ili. 

Photographie commiuiiquée par M. K. Kriiger. — E. Kriger, 
Provimialmuseum Trier, Jalire.ilier., 1980, p. 189 (gravure). 



Femme assise, drapée; sans doute une Matrone ou 
une Déesse Mère. 



7743. Tête provenant de Brachtendorf. Au Musée 
de Bonn. Pierre tendre comniniie. Ihinteur. o m. a8. 




Photographies commtiniijuées par le Musée de Bonn. 




Dieu imberbe indéterminé à chevelure bouclée; 
peut-éire Mercure. 



BRACHTENDORF, TRÊVES. 



57 



7744. Tète trouvée à Brachlendorf. Au Musée de 
Bonn. Grès blanc. Hauteur, o m. ay. 

Photographie communiquée par le Musée de Bonn. 



Satyre; ie nez est mutilé et le reste du visage assez 
dégradé. On a trouvé, à Brachlendorf, de nombreux 
débris, qui sont conservés au Musée de Bonn, et dont il 
n'a pas été possible de tirer parti (fragments de létes, 





de bras, de jambos, etc.). il est probable qu'il y avait, 
en ce lieu, un temple païen. 



7745. Fragment trouvé à Trêves, dans le voisinage 
(le l'église Saint-Paulin. Au Musée. Marbre blanc. Hau- 
teur, o m. /15; largeur, o m. 4 i ; épaisseur, de o m. o6 
à o m. 1 3. 



E. Krïgeb, Pivvimialmuseum Trier, Jahresber., iQSo.p. i88 
et pi. Vill , n» 1. 

Restes d'une figure assise de Junon: à sa droite, un 
paon au pied d'un trépied. Débris d'un bas-relief repré- 
sentant le jugement de Paris. Au revers, le bloc est 
concave. 

Voir le n° t aie. [Recueil, II, p. a i 6). 



BA9-REÏJEKS. — -- SupplnnciHs. 



IMFRIMBIUB lATlOHALB. 



59 



SUPPLEMENT AU TOME Vil. 



ALZEY. 



En iQ'JQ. M. Friedrich lîeliii, Conservateur du Musée de Mayence, fut amené à diriger des fouilles, 
à Alzey, à l'intérieur du CasleUum, dans une propriété appartenant à M. Heinrich Korn. Elles produi- 
sirent la mise au jour d'un grand nombre de sculptures et de fragments architectoniques qui furent 
rencontrés dans les fondations sur pilotis de l'église de Saint-Georges, depuis longtemps abandonnée. 



BIBLIOGRAPHIE. 



Beh.n (Friedrich). .\euc' A uigrabiingeii im KasteU Alzey. Mayence, i93i; in-i°, a8 pages, 21 planches. Kxtrait de la 
Mavnzer Zeitschrijï, t. XXIV-XXV, » 029-1930, p. 71 à 99. 



7746. Aiitol nuitilé trouvé en 1929. Au Musée 
d'AIzey. Grès. H;nileiir, o m. 89; liirgeur, m. 53; 
épaisseur, o m. 3o. 




Photographie (•(iniiiiiini(jiié(! par M. Rciin. — F. Behn, 
Mainzer Zeitschr., X\IV-XXV (ig-ig-ip.So), p. 87 (gravure). 



D'un côté, une femme assise, drapée et voilée, tenant 
sur ses genoux un objet indéterminé. M. Behn voit, en 
cette femme, ia déesse Sirona. Du côté opposé de l'autel 
sont d'ailleurs les restes d'une inscription que ce savant 
a lue de la sorte : j4[ram] Ap[ollin{] l't S[ironae] , Pu[. . .] 
ntu[s. .] î>(o/Mm) s{olvii) l[{i'bem) m{^en'lo)]. 



7747. Bloc cylindri(jne trouvé en 1929. Au Musée 
d'AIzey. Pierre commune. Hauteur, m. 46; dia- 
mètre, o m. 70. 




Photographies communiquées par M. Behn. — Bbh», Maimer 
Zeitschr., XXIV-XXV (1929-1930), p. 96 et pi. XXI, n* 1, 

8. 



60 



ALZEY. 



Partie supérieure de cinq divinités de face. On ren- 
contre successivement, de gauche à droite : i. La Vic- 




toire, voilée et drapée, les oreilles parées de boucles, 
tenant de la main gauche une palme ou un rameau de 




laurier; a. Mars, casqué, paraissant cuirassé, tenant de 
la [main droite une lance, le fer en haut; 3. Minerve 




casquée et drapée, paraissant voilée, le cou paré 
il'un collier gaulois (^torques), tenant de la main droite 



une lance, le fer en haut, portant sur son épaule 
gauche une chouelle; li. Vulcain, coiffé d'un bonnet, 




vêtu d'une exomide, tenant, de la main droite, un mar- 
teau; 6. Neptune nu, voilé, tenant de la main gauche 
un trident. Les divinités masculines sont imberlies. 
M. Behn suppose que le bloc a fait partie d'une colonne 
de Jupiter. 



7748. Chapiteau trouvé en 1929. Au Musée d'Alzey. 
Pierre commune. Hauteur, o m. ^8. 




Photog-rapliie cominuni<|uée par M. Behn. — Bkiin, Maintcr 
Zeilschr., XXIV-XXV (igag-igSo), p. 91 (gravure). 

Sur chaque tailloir est un buste de femme supporté 
par des feuilles d'acanthe. Ce chapiteau provient d'une 
colonne de Jupiter dont on a trouvé d'autres débris. 
Les bustes de femmes figurent peut-être les Saisons. 



ALZE\. 



6t 



7749. l'Vagment de statue trouvé en 1929. Grès. 
Au Musée d'Alzey. Hauteur, m. -h ; largeur, m. k-j. 



Photographie fomniuniquée par M. Behn. — Behn, Mainier 
Zeitschr., XXIV-XXV (1999-1930), p. 92 et pi. \XI, n° 6. 




Jupiter, ie torse nu, les jambes couvertes d un man- 
teau, porté sur ré|)aule gauche, assis dans un fauteuil 
décoré latéralement : à droite, d'une roue; à gauche, 
d'un aigle avant dans son bec un gros anneau, proha- 
blement une couronne. La tête, les bras et la majeure 
partie des jambes de ce dieu font défaut. 



7750. Bloc rectangulaire avec socle, trouvé en 1 9-i9. 
Au Musée d'Alzey. Pierre commune. Hauteur, ni. 99: 
largeur, o m. 58; épaisseur, m. 5/i. 

Pholo(ji'apliies eomniunkjiiées par M. Belin. — Bkh.n , Maimer 
Zeitschr., XXIV-XXV ^igag-igSo), p. f)4 et pi. XX, ir 3. 



6-2 



ALZEY. 



Divinités (Ichoiil, de face, dans des niches, entre 
deux pilastres. D'un côté, Junon voilée, les oreilles 
parées de boucles, vêtue d'iuie robe transparente, les 



épaules couvertes d'un manteau tloftaut, les jambes croi- 
sées, tenant de la main gauche un sceptre, s'appuyanl 
de l'autre main sur im brù'e-parfums, recouvert d'une 





draperie. A droite. Minerve drapée et cas(|uée, la poi- 
trine parée d'un nias(|ue ailé de Gorgone avec serpents 
noués sous le menton, tenant de la main droite une 



lance, s'appuvant de l'autre main sur un bouclier ovale 
devant le((uel pourrait être un serpent; contre son 
épaule gauche, le socle d'une chouette qui a disparu. 



ALZEY. 



G3 



A gauche Viilcjiin iiiihcihe, coiffé dun l)onnet conique, 
vêtu dun court jupon, un manteau sur le bras gauche, 
les pieds nus. portant de la main gauche probablement 



une flèche; derrière le dieu, un cerf debout, tourné à 
gauche; la sculpture a conservé ([uelques restes de cou- 
leurs. Sur la quatrième face, Hercule nu, les épaules 





couvertes de la dépouille du lion, un arc et un carquois 
en bandoulière, conduisant vers la droite le chien Cer- 
bère, brandissant de l'autre main une massue. Le bloc 



a dû constituer le soubassement d'une colonne suppor- 
tant une statue de Jupiter ou un groupe du dieu-cava- 
lier et d'un anguipède. 



U ALZEY. 

7751. Bloc (jiiadrangulaiie trouvé en 1929. Au Divinités debout, de face, dans des niches. D'un 

Musée d'Aizev. Grès. Haut., o ni. 90; larg., o m. .53. côté, Junon, drapée et voilée, tenant de la main droite 

Photographies communiquées par M. Behn. - Bf.hn , Mainter "'"' P'^t^'''' ' «'« J'outre main un sceptre ; derrière chaque 

ZeitecÂr., XXIV-XXV (1929-1980), p. 9/1 e( pi. XX, n° 5. épaule, un ornement qui ressemble à un serpent. 





À droite Apollon, à peu près nu, vêtu d'un court 
jupon, le pied gauche sur un gradin, tenant de la 
main droite probablement un plectre, de l'autre main 



une cithare à sept cordes qu'il appuie sur son genou; 
le dieu a une mèche de cheveux sur chaque épaule. 
A gauche. Mercure nu. les épaules couvertes d'un man- 



ALZEY. 



65 



tcau flottant agrafé du côté droit, coiiïé du pétase, 
tenant de la main droite une bourse, de l'antre main 



un caducée qu'il appuie contre son épaule. Snrja 
quatrième face, Minerve, casquée et drapée, les bras 





nus, s'appuyant de la main droite sur une lance, de 
l'autre main sur un bouclier ovale; contre son épaule 
gauche, une chouette. Le bloc, qui a dû servir de sou- 

BAS-BEMEFS. Supplpilirillê. 



bassement à une colonne supportant une statue de 
Jupiter, ou un groupe du dieu-cavalier et d'un angui- 
pède, a conservé des restes de polychromie. 



tHritlMBRIC >*Tlo:iALe. 



66 



ALZEY. 



7752. HInr (|ii;Hlr;ui{jul!iirfi trouve en 1929. Au 
Musée d'AIzey. Grès. Haut., m. 8/( ; Inrg., m. 65. 

Pliolojff.ipliies conimiini(|iiées pjir M. Belm. — Beiin, Mainzer 
ZeiVwAr., XXIV-XXV (kjîq-içSo), p. gi et pi. XX, n° 6. 



Divinités debout, de face. Par devant, Junon, drapée 
et voilée, versant le contenu d'une patère sur la flaniine 
d'un autel eu forme de balustre. A droite, Minerve, 
casquée et drapée, la poitrine parée du gorgonéion, 





levant la main droite, qui a pu tenir une lance peinte, 
s'appuyant, de l'autre main, sur un bouclier ovale; 



contre son épaule gauche, une chouette. Le visage de 
cette déesse et celui de Junon sont mutilés. A gauche. 



ALZEY. 



67 



Mercure nu, les épaules et le bras gauche couverts 
d un manteau agrafé du côté droit, coiflé de deux ailes, 



tenant de la main droite une bourse, de l'autre main 
un caducée. Sin- la (juatrième face. Hercule, nu aussi, 





l'épaule et le bras gauches couverts de la dépouille du 
lion, de la main gauche portant des pommes, de l'autre 



main s'appuyant sur une massue. Le bloc a dA servir 
de soubassement à (me colonne supportant une statue 



68 



ALZKY. 



de Jupiter ou plutôt un (jroupe (lu dieu-cavalier et d'un 7753. Bloc (piadiangulaire, trouve:' en 1999. Au 

anguipùdc. Les divinités représentées sont celles qu'on j Musée d'AIzey. Grès grossier. Hauteur, in. 90; lar- 
rencontre le plus comuMuiément. | geur et épaisseur, o m. ây. 






Pholounipliies comiminuinéos p.irM. Behn. — Behn, Matnter 
Zeilschr.,'\\\\-\\\ (19-19-1930), p. 9/. et pi. XX, n' 4. 

Par devant, l'inscription : I{ovi) o(iillmo) m{a.rmo); 
Mùionius Victor Carmanisius. [A]nnest Cmst Marlialts 



[cenluria?]. dr .luo pos{u]it liolum) s(olnï) t{tbens] l(aelui\ 
m{erilo). À droite Mai-s cuirassé, la lôte nue, tenant de 
la main droite une lance, s'appuyant de la main 
gauclie sur un bouclier. A gauche, la Fortune drapée 



ALZEY. 



69 



s'appuyant de la main droite sur un gouvernail, tenant, 
de liuilrc main, une corne d'abondance, remplie de 
fruits, ([ii'elle appuie contre son i^paule. Sur la ([ua- 
trième face, la Victoire ailée et drapée, tenant de la 




main droite une couronne, de l'autre main une palme. 
Les divinités sont debout, dans des niches. La pierre 
a servi de soubassement à une colonne de Jupiter ou 
du cavalier et de l'anguipède. 



7754. Autel avec base et couronnement trouvé en 
lyuy. Au Musée d'Alzey. Grès. Hauteur, i m. lu; 
largeur, o m. ^5; épaisseur, o m. 67. 

Pliolographies communiquées p.nr M. Belin. — Behn, Mainier 
ZriiHchr., XXIV-XXV (1999-1980), p. 9.S et [il. XX, n" 2. 



Par devant, Junon drapée, chaussée et voilée, tenant 
de la main droite un pan de son manteau, de l'autre 
main un sceptre. Sur les autres faces. Hercule nu. 
A gauche, le dieu porte de la main droite une massue 
qu'il appuie sur son épaule, et tient de la main gauche 
le chien Cerbère qu'il conduit vers la droite; ses épaules 
sont couvertes d'une déiiouiile de lion nouée sous le 




menton. A droite, il combat l'hydre de Lei-ne, (|u"il 
saisit, de la main gauche, par le cou et contre 
laquelle, de lautre main, il lève sa massue. Sur la 
quatrième face, le rapt des pommes d or. Hercule porte 
sa massue sur son épaule gauche et fait face au dragon 
enroulé autour de l'arbre. 11 ne s'agit pas d'une pierre 
dite à (|uatre divinités, supportant une colonne soute- 



70 



ALZEY. 




■»► 




la 



ALZEY. 



71 



nant une statue de Jupiter ou du dieu-cavalier et de 
l'anguipède, mais sans doute du piédestal d'une statue 
d'Hercule. 



7755. Bloc rectangulaire trouvé en i 929. Au Musée 
d'Alzey. Grès. Hauteur, m. 85; largeur, m. liU; 
épaisseur, m. 36. 





Photographies communiciuées par M. Beh.i. — Bëhn, Mainzer \ Par devant, Junon debout, drapée, chaussée et voi- 
Zea.chr., XXIV-XXV (i9^9-t93o), p. 83 et pi. XX, „» ,. | lée, paraissant, de la main droite, tenir un pan de son 



72 



ALZEY. 



manteau, de l'autre main porter un sceptre. Sur les 
trois autres faces, Hercule nu; à droite le dieu dérobe 



les pommes d'or que garde le dragon enroulé autour de 
l'arbre; à gauche, il sapprête à frapper l'Hydre de 





Lérnc qu'il tient par le cou; sur la quatrième face, 
Hercule, les épaules et le bras gauche couverts de 



la dépouille du lion, sa massue appuyée contre 
l'épaule, tenant en laisse le chien Cerbère, qu'il con- 



ALZEY. 



73 



<1iiit vers la {fauclic Comme pour le n° 775/1, il ne 
s'agit vraisemblablement que du piédestal d'une statue 
d'Hercule. 



7756. fragment de stèle trouvé en 1999. Au Musée 
d'AIzey. Grès. Hauteur, m. 68; largeur, o m. 5o; 
épaisseur, m. 08. 




/ 





Ph()l()(j]"i|)liics coiiiniiiniqiiées par M. Bcliii. — Iïkiin, Matnier 
Zeilschr., XXIV-XXV (1999-1930), p. 92 et pi. XXI, n" 3. 

Divinités debout, de face. D un côté, Vulcain, vêtu 
d'une exomide et d'un tablier, tenant de la main 

Bis-BELiEi-s. — SupptémeiUt. 



droite un marteau à long mancbe, de l'autre main 
des tenailles; la tête et les pieds du dieu font défaut 
et il n'existe aucune trace de l'enclume. Du côté 
opposé, Vénus nue, plus petite que Vulcain, tenant 



10 

tUrRIMIRlS MTIOKALB. 



74 



ALZKY. 



de lii niaiii ffîtiiche levée une mèche de ses cheveux; 
la main droite et les pieds manquent et le bras gauche 
est mutilé. 



7757. Fnijjmcnl de taldette trouvé en «fjog. Au 
Musée d Alzey. Pierre commune. Hauteur, o m. fA; 
largeur, o m. là; épaisseur, o m. 07. 




Gravure tirée de Behii. — Fr. Behn, Vainz^r Zeilschr. , XXI V- 
XXV (1939-19:30), p. 9:3. 



Restes d'une femme debout, drapée. Déesse indéter- 
minée. 



75 



SUPPLEMENT AU TOME VIII. 



7758. Cippe mulilé trouvé, en 1981, à Nickenidi, 
à 1 fî kilomè'ties d'Andernach. Au Musée de Bonn. 
Calcaire de la Moselle. Hauteur, i m. -y; largeur, 
o m. 75 ; épaisseur, m. 3q. 




Pliolograpliie communiquée par le Provinzialmuseum , «le 
Bonn. — • Eduard Neiffer, Gennania, XVI (igSa), p. as ({Jia- 
vure) et 98O, et pi. XV. — Harald Koetiie, Revue archèoL, 
i^?>-j, II, p. 207 (gravure). 



Femme et enfant drapés et chaussés, debout de face 
dans une niche à sommet cintré; les côtés de celte niche 
sont décorés d'un rinceau. La femme a le cou paré d'un 
collier, des bracelets aux poignets et trois bagues à la 
main gauche, dont une au dernier doigt; elle donne la 
main à son enfant qui, par sa taille, doit être jeune, 
mais est représenté comme un homme. Cet enfant tient, 
de la main gauche, un rouleau. 11 s'agit, sans nui doute, 
de la femme et du fds du soldat figuré sur les cippes 
(|ui sont décrits sous le numéro suivant. Cette pierre 
et les deux suivantes, lisses par derrière, ont été 
rapprochées par M. Eduard NeufTer, qui les a com- 
plétées par une base, partiellement antique, où elles 
sont encastrées, et par un ronronnement sur lequel sont 
posés deux lions et un sphinx. 



7759. Cippe mutilé trouvé, en i(j3i, à Nickenich, 
en même tem[)s que le précédent. An Musée de Bonn. 
Calcaire de la Moselle. Hauteur, i m. 8/1; largeur, 
m. 79; épaisseur, de o m. '.\o à gauche, de m. 33 
du côté opposé. 

Pliotogrnphies communiquées par le Poovimialmuseiim, de 
Bonn. — Ednai'd Neuffer, Gennania, XVI (igSa), p. aa (gra- 
vures) et 986, pi. XV. 

Homme imberbe drapé et chaussé, debout dans une 
niche à sommet cintré, i'avant-dernier doigt de la main 
gauche paré d'une bague. La partie supérieure de la 
niche est bordée d'une torsade; l'un des angles, de ce 
côté, a disparu; l'autre est décoré d'une grande feuille 
stylisée. Des faces latérales, celle de droite, d'ailleurs 
incomplète, est unie; l'autre présente des sculptures, 
dans deux registres superposés. En haut, est un homme 
imberbe, le mort (un soldat sans apparence d'épée), 
vtHu d'une longue tunique relevée sur les côtés et main- 
tenue par une ceinture, les bras rt les jambes nus, 
l'épaule gauche et la poitrine couvertes d'un manteau 
llottant; le personnage, la main droite levée armée d'une 
massue, tient de l'autre main l'extrémité d'une grosse 

10. 



76 



NICKENICH. 



Il 



k\< 



'^j 



. '># ' 1 



3- ■; 



chaîne à laquolle, par le cou, sont allacliés deux 
prisonniers, qu'il conduit vers la droite. Ceux-ci sont 
imberbes et vôlus d'une sorte de camisole de force qui 
leur cache les bra-. 




On a trouvé, en outre de ce cippe et de celui qui est 
décrit sous le numéro précédent, le bas d'un autre cippe 
sur lequel est représentée la paitii; inférieure, moins les 
pieds, d'un homme debout et drapé tenant, de la main 
gauche, un rouleau el, de l'autre main, saisissant un 
pan de son manteau. M. Ed. NeulTer suppose que les trois 
monuments proviennent d'un même tombeau. L'homme, 
dont il ne reste plus (pi'un fragment, serait le fds des 
deux époux. On a découvert aussi les restes de deux 
statues de lion , ceux d'un sphinx ailé, et d'une inscription. 



77 

BOINN. 

(P. ai8.^ 

Dans le courant des années 1928 à i()3o, des fouilles faites par M. Hans Lehner ont enrichi le 
Musée provincial de Bonn d'un nombre considéi-ablc de monuments antiques, consacrés, pour la plu- 
part, aux Matrones Aufaiiia?. Ils faisaient partie des fondations d'une église du iv" siècle, sous la crypte 
de la cathédrale. 

BIBLIOGRAPHIE. 

Lf.h.ver (Hans). Romische Sleindeiikmàler von lier Boaiier Munsterklrclu'. Bonn, 1980; in-S", 48 pages, 97 planches. 
(Extrait du Bonmr Jahrhiiclier, tome CX.VXV, p. 1 à US). 

II. Lehner (Hans) ot W. Bader. Baiif>es<liirlil!irlie Unlersuclmn/reii am Bonner Munster, Bonn, 1982; in-S", 916 pages, 
50 planches. (Extrait du Bonner Jahrliiiclicr, I. C\\\VI-("i\\\VII, 1989, p. 8 à 91 fi). La 9° partie de ce travail, due à 
M. Lehneb, et contenant des renseignements compléni ntairos sur les objets antiques mis au jour, commence à la page 186. 



7760. Autel mutilé, avec base et couronnement, 
trouvé en 1328. Grès. Hauteur, 1 m. ho. 




l{ibcnlcs) m{irito). Entre la première lifjne et les deux 
lignes suivantes de cette inscription, les trois Matrones, 
drapées et coiiïécs comme d'habitude, assises de face, 
dans une niche, sur un long siège qui paraît couvert 
d'une draperie. Elles tiennent chacune, des deux mains, 
une corbeille de fruits sur leurs genoux. Au-dessous de 
l'inscription, dans une autre niche, une scène de sacri- 
lice, en présence vraisemblablement de l'une des 
Matrones. Un homme, vêtu à la romaine, lient de la 




Piiotograpliies communiquées par M. H. Lehnei'. — H. Lehner, 
Bonner Jahrb., GXXXV (1980), p. 1/. et pi. XV. 

Par devant, l'inscription : [Mntronis Aufa]nis, . . . 
Jul(ius) Pomponiatius vl Bassiania Ca[ll]a, pro se et suis, 



main gauclie un objet fruste et, de l'autre main, verse le 
contenu d'une patère sur la flamme d'un autel. Ine 
femme drapée et deux enfants l'accompagnent. Sur 
chaque face latérale, des personnages debout, dans une 



78 



BONN. 



niche : h gauche, un serviteur; ù droite, deux servantes, 
li'homme et l'une des servantes tiennent chacun une 
cassette; la seconde servante porte des fruits. (Voir le 
n° 7762.) 



7761. Aute! mutilé, avec base et couronnement, 
trouvé en tfjuS. Calcaire à grain (in. Hauteur, 1 m. 82. 

Photographies communiquées par M. H. I^hner. — H. Leiineb, 
Bonner Jahrb., CXXXV (igSo), p. 1 1 et pi. VIII cl IX; liiimisehe 




BONN. 



19 



Quarlahchr., 1980, p. i5o et pi. X et XI: Im Schritl der Zcit 
(supplément de la G a: elle (le Cologne), n° /i3, 93 oclobrc igS-J 
(gravures). 

Par devant, l'inscription : Malronis Aufmiubvx , 
Qhiinlusj Vetli'us Sererus, quaestor c(olomae) Ciiaudiac) 



Àiraè) Ai^gripplneimum) , r{olum^ s{olvii}j l{il>msj m{crilo^, 
Macrlno et Ccho vo{)i)s{ulibusy Au-dessus, trois Mulrones, 
assises, de face sur un siège couvert d'une draperie, 
vêtues d'une robe longue serrée à la taille par une coin- 
lurc, et d'un manteau. Chacune tient, des deux mains. 




une corbeille de fruits sur ses genoux; celle du milieu a 
les cheveux flottants et les pieds sur un tabouret; les 
deux autres sont remarquables par le développement de 
leur coiflure. Au second plan, derrière le dossier du 
sièjje, les bustes de trois jeunes femmes, dill'éremmenl 



coillées. De chaque côté du siège, les restes : à gauche 
d'un homme, à droite d'une femme appuyés contre une 
colonne. Sur chaque face latérale, au-dessous d'une guir- 
lande sur la(|uelle est un oiseau, une autre femme, velue 
d'une robe longue serrée au-dessous des seins, tenant de 



80 



BONN. 



la main droite une guirlande dispostîe verlicalement, de 
l'autre main une corbeille de fruits. 
L'insci'iption est de l'année 16^. 



7762. Autel mutilé, avec base et couronnement, 
trouvé en 1929. Calcaire à fjrain fin. Hauteur, 
1 m. cj. 




Pliolograpliics communiquées par M. H. I.elmer. — H. F.eiinkr , 
lionner Jahrb. , CXXXV (1980), p. 1 1 et pi. X. 

Par devant, entre deux tableaux, l'inscription : Auja- 
nis, C[ams) Candidinius Verus, dec(urio) cyoloniae) C(lau- 
4iuc) Ai^ae) A(grippmensiunij , pro se et suis, i{olum) s(oh'it) 
i{{bens^ m{erito). Au-dessus du texte, trois Matrones dra- 
pées, assises, de face, entre deux Victoires montées cha- 
cune sur un globe. Les Matrones tiennent des deux 
«nains, sur leurs genoux, des fruits contenus dans une 
c-orbeilie; une seule déesse est intacte et remarquable 
par le développement de sa coiffure; la partie supérieure 
des deux autres fait défaut. Le haut des Victoires manque 
également. Au second plan, on remanjue les traces d'une 
femme drapée, debout, tenant des deux mains, devant 



elle, une corbeille de fruits. Le tableau et l'inscription 
sont placés entre deux pilastres décorés d'un rinceau de 
vigne avec grappes de raisin. Au bas, le second tableau 
est une scène de sacrifice. Le dédicant, drapé, chaussé 
et voilé, verse sur un autel allumé le contenu d'une 
patère; il est accompagné d'un libtcen, soufflant dans une 
tlûte double, et de deux assistants; l'un tient un coffret à 
parfum; l'autre, une patère et une burette. Ils ont les 
jambes nues et sont vêtus d'une tunique. Sur chaque face 
latérale, d'autres scènes. À droite, un homme barbu, le 
torse et les jambes nus, les reins ceints d'une pièce 
d'étoffe, s'occupe d'un chaudron suspendu par une cré- 
maillère au-dessus d'un foyer; il lient de la main droite 
un objet peu distinct; de l'autre main une écumoire per- 



BONN". 



81 




I 



BAe-REi,iEFS, — Supplément». 



WriUHKIlie XATiOXALK. 



82 



BONN, 



cée de six trous. À gauche, un serviteur imberbe, vêtu | porte sur le dos un goret qu'il tient par les jambes de 
d'une tunique, les pieds nus, marche vers la droite et i derrière. De chaque côté, au-dessus du tableau prin- 




cipal, entre deux pilastres décorés de feuilles stylisées, 
sont : à droite un serviteur, à gauche une servante, 
debout et montés sur des culots. La servante porte des 
fruits; la partie supérieure de l'homme a disparu. Leur 
vêtement se compose d'une tunique. 



7763. Aulel avec base et couronnement, trouvé en 
i(j2y. Grès. Hauteur, o m. jG. 





Photograpliie communiquée par M. H. Lehiier. — II. Lkuner, 
Donner Jahrb., CXXXV (igSo), p. lo et pi. Vil. 



Par défaut, l'inscription : Matronis Aufaniabiis, M{ar- 
cm) Albanius Suptr, mil{es) leg[ionis) I Minerviae f{iue) 



jUdclis), v(otunij slolvtt^ llibetis) /«(crîVo). Au-dessous, le 
combat d'un légionnaire cuirassé cl (■as(|ué contre un 
asiali([ue, à genoux, qui lui demande grâce. Le légion- 
naire tient de la maiii gauche un bouclier; l'asiatique a le 
sien derrière lui. Sur chaque face latérale, un arbre. 



BONN. 83 

7764. Autel mutilé, avec base et couronnement, 
trouvé en lyJQ- Grès. Hauteur, i m. ig. 



Pliolo{jr;i[)liie ccmintiniquëe par M. H. Leiiner. — II. Leiiner, 
Boiincr Juin II., CXXXV (ig3o), p. la et pi. XI. 




Il I l„'\„M V v.v 



•'%:^, ■ 






■^.N 



l 





Par devant, l'inscription : Deabm Aufanis, T{itus) 
Macrimus Tiliamis, (Jpc{ur{o) c{ohmae) C(laudiae) A{rae) 
Aifrn'ppmensium) , v{otum) s{olvit) I^ibens) m(enlo), [Se]rero 
et Quuiliano co(n)s(uUhus). Au-dessus, entre deux pilas- 



tres, les trois Matrones, drapées et coiffées comme d'ha- 
bitude. Il ne semble pas qu'elles aient tenu des fruits. 
L'inscription est de l'année 9 35. Les autres faces de 
l'autel n'ont aucune décoration. 



tt. 



84 



BONN. 



7765. Aulel mutilé, avec base et couronnemcnl, 
trouvé, pour une parlie en i 928; pour l'autre, l'année 
suivante. Grès. Hauteur, j m. 75. 

Pli(ilo{fia|)l)ipscoinnmiiic|uces par M. II. Leliner. — H. Leiimcu, 
Boulier Jalirb., CXX,XV (1980), p. 7 et pi. II et 111. 



Par devant, l'insrriplion : Malroiu's Anfanialjvs, pro 
salulf sun. Fla{vm) Txherlmi, Cl{audP) Slmtoniri kmili 
Augusti [[]i'g{ton{s) 1 M[merria() p('tw) /[ùlelix) (coinu.r), 
r{oliim) s{olrit) l[il}cns) m(('rilo). Dans le fronton, un vase 
entre deux oiseaux. Du côté opposf-, un arbre autour 




duquel s'enroule un serpent. Sur chaque face latérale, 
une esclave debout, vêtue d'une tunique, les cheveux 
flottants; celle de droite tient un broc; l'autre porte sur 
soii épaule une grappe de raisin. 



7766. Autel avec' base et couronnement, trouvé ci 
1 ()«î8. Grès. Hauteur, 1 m. 3o. 

Pholograpliies communiquées p;ii M. H. Leliner. — H. Lehneb 
Bonne,- Jalirb., CWW (ig^o), p. i3 et pi. XI et XH. 



BONN. 



85 





Par devant, l'inscriplion : Matroim Aufam'abits , r(//u») 
Copom'us Ter tilts, cires Noricus, v(olum) s[okit) l(ibens) 



mierito). Au-dessus, dans une niche, entre deux colonnes 
les trois Matrones drapées et coiffées comme d'habitude. 



86 



BONN. 



assises, les deux extrêmes placées légèrement de profil, 
sur un long siège couvert d'une draperie. Chacune tient 
sur ses genoux une corbeille remplie de fruits. Sur les 
faces latérales : à droite, un serviteur debout, les jambes 
et les pieds nus, tetianl des deux mains une guirlande; 
à gauche, une servante, figurée de même, portant une 
écharpe. Derrière chaque personnage, un arbre stylisé. 



7767. Autel mutilé, avec base et couronnement, 
trouvé pour une partie en 1998, pour l'autre en 1929. 
Pierre commune. Hauteur, 1 m. .3o. 

Photographies communiquées par M. II. Lehner. — H. Leiiner, 
nonner Jahrk, CXXXV (1980), p. 1 3 et pi. XIII; Im Schriu der 
Zeit (Supplément à la Gatette de Cologne), 93 octobre i93a 

(gravui'cs). 





Par devant, rinscriplion : Matroin's Aufaniubus, M{ar- 
eus) Pompciius Potcns, conductor ((fuadragpsmne) Gallinrum 
et porlus Uroists, l(tbensj m(eriloy Dans le fronton, un 
nias(|ue à barbe de feuillage. Sur les faces latérales : 
à droite, un serviteur imberbe, à gauche une servante, 



debout, devant un arbre stylisé. L'homme, vêtu d'une 
tunique et d'un court manteau, fient de la main droite 
baissée une grappe de raisin, de l'autreimain une cor- 
beille de fruits qu'il presse contre sa poitrine. La femme 
porte de la main gauche une corbeille de fruits où l'on 



BONN. 



87 



ri'connaît des pommes, des poires et une grappe de 
raisin. La quatrième face est lisse; son fronton est décoré 
d'un masque à barbe de feuiiiage. 



7768. Autel, en deux fragments, avec base et cou- 
roiinenienl. Trachytc. Hauteur, i m. 1 9 ; largeur, 
o m. 6 5 ; épaisseur, m. 26. 




Gravure tirëe de Lehner. — H. Leiiner, Boniier Jahrb., 
CXXXV{i93o).p. 6>pl. I,n° 9. 

Par devant, l'inscription : Aufauiahus, L{ucius) Calpur- 
tiius Proclus, leg{alm) Aiig{iisti) legijonis) I M[inennac) 
piiae) Jlidelis). Sur chaque face latérale, un arbre autour 
duquel s'enroule un long serpent humant, à ce qu'il 



semble, le parfum d'une (leur. Le légat L. Galpurnius 
Proclus est déjà connu par une autre inscription de 
Bonn. (C. 7./.. i XIII, 8009.) 



7769. Autel mutilé, avec base et couronnement, 
trouvé en ig'*;). Calcaire à grain fin. Hauteur, 1 na. 1 1. 




t^^^ll»» 



nimim 




7 



Photogi-aphies communiquées par M. II. Lehner — H. Lehner, 
lionner Jahrb., CXX\V(i93o), p. i4 et pi. XIV. 

Par devant, l'inscription : Aii/aiiis, L[ucius) Srcundinius 
Sererus et C{aius) Mctoriiùus Froiilo r{olum) solverunt 
abeilles mérita, Cilone II et Libone co(^njs(^ulibus]. Sur 
chaque face latérale, une corne d'abondance remplie de 
pommes cl d'épis de blé. L'inscription est de l'année 304 



I 



88 



BONN. 



D'autres aulels de même provenance sont pareillement 
ornés sur ies côtés. 



7770. Autel très mutilé, avec base et couronnement, 
trouve en 1998. Grès. Hauteur, environ 1 m. 60. 





Photograpliies communiquées par M. H. Leliner. — H. Lehner, 
Bomur Jahrb., C\XXV (1980), p. i5 et pi. XVII. 

Par (levant, l'inscription : Matronis Aufaniabus, pro 
sttltttc L[ucii) Novclli Modesti et L[um) Vecconi Quartt; 



Uucius) Vecconius Quarlio liotum) s{olvi't) l(il>ens) m{mto). 
Au-dessous, les restes d'une scène de sacrifice. Dans le 
fronton, un canthare vers lequel se dirigent deux petits 
serpents. Sur chaque face latérale, un personnage debout 



ileviint un arbre sl\lisé : à droilo, un serviteur tenant un 
l)roc; à gauche une servante, l'un et l'autre vêtus d'une 
tuni(|ue courte. Ils devaient tenir d'autres objets qu'une 
cassure a fait disparaître. Derrière les arbres stylisés 
sont : d'un côté un temple rond surmonté d'une coupole 
supportant une statue de Matrone assise, de face, tenant 
<les fruits sur ses genoux; de l'autre côté, une porte ou 
un arc de triomphe sur lequel est une statue de Matrone 



BONN. 89 

debout portant une cassette. T/autel, dont il n'existe plus 
que des fragments, a été reconstitué. 



7771. Autel avec base et couronnement, trouvé en 
1 ()9(). Calcaire à grain fin. Hauteur, o m. 9/1. 

Photographies communiquées p::r M. H. Leiincr. — 11. Lkiiner, 
BomierJahrb., CXXXV (i<j3o), p. iG cl pi. Wlil. 




I 



•-îv 




Par devant, l'inscription : Malronh iufaniahus, T{itHs) 
Julnis Titianus libens. Sur chaque face latérale, une 
Matrone de face, debout, drapée et chaussée. Celle de 
gauche tient devant elle, des deux mains, une longue 
corbeille remplie de fruits; sa coiffure est celle des 
déesses extrêmes de la Trinité des Matrones. L'autre a 

Ies deux mains ramenées devant le corps et lient les pans 
i BAS-BEI.IEFS. • — SupplémenU. 




de son manteau; ses cheveux sont aplatis sur le sommet 
de la tête. 

7772. Autel avec base et couronnement, trouvé en 
1939. Grès. Hauteur, 1 m. Sa. 

Pliologra()hies communiquées par M. H. Lehner. — H. Lehner , 
Bonner Jahrb., CXXXV (1 gSo), p. 7 et pi. IV et V. 

13 

iMrftiHBr.iE >ATio:t*t.e. 



90 



BONN. 



Par devant, l'inscriplion : Matroiiis Aufamabus, T{jlus) /(«e/j')»!(<'r»Vo). Dans le fronton, un masque barbu, de face; 
Slaliliiis Proculiis, prapffcliis leifiioins) I M(inervifie) j){iap) au-dessus du couronnement, deux poires et deux pommes. 
fudelis), et Sutoria Via cinis, v{otum) s{olveruiU) li^tln'iites) Uu côlc opposé, un arbre du tronc duquel sort un serpent. 




Sur cet arbre, un nid contenant quatre [)elits oiseaux: au 
pied de l'arbre, sur des rocbers, trois chèvres, deux sont 
debout, la troisième est couchée. Sur chaque face laté- 



rale, un ornement feuille, surmonté du côté droit de 
deux oiseaux, du côté opposé de cinq poires ou pommes. 
La pierre est en deux fragments. 



J50NN 

7773. Stèle à sommet tiiangulaii-e, trouvée en 1929. 
Calcaire commun. Hauteur, 1 mèlre. 

II.Leiiner, 



91 



Photographies communiquées par M. II. Lehner. 
Boniwr Jalirb. , CXXV(l93o), p. 91 cl pi. XXH. 



Mercure et un oiïlciant debout, de lace, entre deux 
pilastres ornés de feuilles stylisées, dans une niche à 
sommet cintré. Le dieu, coiffé du pélase, nu, les épaules 
et la poitrine couvertes d'un manteau, tient de la main 







"J-.^- ë. :À 



<*^ 








droite une bourse posée sur la tête d'un bélier agenouillé, 
de l'autre main un caducée qu'il appuie contre son bras; 
à sa gauche est une tortue. L'officiant, légèrement tourné 
vers un autel allumé en lorme de balustre, est barbu, 
vêtu d'une tunique et d'un manteau flottant et voilé. Il 
verse, sur l'autel, le contenu d'une patère. Au second 
plan, entre les deux personnages, un enfant tenant un 
coffret dont le couvercle est relevé. Cette façon, dont 



on a du reste différents exemples (voir les n" 7760 
et 7777), de figurer le dieu, invisible mais présent, 
auquel s'adresse le sacrifice, est à remarquer. Au- 
dessous du bas-relief, l'inscription : Deo Meirinto Grbrin- 
m'o. Marais Alpi[u]s Grat[u]s rotum [sojlvil libens mertt(o\ 
pro se el suis omnibus. Sur chaque face latérale, des 
feuilles stylisées sortant d'un vase et supportant des 
fruits. 



92 



BONN. 



7774. Fragment de lable, trouvé en 1929. Calcaire 
tendre à grain lin. Hauteur, m. .3/) ; largeur, m. 70; 
épaisseur, m. i.'5. 

Pliolographiecoinnninii|uce par M. H. Lclincr. — 11. I.ehner, 
Bonne,' Jahrb., CXXW (i(j3o), p. 19 el pi. XIX. 



Le relief com[)lct devait se composer des trois Matrones 
Aupniiiic. (Impées comme d'h;il)itude, tenant des fruits 
sur leurs genoux et assises, do face, sur un trône sup- 
porté par un piédestal. Elles étaient placées entre deux 
groupes d'adoratrices, debout et drapées; on ne comple 




plus que sept femmes du côté droit, portant chacune, de 
la main gauclie, probablement une corbeille de fruits, et 
les traces d'une seule femme du côté gauche. En haut el 
latéralement, la pierre est brisée. 

Toutes les têtes sont dégradées ou font défaut. Le 
bas-relief a des traces de couleur rouge. 



7775. Autel mulilé, avec base el couronnement, 
trouvé en 1929. Grès grisâtre. Hauteur, 1 m. 28. 



II. Leiiner. 
pi. XIX. 



Bonner Jahrb., GXXXV (1980), p. 19 et 



Par devant, les restes d'une dédicace aux Matrones 
Ati/ain'ae. Au-dessus, ces .Matrones drapées et coiffées, 
comme d'habiliiJe, assises, de face, dans une niche et 
tenant des fruits sur leurs genoux. Dans le fronton de 
l'autel, un masque de Méduse. Toute la sculpture est 
fort dégradée. 



7776. Fragment de statue, trouvé en 1928. Grès. 
Hauteur, m. q3. 

l'Iiolograpliie comninni(|iiée |)ar M. H. Lehner. — H. Lkiineb, 
BonMer/oAri., CXXXVl-C\XXVll(i93o), p. liO et pi. XXIV. 



Personnage assis, les pieds nus, les jambes couvertes 
d'un mnnieau. La statue a pu faire partie d'une colonne 




de Jupiter, mais le mancpie daltrihuts du personnage 
est regrettable. 

7777. Autel avec base et couronnement, trouvé en 
1928. Grès. Hauteur, 1 m. 27. 



BONN. 



93 






Photographies communiquées par M. H. Lelnier. 
BomierJahrb., CXXXV(i93o), p. i5 et pi. XVI. 



H. Lehner, ' Pîir (lovant, l'inscriplion : Malronis Aufaiiiabus , Qluin- 
I lus) Qildlnius Cel[s]us, l[{bens) m{erito). Au-dessous, dan<» 



L 



94 



BONN. 



une niche décorée de Inurier et (h? deii\ roses, les Irois 
Miilrones, drapées et roillées comme d'habilude, assises 
de face sur un long siège, tenant chacune, sur les 
genoux, une corbeille de fruits. A leur gauche, une ser- 
vante debout, de face, vêtue d'une robe et d'un manteau, 
les cheveux llotlants, tenant peut-être des fruits. Au-des- 
sous encore, une scène de sacrilice, vraisemblablement 
en présence de l'une des Matrones à coiffure proémi- 
nente, qui tend la main droite vers un olficiant; celui-ci, 
vêtu à la romaine, est îi gauche d'un autel, décoré par 



devant d'une gui?"Iande. Un enfant, de face, à chevelure 
bouclée, tenant un coiïret ouvert, est placé derrière cet 
aulel, qui le cache en partie. Sur chaque face latérale, 
un laurier avec baies, du tronc duquel sort un serpent. 
Le laurier est entouré de lierre. 



7778. Fragment de statue, trouvé en 1929. Au 
Musée. Grès. Hauteur, cm. 2.^. 





Pliolngraphies communiquées par M. H. Leliner. — H. Lkhnf.r , 
Bonner Jahrb., GXXWI-CXXXVli (1980), p. 1A6 et pi. XXIII. 

Jupiter nu, assis, les jambes couvertes d'un man- 
teau. Du côté opposé un personnage nu, debout, de 
face, les épaules couvertes d'un manteau; Dieu in- 
déterminé. 



7779. Autel, trouvé en 1999. Calcaire commun 

Hauteur, o m. 6^. 

Pliolograpliie communiquée par M. H. Lelincr. — H. Leiixer, 
Honiirr Jahrb., GXXXV (jgSo), p. ao el pi. XX. 

Mercure debout, nu, de face, dans une niche, coiffé 
du pétase ou de deux ailes, les épaules et la poitrine cou- 



BONiN. 



95 




verles d'un manteau flollant agrafé du côlé droit, tenant 
<le la main gauclic un caducëe, de l'autre main une 



bourse posée sur la tête d'un bélier; à sa gauche un coq. 
Au-dessous du bas-relief, l'inscription : Deo Mpr{^curio) 



96 



Gebn'niio), C(ams) Vtclorius Liberalis , riegolialor creta- 
riu.i, rlolnm) s[olril) l{jhens)w{crito). Sur chaque face lalé- 
i-iile, un laurier. 



BONN. 

7780. Autel, trouvé en i 92 g. Grès. Hauteur, m. (jT). 

riiotn{|rapliios communiquées par M. H. Lehner. — ■ H.Lfiimkr, 
Bonmr Jahrb., C\X\V (1980), p. ao et pi. X\I. 




Par devant, l'inscription : Mcrcvrw Gcbrimo, ex 
impierw) ips{{us), C{ams) Anaillius A(to et Anaillius Atlo- 
mtts.pro se et suis I{ibenles) m{erilo). Au-dessus, dans une 
nich.;, Mercure nu, de face, les épaules et la poilnne 
couvertes d'un manteau flottant agrafé du côté droit, 
tenant de la main gauche un caducée; d.- l'autre mnui 
une hourse posée sur la têle d'un bélier; à la gauche du 
dieu, un coq. Sur les faces latérales : à droite, un lau- 



rier au pied duquel est une colombe; à gauche une corne 
d'abondance contenant une pomme de pin, des poires et 
des fleurs. 



7781. Stèle mutilée, trouvée en 1929. Grès. Hau- 
teur, m. 61. 

Photographie communiquée par M. H. Lehner. — H. Lehnei, 
Bonner Jahrb., CXXXV (1980), p. ai et pi. XX. 



BONN. 



97 




I 

HE Mercure nu , debout, de lace, les épaules et la poitrine 
couvertes d'un manteau flottant agrafé du côté droit, 
dans une niche, tenant de la main droite un caducée; la 

BAS-BELiEFS. — Supplément». 



main gauche manque; derrière le dieu, un bélier couché, 
à droite. Au-dessous du bas-relief, l'inscription : Mer- 
curio Gebrinio, M[arcus) Cu[. . .]onius Vtct\o]r, pro se et 



I 



10 
UtPanUJUB lATlOXALt. 



98 



BONN. 



su[is v(^otumj\ s{olvit) l{{bens) m(erito). Sur clia(|ue face 
latérale, un arbre. 



7782. Autel mutilé, avec base et couronnement 
trouvé en i 928. Grès. Hauteur, m. 83. 




Photographie communiquée par M. H. Lehner. — H. Lehner , 
Bonner Jahrb., GXXXV (1980), p. ai el pi. XXIII. 

Dans une niche, entre deux colonnes. Mercure nu, 
debout, de face, les épaules et la poitrine couvertes d'un 



manteau ilottant agrafé du côté droit, tenant de la maii 
droite une grosse bourse, de l'autre main un caducée 
à la droite du dieu, un bouc debout; à sa gauche, ui 
coq. Au-dessous du bas-relief, l'inscription : Mercurn 



BONN. 



Gcbrinio, Amandini (duo) Similis et Januarius v(olum) s(oltr- 
runl) l(ibentes) m[erito). Sur chaque face latérale, un 
laurier. 



99 



7783. Fragment de tablette trouvé en 1929. Cal- 
caire commun. Hauteur, o m. 82; largeur, m 
épaisseur, cm. 06. 



ilx; 




^f Photographies communiquées par M. H. Lehner. — H. Lehner , 
Bonner Jahrb., CXXXV(i93o), p. ai et PI. XXVI. 

ID'un côté, dans une niche, entre deux colonnes torses, 
ne figure nue, dont la tète et le bras gauche manquent; 
i 



les épaules sont couvertes dun manteau flottant; la 
main droite levée tient une grosse bourse vers laquelle 
se dresse un serpent. Deux autres bourses sont posées 
sur le sol, l'une entre les pieds du personnage, l'autre à 



i3. 



100 



BONN. 



sa gauche. Du côté oppose^, les restes d'une grande 
inscription paraissant beaucoup plus ancienne. Peut-(îtrc 
Mercure. 



7784. Statue mutilée trouvée pour une partie en 
iy-(8, pour l'autre en 1929. Calcaire commun. Hau- 
teur (incomplète), o m. 85. 






Photographie communiquée par M. H. Lehner. — H. Leiiner, 
Bonne»- Jahrb., CXXXV (1980), p. ai et pi. XXIV. 

Silvain, vêtu d'une tunique courte serrée à la taille 
par une ceinture, et d'un manteau jeté sur l'épaule 



droite, les jambes et les pieds nus. Le dieu dont la tête 
et le bras gauche manquent, tient de la main droite une 
serpe; h sa gauche, contre un rocher, un chien assis, 
levant la tête. 



BONN. 



101 



7785. Statue mutilée trouvée en i g^S. Calcaire com- 
mun. Hauteur (avec le socle), o m. 55. 




Photographie communiquée par M. H. Lehner. — H. Lehxeb 
Bonne,- Jahrh., GXXXV (igSo), p. aa et pi. XXIII. 

Pluton , vêtu d'une tunique serrée autour des reins et 
d'un manteau flottant, assis de face, sur un trône; le 
dieu, dont la tête et la main droite manquent, tient de 
la main gauche un attribut peu reconnaissable. A sa 
gauche, les restes d'une image de Cerbère. Sur le socle 
est l'inscription : Dis infernis Plutoni et Proscr(pviae) , 

^(uintus) Jul{ius) Agelam , veteranm h'g({onis) 1 M{inerviae\ 
p{iii() Hidelis), -pro lumine suo, pro salute sua \ê\t Melelenis, 

[otum) s{plvit) l{ibem). 



7786. Stèle mutilée trouvée en 1998. Calcaire com- 
mun. Hauteur, m. Sa. 




Pliotographie communiquée par M. H, Lehner. — H. Lehner, 
Bonner Jahrh. , GXXXV (1980), p. ai et pi. XXV. 

Déesse drapée assise de face, le pied gauche sur un 
tabouret; elle tient de la main gauche une patère et 
nourrit un chien, de l'autre main une corbeille de 
fruits est posée sur ses genoux : la sculpture est très 
dégradée. Probablement une Déesse mère. 



7787. Bloc mutilé trouvé en 1929. Calcaire com- 
mun. Hauteur (incomplète), m. 36; largeur, m. ai; 
épaisseur, ora. ik. 

Photographies communiquées par M. IL Lehner. — H. Lehxer. 
Entier Jahrh. GXXXV ( igSo), p. a/i et pL XXV. 



102 



BONN. 



D{5esse assise, de face, le torse nu, les jambes enve- manquent. A sa gauche, une longue palme; à sa droite, 
loppées d'une draperie; la t^te, les mains el les pieds j peut-être le tronc d'un arbre dont on aperçoit quelques 





feuilles. Du côté opposé de la figure, deux cornes d'abon- 
dance en sautoir, contenant des épis de blé dont il ne 
reste plus qu'une partie; de ce même côté, dans un 
fronton triangulaire, une grande fleur stylisée. Pro- 
bablem'nt Vénus. 



|7788. Fragments de blocs trouvés 
Musée. Grès. Hauteur commune, 
m. 48 el o m. ho. 



en 1929. Au 
om. 35; largeur. 



Photogi-aphies communiquées par M. H. Leliner. — H. Lkiiner , 
BonnerJahrb., CXXXVI-GXXXVII (1983), p. i/iSetpl. XXI. 



BONN. 



103 




( . 



^, 




Têtes d'Amours, de face, supportant des guirlandes ments de frise provenant très prob<iblement d'une même 
de feuilles et de fruits avec lemnisqiies (lotlanis. Frag- décoration; mais les sculptures ne sont pas identiques. 



lOA 



BONN 



7789. Fragment de table irouvé en iq 9 9. Au Musée. I Photographie communiquée par M. H. Lehner. — H. Leiiner, 
Grès. Hauteur, o m. 1 5; largeur, m. 18. Bonner Jahrb., GXXXVI-CXXXVIl (1983), p. i44 et pi. XXI. 




Amour ailé, debout, nu, à droite, paraissant tenir 
un carloucbe. 



7790. Débris d'autel trouvés en ig^î). Au Musée. 
Grès. Hauteur, m. AS ; largeur, m. Zio. 




Photographie communiquée par M. H. Lehner. — H. Lbbner, 
Bonner Jahrb., CXXXVI-CXXXVII (1989), p. i45 et pi. XXVI. 



Mercure nu, debout, de face, dans une niebe entre 
deux pilastres, l'épaule et le bras gaucbes couverts d'un 



BONN. 



105 



manteau, tenant de la main gauche un caducée. Le bras 
(Jioit manque. 



7791. Fragment de bloc trouvé en 1929. Au Musée 
Grès. Hauteur, m. 5o; largeur, m. 97. 





Pholojfraphies communiquées par M. H. Lelmer. — H. LeiiiSer , 
Bonner Jahrb., CXXXVI-CXXXVII (igSa). p. liS et pi. XX. 

Sur chaque face lalérale, est une femme debout, 
drapée, dans une niche, paraissant, d'une main, tenir 
une offrande. Probalemcnt des servantes. 
BAS-BELiïrs. — Supplémenli. 



7792. Autel avec base et couronnement trouvé en 
1 998. Tracbyte. Hauteur, m. G7. 

Photographie communiquée par M. Oeimann, conservateur 
au Musée de Bonn. — H. Leiiner, Bomier Jahrb., CXXXV 
(1980), p. aS et pi. XX.VI. 

ili 

mPUlMBIllB XATlOXilX. 



106 



Piir (levant, l'inscriplion : M[arcus) V[....) il/(....), 
oplio {cenlurionis^ ■p{)-imi) (h)aslal{{?), l{ibms) m{erko). Au- 



BONN. 

dessous, une scène de sncrifice : Un homme barbu, de- 
bout, de face, vêtu d'une tunique et d'un manteau, 









T/ 




paraît verser sur un autel le contenu d'une patère; à sa 
droite est une femme tenant, des deux mains, un coffret. 



La femme (|ni prend part à une cérémonie religieuse 
pourrait n'être (|u'une servante. 



BONN, SIMPELVELD. 



107 



7793. Fragment de statue Irouvé en 1929. Au 
Musée. Grès. Hauteur, m. lio. 




Photographie communiqiipe par M. Lehncr. — H. Leiiner, 
Bonne,- Jahrb., CXXXVI-CXXXVII (1982), p. i45 et pL XXIV. 

Homme nu, debout, de face, un manteau sur lY'paule 
et le bras gaucbes, tenant de la main gauche très proba- 
blement un caducée; il s'agirait alors de Mercure. (Voir 
le numéro suivant). 



7794. Fragment de statue Irouvé en 1929. Au 
Musée. Grès. Hauteur, o m. 36. 

Photographie communiquée par M. H. Lehner. — H. Leiiner, 
Bonner Jahrb., CXXXVI-CXXXVII (19.39), p. i/i5 et pi. XXIV. 



Sculpture analogue à celle du numéro précédent; 
probablement aussi Mercure. Ces œuvres paraissent 




lune et l'autre d'inspiration grecque et, peut-être, de 
la môme main. 



7795. Sarcophage reclangulairc mis au jour à Sim- 
pclveld, en 19.30, et transporté au Musée de Leyde. 
Pierre commune. Longueur, 9 m. '10; largeur, 3 m. t 0; 
hauteur, m. 76. 

Photographies commiiniquëes par M. le D' J. H. Holwerda. — 
J. H. Hoi.wERUA. OiulhcidLunillge Mededeelingen uk' Srijksmuseum 
van Otidheden le Leiden, nouv. sr^rie, XII (.«uppi.), 1981, p. 37 
(gravures); Revue belge d'archéol. et d'histoire de l'art ,\\ (19.33). 
p. ii3 (gravures). — Fraiu Ci mont. Comptes rendus de l'Acad. 
des Inscripl. et Belles-Lettres (1981 ), p. aSi. 

À l'intérieur de ce sarcophage est un mobilier funé- 
raire d'un intérêt exceptionnel. Il contient, sur ses 
grandes faces, d'un côté, une statue de la morle, à 

16. 



108 



BONN. 





3> 



BONN, SIMPELVELD. 



109 



demi couchée; puis deux petites images de maisons; 
enfin, une sorte de placard composé de deux niches 
juxtaposées surmontées d'une troisième de moindres 
dimensions; du côté opposé, d'abord un meuble rectan- 
gulaire supportant trois grands brocs à une seule anse, 
de verre probablement; ensuite une table dont les pieds, 
en forme de patte de lion, sont ornés chacun d'une tête 
de lion également; un meuble à étagères supportant 



encore des vases, les uns de forme ronde, les autres de 
forme carrée, et, devant ce meuble, deux vases à une 
seule anse et à col étroit; un placard rectangulaire 
pourvu de deux portes; un bloc en forme de niche; 
et, finalement, un dernier bloc présentant cinq niches, 
dont deux à la partie inférieure et trois au-dessus. 

D'autres objets sont appliqués contre les petits côtés 
de la sépulture. Sur l'un, près de la morte, sont un fau- 





teuil rond et un coffre rectangulaire avec serrure; du 
côté opposé, légèrement dégradé, on rencontre d'autres 
blocs à une seule niche. 

Mais la pièce principale de ce riche mobilier funé- 
I aire est nécessairement la statue cpi'il accompagne. La 
morte — une jeune femme à coiiïure basse . — - est 
vêtue d'une robe longue et enveloppée dans un man- 
teau qui lui couvre les jambes; elle est sur un lit en 
forme de divan et s'<ippuie du bras gauche sur un cous- 
sin; elle tient, de la main du même côté, une serviette 



[mappa), et a le bras droit allongé contre le corps, la 
main placée sur le genou. 

On a trouvé, en outre, dans la tombe, deux bouteilles 
de verre, un collier de seize perles de verre, une boucle 
d'oreille, une broche, un miroir d'argent et trois bagues 
en or, dont deux h chaton et l'autre extérieurement à 
pans coupés percés à jour sur lesquels est l'inscription : 
Junoni tncae. Cette sculpture est le seul exemple connu 
d'une morte qui s'est fait ensevelir avec sa statue el 
l'image réduite du mobilier de sa demeure. 



110 



BONN. 



7796. Fra{i[ment, d(; pilastre lrouv6 en 1929. An 
Musée. Grès. Hauteur, m. 3tj; la^{Teu^ m. i 9. 




Photographie communiquée pnr M. H. Lehner. — II. Lkiinkii. 
BonnerJahrb.,C\X\Y\-U\\\\U (igSa). p. i4G ri pi. \\l. 

Homme nu, debout, île face. Dieu indéierminé. 



7797. Bloc mulilé trouvé en 1929. Au Nfusée. Grès. 
Hauleur, m. /|8; larjjeur, o m. 33. 




Photogr.iphie communiqur'e par M. H. Leiinkr. — H. Lehxer. 
CoHHcr J«/.//;.. CWXVI-CXXXVII (19.32), p. i43 el pi. XX. 

Décoration florale. 



SUPPLÉMENTS JUSQU'EN 1937. 

BIBLIOGRAPHIE. 

I. Ârmand-Calmat (Louis). Musée de Chaton; calaloirue des collectons lapidaires. Chalon-sur-Saône, 1986, in-8", 
56 pages, 9 planches. 

II. GiiAUVEL (A.) et P. Vf viLLEVUiKK. Les thermes romains Aix-les- Bains. Paris, i()36, in-8", 20 pages, 4 planches. (Extrait 
du Bulletin monumental). 

III. MicHON (Et.) L'aphrodite du Musée de Lyon complétée par un frapnent de Coré du Musée de l'Acropole d'Athènes. Paris, 
igSj, in-8", 12 pages, 1 planche. (Extrait des Comptes rendus de ï Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, igSâ, 
p. 307). 

7798 (=81 t. I. et p. ^79; t. III, p. 336, et t. IX, [ trouvé à Athènes et représente une Coré. Le regretté 
p. 90). Le lorse de « rAphroilile marseillaise» a été HumlVv Payne, directeur de l'Ecole anglaise d'Athènes, 




a découvert une partie de ce torse et des jambes qui 1 Cf. Et. }\\aws , Comptes rendus de l' Aead. des liucr. et Belles- 
le complètent. 1 /-«"««, i9-'>5' P- ^67 (gravure). 



112 



AVIGNON. 



7799 (=677/1). ^^ "'^' connu que la face principale 
de l'autel décrit au tome IX, page i33. Mais les trois 



autres faces sont aussi décorées de maillets, et c'est 
précisément ce qui constitue la grande rareté de la 







sculpture. Le dieu tient, de la main gauche, un second 
objet, peu reconnaissable, peut-être un couteau. 



Photographies faisant partie des CoUecUons du Palais 'du 
Roure, à Avignon. 



AVÈNE, DONON. 



113 



7799. Autel trouvé à Avène (Hérault) depuis quelques 
années. Au Bourquet d'Orb, chez M. ie docteur Brunel. 
Pierre commune. Hauteur, environ i mètre; largeur, 
G m. Ito; épaisseur incomplète. 

Photng-raphie coiuimmiquée par M. le docteur Brunel. — 
Bkunel, Bull. arch. de Bciters, ig.Sy, 'p. 65 (grav.). 



Cet autel se rapporte à une divinité inconnue. Une 
de SCS faces, complètement dégradée, a pu contenir 
une inscription; les autres ont des attributs diflici- 
lemenl explicables. 

On remarque, sur l'une des faces, un vase à deuv 
anses, posé sur un long trépied; du côté opposé, un 





cercle décoré d'une rosace à six feuilles et, au-dessous, 
une sorte de croix feuillée, dans un carré. Sur la face 
intermédiaire, un disque et au-dessous, une figure très 
nette, mais peu reconnaissable ressemblant à une 
entrave. 

L'autel est orné de moulures et surmonté d'un prisme. 
Je ne connais aucun exemple de sculpture qui lui soit 
comparable. 

BAS-REiiEFS. — Supplétneiitt. 



7800. Stèle trouvée au Donon en 1986. Restée sur 
place. Grès. Hauteur 1 m. 76; largeur, cm. 70; épais- 
seur, m. 26. 

Photographie communiquée par Mme Lacour. — R. Forbeb, 
Cahiers d'Alsace {i()ii']), p. i55 (gravure). 

Dieu barbu, de face, à peu près nu, ebaussé, les 
épaules couvertes d'une peau d'animal ornée d'une 



(UlT.tMERa KATIOMALC. 



lu 



DONO\, STRASBOURG. 



t(5le peut-cire de loup au-dessous de la(|uelle sont sus- 
pendus des fruits ronds, dont une pomme de pin très 
bien sculptée. A la droite du dieu est un cerf: à sa 
gauche est un attribut ressemblant à une bâche. Sur 
la croupe du cerf, un oiseau peu apparent. M. Forrcr 
considère que le personnage représonle Vvgesus et 




renvoie à la divinité mentionnée par dom Calmct, 
rappelée plus haut, tome VI, n° IthijG. L"bypolhèse est 
fort possible; il ne paraît pas, en tout cas, qu'il puisse 
s'agir de Mercure. En 19 3 7, on a retrouvé les pieds 
chaussés du dieu; mais, à la jambe droite, un mor- 
ceau manque. 



7801. Dalle trouvée, en 1987, Fossé des tailleurs, 
n" 2, à Strasbourg, encastrée dans la tour semi-circu- 
laire romaine W du pian Ferrer (pi. CVIII de son 
ouvrage Argentorale). Au musée. Pierre commune. 
Hauteur, 1 m. 75 ; largeur, m. 7.3 ; épaisseur, 
m. ùli. La dalle constituait le linteau dune poterne. 







Photographie comimiiiiqiiéc par M. lî. Forrer, ronservaleiir 
du Musée de Strasbourg. — R. Forrer. Neuetle Nachr., 1987 
(sous presse); Cahiers d'Alsace, t. XWIII (19.38, sous presse). 



STRASBOURG, ROUSSET. 



115 



Tronc de laurier, fortement évasé vers le bas, aux 
branches duquel sont suspendues deux larges tiges 
ou des bandelettes paraissant supporter chacune une 
syrinx. Ces tiges ou bandelettes sont en ligne brisée 
ressemblant à un foudre. L'une s'arrête en pointe près 
du bas de la dalle; l'autre semble continuer. La sculp- 
ture paraît antique et sans exemple, mais elle est 



inexplicable. M. Forrer suppose qu'il s'agit non de 
syrinx, mais des mains de Jupiter tenant deux foudres, 
et les dirigeant. 



7802. Fragment de tablette trouvé, en tgS/i, à 
Rousset (Bouches-du-Rhône), au quartier de Pascon. 




Au même lieu, chez le propriétaire du terrain. Marbre 
blanc. Hauteur, o m. 5 o, largeur, o m. ao; épaisseur, 
m. o3. 



Photographie communiquée par le comte H. de (^lérin- 
Ricard. — De Gérin-Ricvrd, Provincia, 19.36, p. tafi (gravure 
ici reproduite). 



i.'i. 



116 



ROUSSET, A1X-LES-BAI.\S, NEUNHÀUSER-WALD. 



Bacchus, imberbe, nu, de profil à gaucbe, coiffé 
d'une abondante chevelure liée en chignon sur l'occiput, 
un manteau sur l'épaule gauche passant sur l'avanl-bras 
du môme côté, tenant une grappe de raisin; la main 
droite et les jambes manquent. 



7803. Torse de femme trouvé à Aix-les-Bains en 
iqSq. Au Musée d'Aix. Marbre gris. Hauteur, i m. 2 5. 




Gravure tirée de A. Cliauvel et P. Wiiilleumier. — A. Chadvel 
et P. WuiLLEDMiF.B, Les thermes romains d' Aix-les-Bains, igSG, 
p. i6 et pi. II. 

Peut-ôtre une Muse. Art hellénisticjue. 



7804. Stèle trouvée, en i gSA, au Neunbâuser-Wald, 
entre Serrig et Greimeratli. Au Musée de Trêves. Grès 
rouge. Hauteur, o m. /ig; largeur, cm. ao; épaisseur, 
m. 19. 




Gravure tirée du Jnliresbericht <lii Musée de Trêves. — 
E. KrIjger et P. Steiner, Jahresber., 1984, p. i56 et pi. XII, 
n" I. 

Diane vôtue d'une tunique courte, chaussée de 
hautes bottines, debout, de face, les jambes croisées, 
les bras nus, un carquois en bandoulière, s'appuyant, 
de la main gauche, sur un arc. 



7805 (=tome X, 7^61). On a retrouvé une tête qui 
s'adapte au torse décrit sous ce numéro, mais paraît 
plus récente, et un bras gauche ayant tenu une épée. 



AIX-LES-BAINS, GRUNEBERG. 



117 



M. Wuilleumier et M. Poulsen pensent qu'il s'agit d'un 
empereur; peut-être de Constantin I". H faut toutefois 



observer qu'on ne connaît que bien peu de portraits de 
cet empereur et que la plupart sont douteux. 







Gravure tirée de A. Chauvel et P. WiiiHeumier. — A. Chacvel 
et P. WciLLEUMiEn, Les thermes romains d'Aix-les-Bains , (1986), 
p. 18 et [)1. III. 



7806. Fragment de table trouvé à Grûneberg, près 
de Trêves. Au Musée de Trêves. Grès rouge. Hauteur. 
m. 54; largeur, m. 60; épaisseur, m. 19. 



118 



GRÛNEBERG, AIX-LES-BAlNS. 



Photographie communiquée par le musée de Trêves. 
— Steiner, Jahresber. Trier, igS/i, p. i56 et pi. XIII, n° 3. 



Restes de trois hommes tenant des fruits. Du côté 
droit, une femme assise, drapée, ayant sur ses genoux 




'4ai&> 



une corbeille contenant aussi des fruits. Le bas- 
relief est analogue à certaines des sculptures de 
Neumagen. 



7807. Tète de femme trouvée à Aix-les-Bains en 
igSa. Au Musée. Marbre blanc. Hauteur, o m. iq; 
largeur, o m. i6. 





Gravure tirée de A. Ghauvel et P. Wuilleumier. — A. Chadvbl | Les cheveux, cachant les oreilles, sont réunis en un 
et P. WuiLLKDMiER, p. i8 et pi. II. gros chignon sur la nuque. Art hellénistique du ii' siècle. 



NIMES, ARLES. 



11» 



7808. Voussoir d'une voûte trouvé, en juin ig-îy, 
à l'amphithéâtre de Nîmes, en avant de la galerie de 
i'attique. Au Musée. Pierre blanche commune. Hauteur, 



G m. 35; largeur, o m. i3: épaisseur en haut, o m. aS; 
en bas, o m. 07. Ce voussoir était en place et bien 
apparent. 



■""srisr' 




Pholojjrapliies communiquées par M. Soulier, correspondant 
de V Eclair, par M. Chauvel, architecte en chef des monuments 
historiques, et par M. E. Meaume, entrepreneur, 29, rue de 
Silly, à Bouioçne-sur-Seine. — Espérandiku, Comptes rendus de 
l'Acad. des Inscript, et Belles- Lettres , 1987, p. '}.?>-j ({gravure). 

Masque en relief d'une tète imberbe du 1" siècle 
avant notre ère. La sculpture est indigène et doit dater 
de la construction du monument, ou de son agran- 



dissement par Auguste. Dans le principe, en effet, il 
est probable ([ue les galeries extérieures de l'amphi- 
théâtre de Mmes n'existaient pas. 



7809 (= I 6()/i). L'empereur Auguste n'est pas assis. 
M. Fernand Benoit, conservateur du Musée d'Arles, 



120 



ARLES, ALISE. 



a retrouvé une draperie des cuisses qui a été décou- 
verte, non en 1783, mais en i83/i, et qui s'adapte 




ainsi que l'indique la gravure. Le fragment de slalue 
ne mesure plus que 2 m. 3o; la slalue complète, dont 
on possède le pied droit, pouvait avoir 3 mètres de 
haut. La tête et le buste sont en marbre. La draperie 
est en pierre de Lens qui était peinte de couleur 
pourpre. Il manque à cette draperie des fragments dont 
la perte est particulièrement regrettable. Le bas du 
torse est trop apparent; mais la draperie le cachait. 
Voir t. IX, p. 266, 2' colonne, n" 169/1. 



7810. Groupe trouve, en 1936, au Mont Auxois, 
dans un puits. An Musée Alisi'a. Pierre commune. 




Photographie communiquée par M. J. Toutain. 
Pro Alesia, 1987 (sous presse). 



J.T 



OUTAIN, 



Dieu et déesse assis. L'homme lient peut-être un 
sceptre. La femme porle des fruits. Les deux person- 
nages sont velus. Il s'agit du groupe éduen, connu 
par une quarantaine d'exemplaires (cf. Bull, des fouilles 
d'Alise, I, p. Zio). 

Voirie n''78i8. 



7811. Pied de table trouvé, en igS^, sur ie Mont 
Auxois (Champ Plaige). Au Musée municipal d'Aiise. 
Pierre tendre commune. Hauteur, i m. o^; largeur, 
o m. 5A; épaisseur, o m. A8. 



MONT AUXOIS, CORTEVAIX, DONON. 121 

un collier au<[uei est suspendue une clochette. Probable- 
ment Priape jeune. 




l'hotojjrapliie par Marcel Maillard. — Espkrandiei , Comptes 
rendus de t'Acad. des Inscripl. et Belles-Lettres, igSy, p. 807 
(gravure). 

Adolescent debout de face, les cheveux longs et 
bouclés, vêtu d'une tunique relevée par devant, tenant 
un chat devant lui, des deux mains. L'animal porte 

Bis-iiELiEFS. — Suppléments. 



7812. Groupe trouvé, avant 1878, à Cortevaix 
(Saône-et-Loire). Depuis 1986, au Musée de Tournus. 
Pierre tendre commune. Hauteur, m. ko; largeur. 
m. 3i; épaisseur, cm. 12. 




Gravure tirée du Bull, archéologique, — Jeaxton, Bull, archéo- 
logique (extrait des procès-verbaux de déc. igSô, p. v [gravure]). 

Dieu et déesse assis; ie dieu est nu, un manteau sur 
le bras et la jambe gauches; la déesse est drapée. Les 
têtes mantjuent. La femme porte, de la main gauche une 
corne d'abondance, de l'autre main une patère; elle a 
une gourde à sa droite. L'homme s'appuie sur un objet 
rond (assiette ou gâteau) posé sur une colonnette. Il n'a 
pas d'attribut. Groupe éduen dont il existe de nombreux 
exemples. 



7813. Fragment trouvé, en igSy, aux fouilles du 
Donon. Au même lieu. Grès. Hauteur, m. 58; lar- 
geur, m. 3/1. 

Photographie communiquée par M™ Jules Lacour, directrice 
des fouilles. 

16 

iwi-r.iHEnrB kationali:. 



122 



DONON, ALISE, MONT AFFRIQUE. 



Restes d'un groupe du dieu-cavalier et de l'Anjjui- 
pè le. Ije Donon ;i déjà fourni deux exemples de ce 




groupe, qui sont au Musée de Strasbourg. (Voir t. IX, 
n"' 79/14, 79/16.) 



7814. Fragment d'autel trouvé, en 1986, an 
Mont Aliri([ue, en Côle-d'Or. A Dijon, chez M. Guvot, 
1, rue François-Rude. Pierre blanche commune. 




'1î 








Pholograpliies communiquées par M. Guyot. 
Congrès des Sociétés savantes, 1986 (sous presse). 



Guyot, 



Divinités sur trois des taces; la (juatrième est lisse. 
Une de ces divinités, peut-élre Vénus, représente ime 



HETTÂNGE-GRANDE, DONON. 



123 



femme nue, croisant les jambes, les épaules couvertes 
d'un manteau. Du côté opposé, un homme nu, c'{jalc- 
ment un manteau sur les épaules, tenant de la main 
droite une liaste. Sur la troisième face, un personnage 
debout, vêtu d'une tunique et d'un long manteau, 
tenant aussi, de la main droite, une haste; peut-être 
Mars. Les tètes manquent et l'on ne distingue pas 
(i altribuls. 



7815. Groupe trouvé en ig.SS, à Hett ange-Grande, 
dans Ji; voisuiage de la ferme modèle de Suzance. Au 
Musée de Metz. Calcaire commun. Hauteur, o m. 63: 
largeur, o m. 98; longueur, m. -jo. 




Photographie communiquée par M. Emile Delort. — E. De- 
i.ORT, Le Lorrain, sG mars igSô; Les Cahiers lorrains, igSô, 
n" 8, p. 118 (gravure). 

Lion debout, enserrant une tête humaine. Motif 
funéraire. 



Un autre carnassier (lion ou griffon) a été trouvé, 
la même année, à Moyenvic; il est à Château-Salins, 
chez M. le docteur Mangin, et dévore aussi une tête 
humaine. 



7816. Fragment de stèle trouvé, en 1937, aux 
fouilles du Donon. Au même lieu. Grès. Hauteur, 
1 m. yô; largeur, o m. 70; épaisseur, o m. /j5. 




Photographie communiquée par M"* Jules Lacour, directrice 
des fouilles. 

Femme drapée, debout, de face. Déesse indéter- 
minée; la tête manque. 



7817. Bloc trouvé, en iqSy, au Donon. Au même 
lieu. Grès. Hauteur, m. 65. 

Photographie communiquée par M"* Jules Lacour, directrice 
des fouilles. 

16. 



124 DONON, MONT AUXOIS 

Urne funéraire en forme de maison. Les environs de 
Saverne en ont beaucoup fourni. Le Donon en a déjà 




donné deux. H existe, sur ces urnes, une étude par 
M. Linckenheld. 



7818. Groupe trouvé, en 1986, au Mont Auxois. 
Au Musée Alesia. Pierre commune. 




Photographie communiquée par M. J. Toutain. — J. Toctaw, 
Pro Alesia, 1987 (sous presse). 

Dieu et déesse assis. Les têtes manquent. (Voir le 
n'78io.) 



INDEX. 



{SVI'PLEME\T AU TOME X , PAGES 243 A 291.) 



Abondance, 77^1; — ■ (Corne d'), 77C9, 

7780, 7787. 
Adolescent, 7708, 7919. 
Adoratrices, 777^. 
Aigle, 7678, 7693, 77^9. 
Aix-les-Bains (Savoie), 7808, 7806, 7807. 
Affrique (Mont), 7814. 
Agrippine mère, 7661. 
Alise (Cote-d'Or), 7680, 7688, 7684, 7680, 

7G87, 7690, 7692, 7810, 7811, 7818. 
Aizey (niiénanie), 77^6 à 7757. 
Amour nu, 772Û; — ailé, 7782. 
Amphore, 771 5. 

Anguipède, 7692, 7712, 7816. Voir Cavalier. 
Antée et Hercule, 771 5. 
Antouin-le-Pieux, 7C70. 
«Aphrodite marseillaise n, 7798. 
Apollon, 7751; — et Sirona, 7746. 
Arhre, 7766, 7768, 7772, 7780. 
Ardiège (Haute-Garonne), 7664. 
Arles (Bouches-du-Rhône), 7809. 
Armes, 7665. 

Art grec, 7602, 7676, 7677, 7789. 
Aida, 7715. 
Assistantes, 7761. 
Athènes (Grèce), 7798. 
Atlis, 7687, 7740. 
Aufaniae (Matrones), 7760 à 7772, 7774, 

'777S. 
Auguste, 7606, 7809. 
Avène (Hérault), 7799. 

Bacchus, 7711, 7780, 780a. 

Balustre, 7664. 

Barque, 7676. 

Beaumont (Puy-de-Dôme), 7675. 

Bélier (Tête de), 7700. 

Bitlnirg (Rhénanie), 7710, 7711, 77l4. 

Blanberg (Moselle), 7728. 

Bon Pasteur, 7662. 

Bonn, 7760 à 7794. 

Bouc, 7675. 

Bouclier, 7665. 



Bourses (Dieu entre trois), 7788. 

Bouzeron (Cote-d'Or), 7689. 

Brachlendorf (Rhénanie), 774i, 7748, 7744. 

Brandenbourg (Luxembourg), 7715. 

Brebis, 7799. 

Brilten (Rhénanie), 7712. 

Bronze, 7676, 7671. 

Bucràne, 76G2. 

Buste. Voir Homme, Femme. 

Cadenas, 7802. 

Canard, 7676. 

Captif, captive, 76.55, 7665, 7769. 

Carling (Moselle), 7717, 7722. 

Cavalier et Anguipède, 7712, 7728, 7701, 

7762, 7754, 7811, 7814. 
Cène, 7657. 

Cerbère (Chien), 7684, 7755. 
Chagny (Saône-et-Loire), 7698. 
Ghalon (Saône-et-Loire) 7694, 7695. 
Chapiteau, 7748. 
Charrette, 7685, 7726. 
Chat (Adolescent tenant un), 7912. 
Chèvre, 7664, 7676, 777a. 
Chien et oiseau, 7652; — et dieu, 7784. 
Chrisme, 767a. 
Cocheren (Moselle), 7718. 
Colombe, 7679; — contre un laurier, 7780. 
Conducteur, 7694, 7725. 
Coq, 7700. 

Cortevaix (Saône-et-Loire), 781a. 
Couronne, 7749. 
Cornes bouletées, 7704. 
Cuirasse, 7G65. 

Dauphin, 7671. 

Décoration florale, 7797. 

Déesse nourrissant un chien, 7786. 

Diane, 7789, 7804. 

Dieu celtique, 7701, 7704, 7705, 7707, 
7711, 7800, 780a; — et déesse assis, 
7810, 7818; — au maillet, 7799; | — nu, 
7711, 7796; entre deux colombes, 7680, 
7684; — tenant un serpent, 7788. 



Dieux (Pierre à quatre), 775o, 7701, 775a. 
Donon (Le), 7810, 7814, 7817. 
Dusseldorf (Rhénanie), 7724. 

Kchassier, 7675. 
Empereur, 7()56, 7670. 
Enclume, 7710. 
lincolpia, 7660. 
Entrave, 7799. 

Epona, 7684, 7699, 7718, 7786. 
Euffigneix (Haute-Marne), 7702. 
Ex-voto, 7678, 7681, 7690, 7691. 

Femme (Tête ou Buste de), 7661, 7686, 
7695, 7696, 7719, 7726, 7807; — 
(Torse de), 7650 a; — drapée, 7647, 
7648, 7718, 7721, 7757, 7791, 7818. 

Ferschweiler (Rhénanie), 7781, 7788. 

Fortune, 7768. 

Foudre, 7800. 

Fruits (Déesses tenant des). Voir Aufaniae. 

Ganymède, 7678. 

Gaubertin (Loiret), 7699. 

Gebrinniut (Mercure), 7778, 7777, 7779. 

7780. 
Génie, 7704, 7714. 
Gourde, 7818. 

Grappe de raisin, 7714, 77a4, 7727. 
Grec (Art). Voir Art grec. 
Groseillier, 7676. 
Griineberg (Bhénanie), 7806. 
Guirlande et bucrânes, 7668; — et tètes, 

7788. 

Hache, 7800. 

Hercule, 7688, 7705, 7707, 7763, 7764, 
7755; — (Travaux d'), 7754, 7755. 

Hercule et Antée, 7710. 

Hetlange-Grande (Moselle), 7817. 

Heyent (Moselle), 7708. 

Hiéraple (Moselle). Voir Carling. 

Homme (Tète ou Buste d"), 7659, 7665, 
7666, 7680, 7708, 7719, 77aa, 7726, 
7784, 7805; — debout, 771 J; — nu, 
7711, 7796; — et taureau, 7704. 



126 



INDEX. 



Hydre de Lerue, 7706. 

Izaourt (Hautes-Pyrénées), 7667, 7C87. 

Jeu de dames, 7726. 

Joueurs, 7725. 

Jouy-aux-Archcs (Moselle), 7720. 

Junon, 77'i5, 7761, 7752, 7706, 7718. 

Jupiler, 77^9, 7763, 7776. 

Kell (niiénanic), 77^8. 

Lapin, 7724. 
Lerne. Voir Hydre. 
Liège, 7651. 
Lièvre, 7724. 
Lion, 7693, 7759, 7817. 
Lôrch, (Rhénanie), 7785. 
Lyon, 7798, 7815. 
Lune (La), 77.37. 

Maillets, 7799- 

Maison (Urne en forme de), 7781, 7788, 

7819. 
Mariage (Scène de), 7728. 
Mars, 7747. 
Masque barbare, 7808. 
Matrone, 7782, 7763. Voir Aufemae 
Meilbriick (Rliénanie), 77/10. 
Mellecey (Saône-et-Loire), 7686, 7688. 
Mercure, 7708, 77'i3, 7701, 77.52, 7777, 

7779, 7780, 7782, 7790, 779a à 7796; 

— (Sacrifice à), 7778. 
Metz, 7709, 7715, 7816. 
Miliiaire, 772.'). 
Minerve, 77'' 7, 77">i, 773a. 
Mithra, 7787. 

Mobilier funéraire d'une morte, 7796. 
Monstre marin, 7O71. 
Monmaurin (Haute-Garonne), 7666. 
Monument funéraire. Voir Pierre tombale. 
Morte ensevelie avec son mobilier, 7796. 
Mostuéjols (Aveyron), 767^. 

Neptune, 7767. 

Neunhauser-Wald (Rhénanie), 7806. 
Neuvy-Saint-Scpulcre (Indre), 7671. 
Nickenich (Rhénanie), 7768, 7769. 



Ninies, 7()/j8, 7(i'iy, 7808; — (Musée de). 
76/18, 7649, 7808. 

Oiseau et chien, 7653. 

Panthère, 7671, 771 1. 

Paon, 7745. 

Pâlis, 7745. 

Paris, 7705. 

Peilum, 7724. 

Pèlerinage flnsigne de), 7679. 

Pinet (Aveyron), 7673. 

Pierre tombale d'une personne, 7648, 76C8, 
7689, 7718, 7716, 7759; — de deux 
personnes, 7667, 7669, 7688, 7694, 
7709, 771.5, 7717, 7735, 7759; — de 
trois personnes, 7649, 7674, 770C. 

Piuton et Proserpine, 7786. 

Polychromie, 7761. 

Poisson, 7715. 

Porc (Homme portant un), 776a; — 
(Homme faisant cuire un), 776a. 

Prétresse, 7670 o. 

Priape jeune, 781 1. 

Prisonniers, 7769. 

Proserpine et Piuton, 7785. 

Reims, 7708, 7713. 

Rinceau, 7666, 7783. 

Roue, 7698. TtItCf 

Rousset (Bouches-du-Rhône), 7803. 

Sacrifice (Scène de), 7728, 7760 à 77G2, 
7792; — (Le Dieu présent), 7778. 

Saint - Bertrand -de - Gomminges ( Haute -Ga- 
ronne), 7653 à 7(j5C, 7668 i 7660, 
7661 , 76G8. 

Saint - Jusl - de -Valcabrère ( Haute - Garonne ) . 
76.57, 7662. 

Saint-Rémy (Rouches-du-Rhône), 7660 n. 

Saisons (Les), 7748. 

Saléchan (Hautes-Pyrénées), 7669. 

Sanglier, 7702. 

Sarcophage, 7728, 7729, 7795. 

Satyre, 7600, 7664, 7677, 7744. 

SchilHange (Luiembourg), 7707. 



Seine (La), 7676 à 7679, 7681. 

Seqnana, 7676. 

Seins votifs, 7688. 

Sernpii (Jupiler), 7684. 

Serpent, 7787, 7765, 7768, 7772. 

Se.rUuitw (Hérault), 765a. 

Silvain, 7784, 7784. 

Sirn|j('llel(l (Hollande), 7793. 

Siradan (Hautes-Pyrénées), 7668. 

Sirona, 7746. 

Soissons, 7700, 7706. 

Soldat combattant, 7768. 

Soleil (Le), 7787. 
Sphinx, 77.59, 
Statue, 7789, 7784. 
Statuette, 7677, 7678, 7742. 
Strasbourg, 7801. 

Taureau à cornes boulelées, 7706. 

Tenaille, 7710. 

Télé humaine. Voir Btute. 

Tluiis (Ain), 7698. 

Torques, 7702. 

Tournas (Musée de), 7813. 

Trépied, 7799. 

Trêves, 7726, 7799, 7780, 7782, 7788, 

7734, 7786, 7787, 7789, 774a, 7745. 

7806. 
Tricéphale, 7661, 7700. 
Trophée, 7666, 7700. 
Tulle (Corrèze), 7678. 

Vaison (Musée de), 7660. 

Vase sur un trépied, 7799. 

Vénus, 7736, 7787. 

Vernègues (Bouches-ilu-Rhône), 7667. 

Victoire, 765.5, 7788, 7747, 7738, 7762. 

Villiers-le-Sec (Haute-Marne), 7701. 

l'ogeiut, 78o(r 

Voilure, 7699. 

Voêejpit, 780 ^r 

Vulcain, 7710, 7766. 

Weibel (Collection), 7728. 

Zodiaque, 7787. 




RECUEIL GÉNÉRAL 

DES 

BAS-RELIEFS, STATUES ET BUSTES 

DE LA GAULE ROMAINE 

PAR EMILE ESPÉRANDIEU 

MEMBRE DE T.'iNSTITUT 

SUITE PUBLIÉE PAR 

L'ACADEMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES 



TOME DOUZIÈME 

SUPPLÉMENTS (SUITE) 
PAR 

RAYMOND LANTIER 

MEMBRE DE l'iNSTITUT 

CONSERVATEUR EN CHEF 

DU MUSES DES ANTIQUITÉS NATIONALES 



3û 




PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE 



COLLECTION 

n, 

DE 



DOCUMENTS INEDITS 

SUR L'HISTOIRE DE FRANCE 



PUBLIÉS PAB LES SOINS 



DU MINISTRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE 

f-'2>^/ 3 



.'î~ \^55 .-s 



RECUEIL GÉNÉRAL 

DES 

BAS-RELIEFS, STATUES ET BUSTES 
DE LA GAULE ROMAINE 

PAR 

EMILE ESPÉRANDIEU 

MEMBRE DE l'iNSTITUT 

SUITE PUBLIÉE 
PAR 

L'ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES 

TOME DOUZIÈME 

SUPPLÉMENTS (SUITE) 
PAR 

RAYMOND LANTIER 

MEMBRE DE l'iNSTITUT 

CONSERVATEUR EN CHEF 

DU MUSÉE DES ANTIQUITÉS NATIONALES 




I 



PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE 

108, Boulevard Saint-Geriiain, PARIS 
1947 



DÉPÔT LÉGAL 
1« édition 3« trimestre 1947 

TOUS DROITS 

de traduction, dereproduction et d'adaptation 

réservés pour tous pays 



A CHARLES PICARD, 



MEMBRE DE L INSTITUT, 



Avec Vexpression de ma plus amicale gratitude. 



i 



R. L. 



INTRODUCTION. 



Le destin d'une publication, comme celle du Recueil, est de rester toujours inachevée : découvertes nouvelles, 
omissions inévitables au long d'une enquête de cette ampleur, nécessitent de nouveaux suppléments, et la tâche 
de l'auteur n'est jamais entièrement remplie. Emile Espérandieu ne l'ignorait pas, et il avait tenu à souligner 
ce caractère de son œuvre, dans l'introduction qu'il écrivit pour le dernier volume publié de son vivant. L'ultime 
satisfaction lui fut accordée de n'avoir pas laissé à d'autres le soin de terminer « un ouvrage inachevé ». Mais en 
marquant ainsi l'absence forcée de conclusion à un répertoire, commencé en 1905, il laissait entendre, avec sa 
coutumière discrétion, le souhait inexprimé de ne pas le voir disparaître tout entier après lui. 

C'est qu'aussi, depuis 1934, date de l'établissement du texte pour le onzième volume des Bas-reliefs, les 
découvertes de sculptures ont été très nombreuses sur le territoire des Gaules. Les sanctuaires celtiques de la 
Provence, aux Caisses, comme à Entremont, ont apporté des documents qui renouvellent ce que l'on pensait connaître 
de la plastique des Celtes et de ses dates, antérieurement à la conquête romaine. L'apport n'est pas moins 
important à la suite des fouilles qui eurent pour théâtre la Belgique, la Suisse et la Rhénanie. En France, dans 
les Musées des départements, en vVrles, à Saint-Remy-de-Provence, à Chalon-sur-Saône, à Guéret, en particulier, 
des aménagements nouveaux et des regroupements ont permis de retrouver des monuments ayant échappé aux 
précédents inventaires et de reconstituer des ensembles. Il en est de même de la publication des fascicules de la 
Forma orbis romani pour les départements de la Corse, des Basses-Alpes, du Var, des Bouches-du-Rhône, du 
Vaucluse, du Gard et de l'Aveyron ; elle n'a pas été sans livrer des précisions à la connaissance de la statuaire 
gallo-romaine. Dans le domaine de ces études, certains travaux — celui de Lothar Hahl plus spécialement — 
autorisent à serrer de plus près la chronologie des styles dans la Gaule et la Germanie romaines. 

Devant l'abondance des découvertes et les progrès réalisés dans l'histoire de la plastique gallo-romaine, le 
devoir était tracé : dès que possible, et sans tenir compte des difficultés de l'heure, mettre en train la préparation d'un 
volume de suppléments. Commencé au cours de l'année 1941, le travail de documentation était terminé au moment 
de la libération de Paris. Il restait à en assurer la publication. Le ministre de l'Education Nationale ayant autorisé 
l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres à poursuivre l'édition du Recueil général des bas-reliefs, sculptures et 
bustes de la Gaule romaine, l'Académie a bien voulu m'en confier le soin.' 

Les difficultés de toutes sortes, auxquelles se heurte aujourd'hui l'impression d'un recueil documentaire 
illustré, en réduisent considérablement l'ampleur : au lieu de quelque six cents monuments nouveaux que devait 
compter ce douzième volume des Bas-reliefs, deux cent onze seulement ont pu y trouver place, constituant un 
supplément nouveau au t. I^r du Recueil (Alpes-Maritimes, Alpes Cottiennes, Narbonnaise). Un treizième volume 
est entièrement prêt et sera consacré aux suppléments relatifs aux autres provinces de la Gaule, ainsi qu'aux domaines 
helvétique, rhénan et belge. 

Une seule modification aura été apportée à la présentation de l'ouvrage : l'illustration a été reportée sur 
des planches hors texte, groupées à la fin du volume. 

On pourra s'étonner de la place, chaque jour de plus en plus importante, prise, dans ces pages, par les 
sculptures antérieures à l'époque romaine. Bien des monuments postérieurs à la conquête ne peuvent, en effet, 
trouver leur explication que dans la survivance ou la réapparition de tendances, de conceptions — voire de 



VIII INTRODUCTION. 

techniques — qui remontent aux temps de l'indépendance. De même, chaque fois que cela aura été possible, je n'ai 
pas hésité à suggérer des comparaisons ou à proposer des dates. 

Dans les circonstances présentes, la réunion d'une documentation aurait été impossible sans le bienveillant 
concours que n'ont cessé de me procurer les conservateurs de nos collections publiques, les directeurs des chantiers 
de fouilles, et les archéologues. J'ai conscience de les avoir souvent importunés par mes demandes. C'est pour moi 
un agréable devoir de leur exprimer toute ma gratitude pour l'aide qu'ils m'ont si largement accordée. Je remercie 
tout spécialement MM. F. Benoit, A. Blanchet, L.-A. Bonnet, D' Coulouma, J. Formigé, L. Genillon, Ph. Héléna, 
A. Jacques, H. Rolland, J. Taffanel, A. Vassy. 

Je ne saurais enfin oublier tout ce que je dois à M. Charles Picard pour les encouragements qu'il m'a prodigués 
sans compter. Sans lui, je n'aurais certes pas osé assumer la lourde tâche de poursuivre l'œuvre d'Emile Espérandieu. 
Ce livre doit beaucoup à sa science et à l'amitié qu'il veut bien porter à son auteur. 



Raymond LANTIER. 



Musée des Antiquités Nationales, 
Saint-Germain-en-Laye, le l^' octobre 1945. 



ALPES-MARITIMES. 
TERRITOIRE FRANÇAIS. 



VENGE, CIMIEZ, GAGNES, OLBIA. 

(Voir le tome I, p. 7). 



7819. Tête trouvée, peut-être à Fréjus (Var) [F. Be- 
noit]. A Antibes, chez M. Edouard Mutersse. Marbre 
blanc. Hauteur, m. 12. (PI. I). 

Photographie et renseignements communiqués par M. F. Benoit. 

Portrait d'inconnu. L'extrémité du nez est brisée. 
La saillie accentuée du menton interdit de rechercher 
dans cette tête, une image d'Auguste. La coiffure et 
le style permettent de la dater du i^'' siècle de notre ère. 

Sur ces portraits, rappelant des effigies impériales 
ou de personnages illustres, voir : F. Poulsen, Revue 
archéologique, 1932, 2, p. 44-76. 

7820. Fragment de bas-relief, provenant peut-être 
d'un sarcophage, encastré dans une muraille, à l'inté- 
rieur de la cathédrale de Vence (Afpes-Maritimes). 
Marbre. (PI. I). 

Photographie de Paul Goby, communiquée par M. Adrien 
Blanchet. 

Personnage masculin, debout, de face, tenant des 
deux mains un volumen, à gauche et en avant de 
la poitrine. Il est vêtu d'une tunique longue, serrée 
à la taille. Le pan d'une draperie retombe de l'épaule 
gauche et s'enroule autour du poignet. Les pieds sont 
chaussés de sandales. Une courte barbe encadre le 
visage, qui est mutilé. Sur le front, les cheveux sont 
disposés en deux rangées de grosses boucles parallèles. 
Type du « lecteur », si fréquemment reproduit sur les 
monuments funéraires. (Voir : H.-I. Marrou, Mouatxèç 
àvYjp. Etude sur les scènes de la vie intellectuelle figurant 
sur les monuments funéraires romains. Grenoble, 1937). 

7821. Fragment de statue, encastré dans une 
muraille de la cathédrale de Vence. Pierre. (PI. I). 

Photographie de Paul Goby, communiquée par M. Adrien 
Blanchet. 



Torse de personnage drapé. Le bras droit sort des 
plis du vêtement, la main parait appuyée sur la poitrine. 

7822. Fragment de statue trouvé, en 1941, à 
Cimiez (Alpes-Maritimes), dans les terrains de la 
villa Gavin de Coconato, dans une des tranchées 
creusées vers la partie Est du domaine. A Cimiez, dans 
le vestibule de la villa. Marbre. Hauteur, m. 26. 
(PI. II). 

Photographie et renseignements communiqués par M. F. Benoit. 

— P.-M. DuvAL, Gallia, t. IV, 1946, p. 123-124. 

Tête de femme, très mutUée. Le visage, à l'excep- 
tion de l'œil droit a complètement disparu, ainsi que 
la partie postérieure de la tête. L'iris de l'œil est 
incisé, la pupille creusée au trépan. La chevelure 
retombe derrière les oreilles et se noue dans le cou 
en une natte très plate, ramenée par derrière jusque 
sur le sommet du crâne. La naissance de la natte, non 
encore tressée, apparaît sous l'oreiUe. 

Portrait de femme, que l'ordonnance des cheveux 

— adaptation libre de la coiffure, portée par les impé- 
ratrices entre 238 et 268 — permet de dater du 
second tiers du iii^ siècle après J.-C. 

7823. Fragment de statuette trouvé, en 1941, à 
Gagnes (Alpes-Maritimes), au quartier de Saint-Véran, 
dans la vallée du Loup. Au Musée du Vieux-Cagnes. 
Marbre. Hauteur, m. 19. (PI. II). 

Photographie de M. L. André-Bonnet. — F. Benoit, Gattia, 
2, 1943, p. 283, n.l. 

Tête juvénile. Le nez, les yeux, les joues et le 
menton sont très mutilés. La partie postérieure du 
crâne manque. Deux grosses mèches de la chevelure 
retombent, en arrière des oreilles, sur les épaules. 
Bacchus jeune ( ?), plutôt que jeune Satyre. 



BSPÉRANDIEU — XII. 



ALPES COTTIENNES. 



CORSE. 

(CORSICA) 



(Voir les tomes : I, p. 25 ; II, p. 446 ; IX, p. 123). 



7824. Sarcophage trouvé, le 2 juillet 1938, à Ajac- 
cio, lors des travaux exécutés dans le quartier Nord 
de la ville, en bordure du cours National prolongé, à 
peu de distance des pentes de Castel-Vecchio. Au 
Musée d'Ajaccio. Marbre de Carrare. Hauteur, m. 55 ; 
longueur, 1 m. 85 ; largeur, m. 55. (PI. II). 

Photographie communiquée par M. F. Benoit. — F. Benoit, 
Bulletin de la Société nie. des Antiquaires de France, 1939, p. 95-96. 

Au centre, revêtu du pallium, désignant de la main 
droite le volumen qu'il tient de l'autre main, le défunt, 
debout devant une draperie que tendent derrière 
lui deux Génies nus ailés, une chlamyde agrafée sur 
la poitrine et rejetée en arrière des épaules. A gauche, 



perché sur un petit autel, un oiseau lève la tête vers 
le défunt ; celui-ci est entouré par les Génies des 
Saisons, représentés sous la forme d'enfants ailés, la 
chlamyde aux épaules, tenant une corbeille de la 
main gauche. Ils se distinguent par les attributs sui- 
vants : chevreau (Printemps), taureau (Eté), rameau 
de feuillage et Amour tenant un canard (Hiver), lièvre 
(Automne). A cette dernière Saison, est associé 
Bacchus, tenant un thyrse et une grappe de raisins ; 
près de lui, la panthère ; au Printemps, Hermès 
criophore, vêtu d'une tunique courte, serrée à la taiUe, 
et chaussé de brodequins. 

Sur le symbolisme funéraire des Saisons, voir : 
Franz Cumont, Recherches sur le symbolisme funéraire 
des Romains, 1942, p. 489 sqq. 



GAULE NARBONNAISE. 



HYÈRES, OLLIOULES, TOULON. 

(Voir tome X, p. 88). 



7825. Bas-relief mutilé trouvé à Hyères, au quar- 
tier d'Almanarre, sur l'emplacement d^Olbia (Var). Au 
Musée d'Hyères. Pierre commune. Hauteur, m. 36 ; 
largeur, m. 30 ; épaisseur, m. 13. (PI. II). 

Photographie et renseignements communiqués par M. F. Benoit. 

A droite. Atlante ( ?) debout, le torse nu, un caleçon 
court et plissé serré aux hanches, le genou droit plié 
à angle droit. La grosse face lunaire est encadrée par 
les frisons d'une barbe grossièrement traitée au trépan. 
Les avant-bras et les jambes manquent. A gauche, 
une femme debout, le torse nu, la partie inférieure 
du corps, brisée aux genoux, est enveloppée dans une 
draperie dont l'extrémité supérieure s'enroule en bour- 
relet autour des hanches. Dans les mains, ramenées 
à la hauteur de la ceinture, un objet indiscernable. 
La partie haute de la chevelure a disparu. 

7826. Fragments de statue trouvés, le 29 jan- 
vier 1854, sur Voppidum qui couronne le plateau de 
La Courtine, à OUioules (Var). Disparus. Pierre 
blanche, très friable. Hauteur, m. 60 ; largeur aux 
épaules, m. 30, à la taille, m. 22. (PL II). 

Dessin extrait des papiers de B. Blanc, 2^ cahier : ms. n" 705 
de la Bibliothèque Méjanes d'Aix-en-Provence. — Photographie 
communiquée par M. F. Benoit. — F. Benoit, Vart primitif médi- 
terranéen de la vallée du Rhône. La sculpture, p. 16, fig. 2. 

Statue cylindrique de type xoaniforme, arrondie et 
rétrécie en bas, où elle se termine par un petit socle, 
haut de m. 05. L'épaule gauche, bien que brisée, 
laisse entrevoir l'amorce du bras, replié sur la poitrine, 
tenant une ofl'rande, pomme ou gâteau rond. A la base 
du cou, s'étale une collerette plissée. Deux autres 
fragments appartiennent à l'un des avant-bras et à une 
main tenant un objet circulaire. La tête manque. Les 
cheveux forment nappe sur la nuque. Le revers est 
complètement arasé. Œu\Te d'un sculpteur celtique, 
figurant sans doute un guerrier, d'après un modèle 
archaïque. Peut-être II^ siècle av. J.-C. 

7827. Fragment de statue trouvé, en 1929, à Toulon 
(Var), lors de la démolition des remparts, dans la partie 



Ouest, dite rempart de Castigneau. Au Musée du Vieux- 
Toulon. Calcaire très fin. Hauteur, m. 375. (PI. II). 

Photographie communiquée par M. Henry RoUand. — H. Rol- 
land, Bulletin de la Société nie. des Antiquaires de France, 1938, 
p. 198, sur le type, H. Thiersch, Artemis Ephesia, 1935; JBpen- 
dytes und Ephod, 1936. 

Torse de l'Artémis d'Éphèse. La tête, dont la cheve- 
lure s'encastrait dans une alvéole, ménagée à cet 
eflfet entre les épaules et les avant-bras, manque. 
Au-dessus d'une triple rangée de fausses mamelles, est 
disposé un pectoral en forme de croissant, décoré de 
quatre figurines de femmes drapées se donnant la main, 
dans l'attitude de la danse. Le corps est enfermé 
dans une gaîne à trois panneaux, divisés chacun en 
registres. Au dos, la tunique forme de grands plis 
symétriques. Travail hellénistique. La sculpture est 
probablement importée. 

7828. Fragment de statue, de provenance inconnue, 
ayant autrefois fait partie des collections de la ville 
de Toulon (Var). Au Musée du Vieux-Toulon. Pierre 
commune. Hauteur, m. 62. (PI. III). 

Photographie communiquée par M. Henry Rolland. — H. Rol- 
land, Bulletin de la Société nie. des Antiquaires de France, 1938, 
p. 198. 

Buste de Mercure, coiflfé du pétase ; les ailerons de tête 
sont ici figurés par deux petites protubérances en 
forme de bases de cornillons. La chevelure, disposée 
en grosses mèches symétriques sur le front, retombe 
sur la nuque et l'épaule gauche. Une chlamyde, 
maintenue par une fibule ronde sur l'épaule droite, 
couvre l'épaule gauche et la poitrine, laissant nu le 
bras droit disparu. Le bras gauche, lui-même mutilé, 
légèrement ramené en avant du corps, tenait un 
caducée, dont il ne reste que le manche, appuyé sur 
l'épaule. Travail gallo-romain. 

7829. « Phylactère » rectangulaire de provenance 
inconnue. Au Musée du Vieux-Toulon. Pierre commune. 
Hauteur, m. 38 ; largeur, m. 365 ; épaisseur, m. 16. 
(PI. III). 

Photographie communiquée par M. Henry Rolland. 



HYÈRES, OLLIOULES, TOULON. 



Dans un encadrement déterminé par le bord réservé 
de la pierre, personnage grotesque nu, debout, courant 
vers la droite, les épaules rejetées en arrière, le ventre 
proéminent, la croupe saillante. La tête, trop grosse 
pour le corps, est tournée de profil à gaucbe. Il est 
pourvu d'un phallus énorme, ondoyant et s'abaissant 
en avant vers le sol. En arrière, les testicules, semble- 
t-il. Des deux mains levées, l'homme tient par les 
extrémités un long bâton, passé derrière le cou, et 
sur lequel, ailleurs, on verrait s'appuyer les parties 
terminales d'un ou deux phallus géants. 



La plaque, qui était destinée à être encastrée, à 
titre A'' apotropaion, dans une maison grecque de la 
Provence, appartient à une série de représentations 
connues par des reliefs découverts notamment à Délos, 
sur l'Agora de Théophrastos, et à Durazzo (Alba- 
nie), ainsi que sur une lampe, recueillie à Pompéi. 
Sur les reliefs, voir : Ch. Picard, Albania, n9 2, 
1927, p. 24-27 ; cf. aussi Dore Levi, Antioch-on-the- 
Orontes, III, 1941, p. 220 sqq., pour les mosaïques 
apparentées. 



AK. 



(COLONIA JVLIA AVGVSTA AQVAE SEXTIAE). 
(Voir les tomes : I, p. 75 ; II, p. 451 ; III, p. 347 ; IX, p. 92 ; X, p. 125). 



7830. Fragment de statue trouvé, dans la démo- 
lition d'un mur, au Pavillon de Vendôme, traverse 
de l'Hôpital, à Aix (Bouches-du-Rhône). Au Pavillon 
de Vendôme, à Aix. Marbre blanc. Hauteur, m. 27. 
(PI. III). 

Photographie communiquée par M. F. Benoit. — Forma orbis 
romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, p. 72, 2. 

Tête de jeune divinité. Dans la chevelure, sont 
disposés des fleurs et des fruits. Le nez et la lèvre 
supérieure sont mutilés. Bacchus jeune, ou Éros, à 
couronne florale. 

7831. Fragment de statue trouvé, dans la démoli- 
tion d'un mur, au Pavillon de Vendôme, traverse de 
l'Hôpital, à Aix. Au Pavillon de Vendôme, à Aix. 
Marbre blanc. Hauteur, m. 31. (PI. III). 

Photographie communiquée par M. F. Benoit. — Forma orbis 
romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, p. 72, 3. 



Tête de jeune femme. Une couronne de feuillage 
est posée sur la chevelure, séparée en deux bandeaux 
lourds et ondulés, de part et d'autre d'une raie médiane ; 
un épais chignon les réunit sur la nuque. Le nez est 
mutilé. L'exécution de la chevelure marque certaine 
dérivation éloignée à partir d'un modèle praxitélien. 

7832. Fragment de statue, trouvé dans la démoli- 
tion d'un mur, au Pavillon de Vendôme, traverse de 
l'Hôpital, à Aix. Au Pavillon de Vendôme, à Aix. 
Marbre blanc. Hauteur, m. 31. (PI. III). 

Photographie communiquée par M. F. Benoit. — Forma orbis 
romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, p. 72, 4. 

Tête d'homme jeune, le regard levé, les cheveux 
disposés en petites boucles. Le caractère humain des 
oreilles engage à reconnaître, dans ce morceau, la repré- 
sentation d'un Galate, plutôt que celle d'un jeune 
Faune. Il y a à l'origine, semble-t-il, un modèle 
plus ou moins scopasique. 



ENTREMONT (1). 

(Voir le tome I, p. 83). 

A 3 kilomètres d'Aix-en-Provence, entre la route de Puyricaud et le chemin de La Lauve, le plateau 
d'Entremont est couronné par les ruines d'un vaste oppidum des Salyens. La première découverte de sculptures, sur cet 
emplacement, remonte à l'année 1817. Malgré le grand intérêt de ces trouvailles, aucune exploration méthodique 
du site ne fut entreprise, et il a fallu, au printemps de 1943, le hasard de travaux entrepris sur le plateau, au 
compte de l'armée allemande d'occupation, pour que de nouvelles découvertes fussent effectuées. 

Dans le courant du mois d'avril 1943, des ouvriers, en creusant des fondations dans la partie occidentale de 
Voppidum, mirent au jour les restes d'une construction rectangulaire, longue et étroite, en pierres sèches, appartenant 
peut-être à une plateforme, et, à quelque distance au-dessus, les ruines d'une petite salle à abside. Au voisinage de 
ces vestiges, et en trois points différents, treize fragments de statues ou de bas-reliefs ont été recueillis. 

Plutôt que des figures de divinités, ces sculptures représentent les images des héros, groupées, semble-t-il, 
dans un sanctuaire, vers lequel menait peut-être une sorte de voie sacrée : sanctuaire autour duquel se déroulaient 
les fêtes et se célébrait le culte des ancêtres, commémoration et aussi expiation de la mort des héros. 

Sanctuaire et statues ont été volontairement détruits, lors de la guerre qui amena la soumission des Salyens 
aux armées romaines, en 125 avant notre ère. Certains détails de la coiffure, de l'armement et de la parure datent ces 
monuments d'une époque plus voisine du troisième quart du ii^ siècle avant J.-C. que du premier. Ces manifestations 
d'un art préromain représentent une tentative des imagiers celtiques pour emprisonner leurs images flottantes 
dans les contours empruntés aux arts de la Méditerranée, plus spécialement à l'Étrurie. 

Les sculptures sont conservées au Musée d'Aix-en-Provence. 

Les fouilles ont repris en 1945, et d'importantes découvertes nouvelles ont été faites déjà. On est en présence 
de fragments d'au moins douze grandes statues de taille, dont un type magnifique de guerrier accroupi. Des éléments 
architectoniques ont été aussi découverts ; cf. déjà sur une partie de ces récentes trouvailles, qui continuent ; 
F. Benoit, Comptes rendus de VAcadémie des Inscriptions, 1946, p. 395-408. 

BIBLIOGRAPHIE. 

I. MÔBius, Dit Funde von Entremont. Neue Entdeckungen keltischer Kunst in der Provence, dans Pariser Zeitung, 30 décembre 1943. 
II. F. Benoit, Statuaire préromaine d'Aix, dans Comptes rendus de VAcadémie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1943, p. 474-486. 
IIL Du MÊME, L'art primitif méditerranéen de la vallée du Rhône. La sculpture, 1945, p. 36-40. 
IV. P. Jacobsthal, Imagery in Celtic Art. Sir John Ruhys Mémorial Lecture, 1941 (British Academy). 
V. Du MÊME, Early Celtic Art, t. II, 1944. 

VI. Raymond Lantier, Découvertes nouvelles à Entremont, dans Revue archéologique, 1943, 2, p. 141-151. 
VII. Du MÊME, Les sculptures celtiques d'Entremont, dans Beaux-Arts, janvier 1943, p. 3. 

VIII. Du MÊME, Les sculptures du plateau d'Entremont, dans Revue des Beaux-Arts de France, IX, février-mars 1944, p. 171-173. 
IX. Du MÊME, Les nouvelles statues d'Entremont, dans Monuments Piot, t. 40, 1944. p. 87-106. 
X. Ch. Picard, Pro Arte, 44, 1945, p. 319-326. 



(1) La graphie Entremont semble, en définitive, devoir *tre préférée. 



ENTREMONT. 



7833. Fragment de statue trouvé au Nord-Est de 
Voppidum, à quelque distance de la construction 
rectangulaire. Calcaire tendre. Hauteur, m. 355 ; 
largeur aux épaules, m. 50 ; à la taille, m. 295. Le 
revers est simplement dégrossi. (PI. IV). 

F. BENorr, Comptes rendus de V Académie des Inscriptionst 
1943, p. 474, n° 1. — Du même, Vart primitif méditerranéen..., 
pi. XXXVIII et p. 37. — R. Lantieb, Revue archéologique, 1943, 
2, p. 143, n» 2, fig. 2. — Du même, Beaux-Arts, 1944, p. 3. — 
Du MÊME, Monuments Piot, t. 40, 1944, p. 89-90, fig. 1, 2. — 
Ch. Picard, Pro Ane, 1945, p. 323-325, fig. 9. 

Torse viril, brisé un peu au-dessous du ventre. Le 
bras gauche manque au-dessus du coude. La poitrine 
et le ventre sont enserrés dans un justaucorps de cuir 
ou de peau, épousant étroitement la musculature 
qu'indiquent, sur la région ombilicale, trois sillons 
tracés en arc de cercle. Une double chaînette, qui cerne 
la base des épaules, descend obliquement le long des 
côtes jusqu'à la partie inférieure de la cage thora- 
cique dont elle suit la courbure et détermine une sorte 
de pectoral ; le centre était occupé par un ornement 
de caractère apotropaîque : une double spirale, faite 
d'une triple chaînette et dont les enroulements se 
terminent par trois grosses bossettes circulaires. Celle 
de gauche, ainsi que l'enroulement de la spirale, de 
ce même côté, est mutilée. A la base du cou, dont il ne 
reste que de faibles traces, est fixé im gros torque à 
tampons, dont on ne distingue plus que la forme géné- 
rale. La presque totalité de son décor a disparu, à 
l'exception des filets ondes cernant l'anneau. Traces 
de couleur rouge à la bordure du pectoral, sur la poi- 
trine et principalement sur le bras gauche, où elle est 
étendue en un fin glacis. 

7834. Fragment de statue trouvé vers le rebord 
occidental du plateau. Calcaire tendre. Hauteur, 
m. 425 ; largeur aux épaules, m. 345, à la taille, 
m. 256. La section inférieure du bloc affecte la forme 
d'un rectangle, arrondi aux extrémités. Le revers est 
simplement dégrossi. (PI. IV). 

F. Benoit, Comptes rendus de l'Académie des Irvscriptions, 
1943, p. 474, a" 7. — Du même, Vart primitif méditerranéen..., 
pi. XXXIX et p. 37. — R. Lantier, Revue archéologique, 1943, 
2, p. 141, n" 1, fig. 1. — Du même, Beaux-Arts, janv. 1943, 
fig. p. 3. — Du même. Revue des Beaux-Arts de France, fig., p. 172. 
— Du même. Monuments Piot, t. 40, 1944, p. 90, fig. 3, 4. — 
Ch. Picard, Pro Arte, 1945, p. 323-325, fig. 9. 

Torse viril, brisé à la hauteur des aines. A gauche, 
une large cassure affecte la partie supérieure de la 
poitrine ; ainsi que l'épaule. Sur un même justaucorps 
de cuir ou de peau (voir : n° 7833), est appliqué le 
même pectoral, dont seul diffère l'ornement central : 
dans l'intervalle de deux volutes opposées et réimies 



à la base, est enserrée une tête coupée, les yeux clos, 
les cheveux ordonnés en mèches parallèles et rejetées 
en arrière, au delà du front. La surface de la tête a été 
violemment bûchée. On distingue cependant les lourdes 
arcades sourcilières et le menton à l'ovale accentué. 
Sux les volutes, comme sur le reste du torque à tam- 
pons, qui entourait la base du cou, une suite de lignes 
ondées figure un décor incrusté de fils métalliques. 
Sous l'ornement central, et au-dessus des volutes, sont 
encore visibles les directrices, tracées à la pointe par 
le sculpteur lors de l'exécution du motif. Traces de 
couleur rouge sur la bordure du pectoral, le front, les 
tempes et la bouche de la tête coupée. 

7835. Fragment de statue trouvé vers le rebord occi- 
dental du plateau. Calcaire tendre. Hauteur, m. 30 ; 
largeur à l'épaule, m. 18 ; diamètre du bras, m. 11. 
(PI. IV). 

F. Benoit, Comptes rendus de VAcadémie des Inscriptions, 
1943, p. 475, n° 11. — Du même. L'art primitif méditerranéen..., 
pi. XXXVIII. — R. Lantier, Revue archéologique, 1942-3, p. 144, 
n" 3, fig. 3. — Du même. Monuments Piot, t. 40, 1944, p. 90, fig. 5. 

Epaule et extrémité supérieure du torse d'im. per- 
sonnage viril, semblable aux précédents. Restes de la 
bordure festonnée du pectoral. Traces de couleur rouge 
sur la face interne du bras et la bordure du pectoral. 

7836. Fragment de statue trouvé vers le rebord 
occidental du plateau. Calcaire tendre. Hauteur, 
m. 182 ; largeur, m. 191. (PI. IV). 

F. Benoit, Comptes rendus de VAcadémie des Inscriptions, 
1943, p. 475, n° 12. — Du même, Uart primitif méditerranéen..., 
pi. XXXVIII. — R. Lantier, Revue archéologique, 1942-3, 2, 
p. 144, n» 4, fig. 3, I. — Du BIÊme, Monuments Piot, t. 40, 1944, 
p. 90, fig. 6, I. 

Hanche droite de personnage viril, semblable aux 
précédents, sur laquelle sont appliquées les franges 
d'un justaucorps, recouvrant la partie inférieure du 
torse. Contre le flanc, fragment du fourreau d'une 
grande épée de La Tène H (largeur, m. 055). Traces 
de couleur rouge sur les franges et la hanche. 

7837. Fragment de statue trouvé vers le rebord 
occidental du plateau. Calcaire tendre. Hauteur, 
m. 205 ; largeur, m. 208. (PI. IV). 

F. Benoit, Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions, 
1943, p. 475, n» 12. — • R. Lantier, Revue archéologique, 1942-3, 
2, p. 144, no 5, fig. 3, 2. — Du même. Monuments Piot, t. 40, 1944, 
p. 91, fig. 6, 2. 

Semblable au précédent, mais sans les franges. 
Largeur du fourreau : en haut, m. 065, en bas, 
m. 055. 



8 



ENTREMONT. 



7838. Fragment de statue, trouvé vers le rebord 
occidental du plateau. Calcaire tendre. Hauteur, 
m. 20 ; largeur, m. 182. (PI. VII). 

F. Benoit, Comptes rendus de VAcadémie des Inscriptions, 
1943, p. 474, n" 5. — R. Lantier, Revue archéologique, 1942-3, 
p. 144, n° 6. — Du même, Monuments Piot, t. 40, 1944, p. 91, n"> 6. 

Fragment de torse viril, avec bordure de chaînette, 
probablement de pectoral. Traces de couleur rouge 
sur la bordure. 

7839. Fragment de statue trouvé vers le rebord occi- 
dental du plateau. Calcaire tendre. Hauteur, m. 20 ; 
largeur, m. 135. (PI. VII). 

F. Benoit, Comptes rendus de VAcadémie des Inscriptions' 
1943, p. 475, n" 13. — Du même, L'art primitif méditerranéen..., 
pi. XXXVIII. — • R. Lantier, Revue archéologique, 1942-3, p. 144, 
n" 7, fig. 4. — Du même, Monuments Piot, t. 40, 1944, p. 91, 
n» 7, fig. 7. 

Reposant sur un débris de base, partie du mollet 
droit d'un personnage viril, assis les jambes repliées. 
Un an-achement a mutilé le genou. Traces de couleur 
rouge carmin, tirant sur le brun, au mollet. 

7840. Tête virile, casquée, trouvée à quelque dis- 
tance de la construction rectangulaire. Calcaire tendre. 
Hauteur, m. 325 ; hauteur du visage, m. 20 ; 
largeur aux tempes, m. 138. (PI. V, 1-2). 

F. Benoit, Comptes rendus de VAcadémie des Inscriptions, 

1943, p. 474, n" 2. — Du même, Vart primitif méditerranéen..., 
pi. XLIII et p. 37. — R. Lantier, Revue archéologique, 1942-3, 
p. 144-145, n° 8, fig. 5. — Du même, Beaux-Arts, janv. 1944, 
fig. p. 3. — Du même. Monuments Piot, t. 40, 1944, p. 91-92, 
pi. VII, 1, 2. — Du même, Revue des Beaux-Arts de France, IX, 

1944, fig. p. 172. — Ch. Picard, Pro Ane 1945, p. 319, fig. 3-4-5. 

Le visage allongé et ovale, aux pommettes sail- 
lantes, est mutilé. Des arrachements ont en grande 
partie détruit la racine, l'arête et la base du nez, la 
pommette et l'arcade sourcilière gauche, les lèvres 
et le menton. De chaque côté des narines descendent 
deux sillons obliques, fortement marqués, encadrant 
la bouche, à la lèvre supérieure relevée. Les yeux, 
grands et largement fendus en amandes, aux pau- 
pières indiquées par deux bourrelets, s'enfoncent sous 
de profondes arcades. Le front, bombé, est en partie 
recouvert par un casque de cuir, à calotte hémi- 
spérique. Au bourrelet guilloché qui le cerne, sont 
attachés de larges garde-joues (long., m. 100 ; 
largeur, m. 058) et un étroit couvre-nuque, plaqué 
sur l'occiput. Le cou est épais et puissant. 

7841. Tête d'homme trouvée à quelque distance 
de la construction rectangulaire. Calcaire tendre. Hau- 



teur, m. 282 ; hauteur du visage, m. 214 ; largeur, 
aux tempes, m. 156. (PI. V, 1-2). 

F. Benoit, Comptes rendus de VAcadémie des Inscriptions, 
1943, p. 475, n" 8. — Du même. L'art primitif méditerranéen..., 
pi. XLI. — R. Lantier, Revue archéologique, 1942-3, p. 145, n° 9, 
fig. 6. — Du même, Beaux-Arts, janv. 1944, fig. p. 3. — Du 
même. Revue des Beaux-Arts de France, IX, 1944, fig. p. 172. — 
Du MÊME, Monuments Piot, t. 40, 1944, p. 92, pi. VIII, 3, 4. — 
Ch. Picard, Pro Ane, 1945, p. 319-320, fig. 6-7. 

Le côté gauche du visage est très mutilé : de gros 
éclats ont entraîné la disparition de l'arcade sourci- 
lière, de la région temporale, de la chevelure, de la 
joue et de l'oreille. La partie inférieure du nez manque. 

Visage carré ; joues larges aux pommettes saillantes, 
sous lesquelles se devinent de puissants maxillaires. 
La bouche, grande, aux lèvres minces et ourlées, 
dessine une avance marquée. Le menton est bas et 
lourd. Les arcades sourcilières proéminentes abritent 
deux très grands yeux ovales, cernés du double bour- 
relet des paupières. Le front, large et bombé, est en 
partie masqué par la chevelure, di-ue et compacte, 
dont les mèches parallèles, largement traitées et des- 
sinant comme une couronne autour du visage, sont 
rejetées en arrière du front et retombent jusque sur la 
nuque. Sur les côtés, elles forment, autour des oreilles, 
une suite de demi-cercles concentriques. Un peu en 
arrière du front, un gros bandeau, orné d'un décor 
de fils métalliques, tordus, enserre la chevelure, passe 
derrière les oreilles encercle la nuque épaisse, sur 
laquelle il maintient, étroitement appliquées, les extré- 
mités des mèches. 

7842. Tête de femme trouvée vers le rebord occi- 
dental du plateau. Calcaire tendre. Hauteur, m. 270 ; 
hauteur du visage, m. 207 ; largeur aux tempes, 
m. 14. (PI. VI). 

F. Benoit, Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions, 
1943, p. 475, n" 9. — Du même, L'art primitif méditerranéen..., 
pi. XL, p. 38. — R. Lantier, Revue archéologique, 1942-3, 2, 
p. 145-146, n" 10, fig. 7. — Du même, Beaux-Arts, janv. 1944, 
p. 3. — Du MÊME, Monuments Piot, t. 40, 1944, p. 92-93, pi. IX, 
1, 2. — Du l£ÊME, Revue des Beaux-Arts de France, IX, 1944, 
fig. p. 172. — Ch. Picard, Pro Ane, 1945, p. 319, fig. 1-2. 

Le menton, la bouche, ainsi que la presque totalité 
du nez et des arcades sourcilières, ont disparu. 

Visage ovale. On entrevoit la forte ossature de la 
face sous l'empâtement des traits qui rappellent de 
très près les sculptures n°^ 7840 et 7841. Les yeux 
cependant sont plus allongés, les paupières moins 
fortement ourlées. Si la disposition de la chevelure 
n'est pas très différente de celle de la tête précédente, 
l'exécution n'est pas la même : plantées bas sur le 
&ont, de petites mèches ondulées, pressées les unes 



ENTREMONT. 



contre les autres, dessinent, depuis les oreilles, un 
demi-cercle encadrant la partie supérieure du visage 
et retombant en arrière sur la nuque, où elles s'ar- 
rêtent toutes sur une même ligne. Dans l'axe des 
oreilles, se dresse, sur le sommet de la tête, un haut 
diadème, en forme de croissant renversé, probable- 
ment en cheveux, car son exécution est la même que 
celle du reste de la chevelure. Toute la surface de la 
pierre, d'un grain très fin, était recouverte, au moment 
de la découverte, d'une couche de couleur rouge, 
aujourd'hui presque entièrement disparue. 

7843. Tête de femme, voilée, trouvée à quelque 
distance de la construction rectangulaire. Calcaire 
tendre. Hauteur, m. 278 ; hauteur du visage, m. 191 ; 
largeur aux tempes, m. 134. (PI. VI, 1-2). 

F. Benoit, Comptes rendus de VAcadémie des Inscriptions, 

1943, p. 475, n° 3. • — Du même, Vart primitif méditerranéen.,., 
pi. XLII et p. 38. — R. Lantier, Revue archéologique, 1942-3, 
2, p. 146, n" 11, fig. 8. — Du même, Beaux-Arts, janv. 1944, 
p. 3. — Du MÊME, Monuments Piot, t. 40, 1944, p. 93-94, n° 11, 
pi. IX, 3, 4. — Du MÊME, Revue des Beaux-Arts de France, 
IX, 1944, fig., p. 172. — Ch. Picard, Pro Arte, p. 320, 324, 
fig. 8. 

Le nez, la bouche et la pointe du menton ont disparu. 

Face large et lourde, aux pommettes saillantes. De 
part et d'autre de la base du nez, descendent de pro- 
fonds sillons obliques, encadrant la bouche aux lèvres 
épaisses et retombant aux commissures. La chevelure 
et les oreilles sont entièrement dissimulées sous un 
voile qui encadre le visage, épouse les formes du 
crâne et retombe sur le cou et sur les côtés. Il n'y a 
pas de trace de peinture, mais le visage a été coloré 
accidentellement par un oxyde de fer. 

7844. Fraginent de table ou de socle ( ?) trouvé vers 
le rebord occidental du plateau. Calcaire tendre. Lon- 
gueur de la face sculptée, m. 515 ; du revers, m. 465 ; 
hauteur, m. 20, m. 21 ; épaisseur, m. 41. Le bloc, 
(iont la bordure est brisée à gauche, est légèrement 
cintré à l'extrémité opposée. (PI. VII). 

F. Benoit, Comptes rendus de VAcadémie des Inscriptions et 
Belles-Lettres, 1943, p. 475, n° 10. — Du même, Vart primitif médi- 
terranéen..., pi. V. — R. Lantier, Revue archéologique, 1942-3, 
2, p. 146, n" 12, fig. 9. — Du même. Monuments Piot, t. 40, 

1944, p. 94, fig. 10. — Du même. Revue des Beaux-Arts de France, 
t, IX, 1944, p. 171. 



Dans un encadrement rectangulaire, sur une plinthe 
étroite, deux bustes de femmes, de face, représentées 
en bas-reliefs, dans une même attitude. Le bras 
gauche est étendu horizontalement, l'avant-bras dressé 
verticalement, la main ouverte, le pouce écarté des 
autres doigts, appliquée au bandeau inférieur (geste 
de sustension). Le bras droit replié est ramené sur 
la poitrine, la main de profil à la hauteur des seins, 
tenant un attribut. Sur la tranche de la pierre les 
doigts sont indiqués (buste de gauche). Un seul des 
attributs subsiste : uir lièvre, assis sur la main de 
la femme, à gauche, les pattes antérieures étendues et 
reposant sur le bras. La tête de l'animal, qui paraît 
inclinée à gauche, est brisée, ainsi que les longues 
oreilles couchées' en arrière. Une longue arête en relief 
dessine l'échiné. Les épaules et la poitrine des femmes 
sont couvertes d'un vêtement à manches courtes, qui 
paraît ouvert à la partie supérieure. Les visages ont 
entièrement disparu, mais on en peut cependant 
reconnaître la forme ovale allongée. De la disposition 
de la chevelure, onne distingue plus que quelques mèches 
parallèles sur le front, et les longues tresses qui, sur la 
figure de gauche, tombent à droite sur la poitrine, et 
sur celle de droite semblent s'allonger dans le dos. 
Traces de couleur rouge sur le corps du lièvre, repa- 
raissant plus foncées sur les vêtements. Le modelé du 
corps du hèvre est très poussé. 

7845. Bétyle ( ?) trouvé au Nord, dans le voisinage 
du rempart. Calcaire tendre. Hauteur, m. 115 ; hau- 
teur de la partie sculptée, m. 093 ; diamètre, m. 124. 
(PI. VII). 

F. Benoit, Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions, 
1943, p. 474, n° 6. — R. Lantier, Revue archéologique, 1942-3, 
p. 147, no 13, fig. 9. — Du même. Monuments Piot, t. 40, 1944, 
p. 94, n» 13, fig. 11. 

La pièce, de forme ovoïde, est recouverte sur une 
partie de la surface d'un décor curviligne, spirales et 
ornements en S, disposés à l'intérieur d'un comparti- 
mentage en carré. 

Sur les objets de cette nature, voir : Fr. Henry, 
Uart irlandais du VIII^ siècle et ses origines, dans 
Gazette des Beaux- Arts, n" 140, p. 131-133. Il faut 
noter que les fouilles, actuellement en cours, font 
maintenant découvrir d'énormes bracelets, dont le 
rehef et le décor sont comparables. 



ESPÉRANDIEU 



10 



SAINT-REMY-DE-PROVENCE 

(GLANUM) 

ET LOCALITÉS DIVERSES ENTRE AIX, MARSEILLE ET ARLES. 

(Voir les tomes : I, p. 88 ; IX, p. 93). 

Les collections de sculptures du Musée des Alpilles, à Saint-Remy-de-Provence, encore inexistantes au début 
de ce siècle, se sont enrichies des monuments découverts dans les fouilles qui se poursuivent, depuis vingt ans, sur 
le site de Glanum. 

Dès l'époque de La Tène, des imagiers celtiques taillent des animaux de légende, dans la pierre des carrières 
voisines de Glanum, et, au i^"" siècle avant l'ère, se développent des ateliers de sculpteurs, qui ne se contentent 
pas de travailler à la décoration des grands monuments du « Plateau des Antiques », mais contribuent encore à 
l'embellissement des demeures gallo-romaines. On entrevoit, dans cette région qui s'étend entre le Rhône et les 
Pyrénées, des rapports artistiques étroits avec la Péninsule ibérique, l'Étrurie et la Sicile. Ces rapports témoignent 
de l'unité de civilisation qui règne dans le bassin occidental depuis le second âge du Fer. 

BIBLIOGRAPHIE 

I. P. DE Brun, Promenade archéologique dans les ruines de Glanum, près Saint-Remy-de-Provence, cenvre posthume, publiée par les 
soins du chanoine J. Sautel. Marseille, 1942, pt. in-B". 

II. F. Benoit, L'art primitif méditerranéen de la vallée du Rhône. La sculpture, 1945 ; in-4<'. 

III. Gabrielle Fabhe, Une maison à péristyle à Glanum, dans Revue des Études anciennes, t. XXXVI, 1934, p. 367-379. 

IV. Henri Rolland, La maison hellénistique de Glanon. Bergerac, J. Castanet, 1932 ; in-4°. 
V. Du MÊME, Saint-Remy-de-Provence. Bergerac, J. Castanet, 1943 ; in-4o. 

VI. Du MÊME, Les fouilles dans la basse vallée du Rhône, dans Revue des Études anciennes, t. XLV, 1943, p. 80-90. 
VII. Du MÊME, Fouilles de Glanum (Saint-Remy-de-Provence). Suppl. à Gallia, 1946. 



7846. Fragment de bas-relief, autrefois sous l'arc 
de Saint-Remy-de-Provence, puis transporté au châ- 
teau de Lagoy, où il est dressé contre la façade méri- 
dionale de la chapelle de Saint-Bonnet. Pierre calcaire. 
Hauteur, 1 m. 38 ; largeur, m. 51 ; épaisseur, m. 39. 
(PI. VII). 

Photographie et renseignements communiqués par M. H. Rol- 
land. — Forma orbis romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, 
p. 207, n» 6. 

Femme debout, le bras droit ramené sur la poitrine, 
drapée et voilée. La sculpture cernée, comme celle des 
bas-reliefs du Mausolée de Saint-Remy, appartenait 
à un monument funéraire, peut-être celui signalé par 
le P. Dumont : « Grandes pierres détachées d'un 
ancien mausolée orné de pilastres et de moulures, 
avec bas-relief d'un homme et d'une femme, en 
tunique et toge, sans tête. » 

Au même monument pourrait se rattacher un cha- 
piteau corinthien, avec guirlandes et masque, prove- 
nant de la plate-forme des Antiques et conservé au 
Musée des Alpilles, à Saint-Remy. 



7847. Statue mutilée trouvée au Mas de Cloud, au 
quartier du Grès. Au Musée des Alpilles. Molasse 
calcaire dure. Hauteur, 1 m. 78. (PI. VIII). 

Photographie communiquée par M. H. Rolland. — Gilles, 
Glanum, p. 50. — Du même. Pays d'Arles, p. 375. — Forma orbis 
romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, p. 212, n° 534. 

Priape, vêtu d'im manteau long, traînant en arrière 
jusqu'à terre et relevé en avant jusque sur le ventre, 
oii il est retenu par les bras qu'il recouvre. La poche, 
ainsi formée, contenait vraisemblablement des fruits 
disparus. La tête, les organes génitaux, ime partie du 
bras droit et de la jambe gauche manquent. 

7848. Statue mutilée trouvée, vers 1926, dans les 
fouilles du dépotoir de Saint-Paul. Au Musée des 
Alpilles. Calcaire tendre. Hauteur, m. 49. (PI. VIII). 

Photographie communiquée par M. H. Rolland. — Forma 
orbis romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, p. 210, n" 6. 

Priape debout, relevant en avant des deux mains la 
robe dont il est revêtu, de façon à découvrir l'énorme 



SAINT-REMY-DE-PRO VENCE. 



11 



attribut qui le caractérise. Dans le pli du vêtement, 
formant une vaste poche, sont amoncelés des fruits 
et des légumes. La tête, amovible, ainsi que le bras 
droit, la jambe droite, brisée à mi-mollet, et la jambe 
gauche, sectionnée au genou, ont disparu. 

7849. Statuette mutilée trouvée, en 1937, dans les 
fouilles de Glanum. Au Musée des Alpilles. Marbre blanc, 
légèrement translucide. Hauteur, m. 148. (PI. VIII). 

Photographie et renseignements communiqués par M. H. Rol- 
land. 

Priape debout, relevant en avant des deux mains la 
tunique longue dont il est revêtu. Dans la poche, 
formée par le pli du vêtement, des fruits. La tête, qui 
était fixée à l'aide d'un tenon de bronze, manque. 
Socle rectangulaire. Trace de peinture rouge sur le 
vêtement. Bon travail gallo-romain. 

7850. Bas-relief trouvé, en 1937, dans les fouilles 
de Glanum. Au Musée des Alpilles. Pierre calcaire. 
Hauteur, m. 48 ; largeur, m. 55 ; épaisseur, m. 053. 
(PL IX). 

Photographie et renseignements communiqués par M. H. Rol- 
land. — H. Ro^.LA^fD, Fouilles de Glanum, fig. 83 et p. 103. 

Debout sur un socle et de face, à droite, la Fortune, 
à gauche, Mercure. Le dieu, légèrement tourné vers 
la droite, est coiffé du pétase ailé. Sur l'épaule, de ce 
même côté, est attachée, par une fibule ronde, la chla- 
myde, qui retombe dans le dos et le long du corps. 
Chaussures à talonnières ailées. Gros caducée au bras 
gauche et bourse dans la main droite, écartée du torse. 
La Fortune est vêtue d'une longue robe, maintenue 
à la taille par une ceinture nouée en avant, et d'une 
tunique à manches. La chevelure, séparée en deux 
bandeaux ondulés par une raie médiane, retombe 
en nattes sur les épaules. De la main droite, elle tient 
un gouvernail, dont l'extrémité inférieure s'appuie sur 
un globe, et de la main gauche, une grande corne 
d'abondance, dont le fût est orné de bandelettes 
entrecroisées. Elle est remplie de fruits. Sur le sol, 
entre les deux personnages, une tortue, de face : à la 
gauche de Mercure, un bouc ou chevreau demi-couché, 
la tête de profil retournée vers le dieu. Travail gallo- 
romain, probablement de la première moitié du iii^ siècle 
apr. J.-C. ; proportions courtaudes. Sur ce type de repré- 
sentations, voir : Lothar Hahl, Zur Stilentwicklung der 
provinzialrômischen Plastik in Germanien und Gallien, 
p. 40-41. Pour la tortue, cf. R. Thouvenot, Valentia 
Banassa, 1941, pi. X, fig. 33 et p. 90. 

7851. Bas-relief trouvé, en 1937, dans les fouilles 
de Glanum, Au Musée des Alpilles. Marbre blanc. 



Hauteur, m. 245 ; largeur, m. 345 ; épaisseur, 
m. 04. (PI. IX). 

Photographie et renseignements communiqués par M. H. Rol- 
land. — H. RoLLAPiD, Fouilles de Glanum, fig. 81 et p. 102. 

Sur un terre-plein incliné, rocheux et fleuri, Attis, 
quasi nu, repose sur le côté gauche, le haut du corps 
légèrement soulevé et appuyé sur le coude. La main 
droite, ramenée sur le devant du corps, masque la muti- 
lation du sexe, la main gauche tient le pedum. Sur les 
épaules est posé un manteau, aux plis lourdement indi- 
qués, qui s'écarte pour flotter au delà du corps. Un 
bonnet phrygien couvre la tête. L'un des pieds s'appuie 
contre le tronc d'un cyprès, près duquel est suspendue 
une syrinx . A l'autre extrémité du relief se dresse 
un grand pin, flanqué à droite d'un second pin plus 
petit. Aux branches du premier sont attachées une 
flûte droite et une flûte recourbée. Le traitement 
des végétaux permet de reconnaître, dans le bas- 
relief, un travail indigène de basse époque. 

On rapprochera un relief, récemment découvert 
à Ostie (Franz Cumont, Comptes rendus de V Académie 
des Inscriptions et Belles-Lettres, 1945, p. 411), dans 
le temple de la Grande-Mère. Il fait connaître une 
représentation toute nouvelle d'Attis mourant sous 
un pin ; au bord de la rivière Gallus, entouré des ^ 
animaux qui lui sont familiers. C'est bien le même 
épisode qui est reproduit sur le bas-relief de Saint- 
Remy : le terre-plein incliné correspond à la berge 
de la rivière. On retrouve également le pin, au pied 
duquel est étendu le dieu mourant. Seuls manquent 
les animaux. 

7852. Fragment de plaque trouvé, en 1931, dans 
le déblaiement des thermes de Glanum. Au Musée 
des Alpilles. Marbre blanc. Hauteur, m. 28 ; largeur, 
m. 24 ; épaisseur, m. 03. (PI. VIII). 

Photographie communiquée par M. H. Rolland. — Forma orbis 
romani. V, F. BENorr, Bouches-du-Rhône, p. 205, n° 3, p. 210, 
n0 23. 

Scène erotique, gravée en léger relief. Silvain nu, 
ithyphallique, s'avance vers la droite, tenant de la 
main gauche un maillet levé, et de la main droite, 
— ramenée en arrière, vm vase à anse. La partie supé- 
rieure du corps et le bras ont disparu. En face de 
Silvain, un second personnage, également nu, dont 
seul subsiste le bas du corps, une main ramenée en 
arrière sur la fesse gauche. 

De malencontreuses retouches au burin, exécutées 
postérieurement à la découverte, donnent à ce frag- 
ment un aspect fâcheux, bien que l'authenticité no 
soit pas discutable [H. Rolland]. 



12 



SAINT-REMY-DE-PROVENCE. 



7853. Fragment de statuette trouvé, en 1936, dans 
les fouilles de Glanum. Au Musée des Alpilles. Pierre 
commune. Hauteur, m. 22 ; largeur, m. 19. (PI. X). 

Photographie et renseignements communiqués par M. H. Rol- 
land. 

Torse viril, brisé à la hauteur du nombril. La tête 
et les deux bras manquent. Les extrémités de deux 
boucles de la chevelure descendent sur la poitrine. 
L'amorce du bras droit paraît indiquer que celui-ci 
était relevé, sans doute dans la pose de l'Apollon 
Lycien de Praxitèle, alors que le bras gauche, rap- 
proché le long du corps, était quelque peu rejeté en 
arrière. Apollon ou Bacchus (?). Travail gréco-romain. 

Le fragment est à comparer avec le torse de 
Bacchus du Musée d'Arles (É., t. II, p. 351, no 2485). 

7854. Fragment de statuette trouvé, en 1760, dans 
un vignoble, auprès de l'arc de Saint-Remy. Au Musée 
d'Aix, Marbre blanc. Hauteur, m. 73. (PI. X). 

Photographie communiquée par M. H. Rolland. — Millin, 
Voyage, t. II, p. 259-262. — Gibeht, Catalogue..., p. 181, n» 267. 
— I. Gilles, Voies romaines, p. 27. — Forma orbis romanis. V, 
F. Benoit, Bouches-du-Rhône, p. 210, n" 3. 

Torse viril. Une nébride, passant sur l'épaule droite, 
barre obliquement la poitrine. Bacchus ou Faune. 
Bon travail gréco-romain. 

7855. Tête trouvée dans les matériaux provenant 
de la ferme de Longchamp, au domaine de Lagoy, à 
Saint-Remy. Collection de Lagoy. Marbre blanc. Hau- 
teur, m. 16. (PI. X). 

Photographie communiquée par M. F. Benoit. — Forma orbis 
romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, p. 214, n° 536. 

Bacchus mitréphoros. La chevelure, ordonnée en 
tresses retombant sur l'épaule gauche, est couronnée 
de raisins et de feuilles de lierre. Le front est en 
partie voilé par un large bandeau. Sur ce type, voir : 
Ch. Picard, Mélanges Gustave Glotz, t. II, p. 707-724. 

Une tête de Bacchus, portant la mitre frontale, est 
conservée au Musée d'Arles. (Voir n° 7933.) 

7856. Tête trouvée au cours de terrassements, à 
l'Ouest du Mas de Saint-Paul, près du ravin longeant 
le chantier de fouiUes de Glanum. A Saint-Remy, 
chez M. Chabal, architecte. Calcaire tendre local. 
Hauteur, m. 085. (PI. X). 

Photographie et renseignements communiqués par M. H. Rol- 
land. 

Homme imberbe, le front ceint d'une couronne de 
lauriers. Malgré les mutilations de la partie inférieure 



du visage, on distingue encore les deux profonds 
sillons dessinant les joues, très saillantes, de part et 
d'autre du nez. 

Il n'est pas assuré qu'il faille reconnaître, dans 
cette tête, une image impériale de Vespasien ou de 
Titus. 

7857. Fragment de statue trouvé, en 1938, dans les 
fouilles de Glanum. Au Musée des Alpilles. Pierre cal- 
caire. Hauteur, m. 27. (PI. X). 

Photographie et renseignements communiqués par M. H. Rol- 
land. 

Tête virile, présentant les caractéristiques de la 
statuaire gallo-romaine : front bas, couronné par une 
épaisse chevelure, arcades sourcilières épaisses, men- 
ton lourd. Le nez et le menton sont mutilés. Vraisem- 
blablement, un portrait. 

7858. Fragments d'ime statue plus grande que 
nature trouvés, en 1929, dans les fouilles de Glanum, 
près du Monument à abside. Au Musée des Alpilles. 
Marbre blanc. Hauteurs, m. 199, m. 160. (PI. X). 

Photographie communiquée par M. H. Rolland. — Forma orbis 
romani, V, Bouches-du-Rhône, p. 210, n° 13. 

Main droite et main gauche, brisées aux poignets 
et mutilées de leurs doigts. A la même statue, appar- 
tenaient vraisemblablement deux doigts d'un pied 
droit (hauteur, m. 08). 

7859. Fragment de statue trouvé, en 1931, dans 
une bouche d'égout de la rue des Thermes. Au Musée 
des Alpilles. Pierre commune. Hauteur, m. 15. 

Très usée. Torse de petit Génie. Dans le dos, l'amorce 
de deux ailes. 

7860. Fragment de statue trouvé, en 1931, dans le 
déblaiement des thermes de Glanum. Au Musée des 
Alpilles. Pierre commune. Hauteur, m. 19. 

Forma orbis romani, V, Bouches-du-Rhône, p. 210, n° 12. 

Très usée. Tête virile chauve, avec une barbe 
courte et carrée. Les pupilles sont creusées. 

7861. Masque, ayant servi de déversoir à la fontaine 
alimentant la piscine d'eau froide des thermes de 
Glanum. Trouvé, en 1934, lors du dégagement de la 
piscine et remonté sur le bord occidental du bassin. 
M. H. Rolland note que ce grand masque était primi- 
tivement placé sur le rebord septentrional de la pis- 
cine, vers l'angle N.-O., là où les substructions compor- 
taient un bâti de fondation, vers lequel se dirigeait 



SAINT-REMY-DE-PRO VENCE. 



13 



» 



une canalisation, découverte en 1931 et 1933, et portant 
la marque de Martia(lis). Pierre calcaire. Hauteur, 
m. 72 ; largeur, m. 72. (PI. XI). 

Photographie communiquée par M. H. Rolland. — P. de 
Brun, Provincia, 1931, p. 51 ; Forma orbis romani, V, Bouches- 
du-Rhône, p. 210, n" 10. — H. Rolland, Fouilles de Glanum, 
fig. 42 et p. 56. 

Tête virile. Le visage est encadré d'une chevelure 
et d'une barbe aux boucles tumultueuses, s'entre- 
mêlant l'une et l'autre, et dont les mèches s'incurvent 
pour imiter, semble-t-il, les remous de l'eau. La 
bouche, arrondie, est largement ouverte. Les pupilles 
sont creusées. La moustache et le bas du visage sont 
mutilés. 

7862. Stèle trouvée, en 1937, dans les fouilles de 
Glanum. Au Musée des Alpilles. Calcaire tendre. 
Hauteur, m. 23 ; largeur, m. 15 ; épaisseur, m. 044. 
(PI. XI). 

Photographie et renseignements communiqués par M. H. Rol- 
land. 

Dans une niche, Silvain debout, les jambes écartées, 
le bras droit étendu, la main gauche levée tenant un 
maillet à long manche en forme de béquille. Il est vêtu 
d'une tunique courte. Les pieds sont chaussés. Tra- 
vail indigène. 

7863. Fragment de plaque trouvé, en 1937, dans 
les fouilles de Glanum. Au Musée des Alpilles. Hau- 
teur, m. 16 ; largeur, m. 10 ; épaisseur, m. 022. 
(PI. XI). 

Photographie et renseignements communiqué» par M. H. Rol- 
land. 

Sur un lit à haut dossier et pied mouluré, une femme 
est à demi étendue, la tête à la chevelure retombant 
dans le dos, appuyée contre le montant de la couche. 
Elle est vêtue d'une tunique à manches courtes, qui 
cache l'épaule gauche, mais découvre maladroitement 
l'épaule et le sein droits. Dans le bras gauche replié, 
elle tient un petit enfant emmailloté. La main droite 
et la partie inférieure du corps manquent. 

7864. Bloc quadrangulaire trouvé, en 1936, dans 
les fouilles de Glanum. Au Musée des Alpilles. Pierre 
calcaire. Hauteur, m. 41 ; largeur, m. 19 ; épais- 
seur, m. 31. (PI. XI). 

Photographie et renseignements communiqués par M. H. Rol- 
land. 

En relief, sur le bloc, une jambe coupée au-dessus 
du genou. Ex-voto (?). 



7865. Cippe trouvé, en 1937, dans les fouilles de 
Glanum. A Glanum,. Calcaire compact. Hauteur, 
1 m. 20 ; largeur, m. 43 ; épaisseur, m. 33. (PI. XI). 

Photographie communiquée par M. H. Rolland. — H. Rollakd, 
Gallia, III, 1944, p. 178, n" 18. — Du même. Fouilles de Glanum, 
fig. 78 et p. 97. 

Base et sommet moulurés. Le couronnement est 
flanqué de deux volutes, dont les extrémités termi- 
nales sont ornées d'une rosace. Sur la face principale, 
une couronne de feuilles de chêne à lemnisques, 
ondulant à la base et encadrant un motif central : 
deux oreilles, séparées par deux rubans passés en 
sautoir. A la partie supérieure, dédicace : Avribvs 
Lavreia Pia ministra. Le cippe est un monument du 
culte de Bona Dea. Les oreilles indiquent que la 
divinité était accessible aux prières. On rapprochera 
le monument de celui, conservé au Musée d'Arles, 
et portant une dédicace à la Bonne Déesse (É., t. I, 
p. 116, nO 137). 

7866. Autel trouvé, en 1937, dans les fouilles de 
Glanum. Au Musée des Alpilles. Pierre calcaire. Hau- 
teur, m. 385 ; largeur, m. 22 ; épaisseur, m. 12. 
(PI. XII). 

Photographie et renseignements communiqués par M. H. Rol- 
land. 

Imitation grossière d'un « autel à cornes », à base 
et sommet moulurés. A la partie supérieure, une 
patère entre deux rouleaux. Sur l'une des larges 
faces, en relief, un avant -bras, dont la main ouverte, 
la paume en dehors, est pourvue de six doigts ; à 
côté, un maillet. Ex-voto à Silvain. 

7867. Cippe quadrangulaire trouvé en 1937, dans 
les fouilles de Glanum. Au Musée des AlpiUes. Pierre 
calcaire. Hauteur, m. 51 ; largeur, à la base, m. 325 ; 
épaisseur, m. 27. (PI. XII). 

Photographie commxiniquée par M. H. Rolland. 

Sur la face antérieure, grossièrement gravé au 
trait, en motif irrégulier de palmette peut-être, la 
représentation du motif oriental de l'Arbre de Vie. 
Moulures au sommet et à la base. 

7868. Cippe trouvé, en 1937, dans les fouilles de 
Glanum, à proximité d'une inscription votive d'\m 
collège de Dendrophores. Au Musée des Alpilles. 
Pierre calcaire. Hauteur, m. 41 ; largeur, m. 23 ; 
épaisseur, m. 23. (PI. XII). 

Photographie et renseignements communiqué» par M. H. Rol- 
land. 



14 



SAINT-REMY-DE-PROVENCE. 



Sur l'une des faces, une grande pomme de pin en 
relief; au-dessus, départ de deux guirlandes se pro- 
longeant sur les faces latérales. Travail indigène gros- 
sier. Cippc votif à Cybèle. 

7869. Autel trouvé, en 1937, dans les fouilles de 
Glanum. Au Musée des Alpilles. Marbre blanc. Hau- 
teur, m. 17 ; largeur, m. 072 ; épaisseur, m. 074. 
(PI. XII). 

Photographie communiquée par M. H. Rolland. 

Dé, avec sommet et base moulurés, surmonté d'une 
pomme de pin. Cippe votif à Cybèle. 

7870. Socle, plutôt qu'autel, trouvé, en 1937, dans 
les fouilles de Glanum. Au Musée des Alpilles. Cal- 
caire tendre local. Hauteur, m. 25 ; largeur, m. 13 ; 
épaisseur, m. 09. (PI. XIII). 

Photographie communiquée par M. H. Rolland. 

Brisé à la partie supérieure. Au milieu de la face 
antérieure, debout sur un petit socle rectangulaire, 
coupant la moulure inférieure, prêtre debout, de face, 
la tête recouverte par un pan de la toge, tenant dans 
la main droite abaissée une patère, dans la gauche, 
légèrement relevée, une longue hampe, dont l'une des 
extrémités repose sur le sol. 

7871. Autel trouvé, en 1937, dans les fouilles de 
Glanum. Au Musée des AlpiUes. Calcaire local. Hau- 
teur, m. 44 ; largeur, m. 18 ; épaisseur, m. 23. 
(PI. XIII). 

Photographie communiquée par M. H. Rolland. 

Sur un socle quadrangulaire, flanqué de deux tenons 
latéraux, tête de femme de face, d'expression sévère, 
la chevelure séparée en deux bandeaux ondulés enca- 
drant le visage jusqu'à la hauteur des oreilles, ornées 
de pendants. Hermès de la Bonne Déesse [h. Rolland]. 

7872. Bloc quadrangulaire trouvé dans les fouilles 
de Glanum. Au Musée des Alpilles. Pierre commune. 
Hauteur, m. 65 ; largeur, m. 25 ; épaisseur, m. 34. 
(PI. XIII). 

Photographie communiquée par M. H. Rolland. 

Tête de lion de face, encadrée de la crinière, la 
gueule ouverte, la langue pendante, reposant sur une 
patte stylisée, comprenant une partie sphérique, cor- 
respondant au genou, et, au-dessous, les quatre doigts, 
armés de leurs griflfes. Pied de table. 

7873. Bloc quadrangulaire trouvé, en 1935, dans les 



fouilles de Glanum. A Glanum. Pierre calcaire. 
Hauteur, m. 41 ; largeur, m. 17; épaisseur, m. 27. 
(PI. XIII). 

Photographie conmiuniquée par M. H. Rolland. 

Patte de griffon. Le genou arrondi, très saillant, est 
couvert d'écaillés. A la partie inférieure, restes d'une 
main dont on perçoit encore le départ des doigts. 
Pied de siège. 

7874. Déversoir trouvé à Glanum. Au Musée. Pierre 
commune. Hauteur, m. 29 ; longueur, m. 48 ; 
épaisseur, m. 38. (PI. XIV). 

Photographie communiquée par M. H. Rolland. — P. Jacob- 
STHAL, Jahrbuch des deutschen archàolog. Instituts. Archàolog. 
Anzeiger, 1930, col. 230, fig. 14-15. — P. de Brun, Glano, p. 20. — 
H. Rolland, Saint-Remy-de-Provence, p. 45, 53. — F. Benoit, 
Arles dans la civilisation méditerranéenne, p. 28, n. 2. — Forma 
orbis romani. V, Du même, Bouches-du-Rhône, p. 210, n° 47. — 
Du MÊME, Uart primitif méditerranéen..., pi. XIX, 2 et p. 30. 

Tête de monstre léonin, au mufle exagérément 
allongé, brisé au-dessus des naseaux. Deux traits 
incisés marquent l'emplacement des moustaches. La 
crinière est traitée à la manière d'une chevelure, en 
mèches parallèles, ondulant au-dessus des grands yeux 
en amandes, sans pupilles, et rejetée en arrière sur 
le haut de la tête, pour retomber jusque sous le cou 
du monstre. Travail celtique du ii^ siècle avant 
notre ère. 

7875. Fragment d'acrotère trouvé dans un mur 
des communs du Parc Mistral-Bernard. Pierre cal- 
caire. Hauteur, m. 35 ; largeur, m. 42. (PI. XIII). 

Photographie et renseignements communiqués par M. H. Rol- 
land. 

Masque viril barbu, la bouche ouverte. Le visage 
est encadré par de lourdes tresses de cheveux stylisés, 
d'autres plus courts retombent sur le front. 

7876. Fragment de table trouvé à Glanum. Au 
Musée. Pierre calcaire dure. Hauteur, m. 60 ; lar- 
geur, m. 25 ; épaisseur, m. 16. (PI. XIII). 

Photographie conmiuniquée par M. H. Rolland. 

Dans un encadrement mouluré, rameau de lierre 
serpentant,* avec corymbes. Bon travail. 

7877. Fragment de table trouvé à Glanum. Au 
Musée. Pierre calcaire dure. Hauteur, m. 46 ; lar- 
geur, m. 51 ; épaisseur, m. 16. (PI. XIV). 

Photographie communiquée par M. H. Rolland. 

Bordure de larges rinceaux se poursuivant sur la 
tranche de la table. 



SAINT-REMY-DE-PRO VENCE. 



15 



7878. Fronton et caisson-soffite mutilés d'un laraire 
trouvés dans une maison romaine de Glanum, déblayée 
en 1937. En place, à Glanum. Pierre calcaire. Hauteur 
du fronton, m. 43 ; largeur du soffite, m. 98 ; pro- 
fondeur, m. 68. (PI. XV). 

Photographie et renseignements communiqués par M. H. Rol- 
land. — H. RoLI^AND, Fouilles de Glanum, fig. 67 et p. 87. 

Au milieu du fronton, couronne de lauriers avec 
lemnisque. Moulure décorée de palmettes et de feuilles 
d'acanthes ; acrotères ornés de volutes aux extré- 
mités. Le champ du soffite est divisé, par de larges 
croisillons, en caissons carrés, contenant alternative- 
ment une rosace à six pétales et un fleuron à huit 
feuilles, grandes et petites. 

M. H. Rolland fait remarquer que ce travail, du 
i^r siècle de notre ère, est inspiré de la décoration de la 
voûte de l'arc de triomphe de Saint-Remy (É., t. I, 
p. 89, nO 111) ; cf. aussi le fragment de caisson du 
« Temple de Diane », à Nîmes. Ce thème ornemental 
a subsisté dans l'architecture régionale, au moins 
jusqu'au xvi^ siècle. 

7879. Hermès trouvé, en 1937, dans les fouilles de 
Glanum. A Glanum. Pierre calcaire dure. Hauteur, 
m. 76 ; largeur, m. 29 ; épaisseur, m. 28. 

Renseignements communiqués par M. H. Rolland. 

Très usé. Bloc quadrangulaire, flanqué en haut de 
deux tenons, aminci à la base terminée par une mou- 
lure, et surmonté d'une tête humaine barbue, dont la 
face a entièrement disparu. Sur le fût, à la hauteur du 
sexe, palmette de forme phallique. Deux attaches 
métalliques à la partie supérieure. Peut-être, un pied 
de table. 

7880. Bas-relief, sculpté en faible relief par champ- 
levé, sur le talus du fossé creusé dans le rocher, sur la 
face Est de la forteresse celtique des Bringasses, aux 
Baux (Bouches-du-Rhône). Au Musée d'Arles. Pierre 
commune. Hauteur, m. 15 ; largeur, m. 11. (PI. XV). 

Photographie communiquée par M. F. Benoit. — F. Benoit, 
Préhistoire, t. y, 1936, p. 136 (figure). — Forma orbis romani. V, 
Du MÊME, Bouches-du-Rhône, p. 203, n° 521, 5. 

Chef de décapité ( ?). Les yeux clos sont indiqués par le 
double trait en relief des paupières. Un éclat, à droite, 
a entraîné la disparition d'une partie du menton. 
Visage osseux. 

7881. Fragment encastré dans le mur d'angle de la 
ferme du Cabaret, au Sud de l'église de Saint-Jean-de- 
Garguier (Bouches-du-Rhône). Pierre commune. Lon- 
gueur, environ m. 80. (PI. XIV). 



Photographie communiquée par M. F. Benoit. — Forma orbit 
romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, p. 6, n" 20. 

Avant-train de lion, du type de ceux des Baux et de 
Servane (voir : n° 7889). La face est mutilée. 

7882. Fragment trouvé à Eyragnes (Bouches-du- 
Rhône), « en creusant un puits » [f. benoît]. Au 
Musée de Saint-Remy-de-Provence. Pierre commune. 
Hauteur, m. 18. (PI. XIV). 

Photographie communiquée par M. H. Rolland. — Forma orbis 
romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, p. 216, n» 544. 

Tête virile à la chevelure disposée en boucles, front 
bas et nez fortement busqué. Les pupilles sont indi- 
quées. Le bas du visage manque depuis la bouche. 

7883. Tête trouvée, en 1937, « dans un tas de cail- 
loux », au quartier de Notre-Dame-du-Plan, au Sud-Est 
de Mallemort, près de Vergon (Bouches-du-Rhône). 
Provient peut-être de Vernègues [f. benoît]. Au 
Musée d'Arles. Pierre calcaire. Hauteur, m. 40. 
(PL XVI). 

F. Benoit, Revue archéologique, 1940, I, p. 66, n. 1. 

Bacchus jeune ( ?). La surface de la pierre est arasée 
et le visage, à l'exception de l'oeil gauche, a presque 
entièrement disparu. La chevelure, ramassée en un 
chignon sur la nuque, est entourée d'une couronne de 
pampres et de grappes de raisins retombant sur les 
oreilles. Travail grossier au trépan. 

M. F. Benoit remarque que ce type de coifiure est 
fréquent sur les représentations de Bacchus, dans cette 
région de la Provence. 

7884. Tête trouvée, en 1937, dans les fouilles de la 
meunerie gallo-romaine de Barbegale, près d'Arles 
(Bouches-du-Rhône), au niveau de la chambre de 
meunerie n° 6, sur la face orientale. Au Musée d'Arles. 
Pierre calcaire. Hauteur, m. 32. (PI. XVI). 

F. Benoit, Revue archéologique, 1940, I, p. 66. 

Bacchus imberbe. La chevelure, nouée sur la nuque 
en un chignon proéminent, est couronnée de pampres 
et de grappes de raisins, retombant jusque sur les 
oreilles. Le nez et la bouche sont mutilés. 

7885. Statue mutilée trouvée, en 1935, en labourant 
une terre au Mas de Brunet, en Camargue (Bouches-du- 
Rhône), dans un champ riche en tessons de pote- 
rie gallo-romaine. Au Museon Arlaten, salle de la 
Camargue, en Arles. Pierre calcaire. Hauteur, m. 66. 
(PI. XV). 

Photographie et renseignements communiqués par M. F. Benoit. 



16 



SAINT-REMY-DE-PROVENCE. 



Torse (d'empereur ?) cuirassé avec pallium. La 
tête, les avant-bras et les jambes manquent. La 
cuirasse, bordée d'une triple rangée d'écaillés, porte 
des lambrequins couvrant les bras et le haut des 
cuisses. 

7886. Autel trouvé au Mas de Vintimille, commune 
de Saint-Étienne-du-Grès (Bouches-du-Rhône). A Arles 
chez M. Maurice d'Oléon, rue du Cloître. Pierre cal- 
caire. Hauteur, m. 95 ; largeur, m. 56 ; épaisseur, 
m. 40. (PI. XVI). 

Photograirtiie communiquée par M. F. Benoit. — Forma orbis 
romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, p. 221, n» 571. — 
Du MÊME, Bulletin archéologique du Comité, 1938-40, p. 103, 
487-489, pi. VIII. 

Autel votif à Silvain. Sur la face antérieure, en bas- 
relief, Silvain debout, la chevelure hirsute, vêtu d'une 
tunique serrée à la taille et retombant à mi-cuisses, 
un sagum, agrafé sur l'épaule droite et retombant à 
côté du corps, tenait deux attributs disparus : dans la 
main gauche le maillet, dans l'autre main Voila. A 
gauche du dieu, un chien s'avance en gambadant. 
Sur les faces latérales, deux grands maillets. La partie 
supérieure de l'autel est ornée de larges moulures et 
terminée par deux coussinets. Travail indigène. 

7887. Cippe, servant de bénitier dans la chapelle 
de Saint-Biaise, commune de Saint-Mitre (Bouches-du- 
Rhône). Calcaire coquillier. Hauteur, 1 m. 30 ; largeur 
à la base, m. 54 ; épaisseur, m. 42. (PI. XVII). 

Photographie et renseignements communiqués par M. H. Rol- 
land. 

Sur l'un des grands côtés, une ascia couchée, le 
tranchant vers le bas. Sur le motif de Vascia, cf. 
H. WuiLLEUMiER, Revue de Vhistoire des Religions, 
1944, II, p. 40 sqq. 

7888. Acrotère trouvé dans les champs, sur le ver- 
sant Sud de Voppidum des Caisses, à Mouriès (Bouches- 
du-Rhône). Au château de Servane, où il est incor- 
poré dans la décoration d'une fontaine. Pierre cal- 
caire. Hauteur, Cm. 83 ; largeur du socle, m. 60. 
(PL XVIII). 

Photographie communiquée par M. F. Benoit. — P. DE Brun, 
Provincia, XIII, 1933, p. 164. — Forma orbis romani. V, 
F. BENOrr, Bouches-du-Rhône, p. 118, n° 393. 

Seule la partie supérieure du masque est antique. 
Tête d'Hercule, coiifé de la peau de lion, le mufle 
dressé au-dessus du crâne. Les pattes, garnies de leurs 
griifes, retombent de chaque côté de la barbe, courte - 
et bouclée. La bouche est entr'ouverte. Ornement 
de monument funéraire. 



7889. Fragments d'un groupe mutilé, trouvés au 
domaine de Servane, à Mouriès. Au Château de Ser- 
vane, oii ils ont été incorporés dans la décoration 
d'une fontaine. Pierre calcaire du pays. Hauteur, 
m. 45 ; largeurs, m. 38, m. 39. (PI. XVII). 

Photographies communiquées par M. H. Rolland. — P. de 
Brun, Provincia, XIII, 1933, p. 163, pi. II, III. — Forma orbis 
romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, p. 118, n" 393. — 
Du même, Arles dans la civilisation méditerranéenne, p. 28, n. 2. 
— Du MÊME, L'art primitif méditerranéen..., pi. XIX, 3 et p. 30. 

Corps mutilés de deux lions debout, peut-être dévo- 
rants. Les quatre pattes et la mâchoire inférieure 
manquent. Les têtes, puissantes, sont entourées d'une 
épaisse crinière, traitée en mèches triangulaires, recou- 
pées d'un nombre égal de rainures. Les côtes sont 
figurées en creux. Les deux félins étaient destinés à 
faire pendant, leurs longues queues, avant de se 
recourber sur le dos, passant tantôt sous la cuisse 
droite, tantôt sous la cuisse gauche. 

De même que les lions de la Fontaine de l'Arcoule 
(É., t. III, p. 364, no 2520), des Baux (É., t. IH, 
p. 359, n" 2505), en Gaule, de Baena, de Bocairente et 
de Mérida, en Espagne méridionale, les lions de Ser- 
vane appartiennent à la civilisation du second âge du 
Fer. Les origines de ce type, dans le bassin occidental 
de la Méditerranée, doivent être recherchées en Italie 
méridionale, en Sicile et en Étruric (voir : A. Garcia 
Y Bellido, La Vicha de Balazote, dans Archiva espanol 
de arte y arqueôlogia, n» 21, 1934, p. 249-270). 

7890. Statue trouvée à Mouriès, peut-être vers le 
quartier des Baumettes. Au Musée d'Arles. Hauteur, 
m. 37 ; longueur, m. 47. (PI. XVIII). 

Photographie conmiuniquée par M. F. Benoit. — Forma orbis 
romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, p. 118, n° ?,:)3. — Du 
MÊME, L'art primitif méditerranéen..., pi. XIX, 5 et p. 30. 

Sphinx femelle, ailé, accroupi sur une base qui se 
relève en avant en forme de coquille, sur le rebord de 
laquelle le monstre pose les deux mains. La tête et les 
pattes manquent. 

Sur l'interprétation du motif, cf. Marie Delcourt, 
Œdipe (Bibl. Faculté Liège, fasc. 104), 1944. 

7891. Fragment de bas-relief trouvé à Mouriès, au 
quartier des Baumettes, à la bergerie Ramadou. Au 
Musée d'Arles. Pierre commune. Longueur, m. 47 ; 
largeur, m. 20 ; épaisseur, m. 27. (PI. XVIII). 

Photographie communiquée par M. F. Benoit. — Forma orbis 
romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, n" 393. — Du même, 
L'art primitif méditerranéen..., pi. XIX, 5 et p. 30. 

Aile de sphinx. 



17 



SANCTUAIRE PRÉROMAIN DES CAISSES. 

(Cne DE MOURIÈS, BOUCHES-DU-RHONE). 

Les fouilles de l'oppidum des Caisses, au nord de Mouriès, sur l'un des contreforts méridionaux de la chaîne 
des Alpilles, face à la plaine de la Crau, ont amené la découverte de stèles funéraires et de fragments d'architecture, 
ornés de représentations gravées, ayant appartenu à un sanctuaire hallstattien, dressé au milieu des tombeaux, 
remployés dans la construction du rempart occidental de la forteresse, contemporaine de la pénétration des Celtes 
dans la vallée du Rhône. 

Ces stèles et linteaux ont été façonnés dans un calcaire coquiller, extrait d'une carrière située à proximité 
du plateau des Caisses, mais dont l'emplacement reste à préciser. Le trait est obtenu par une simple incision, ou par 
piquetage avec une pointe mousse de bronze. On relève deux groupes de gravures, d'importance inégale : l'un à 
sujets purement géométriques, de tradition énéolithique ; l'autre, comprenant des représentations de chevaux, de 
cavaliers, d'un oiseau, de caractère schématique, se rattache aux figurations gravées sur les vases hallstattiens 
de l'Europe centrale. Des rapprochements sont également à établir avec les gravures rupestres provençales, les 
pétroglyphes italiens et les images gravées sur les stèles posthaUstattiennes de l'Espagne centrale. 

Les monuments figurés sont conservés au Musée d'Arles. Leurs photographies m'ont été obligeamment 
communiquées par M. Femand Benoit. 

BIBLIOGRAPHIE. 

I. Femand Benoit. Complet rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1939, p. 621-623. 
II. Du MÊHE. L'art primitif méditerranéen de la vaUée du Rhône. La sculpture, 1945, p. 24-25, pi. VIII-XI. 



7892. Pilier pyramidal, entier. Hauteur, 1 m. 80 ; 
largeurs : à la base, m. 36, m. 32, au sommet, 
m. 29, m. 23. Sommet arrondi et poli, angles chan- 
freinés, avec encoches. (PI. XVIII). 

Gravures sur les quatre faces, complètement effacées 
à la partie supérieure. Six chevaux superposés dans le 
sens horizontal sur une face ; cavalier et cheval, dans 
le sens de l'axe, sur la seconde et la troisième ; des- 
sins effacés sur la quatrième. 

7893. Pilier pyramidal, incomplet à la base. Hau- 
teur, m. 80 ; largeurs : à la base, m. 23 sur trois des 
côtés ; G m. 20 sur le quatrième. Sommet arrondi, 
m. 19, m. 21, m. 20. (PI. XVIII). 

Gravures sur les quatre faces, principalement dans 
le sens horizontal, mais aussi dans celui de l'axe : 
chevaux, cavaliers et personnage, tenant un disque, 
debout à côté d'un oiseau. L'un des chevaux est 
excisé par une taille « en cuvette », détonnant le 
sujet et donnant, sans la moindre saillie, une appa- 
rence de relief. 

7894. Pilier pyramidal, brisé en deux morceaux, 
incomplet dans le bas. Hauteur, 1 m. 54 ; largeurs : 
à la base, m. 32 ; au sommet, m. 25. Sommet 



arrondi aux angles, qui sont chanfreinés. (PI. XIX). 
Gravures sur trois des faces, indistinctement placées 
dans le sens horizontal ou dans celui de l'axe. Sur 
l'une d'elles, deux grandes figures de cavaliers, repré- 
sentés par une croix, le cheval en relief par champlevé. 
Le bras droit du cavalier tient une sorte de bouclier 
rectangulaire, analogue à ceux figurés sur les signes 
anthropomorphes du Valais. 

7895. Pilier pyramidal, à base équarrie. Hauteur, 
1 m. 20 ; largeurs : à la base, m. 40, m. 31 ; au 
sommet, m. 27, m. 22. A la partie supérieure, 
cupule mutilée à la cuvette. Snr l'une des faces, échan- 
crure en forme de double niche avec saillant médian 
(0 m. 24 X m. 20). Sur une autre face, cupules. 

La face, la plus étroite, est décorée de deux gravures 
de chevaux, de type filiforme, tracés dans le sens de l'axe. 

7896. Pilier pyramidal, incomplet en haut et en 
bas. Hauteur, m. 60 ; largeurs : à la base, m. 36 ; 
au sommet, m. 30. (PI. XVIII). 

Sur l'une des faces, cavaliers de grandes dimensions 
(hauteur, m. 35). Le cou et la tête du cheval sont 
redressés verticalement, par faute de place pour les 
développer. Cupules. 



SSPâRAMDOlU — Xlt. 



18 



SANCTUAIRE PRÉROMAIN DES CAISSES. 



7897. Pilier pyramidal, incomplet en haut et en bas. 
Hauteur, m. 30 ; largeurs : à la base, m. 30, m. 28 ; 
au sommet, m. 28, m. 25. (PI. XIX). 

Sur une des faces, gravure en piqueté d'un cavalier, 
disposé en diagonale par rapport à l'axe de la stèle. 

7898. Pilier pyramidal incomplet en haut et en bas. 
Hauteur, m. 53 ; largeurs : à la base, Om. 25, Om. 25; 
au sommet, m. 24, m. 22. 

Gravures eflfacées sur une face. Chevaux. 

7899. Pilier pyramidal, incomplet en haut et en bas. 
Hauteur, m. 95 ; largeurs : à la base, m. 30, m. 27 ; 
au sommet, m. 25, m. 23. (PI. XIX). 

Sur l'une des faces, dans le sens de l'axe, grande 
figure de cavalier (longueur, m. 34), brandissant un 
javelot. La queue du cheval est trop longue. 

7900. Pilier pyramidal, incomplet dans le bas. Hau- 
teur, m. 80 ; largeurs : à la base, m. 32, m. 30 ; 
au sommet, m. 28, m. 26. (PI. XIX). 

Sur une des faces, chevaux dans le sens de l'axe, la 
plupart filiformes. 

7901. Pilier incomplet. Hauteur, 1 m. 20 ; largeurs : 
à la base, m. 38, m. 35 ; au sommet, m. 35, 
m. 30. (PI. XIX). 

Équidé filiforme à longues pattes et dessin pecti- 
forme, à quatre dents parallèles, surmonté d'une 
longue haste, flanquée, vers le milieu, de deux petites 
cupules, dont l'une, à gauche, est encadrée dans un 
rectangle. Celle de droite est mutilée. A l'extrémité de 
la haste, traces d'une autre cupule. 

7902. Pilier incomplet. Hauteur, 1 m. 16 ; largeurs : 
m. 33, m. 28. 

Gravure très efi"acée de chevaux sur une face, dans 
le sens de l'axe. 

7903. Partie inférieure d'une stèle, dont la base 
s'élargit par une gorge. Hauteur, m. 51 ; largeurs : 
à la base, m. 31 ; au sommet, m. 22 ; épaisseur, 
m. 16. (PI. XIX). 

Cavalier, dont la tête manque, passant à gauche. 

7904. Partie inférieure d'une stèle, dont la face 
postérieure est brisée. Hauteur, m. 30 ; largeurs, 
m. 36, m. 27. (PI. XX). 

Gravure de cavalier, le bras dressé, brandissant un 
javelot. 



7905. Fragment de stèle chanfreinée, brisée à la 
partie postérieure. Hauteur, m. 27 ; largeur, m. 28. 
(PI. XX). 

Cavalier filiforme, passant à gauche, et écusson, en 
forme de rectangle, plus étroit au sommet qu'à la 
base, recoupé à gauche par deux lignes intérieures 
verticales et surmonté d'une petite cupule. 

7906. Fragment de pilier pyramidal. Hauteur, 
m. 53 ; largeurs : à la base, m. 24, m. 25 ; au som- 
met, m. 24, m. 23. (PI. XX). 

Sur l'une des faces, chevaux superposés, passant 
tantôt à droite, tantôt à gauche. 

7907. Fragment de pilier rectangulaire, avec trou 
de mortaise carré pour l'encastrement d'un linteau 
à la partie supérieure. Hauteur, m. 52 ; largeurs, 
m. 30, m. 27. (PI. XX). 

Sur une des faces, cheval de profil à gauche. 

7908. Linteau chanfreiné, incomplet aux deux extré- 
mités et brisé en deux morceaux. Longueur, 1 m. 30 ; 
largeur, m. 26 ; épaisseur, m. 33. (PI. XX). 

F. Benoit, L'art primitif méditerranéen..., pi. X, 2. 

Six chevaux marchant vers la gauche processionnel- 
lement et occupant le champ entier de la frise. A l'ex- 
trémité gauche, en sens opposé, un cheval tourné vers 
la droite et à un plan légèrement supérieur. Devant 
lui, un animal de taille plus petite, dont la tête semble 
s'intercaler dans le cou du premier cheval, dans l'atti- 
tude d'un poulain près de sa mère. 

7909. Partie gauche d'un linteau chanfreiné. Lon- 
gueur, m. 87 ; largeur, m. 27 ; épaisseur, m. 27. 
(PL XX). 

F. BENOrr, L'ort primitif méditerranéen..., pi. X, 1. 

A l'extrémité droite, cheval gravé tourné vers la 
droite. Il semble que ce motif reproduise une frise de 
composition semblable à la précédente, mais en sens 
inverse. 

7910. Fragment de linteau (?). Les arêtes sont 
coupées par une gorge entaillée à angle droit. Lon- 
gueur, m. 55 ; largeur, m. 32 ; épaisseur, m. 32. 
(PI. XX). 

Sur une des faces, cheval gravé. Sur la face opposée, 
cupules intentionnellement groupées. Dessins très eflfa- 
cés d'équidés à la face supérieure. 



19 



ORGON. 

(URGO, ORGO). 



(Voir 



les tomes : I, p. 103, n" 123 ; III, p. 360, a9 2510 ; IX, p. 99, n" 6698, p. 100, n» 6701). 



A Orgon (Bouches-du-Rhône), sur la colline du Grand-Couvent, s'étendent les ruines d'un oppidum celtique 
du second âge du Fer. Au bas de l'escarpement septentrional, Isidore Gilles recueillit, au siècle dernier, les fragments 
d'une frise de terre cuite, ayant appartenu à la décoration d'un lieu de culte indigène qui avait précédé, sur cet 
emplacement, un sanctuaire gallo-romain, dédié à Jupiter Taranoos. Ces petits monuments, de même que les briques 
de Substantion (Ê., t. IX, p. 158, n» 6827 ; XI, p. 4, n" 7652), représentent une étape de la plastique des Celtes, 
à une époque qui ne saurait être antérieure à la deuxième période du second âge du Fer (La Tène II). Le motif de 
l'animal retournant la tête, qui se retrouve sur la stèle de Robernier (É., t. I, p. 9, n" 10), est une copie barbare 
d'un prototype orientalisant, fréquent sur les céramiques d'Asie Mineure et d'Êtrurie. Sur les plaques de Substantion 
et d'Orgon, la présence de cervidés et de chiens, parfois figurés en sens inverse, et d'une volute ionique, révèle 
l'influence d'un modèle étranger, sans doute introduit, dans la Gaule méridionale, par l'intermédiaire de l'Étrurie. 
De même que les carrousels des frises thasiennes conservaient l'allure de fêtes sacrées, les poursuites de cervidés 
par des chiens et des chasseurs, armés de la lance, sur les plaques d'Orgon reproduisent, en l'éternisant, un rituel. 
Mais, à Thasos, comme à Orgon, la chasse symbolique, menée sous les yeux de la divinité, n'est pas conduite par 
des dieux, mais par des héros. (Sur ces représentations de carrousels et de chasses mythiques, voir : Ch. Picard, 
Monuments Piot, 38, 1941, p. 55-92). 

BIBLIOGRAPHIE. 

I. Isidore Gilles, Le pays d''Arîes, p. 319-320. 

II. Forma orbis romani. V, Femand Benoit, Bouches-du-Rhône, p. 196, n" 491, p. 197, n° 492 (bibliographie), 
m. Du MÊME, L'art primitif méditerranéen de la vallée du Rhône. La sculpture, 1945, p. 20 et pi. Vil. 
IV. R. Demangel, La frise ionique, 1933, p. 190-191, 435-436 : Sextantio (Substantion). 

V. Raymond Lantieb, Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France, séance du 22 novembre 1944. 



7911. Fragment de plaque de revêtement. Avignon, 
Musée Calvet. (PI. XXI). 

F. Benoit, Vart primitif méditerranéen..., pi. VII, 4. 

Au registre supérieur, de gauche à droite : avant- 
train, cou et tête d'un cerf marchant à droite ; au 
centre, deux personnages debout, dont la silhouette 
seule subsiste : à droite, une femme, vêtue d'une 
longue robe, descendant jusqu'aux pieds, le bras 
gauche replié, la main posée sur la hanche, l'avant- 
bras droit tendu vers un homme, marchant à droite, 
dans la direction de la femme, à laquelle il semble 
présenter un objet indiscernable. A l'extrémité droite, 
un homme debout, les jambes écartées, vêtu d'une 
tunique descendant à mi-cuisses, tenant des deux 
mains une lance, chasseur. Au registre inférieur, la 
métope centrale est occupée par les silhouettes assez 
peu distinctes d'un cerf passant à droite, suivi d'un 
chien tournant la tête vers la croupe d'un quadrupède, 
dont seule une partie de l'avant-train a été figurée. 
Aux deux extrémités, à gauche, le museau du quadru- 



pède ; à droite, l'arrière-train d'un cerf. La scène reste 
inexpliquée, au registre supérieur. 

7912. Fragment de plaque de revêtement. Au Musée 
de Saint-Remy-de-Provence. (PI. XXI). 

Photographie communiquée par M. H. Rolland. 

F. Benoit, L'art primitif méditerranéen..., pi. VII, 6. 

Au registre supérieur, cerf marchant à droite, suivi 
d'un chien, la tête de profil tournée vers la croupe, une 
longue queue s'enroulant en S entre les pattes arrière, 
l'échiné profondément creusée. Au registre inférieur, 
en retrait et séparé du précédent par un bandeau plat, 
deux chasseurs debout, brisés à mi-corps, légèrement 
penchés en avant et tenant des deux mains une lance. 
Les empreintes, mal venues, ne laissent apparaître 
que la silhouette des personnages et des animaux. 

7913. Fragment de plaque de revêtement. Avignon, 
Musée Calvet. (PL XXI). 

F. Benoit^ Uart primitif méditerranéen..., pi. VII, 2. 



20 



ORGON. 



Chasseur marchant à droite, tenant des deux mains 
une lance. Il porte une tunique courte, descendant à 
mi-cuisses, peut-être serrée à la taille par une ceinture. 
Les brisures de la plaque ont entraîné la disparition du 
sommet de la tête et des pieds. 

7914. Fragment du registre supérieur d'une plaque 
de revêtement. Avignon, Musée Calvet. (PI. XXI). 

F. Benoit, L^art primitif méditerranéen.,., pi. VII, 5. 

Cerf passant à droite, suivi d'un chien, la tête 
tournée de profil vers la croupe. Brisé à mi-corps. 

7915. Fragment du registre supérieur d'ime plaque 
de revêtement. Avignon, Musée Calvet. (PI. XXI). 

F. Benoit, L''art primitif méditerranéen..., pi. VII, 3. 

Deux chiens semblables aux précédents. L'animal, 
placé à l'extrémité gauche du fragment et dont le cou, 
le poitrail et les pattes antérieures ont disparu, a été 
estampé à l'envers. 

7916. Fragment de plaque de revêtement. Avignon, 
Musée Calvet. (PI. XXI). 

F. Benoit, L'art primitif méditerranéen..., pi. VII, 1. 

Dans une métope rectangulaire, cerf passant à 
gauche. L'empreinte est mal venue : les pattes anté- 
rieures manquent depuis le genou. 

7917. Fragment du registre inférieur d'une plaque 
de revêtement. Avignon, Musée Calvet. (PI. XXI). 



Cerf passant à droite. Au-dessus, assez effacée, une 
ligne de postes. 

7918. Fragment du registre inférieur d'une plaque 
de revêtement. Musée de Saint-Remy-de-Provence. 

Dans un encadrement rectangulaire, à gauche, peut- 
être la jambe et le pied d'un personnage, tourné vers 
la gauche. 

7919. Fragment du registre inférieur d'une placjue 
de revêtement. Avignon, Musée Calvet. 

Dans un rectangle, motif décoratif constitué par 
plusieurs groupes de lignes parallèles, obliques à deux 
droites, se coupant à angle droit. 

Un décor identique est reproduit sur deux des 
plaques de revêtement, découvertes à Substantion. 
(É., t. IX, p. 158, no 6827). 

7920. Fragment du registre inférieur d'une plaque 
de revêtement. Avignon, Musée Calvet. 

Sous le bandeau séparant les deux registres, une 
ligne de dents de loup. 

7921. Fragment d'une plaque de revêtement. Avi- 
gnon, Musée Calvet. 

Séparés par un bandeau plat, deux groupes de deux 
cercles concentriques à point central. 

7922. Fragment de plaque de revêtement. Avignon, 
Musée Calvet. 

Au registre inférieur, sous le bandeau, alignement 
de cercles. 



21 



ARLES. 

(COLONIA JULIA PATERNA ARELATENSIUM SEXTANORUM). 
(Voir les tomes : I, p. 114 ; II, p. 452 ; III, p. 361 ; IX, p. 101 ; X, p. 129; XI, p. 119). 

Au cours de ces dernières années, le Musée lapidaire de l'église Sainte-Anne a subi une transformation 
complète. Les collections païennes et chrétiennes ont été séparées, celles-ci étant désormais installées dems la 
chapelle des Jésuites. Ces travaux de reclassement ont permis de retrouver de nombreux fragments de sculptures, 
ayant échappé aux précédents inventaires, et de reconstituer un certain nombre de statues. Les photographies m'ont 
été obligeamment communiquées par M. Femand Benoit. 

BIBLIOGRAPHIE. 

I. Femand Benoit, Le Musée îopi^ira d'Arles. Collections publiques de France. Memoranda. Parit, Henri Laureni, 1936 ; pt. ln-4», 
64 pages. 

II. Ferma orbis romani, V, DU MÊME, Bouches-du-Bhône, p. 127-190. 



7923. Statuette mutilée. Au Musée. Marbre blanc. 
Hauteur, m. 41. (PI. XXII). 

Salomon Reinach, Rép. stat., III, p. 1114, n» 10. — F. BENorr, 
Le Musée lapidaire d'Arles, p. 32 (photo). 

Torse et bassin de Vénus nue, brisé au-dessus du nom- 
bril et aux genoux. Bon travail d'époque hellénistique. 

7924. Statuette mutilée trouvée sur les Lices, lors 
de la démolition des anciens remparts. Au Musée. 
Marbre blanc, en partie rouillé par des tenons de fer 
d'époque ancienne. Hauteur, m. 188. (PI. XXII). 

Amour nu, debout, la tête levée. La chevelure, dont 
les mèches sont traitées au trépan, retombe sur les 
épaules. La tête est disproportionnée par rapport 
au corps. Les bras et les jambes manquent. Travail 
local. 

7925. Fragment de statuette. Au Musée. Marbre 
blanc. Hauteur, m. 32 ; largeur, m. 19. (PI. XXII). 

Torse d'homme, brisé au-dessus des genoux. Les 
bras manquent. Un manteau passe sur l'épaule gauche, 
laissant la poitrine découverte. A droite, l'arrachement 
d'un tronc d'arbre (?). 

7926. Fragment de statue, ayant appartenu à la 
collection d'Antoine Agard qui la mentionne (Discours 
et rôle des médailles et autres antiquitéez..., Paris, 1611), 
avec une autre statue qui a disparu. Le dessin a été 
conservé par Lantelme de Romieu et Rebattu. Au 
Musée. Marbre blanc. Hauteur, m. 42. (PI. XXII). 

Fornui orbis romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rh6ne, p. 153, 1. 



Torse d'homme nu, brisé au bras et au bassin. 
Peut-être Bacchus. 

7927. Fragment de statue, autrefois encastré dans 
le mur de la maison du chanoine Compagnon, au Sud- 
Ouest de l'amphithéâtre. Au Musée. Marbre blanc. 
Longueur totale, m. 36, de la main, m. 18 ; hauteur 
du tenon, m. 17. (PI. XXII). 

Forma orbis romani. V, F. Benoit, Bouches-du-RMne, p. 136, 
no 4. 

Main de Jupiter, fermée sur le foudre et prolongée 
par un épais tenon d'encastrement. 

Sur cette forme très curieuse de la « main divine », 
voir : H. Seyrig, Syria, t. XX, 1939, p. 189-194. 

7928. Statue mutilée trouvée, en deux fragments, 
la partie supérieure au cours de travaux exécutés sur 
la place du Forum, devant la façade du temple du 
Capitole, la partie inférieure retrouvée au Musée, 
en 1937. Au Musée. Marbre blanc. Hauteur, m. 73. 
(PI. XXIII). 

Forma orbis romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rh6ne, p. 139, 9. 

Minerve debout, vêtue d'une longue robe et d'une 
tunique courte, serrée à la taille par un cordon. Sur 
la poitrine, l'égide à tête de Méduse ailée et serpents, 
nouée sous le menton. La tête et les bras manquent. 
Aux pieds, à droite, acrotère décoré de palmettes. 
L'existence d'un tenon, à gauche, laisse supposer 
l'existence du bouclier. Il y avait eu, ainsi, un souvenir 
assez grossier du type célèbre de l'Athéna à l'acanthe 



22 



ARLES. 



de l'Héphaistion d'Athènes, œuvre d'Alcamène (cf. 
l'Athéna de Cherchai : Ch. Picard, Manuel d'' Archéo- 
logie grecque. La sculpture. Période classique, II, 2, 
p. 576, fig. 236. Travail local. 

Une autre réplique, inédite, à Ostie, moins l'acanthe 
(magasin du Musée). 

7929. Statue mutilée trouvée, en 1870, à une pro- 
fondeur de 7 mètres, en construisant la culée du pont 
de Trinquetaille, sur la rive gauche du Rhône, avenue 
Frédéric-Mistral. Au Musée. Pierre calcaire. Hauteur, 
1 m. 15. (PI. XXIII). 

F. Benoit, Le Musée lapidaire d'Arles, p. 14. — Forma orbis 
romani. V, Du même, Bouches-du-Rhône, p. 151, n" 37. 

Torse d'homme drapé dans une toge, la main droite 
ramenée en avant du corps, à la hauteur de la ceinture. 
La tête, la main gauche, et les jambes manquent. 
Statue de personnage municipal. Travail dur et 
médiocre ; plis secs et heurtés, ii^ siècle apr. J.-C. 

7930. Statue mutilée trouvée, en 1935, en creusant 
une fosse dans le cimetière, près de la route, face à la 
tour Nord de la porte d'Auguste [f. benoît]. Pierre 
calcaire. Hauteur, 1 m. 52. (PI. XXII). 

F. Benoit, Le Muséelapidaire d'Arles, p. 14, 40 (photo). — Forma 
orbis romani. V, Du même, Bouches-du-Rhône, p. 162, rfi 116 B. 

Femme debout, drapée dans un long himation tom- 
bant en plis réguliers. La main droite maintient les 
plis ramenés sur la poitrine. La tête, la main gauche 
et les pieds manquent. Statue municipale, de type 
hellénistique, reproduisant un prototype du iv^ siècle 
avant J.-C. Travail assez bon, bien que grêle. 

Sur ces types féminins, cf. : R. Horn, Weibliche 
Gewandstatuen in der hellenistischen Plastik, 2^ suppl. 
des Rômische Mitteilungen, 1931. 

7931. Statue mutilée trouvée, en 1931, parmi des 
matériaux de remploi, sur l'emplacement de l'ancienne 
église de Saint-Georges-le-Fabrégolier, au Sud du pavil- 
lon du concierge du théâtre antique. Au Musée. Pierre 
calcaire. Hauteur, 1 m. 80 ; longueur du socle, m. 61 ; 
largeur, m. 45. (PI. XXII). 

Forma orbis romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, p. 149, 
n" 12. 

Femme debout sur un socle rectangulaire, vêtue 
d'une longue robe qui descend jusques sur les pieds 
chaussés et sur laquelle est posé un manteau formant 
écharpe à droite. Le bras gauche retombe le long du 
corps, le bras droit est ramené sur la poitrine, sous 
le manteau. La tête manque. Statue municipale. 
II® siècle apr. J.-C. 



7932. Fragment de statue. Au Musée. Marbre blanc. 
Hauteur, m. 27 ; épaisseur, m. 12. (PI. XXII). 

Buste de jeune homme, brisé aux hanches. Sur une 
tunique est posé un manteau, agrafé sur l'épaule 
droite et retombant sur le côté gauche du corps, dont il 
est écarté par le mouvement du bras. La tête et les 
bras manquent. 

7933. Tête trouvée, en 1788, dans les fouilles du 
théâtre. Au Musée. Marbre blanc. Hauteur, m. 29. 
(PI. XXIV). 

Cette tête doit être identifiée avec celle figurée, 
en 1789, sur la gravure de Guibert pour le P. Dumont, 
Description des anciens monuments d^Arles, parue à la 
suite de l'ouvrage de Noble-Lalauzière, Abrégé 
chronologique de l'histoire d'Arles, Arles, 1808. Elle a 
été reproduite dans Millin, Atlas, pi. LXIX, 8. — ■ 
Forma orbis romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, 
p. 134, no 12. 

Bacchus mitréphoros, de type pathétique. La che- 
velure, qui retombe sur les oreiUes et se noue sur la 
nuque en un chignon proéminent, est couronnée de 
pampres et de grappes de raisins. Sur le front est 
placée une mitra. Les yeux sont scopasiques. Le nez, 
la bouche et le menton ont subi des arrachements. 
Travail au foret du ii^ siècle de notre ère. 

Sur le type, cf. : Ch. Picard, Mélanges Gustave 
Glotz, t. II, p. 707-724. 

Une tête de Bacchus, portant la mitre frontale, a été 
découverte à Saint-Remy-de-Provence (voir plus haut, 
no 7855). 

7934. Fragment d'hermès double. Au Musée. Marbre 
blanc. Hauteur, m. 10. (PL XXIV). 

Deux têtes accolées, très mutilées : l'une barbue, 
l'autre imberbe. Peut-être une représentation de Bac- 
chus Dimorphos. 

7935. Tête de femme. Au Musée. Marbre de Paros 
ou des Iles. Hauteur, m. 20. (PI. XXIV). 

Divinité féminine dont la coiflfure, ramenée sur le 
sommet de la tête, est entourée d'une couronne de 
fleurs. Le bandeau frontal semble indiquer un person- 
nage dionysiaque : Ariadne, peut-être. Les iris sont 
travaillés. 

7936. Fragment trouvé, en 1876, à Trinquetaille, 
sur le chemin qui longe la voie ferrée de Lunel, presque 
à fleur de terre. Au Musée. Marbre blanc. Hauteur, 
m. 10. (PI. XXIV). 

Forma orbis romani. V, F. BENOIT, Bouches-du-Rhône, p. 176, 
n° 2 et fig. 9 



ARLES. 



23 



Tête de divinité fluviale, de Poséidon, ou d'Héraclès 
couronnée de lauriers. La surface est fortement cor- 
rodée et toute la partie médiane du visage a disparu. 

7937. Tête de femme trouvée, en 1342, dans les 
fouilles du théâtre. Au Musée. Marbre blanc. Hau- 
teur, m. 135. (PI. XXIV). 

Forma orbis romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, p. 134, 
n" 22. 

Les cheveux, grossièrement travaillés au trépan, 
sont séparés, par une raie médiane, en deux bandeaux 
ondulés et surmontés d'un diadème. Derrière la nuque, 
en réserve, un tenon de marbre pour l'encastrement de 
la figure. La décoration de la scène du théâtre étant 
contemporaine de l'époque augustéenne, la tête ne 
peut en avoir fait partie. 

7938. Tête. Au Musée. Marbre blanc. Hauteur, 
m. 13. (PI. XXV). 

Personnage au nez camard, avec de gros yeux sail- 
lants, surmontés de sourcils incisés, les oreilles termi- 
nées en pointe, comme les Satyres. Les joues sont 
gonflées. La chevelure, rejetée en arrière, est disposée 
en mèches irrégulières. Dieu du Vent. 

Sur ces représentations, cf. : Franz Cumont, Revue 
archéologique, 1939, I, p. 33, n. 3. 

7939. Tête trouvée, en 1939, dans les fouilles de 
l'aile septentrionale des cryptoportiques, à l'Ouest 
des substructions du temple, au niveau supérieur des 
déblais. Au Musée. Marbre de Carrare. Hauteur, 
m. 40. (PI. XXV). 

La partie postérieure de la tête a été sciée vertica- 
lement, peut-être à une époque ancienne. Elle porte 
deux trous de fixation (profondeur, m. 06 ; diamètre, 
m. 015), pratiqués l'un horizontalement à la nais- 
sance de la nuque, l'autre en dessous, et ayant servi 
à fixer la tête sur un support. La tranche a été polie 
jusqu'au trou de fixation horizontal; la partie infé- 
rieure est ciselée. Peut-être s'agit-il d'un portrait 
adapté à une statue ou à un buste, peut-être aussi 
d'un haut-relief. 

Début du i^r siècle apr. J.-C. portrait d'un person- 
nage de la famille impériale, peut-être Caius César, 
fils de Julie et d'Agrippa [f. benoît] ; voir sur ces 
portraits, notamment : F. Poulsen, Sculptures antiques 
Musées des espagnols, fig. 71 et 72. 

7940. Tête ayant appartenu à la collection Dieu- 
donné. Au Musée. Marbre blanc. Hauteur, m. 145. 
(PI. XXVI). 



Portrait d'un personnage au visage osseux, les ehe- 
veux disposés en petites mèches courtes. La pointe 
du nez est brisée. On s'accorde à dater les portrait» 
dont la chevelure est ainsi ordonnée des dernières 
années du i^'' siècle av. J.-C. 

7941. Tête. Au Musée. Pierre commune. Hauteur, 
m. 24. (PI. XXVI). 

La chevelure, qui descend assez bas sur le front ridé, 
est rejetée en arrière. La partie inférieure du nez et le 
bas du visage manquent. Éclats dans la chevelure et 
aux oreilles. La tête était adossée. Travail indigène 
du i^"" siècle après J.-C. Sur ce type de chevelure, cf. : 
R. Lantier, Monuments Piot, t. 31, 1931 ; p. 23-38. 

7942. Tête provenant sans doute des fouilles du 
théâtre [f. benoît]. Au Musée. Marbre jaunâtre. Hau- 
teur, G m. 13. (PL XXV). 

Empereur lauré, peut-être Vespasien. Les pupilles 
sont indiquées. Éclats aux lèvres et au nez. 

7943. Tête trouvée dans l'enceinte du temple du 
Génie de la colonie [j. FORMIGÉ]. Au Musée. Pierre 
commune. Hauteur, m. 20. (PI. XXVI). 

Personnage masculin, le bas du visage encadré par 
une barbe touflue, divisée sur le menton par une raie 
médiane. Le nez est mutilé. Par sa projection en 
avant, le fragment paraît avoir appartenu à un groupe. 
Travail local du iii^ siècle. 

7944. Tête. Au Musée. Pierre calcaire. Hauteur, 
m. 22 ; épaisseur m. 12. (PI. XXVI). 

Tête de guerrier, casquée, en ronde-bosse. Les para- 
gnathides sont indiquées par des traits gravés. Le 
visage est afi'reusement mutilé. 

Le fragment appartenait vraisemblablement à une 
frise de guerriers, décorant peut-être un mausolée 
ou un arc de triomphe. Sur les têtes de ce type, voir : 
A. Schulten, Archàologisches Anzeiger, 155, 1940, 
col. 101-102 et fig. 9-10 ; R. Thouvenot, Essai sur la 
province romaine de Bétique, p. 606 et fig. 130. 

7945. Fragment trouvé, en 1942, au cours de la 
réfection du dallage en marbre de l'orchestre, au 
théâtre. Au Musée. Marbre blanc. Hauteur, m. 19. 
(PI. XXVII). 

Tête d'éphèbe, brisée verticalement dans le sens de 
l'épaisseur. La chevelure est entourée d'un bandeau 
passant derrière l'oreille. 

7946. Tête. Au Musée. Marbre blanc. Hauteur, 
m. 23. (PI. XXVII). 



24 



ARLES. 



Portrait d'homme, les cheveux disposés en courtes 
mèches. La face est très mutilée. De même que la tête 
précédente, ceUe-ci a été sectionnée eu deux morceaux 
dont seule subsiste la partie portant le visage. Il paraît 
bien que cette opération ait été faite pour une trans- 
formation du monument, comme en témoigne la pré- 
sence d'un tenon de fer encore engagé dans un trou de 
fixation (diamètre, m. 015) pratiqué au revers. Bon 
travail du i^"" siècle de notre ère. 

7947. Tête provenant peut-être du dégagement, 
en 1841, des maisons situées au Sud-Ouest de l'amphi- 
théâtre. Au Musée. Marbre blanc. Hauteur, m. 38. 
(PI. XXVII). 

Fr. HUAHD, Bibliothèque d'Arles, ms. 789. — Forma orbis 
romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rh6ne, p. 149, n° 15, 3. 

Tête d'homme, dont la presque totalité de la face 
a disparu. La chevelure est disposée en mèches courtes 
et frisées. Bon travail du i^'' siècle de notre ère. 

7948. Tête. Au Musée. Pierre commune. Hauteur, 
m. 265. (PI. XXVII). 

Tête de femme, dont la chevelure, séparée en deux 
bandeaux ondulés et réunis en un chignon sur la 
nuque, est maintenue par un ruban entourant le som- 
met du crâne. Le nez est brisé. 

7949. Tête. Au Musée. Pierre commune. Hauteur, 
m. 25. (PI. XXVII). 

Portrait de femme, dont la coiffure en « nid 
d'abeilles » indique l'époque flavienne. Le front, le 
nez et le menton sont mutilés. 

7950. Tête de femme. Au Musée. Pierre commune. 
Hauteur, m. 23. (PI. XXVIII). 

Très mutilée. Les cheveux sont noués en un chignon 
bas sur la nuque. 

7951. Tête colossale trouvée au théâtre, au 
xviiie siècle. Au Musée. Marbre blanc. Hauteur, 
m. 38. (PI. XXVII). 

Forma orbis romani. V, F. Benoit, Bouches-du-RhOne, p. 134, 
no 38. 

Le nez et la partie inférieure du visage sont mutilés. 
La chevelure, séparée par une raie médiane, retombe 
en grosses mèches ondulées sur les oreilles. La partie 
postérieure de la tête manque. 

M. F. Benoit propose de reconnaître, dans cette 
sculpture, la tête de Diane, décrite en 1784, comme 
encastrée dans la maison de M. Bœuf, notaire, atte- 
nante au monastère de la Miséricorde (Théâtre antique). 



d'après le P. Dumont (Notes manuscrites. Bibliothèque 
d'Arles, ms. 601, IV, p. 142 et 148). 

7952. Fragments de statues. Au Musée. Marbre 
blanc. (PL XXVIII). 

I. Main gauche d'homme tenant un sceptre ; un 
anneau est passé au quatrième doigt. Longueur, 
m. 10. 

IL Main gauche à demi fermée, tenant un pli de 
vêtement. Longueur, m. 11. 

III. Main gauche d'homme tenant un sceptre. 
Longueur, m. 11. 

IV. Main d'homme tenant un sceptre. Longueur, 
m. 09. 

7953. Fragment de sculpture. Au Musée. Marbre 
blanc. Hauteur, Om. 09; longueur, Om. 08. (PI. XXVIII). 

Avant-train de lion. La crinière est disposée en 
mèches parallèles et striées, formant collerette. La 
représentation se rattache à celle des félins, découverts 
dans la région des Alpilles (voir : nos 7881, 7889). 

7954. Fragment de stèle trouvé, en 1919, en creusant 
une cave à l'angle des rues de l'Hôpital et des Arènes. 
Au Musée. Marbre de Paros ou des Iles. Longueur, 
m. 24 ; épaisseur, m. 09. (PI. XXVIII). 

Forma orbis romani. Y, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, p. 151, 
u" 33. 

A la partie supérieure, la base du premier registre 
et l'arrachement du motif placé à droite. Au second 
registre, lion assis tourné à gauche ; à ses côtés, un 
petit personnage debout, la tête peut-être coiffée du 
bonnet phrygien, les bras écartés du corps, brisé aux 
hanches. Ce bas-relief, difficile à interpréter, se rap- 
porte peut-être au culte de Cybèle. 

7955. Fragment de frise trouvé dans les maté- 
riaux de remploi utilisés pour la construction du mur 
de basse époque, adossé au théâtre. Au Musée. Hau- 
teur, m. 27 ; longueur, m. 65 ; épaisseur, m. 40. 
(PI. XXVIII). 

Forma orbis romani. V, F. Benoit, Bouches-du-RMne, p. 129. 

Deux têtes d'hommes de trois quarts à gauche. Che- 
velures courtes à la mode du i^"" siècle de notre ère. 
Pupilles creusées. 

Ces fragments sont à rapprocher de ceux publiés, 
t. I, p. 127-129, nO 155, 157, 159, et provenant d'un 
arc de triomphe. Les têtes sont cernées d'un trait, 
comme sur les frises des monuments de Saint-Remy- 
de-Provence. 



ARLES. 



25 



7956. Fragment de frise trouvé, en 1912, dans les 
fouilles du monument à exèdre, situé dans la cour du 
Museon Arlaten. Au Musée. Pierre commune. Hau- 
teur, m. 38 ; épaisseur, m. 50 ; longueur, m. 76. 
(PI. XXIX). 

L.-A. CoNSTANS, Arles antique, p. 232. — Forma orbis romani. 
V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, p. 139, n" 10. 

Sur le bloc, qui appartenait à la décoration d'un 
arc de triomphe, sont représentés des armes et des 
équipements gaulois. On remarque, de gauche à droite : 
des vêtements, la face interne d'un bouclier, un casque, 
tine draperie, un faisceau de lances et un pommeau 
d'épée, une tête coupée de guerrier coiffé d'un casque 
à paragnathides, un bouclier orné d'un décor de 
volutes, comme les boucliers de l'arc d'Orange. Voir 
un fragment semblable : É., t. IX, p. 106, n» 6715. 

7957. Frise trouvée, vers 1932, dans les fouilles du 
cryptoportique. Au Musée. Pierre calcaire. Longueur, 
1 m. 90 ; hauteur, m. 57 ; épaisseur, m. 80. 
(PL XXIX). 

Forma orbis romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, p. 138, 
n° 8. 

Aux deux extrémités, aigles au repos tenant dans 
leurs becs les bandelettes d'une guirlande de fruits, 
parmi lesquels des grenades, des raisins, des épis de 
blé. Au centre, un fouet. 

Le fragment appartient à un ensemble décoratif, 
provenant d'un même monument, dont plusieurs mor- 
ceaux avaient été précédemment découverts dans les 
fouilles du rempart, près de la porte de l'Aure (É., t. I, 
p. 129, no 160 ; p. 132, n^ 162 ; p. 164, n" 219). 

7958. (= 6722). Frise, brisée en quatre morceaux, 
dont les deux premiers ont été trouvés, en 1824, lors 
de la démolition du rempart de basse époque adossé 
au théâtre, les deux autres dans le rempart de Vauban, 
en 1912. Au Musée. Pierre commune. Longueurs : 
m. 36, m. 97, m. 88, m. 75 ; hauteur, m. 44 ; 
épaisseur, m. 80. (PI. XXIX). 

Guirlandes de fleurs et de fruits, rattachées, à droite, 
à un chapiteau d'angle et soutenues par un Amour, 
dont il ne subsiste plus que le torse et les jambes. 
Au-dessus des guirlandes, deux masques tragiques. 

7859. Fragment de bas-relief trouvé dans la démo- 
lition du rempart de basse époque adossé au théâtre. 
Au Musée. Pierre calcaire. Hauteur, m. 33 ; largeur, 
m. 43 ; épaisseur, m. 18. (PI. XXIX). 

Lièvre de profil. Travail au trépan. Fragment avec 
chèvre. L'un et l'autre morceau appartiennent à la 

ESPÉRANDIEU — XII. 



décoration d'un arc de triomphe. Voir : É., t. I, 

p. 159, no 209. 

7960. Fragment d'architecture, jadis encastré dans 
une dépendance du couvent des Minimes, aux Alis- 
camps. Au Musée. Pierre commune. Longueur, m. 60 ; 
hauteur, m. 36 ; épaisseur, m. 19. (PI. XXIX). 

A gauche, un dauphin ; à droite, la queue d'un 
Triton ou d'un monstre marin. Un fragment du même 
monument, présentant un décor semblable, avait été 
trouvé dans les fouilles du rempart, près de la porte 
de l'Aure (É., t. I, p. 163, no 218). 

7961. Fragment d'architecture trouvé, en 1825, 
lors de la destruction du rempart. Au Musée. Pierre 
calcaire. Hauteur, m. 42 ; largeur, m. 70 ; épais- 
seur, m. 30. (PI. XXX). 

Console avec décor de peltes, de gouttelettes et de rin- 
ceaux. Au-dessous, deux boucliers d'amazones. Le frag- 
ment appartient à la décoration d'un arc de triomphe. 

7962. Fragment de tympan d'arcade trouvé dans les 
fouilles des cryptoportiques. Au Musée. Pierre calcaire. 
Hauteur, m. 32 ; épaisseur, m. 19. (PI. XXX). 

Forma orbis romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, p. 138, 
n» 8. 

Rameau de feuillage. 

7963. Fragment de cippe funéraire trouvé, en 1905, 
dans les fouilles du vicomte Gaston de Luppé, à Trin- 
quetaille. Collection du vicomte Gaston de Luppé, en 
Arles. Pierre commune. Hauteur, m. 47 ; largeur, 
m. 58 ; épaisseur, m. 23. (PI. XXX). 

Forma orbis romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, p. 154, 

n» 25. 

Sur la face antérieure, imbrications. Sur le rouleau 
central, fleuron flanqué de rosaces à cinq pétales, 
répétées sur les deux rouleaux latéraux. 

7964. Sarcophage d'enfant, acheté à Marseille. Col- 
lection du vicomte Gaston de Luppé, en Arles. Marbre 
blanc. Longueur, 1 m. 10 ; largeur, m. 33 ; épaisseur, 
m. 27. (PI. XXX). 

Forma orbis romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, p. 154, 
oP 25. 

Sur la face antérieure de la cuve, deux registres 
rectangulaires, décorés de strigiles, encadrant un motif 
central : Éros et Psyché. A chaque angle. Génie funé- 
raire éteignant une torche. Sur le côté gauche, orné 
d'un griflfon ailé, une croix grecque pattée a été gravée 
aux temps chrétiens. 



26 



ARLES. 



7965. Fragment de sarcophage trouvé au cours de 
travaux exécutés dans le jardin de l'hôtel de Luppé. 
Collection du vicomte de Luppé, en Arles. Marbre 
blanc. Longueur, m. 24 ; largeur, m. 20 ; épaissetir, 
m. 08. (PL XXX). 

Forma orbis romani. V, F. Benoit, Bouches-du'Rhône, p. 188, 
no 9. 

Partie inférieure d'un corps de femme drapée, dans 
lequel M. F. Benoit propose de reconnaître Séléné 
descendant de son char. 

7966. Fragment d'angle de sarcophage. Au Musée. 
Marbre blanc. Hauteur, m. 20 ; largeur, m. 17 ; 
épaisseur, m. 05. (PI. XXX). 

Mascaron. Tête juvénile, la bouche entr'ouverte, la 
chevelure bouclée. Au revers, en relief méplat, un 
motif effacé. 

7967. Fragment de sarcophage. Au Musée. Marbre 
blanc. Hauteur, m. 29 ; largeur, m. 26 ; épaisseur, 
m. 10. (PI. XXX). 

Torse d'Amour nu, un manteau rejeté sur l'épaule 
gauche. La tête, les bras, les cuisses et les jambes 
manquent. 

7968. Angle droit de sarcophage. Marbre blanc. Au 
Musée. Hauteur, m. 33 ; longueurs : face principale 
(gauche), m. 13, latérale (droite), m. 27 ; épaisseur, 
m. 13. (PI. XXXI). 

Sur la face principale, tête d'Amour, la chevelure 
bouclée, sous la moulure profilée de la cuve. Sur la 
face latérale. Amour endormi, le menton appuyé dans 
la main gauche. 

La découverte de ces fragments permet d'authen- 
tifier le sarcophage disparu de l'hôtel de ville d'Arles, 
représentant des Amours endormis, qui n'était connu 
que par les dessins de Dumont (É., 1. 1, p. 166, n» 227). 

7969. Fragment de sarcophage. Au Musée. Marbre 
blanc. Hauteur, m. 25 ; largeur, m. 30. (PI. XXX). 

Amour nu, le bras droit levé, un manteau rejeté sur 
l'épaule gauche. Le torse, modelé avec soin, est brisé 
à la ceinture. La tête est mutilée. 

7970. Fragment de sarcophage trouvé, en 1939, 
dans les fouilles de l'aile Nord des cryptoportiques, 
à l'Ouest des substructions du temple et dans la 
couche superficielle. Au Musée. Marbre blanc. Hau- 
teur, m. 24 ; largeur, m. 21 ; épaisseur, m. 18. 
(PI. XXX). 

Tête d'Amour endormi, le front appuyé dans la 
main gauche. Les cheveux sont bouclés. 

7971. Fragment de sarcophage trouvé, en 1939, dans 



les fouilles de l'areo du cimetière des Aliscamps, à 
l'Ouest du portail de Saint-Honorat. Au Musée. Marbre 
de Carrare. Hauteur, m. 38 ; longueur, m. 32 ; 
épaisseur, m. 12. (PI. XXXI). 

F. Benoit, Bulletin monumental, 1938, p. 338. 

Génie funéraire nu, un manteau rejeté sur l'épaule 
gauche, marchant à droite. Les jambes et les bras 
manquent. Chevelure traitée au trépan. A droite, le 
pied et l'extrémité terminale de la draperie d'une 
Victoire accostant un médaillon. Travail du début 
du iv^ siècle de notre ère. 

7972. Fragment de sarcophage. Au Musée. Marbre 
blanc. Hauteur, m. 33 ; largeur, m. 19 ; épaisseur, 
m. 10. (PI. XXXI). 

Femme debout, vêtue d'une tunique longue, sans man- 
ches, appuyée sur un cippe. Muse, ou figure funéraire. 

7973. Fragment de sarcophage. Au Musée. Marbre 
blanc. Hauteur, m. 34 ; largeur, m. 10 ; épaisseur, 
m. 10. (PI. XXXI). 

Torse de femme tournée à droite, vêtue d'une robe 
sans manches, serrée sous les seins et d'un manteau 
noué sous le ventre. 

7974. Fragment de sarcophage. Au Musée. Marbre 
blanc. Hauteur, m. 35 ; largeur, m. 23 ; épaisseur, 
m. 18. (PI. XXXI). 

Partie supérieure du corps d'une femme drapée, 
vêtue d'une timique à manches, couvrant l'épaule et 
la naissance du bras droit. Brisée aux hanches et à la 
moitié de l'avant-bras gauche. L'autre bras manque. 

7975. Angle de sarcophage (?). Au Musée. Marbre 
blanc. Hauteur, m. 20 ; largeur, m. 12 ; épaisseur, 
m. 17. (PI. XXXI). 

A gauche, tête d'un personnage barbu, inclinée 
horizontalement. A droite, épaule d'un personnage 
barbu. 

7976. Couvercle de sarcophage trouvé aux Aliscamps, 
dans la chapelle de Saint-Genès. Au Musée chrétien. 
Marbre. Longueur, m. 72 ; largeur, m. 19. 
(PI. XXXII). 

F. Benoit, Bulletin de la Société des Antiquaires de France, 
1938, p. 180-183. 

Dauphins nageant dans la mer, affrontés de part et 
d'autre d'un trident. Sur les dauphins, placés au 
milieu et à droite, l'inscription funéraire : Hic conditus 
jacet nomine Toïosanus, proconsulis dolor. 

Sur le motif des dauphins affrontés de part et d'autre 
d'un trident, voir : Ch. Picard, Syria, XIV, 1933, 
p. 318-321. 



27 



AVIGNON. 

(AVENNIO). 
(Voir les tome» : I, p. 67 ; III, p. 374). 



7977. Fragment de statue trouvé en Avignon, rue des 
Encans, à environ 3 mètres de profondeur sous le sol, en 
construisant la maison de M. Poisson. Au Musée 
d'Arles. Marbre de Saint-Béat. Hauteur, m. 11 ; 
largeur, m. 15. (PI. XXXII). 

Photographie et renseignements communiqués par M. F. Benoit. 

Extrémité terminale de pied gauche d'homme, 
chaussé d'une sandale, dont il ne subsiste plus que la 
bande de cuir affleurant les doigts. Le petit orteil 
manque. Imitation d'un ornement métallique sur la 
sandale. Le pied repose sur une double plinthe. 



7978. Fragment de sculpture trouvé à Savoillans- 
Reillannette (Vaucluse), sur le versant Nord-Est du 
mont Ventoux. A Avignon, chez M. Sylvain Gagnière. 
Mollasse burdigalienne. Hauteur, m. 40 ; longueur, 

m. 62 ; largeur, m. 58. (PI. XXXII). 

Photographie et renseignements communiqués par M. Silvain 
Gagnière. — F. Benoit, L'art primitif méditerranéen..., pi. XIX, 

1 et p. 30. 

Tête de lion dévorant, la gueule ouverte. La 
mâchoire inférieure a disparu. La crinière est ordonnée, 
sur le sommet de la tête et sur la nuque, en grosses 
ondulations. Lion funéraire de travail indigène. 



28 



ORANGE. 

(COLONIA FIRMA JVLIA SECVNDANORVM ARAVSIO). 
(Voir les tomes : I, p. 182 ; IX, p. 117). 

Les travaux de dégagement exécutés au théâtre antique, en 1931, sous la direction de M. Jules Formigé, ont 
amené la découverte, dans la fosse du rideau, d'un très grand nombre d'éléments sculptés, ayant appartenu à la 
décoration de la scène. Ces divers fragments ont été remis en place, lorsque cela a été possible, ou sont conservés 
soit au théâtre même, soit au musée. Leurs photographies m'ont été obligeamment communiquées par M. J. Formigé. 

BIBLIOGRAPHIE. 

I. Jules Formigé, Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1932, p. 56-57. 
II. Du MÊME, Association Guillaume Budé. Congrès de Nîmes, 1932, p. 117 et suiv. 

III. Du MÊME, Théâtre d'Orange ( Vaucluse) . Notes sur la scène, dans Mémoires présentés par divers savants à l'Académie des Inscriptions 
et Belles-Lettres, t. XIII, II^ partie, 1933, p. 697-712. 

IV. Raymond Lapitier, Au Théâtre gréco-romain d'Orange, dans Revue Archéologique, 1946, 2, p. 101-103. 



7979. Fragments d'une statue colossale provenant 
de la niche centrale du mur de fond de scène, où elle 
sera replacée. Marbre blanc. Hauteur, 3 m. 55. 
(PI. XXXIII). 

J. Formigé, Mémoires présentés par divers savants..., t. XIII, 
II» part., 1933, p. 709. — Du même. Bulletin de la Société nie. 
des Antiquaires de France, 1942, p. 48-49. — R. Lantier, Revue 
Archéologique, 1946, 2, p. 102-103. 

1. Naissance du cou et du bras droit, partie supé- 
rieure du torse d'un empereur cuirassé, brisé à la 
ceinture. Hauteur, m. 60. Le buste se détachait 
sur un ample manteau, maintenu sur l'épaule droite 
par une grosse fibule circulaire et serré à la taille par 
une ceinture, dont le nœud dissimule en partie les deux 
griffons, ornant le devant de la cuirasse. A droite, 
sous la fibule, des rubans, terminés par un gland, 
sortent du rebord du manteau. Ligne de festons 
autour des emmanchures. 

2. Lambrequins et franges semi-circulaires, conser- 
vés sur la hanche gauche et sur le côté droit jusque 
vers le milieu du corps. Hauteurs, m. 25, m. 14. 

3. Fragments des plis du manteau. Hauteurs, 
m. 20, m. 14. 

4. Fragments du repli du manteau sur l'épaule 
gauche. Longueur, m. 12. 

5. Bras droit replié et dressé. Hauteur au coude. 
Cm. 40 ; longueur de l'avant-bras, m. 25. Traces 
de couleur verte, provenant du contact avec une 
pièce de bronze et qui se poursuivent sur le côté droit 
de la cuirasse. 

6. Amorce du bras, coude et fragment du bras 
gauche. Longueur, m. 29. De ce côté du corps. 



retombent, du manteau, les enroulements d'un ruban, 
entourant le poignet et dont les extrémités retombent 
librement. La main en partie conservée, avec le pouce, 
l'annulaire et l'auriculaire, était fermée, paume en 
dessus, sur un volumen, dont il ne reste qu'un petit 
fragment. Longueur, m. 18. 

7. Partie inférieure du moUet gauche et extrémité 
supérieure de la chaussure. Genou et partie supérieure 
du moUet. Modelé et exécution très soignée. Hauteurs, 
m. 25, m. 20. 

8. Jambe et pied gauche, chaussé de brodequins, 
avec décor d'une tête de félin, la gueule ouverte. Le 
pied soulevé, la jambe repliée et un peu en retrait, 
le genou porté en avant, sont adossés au reste d'un 
motif, très mutilé, dans lequel on distingue les restes 
d'une draperie et une partie lisse, correspondant à la 
cuisse, recouverte de braies, d'un second personnage, 
agenouillé près de l'empereur. 

Le groupe reposait sur un socle rectangulaire, dont 
il ne subsiste plus que des débris informes. 

Ces divers fragments ont été incorporés dans une 
reconstitution, en ciment, de la statue impériale, 
d'après les indications de M. Jules Formigé. La tête 
qui n'a pas été retrouvée, est simplement silhouettée. 
L'existence d'un fragment du corps d'un second per- 
sonnage et les dimensions du socle indiquent, sans 
contestation possible, que le monument était cons- 
titué par deux statues, l'une représentant l'empereur 
Auguste, l'autre un prisonnier barbare, agenouillé 
à sa droite. On rapprochera du groupe du théâtre 
d'Orange, celui découvert à Pola, où près d'un empe- 
reur, dont il ne reste que les pieds, chaussés de brode- 



ORANGE. 



29 



quins, un prisonnier barbare est figuré, un genou en 
terre, à droite. (P. von Bienkowski, Wiener Suidien, 
t. XXXIV, 1912, p. 272-281 ; Revue archéologique, 
1913, I, p. 107-108 et fig. 1.) Il ne serait pas impossible 
qu'à Orange, le prisonnier fût adossé à un motif 
disparu, dont on pourrait reconnaître les traces dans 
l'arrachement circulaire, aux lèvres accentuées, qui 
apparaît un peu en arrière du coude droit de l'empereur. 

7980. Fragment de statue. Disparu. Mfirbre blanc. 
(PI. XXXIII). 

J. FoRMiGÉ, Mémoires présentés par divers savants..., t. XIII, 
II« part., 1933. p. 709. 

Tête de jeune Faune, aux oreilles caprines. Sur les 
mèches serpentantes de la chevelure, reposent les 
enroulements d'un corps de dauphin. Ornement de 
fontaine (?). i" siècle après notre ère. 

7981. Fragments de la frise, placée au théâtre, 
au-dessus de la porte royale, sur le mur fermant la 
scène. Une partie de la frise a été reconstituée et 
remise en place, au théâtre, par les soins de M. J. For- 
migé. Moulages au Musée des Antiquités Natio- 
nales de Saint-Germain-en-Laye. Marbre blanc. Frag- 
ments reconstitués : hauteur, m. 76 ; longueur, 
2 m. 22. Fragments isolés : hauteur. Cm. 76 ; lon- 
gueur, m. 75. (PI. XXXIII, XXIV, XXXV). 

J. FoRMlGÉ, Comptes rendus de V Académie des Inscriptions et 
Belles-Lettres, 1932, p. 57. — Du même. Mémoires présentés par 
divers savants..., t. XIII, II" part., 1933, p. 708. — Du même, 
Bulletin de la Société nie. des Antiquaires de France, 1942, p. 45. 

Dans un encadrement constitué, à la partie supé- 
rieure par un bandeau, orné d'un chapelet et d'un rang 
d'oves, à la partie inférieure par un simple listel. Cen- 
taures barbus ou imberbes, marchant à droite ou à 
gauche, le torse de face. 

1. Centaure barbu, portant un chevreau sur les 
épaules. La croupe, ainsi que la jambe antérieure 
gauche, manquent. 

2. Centaure imberbe, une draperie retombant de 
l'épaule gauche, sur laquelle repose une branche de 
pin stylisée, avec deux pommes, maintenue dans la 
main. Le bras droit est étendu, la main en direction 
de la croupe. La jambe postérieure droite est brisée 
entre la cuisse et le sabot. 

3. Semblable. De la main droite, le Centaure tire 
un bouc par les cornes. Le bras gauche, la jambe 
antérieure droite et la queue ont disparu. 

4. Centaure barbu, le bras droit étendu, tenant 
dans la main droite un lièvre suspendu par les pattes 
de derrière. Le bras droit brisé retombait le long du 
torse. Les jambes ont en partie disparu. 



5. Centaure imberbe, le torse vu de dos, la tête de 
profil, tenant des deux mains un trident. 

6. Centaure barbu, portant la main à la chevelure. 
Le bras droit retombe le long du torse. Les jambes 
sont brisées à gauche. 

7. Corps et torse d'un Centaure barbu, portant sur 
l'épaule gauche une branche de pin stylisée, à laquelle 
deux pommes sont attachées. 

8. Corps et torse d'un Centaure barbu, jouant de la 
lyre. La tête, les bras et les jambes sont brisées (É., 1. 1, 
p. 184, no 250, I). 

9. Torse, croupe et jambes brisées d'un Centaure 
barbu, tenant dans la main droite, qui retombe, un 
dard à pointe triangulaire. Les restes d'une peau de 
panthère voltigent en arrière, au-dessus de la croupe. 

10. Poitrail, corps et croupe d'un Centaure, avec 
l'extrémité d'une peau de panthère. 

11. Dos et partie de l'avant-train d'un Centaure, 
le bras gauche, tendu en avant, tient un objet dont il 
ne reste plus que l'extrémité terminale indistincte. 

Les formes, très accentuées, indiquent que les reliefs 
devaient être vus à distance. Début du i^r siècle de 
notre ère. 

7982. Fragments d'une frise, ayant appartenu à la 
décoration de la scène. Au théâtre antique. Moulages 
au Musée des Antiquités Nationales de Saint-Germain- 
en-Laye. Marbre blanc. Hauteur, m. 78 ; largeur, 
m. 40. (PI. XXXV). 

J. Formigé, Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions et 
Belles-Lettres, 1932, p. 57. — Du même. Mémoires présentés par 
divers savants..., t. XIII, II» part., 1933, p. 708. 

1. Centauresse marchant à droite. De la main 
droite levée, elle drape l'étofie transparente qui barre 
obliquement sa poitrine depuis l'épaule. La main 
gauche est ramenée sous les seins. La tête est brisée. 
La chevelure est disposée en bandeaux ondulés, séparés 
par une raie médiane. 

Espérandieu avait publié (t. I, p. 184, n» 247) la 
partie supérieure de cette plaque comme représentant 
« une femme se drapant ». La découverte de nouveaux 
fragments, appartenant à la croupe et à l'extrémité 
des jambes, ne permet plus de douter que le relief 
appartienne à une frise de Centauresse. 

2. Torse, croupe et sabot antérieur gauche d'ime 
Centauresse, marchant à gauche. Une draperie trans- 
parente barre obliquement la poitrine depuis l'épaule 
droite, passant sous le bras gauche, dont la main 
s'applique sous les seins. Début du l^r siècle avant 
notre ère. 

7983. Fragments d'une frise, ayant appartenu à la 



30 



ORANGE. 



partie centrale de la décoration de la scène. Au théâtre 
antique. Marbre blanc. (PL XXXV). 

J. FORMIGÉ, Comptes rendus de V Académie des Inscriptions et 
Belles-Lettres, 1932, p. 57. — Du même, Mémoires présentés par 
divers savants, t. XIII, II» part., 1933, p. 708. — Du même. 
Bulletin de la Société nie des Antiquaires de France, 1942, p. 46. 
— Ch. Picard, Mémorial des études latines, p. 585. 

1. Partie supérieure du torse d'une Ménade, vêtue 
d'une tunique longue, sans manches, tenant dans la 
main gauche étendue un bouclier d'Amazone. Bas de 
la jambe et pied droit du même personnage. 

2. Partie inférieure du corps d'un dieu jeune, 
brisé sous le nombril. Aux chevilles sont attachées de 
petites ailes. En arrière, les plis d'une draperie. 
Frise de Persée combattant le thiase dyonisiaque 
[cH. picard]. Cf. Revue archéologique, 1946, 2, p. 101- 
102, n. 3. 

3. Main gauche, jambe et pieds d'une Ménade, 
vêtue d'une tunique longue. 

Ces fragments appartenaient peut-être au deuxième 
ordre, placé au-dessus de la porte royale [j. formigé]. 
On en rapprochera les fragments publiés par Espé- 
RANDiEU, t. I, p. 186, nos 253, 254. Début du ler siècle 
de notre ère. 

7984. Fragments d'une frise, ayant appartenu à la 
décoration de la scène. Au théâtre antique. Marbre 
blanc. (PL XXXVII). 



J. Formigé, Mémoires présentis par divers savants..., t. XIII, 
II« part., 1933, p. 708. 

Dans un panneau, délimité à la partie supérieure 
par un bandeau plat, feuilles de chêne et glands, frag- 
ment de coupe chargée de fruits, masques barbus et 
cornus, tête de vieillard, brisée sous la bouche, main 
fermée sur une anse, peut-être une corne d'abondance. 
Début du i^"" siècle de notre ère. 

7985. Panneau ayant appartenu à la décoration de la 
scène. Au théâtre antique. Marbre blanc. (PI. XXXVII). 

J. Formigé, Mémoires présentés par divers savants..., t. XIII, 
11= part., 1933, p. 708-709. 

Dans un encadrement rectangulaire mouluré, à 
bordure de rais de cœur, deux aigles soutenaient, de 
leurs becs, une guirlande de fruits et de lauriers. Les 
serres se ferment sur un foudre. Début du i^"" siècle 
après J.-C. 

7986. Fragment de bas-relief. Au théâtre antique. 
Marbre blanc. (PI. XXXVI). 

Panse et croupe d'un bélier. Début du i^'' siècle 
après J.-C. 

7987. Quatre volutes d'angles d'un chapiteau. Au 
théâtre antique. Marbre blanc. (PI. XXXVI). 

De l'acanthe, jaillit le haut du corps, la tête et le 
bras gauche d'un Amour. Le visage a disparu. 



31 



VAISON. 

(VASIO). 

(Voir les tomes : I, p. 212 ; III, p. 385 ; IX, p. 120 ; X, p. 136). 

L'exploration du quartier de La Villasse, en faisant connaître un ensemble urbain particulièrement important, 
avec sa basilique civile, ses rues bordées de boutiques et ses riches demeures privées, a fourni de nombreux fragments 
de sculptures et de bas-reliefs, dont les clichés m'ont été obligeamment communiqués par M. le Chanoine J. Sautel. 
Les monuments sont conservés au Musée de Yaison. 

BIBLIOGRAPHIE. 

Chanoine Joseph Sautel, Vaison dans Vantiquité. Suppléments ; Travaux et recherches de 1927 à 1940 : T. I. Histoire et description de 
la cité. — T. II. Catalogue des objets romains trouvés à Vaison et dans son territoire. — Recueil documentaire illustré. Supplément : 1927-1940. 
Avignon, 1940. 



7988. Fragment de statue trouvé, en 1935, au quar- 
tier de La Villasse, dans les ruines situées autour de la 
basilique civile, près de la rue centrale. Marbre blauc. 
Hauteur, m. 29. (PI. XXXVII). 

J. Sautel, Vaison dans Vantiquité, t. II, p. 23, n<> 2343. — 
Recueil documentaire, pi. VI, 3-4. 

Torse d'un Centaure. Une nébride, passant sur 
l'épaule droite, traverse obliquement la poitrine. La 
tête et les bras manquent. A la partie inférieure du 
torse, départ du corps de cheval. 

7989. Fragment de statue trouvé, en 1929, sur le 
versant occidental de Puymin, dans les dépendances 
du prétoire. Marbre blanc. Hauteur, m. 30 ; largeur, 
m. 22. (PI. XXXVTI). 

J. Sautel, Vaison dans Vantiquité, t. II, p. 22, n° 2338. — 
Recueil documentaire, pi. VIII, 3. 

Partie supérieure d'un torse couvert d'écaillés imbri- 
quées. A gauche, tête de femme, la chevelure divisée 
en mèches serpentantes, en arrière queue de poisson. 
A droite, un serpent, disposé comme une banderole. 
Peut-être une divinité des eaux. 

7990. Statue brisée en trois fragments, trouvée au 
théâtre. A Vaison, dans le vestibule dallé de la Maison 
du Buste d'Argent. Mollasse marine de Beaumont. 
Hauteur, 1 m. 80. (PI. XXXVIII). 

J. Sautel, Vaison dans Vantiquité, t. II, p. 32, n" 2372. — 
Recueil documentaire, pi. XI, 2. 

Personnage municipal debout et drapé. La tête, les 
avant-bras et les pieds manquent. 



7991. Fragment de statue trouvé, en 1933, dans les 
maisons de rapport du versant oriental du Puymin, 
au milieu des ruines de Vinsula IV. Marbre rose veiné. 
Hauteur, m. 42. (PI. XXXVIII). 

J. Sautel, Vaison dans Vantiquité, t. II, p. 23, n° 2341. — 
Recueil documentaire, pi. VII, 2. 

Partie inférieure du corps d'un personnage drapé 
et agenouillé. Sur une plinthe, jambe droite et pied, 
chaussé de sandales, brisé un peu en avant des doigts. 
Sur la jambe et en arrière, les plis du vêtement. 

7992. Fragment de statue trouvé, en 1932, dans les 
ruines des maisons de rapport du versant oriental 
de Puymin, insula IV. Marbre. Hauteur, m. 31. 
(PI. XXXVII). 

J. Sautel, Vaison dans Vantiquité, t. II, p. 23-24, n" 2344. 
— Recueil documentaire, pi. VII, 1. 

Partie inférieure du corps d'un personnage age- 
nouillé. Le pied droit est replié, la jambe manque. La 
jambe gauche semble entourée d'une sorte de molletière. 
Une lanière de sandale est encore visible sur le pied. 
En arrière, traces d'une draperie, grossièrement traitée. 

7993. Fragment de statue trouvée, en 1933, sur le 
versant oriental de Puymin, dans les ruines des mai- 
sons de rapport. Marbre blanc. Hauteur, m. 17. 
(PI. XXXVIII). 

J. Sautel, Vaison dans Vantiquité, t. II, p. 22, n° 2339. — 
Recueil documentaire, pi. IX, 2. 

Sur un socle mouluré, les extrémités de deux pieds 
et les plis d'un vêtement long. 



32 



VAISON. 



7994. Tête trouvée, en 1935, au quartier de La 
Villasse, au milieu du dallage de l'allée centrale. 
Mollasse marine de Beaumont. Hauteur, m. 27. 
(PI. XXXVIII). 

J. Sautel, Vaison dans V antiquité, t. II, p. 33, n" 2376. — 
Recueil documentaire, pi. XIII, 2. 

Tête d'homme, les cheveux et la barbe disposés en 
mèches sinueuses. Le nez et la partie supérieure du 
crâne sont brisés. L'oreille capriuc indiquerait un 
Satyre ou un Faune. 

7995. Tête trouvée, en 1935, au quartier de La Vil- 
lasse, dans la première boutique située près de la 
Maison du Buste ea Argent. Marbre blanc. Hauteur, 
m. 30. (PJ. XXXVIII). 

J. Sautel, Vaison dans Vantiquité, t. II, p. 19, n» 2328. — 
Recueil documentaire, pi. VII, 1. 

Portrait d'inconnu. Le visage, à l'expression sévère, 
est couturé de rides. La chevelure s'ordonne en cou- 
ronne autour de la calvitie. Le nez est brisé et ^a sur- 
face du marbre très usée. 

7996. Tête trouvée, en 1935, au quartier de La Vil- 
lasse, dans l'égout de la rue centrale. Marbre blanc. 
Hauteur, m. 26. (PI. XXXVIII). 

J. Sautel, Vaison dans l'antiquité, t. II, p. 20, n" 2331. — 
Recueil documentaire, pi. VI, 2. 

Portrait d'inconnu. Le côté droit du visage a disparu. 
Face osseuse, grande bouche aux lèvres minces ; che- 
veluie, aux mèches drues et compactés, disposée ea 
calotte. 



7997. Fragment de statuette trouvé en 1932, dans 
les ruines des maisons de rapport de Vinsula IV. 
Marbre blanc. Hauteur, m. 19 ; largeur, m. 25. 
(PI. XXXIX). 

J. Sautel, Vaison dans l'antiquité, t. II, p. 24-25, n" 2248. 

— Recueil documentaire, pi. IX, 1. 

Bélier. La tête et les pattes manquent, i^"" siècle 
après J.-C. Voir : É., t. XII, n" 7967. 

7998. Bloc carré trouvé, en 1934, au quartier de La 
Villasse, dans le péristyle de la maison du Buste 
en Argent. Mollasse marine de Beaumont. Hauteur, 
m. 35 ; largeur, m. 27 ; épaisseur, m. 023. 
(PI. XXXIX). 

J. Sautel, Vaison dans l'antiquité, t. II, p. 32-33, n" 2374. 

— Recueil documentaire, pi. XII, 1-2. 

Génie anguipède (géant ?) de face, à genoux, les 



jambes écartées, prolongées par des queues enroulées. 
Les bras étendus soutenaient une corniche mutilée. La 
tête et la partie supérieure du corps ont disparu. 

7999. Fragment de bas-relief trouvé, en 1935, au 
quartier de La Villasse, dans les pièces situées à l'angle 
Nord-Ouest du péristyle de la maison du Buste en 
Argent. A Vaison, dans cette demeure, à l'intérieur 
de l'une des salles du tablinum. Mollasse marine de 
Beaumont. Hauteur, m. 59 ; largeur, m. 58 ; 
épaisseur, m. 28. (PI. XXXIX). 

J. Sautel, Vaison dans l'antiquité, t. II, p. 34, n<> 2380. — 
Recueil documentaire, pi. XII, 4. 

Partie inférieure du corps d'un homme nu, debout, 
brisé à la hauteur du nombril et des genoux. Sur le 
côté gauche, les restes d'une draperie. Les contours 
sont cernés. 

8000. Fragment de bas-relief trouvé, en 1939, au 
quartier de La Villasse, dans les fouilles du terrain 
Fondacci. Mollasse marine de Beaumont. Hauteur, 
m. 55 ; largeur, m. 65 ; épaisseur, m. 043. 
(PI. XXXIX). 

J. Sautel, Vaison dans l'antiquité, t. II, p. 35, n" 2381. — 
Recueil documentaire, pi. XII, 3. 

Partie inférieure du corps d'un personnage, vêtu 
d'une robe longue. « A droite, un jeune enfant est 
saisi par les pieds, probablement par ce personnage » 
[j. sautel]. Rulief cerné. 

8001. Autel trouvé, en 1936, au quartier de La Vil- 
lasse, dans la galerie orientale de la maison du Buste 
en Argent. Mollasse marine de Beaumont. Hauteur, 
m. 31 ; largeurs, m. 22, m. 17, m. 20 ; épais- 
seurs, m. 21, m. 16, m. 18. (PI. XL). 

J. Sautel, Vaison dans Varuiquité, t. II, p. 66, n° 2502. — 
Recueil documentaire, pi. XIII, 1. 

Sur la face antérieure du dé, Vulcain debout, vêtu 
de Vexomis qui laisse à nu l'épaule et le côté droit de 
la poitrine, tenant dans la main droite un marteau 
au-dessus d'une enclume. Le bras gauche retombe 
le long du corps, la main appuyée sur un objet allongé, 
dans lequel on reconnaîtra une interprétation du 
motif des tenailles. Travail indigène. 

8002. Applique trouvée, en 1936, au quartier de La 
ViUasse, dans une pièce située à l'est de Voecus de la 
maison du Buste en Argent. Marbre blanc. Hauteur, 
m. 22 ; largeur, m. 17. (PI. XL). 

J. Sautel, Vaison dans l'antiquité, t. II, p. 31, n° 2371. — 
Recueil documentaire, pi. VIII, 4. 



VA I SON. 



33 



Enfant accroupi sur le ventre, les jambes repliées, 
le bras gauche relevé sur la tête. Trou de suspension 
au revers. 

8003. Oscillum trouvé, en 1935, au quartier de La 
Villasse, dans la galerie orientale de l'atrium à colonnes 
de la maison du Buste en Argent. Marbre blanc. 
Diamètre, m. 26 ; épaisseur, m. 35. (PI. XL). 

J. Sautel, Vaison dans l'antiquité, t. II, p. 26, n° 2353. — 
Recueil documentaire, pi. IX, 4. 

Sur une dés faces : masque de personnage barbu, 
à la chevelure hérissée, retenue par un bandeau pas- 
sant derrière l'oreille ; en avant, un objet ovale. Au 
revers : masque à chevelure calamistrée. L'une des 
courbes du croissant se termine par une tête de rapace. 

8004. Fragment d'oscillum trouvé, en 1935, au quar- 
tier de La Villasse, dans la maison du Buste en Argent, 
près de l'entrée conduisant à la galerie de l'atrium à 



colonnes. Marbre blanc. Diamètre, m. 19 ; épaisseur, 
m, 026. (PI. XL). 

J. Sautel, Vaison dans l'antiquité, t. II, p. 26, n° 2354. — 
Recueil documentaire, pi. IX, 3. 

Sur une face : lièvre mangeant les fruits étages 
dans une haute corbeille en vannerie. Au revers : 
deux dauphins nageant. 

8005. Pied de table (cartibulum) trouvé, en 1934, 
au quartier de La Villasse^ au centre du péristyle de 
la maison du Buste en Argent. A Vaison, sur le rebord 
du bassin de ce même péristyle. Mollasse marine de 
Beaumont. Hauteur, m. 54 ; largeur à la partie 
supérieure, m. 32. (PI. XL). 

J. Sautel, Vaison dans l'antiquité, t. II, p. 69, n° 2605. — 
Recueil documentaire, pi. XIII, 4. 

Tête joufflue au nez camard, surmontée d'une 
épaisse chevelure bouclée : Vent ? Le pied est constitué 
par une patte de lion. 



KSPÊRANDIEU 



34 



VIENNE. 

(COLONIA IVLIA VIENNA ALLOBROGUM). 
(Voir les tomes : I, p. 249 ; III, p. 395 ; IX, p. 136 ; X, p. 235). 

Les fouilles qui se poursuivent, principalement au théâtre et sur l'emplacement de l'ancien hôpital, à Vienne, 
ont amené la découverte de nouvelles et importantes sculptures ayant appartenu à la décoration des édifices antiques. 
Elles ont été déposées au Musée lapidaire de Vienne. Leurs phoJ:ographies m'ont été obligeamment communiquées 
par M. A. Vassy. 



8006. Statue mutilée, trouvée, en 1938, dans le 
Rhône. Marbre pentélique. Hauteur, 1 mètre. (PI. XLI). 

Vénus nue, debout, le buste incliné en avant. Brisée 
en cinq morceaux. La tête, les bras et les jambes 
manquent. Bon travail. 

8007. Statue mutilée trouvée, en 1937, au théâtre, 
sxii l'emplacement de la scène. Marbre blanc grec. 
Hauteur, 1 m. 60 ; largeur, m. 70. (PI. XLI). 

Caryatide, brisée aux épaules et à mi-jambes. La 
partie droite du corps et les bras ont disparu. La 
jeune femme porte le peplos, serré à la taille, plaquant 
sur la cuisse et la jambe gauche, légèrement portée 
en avant. 

8008. Fragment de statue trouvé, en 1937, au 
théâtre, sur l'emplacement de la scène. Marbre blanc 
grec. Hauteur, m. 28 ; largeur, m. 26. (PI. XLI). 

Partie supérieure de la tête d'une jeime femme, 
ayant vraisemblablement appartenu à la statue pré- 
cédente. Brisée sous les yeux et à gauche. Sur la che- 
velure qu'une raie médiane sépare en deux bandeaux 
ondulés, est posé un large bandeau appartenant à la 
coiffure disparue. 

Recueillis sur l'emplacement de la scène, ces deux 
lourds fragments ne devaient pas être très éloignés 
de leur emplacement primitif. Il parait alors logique 
d'admettre qu'ils appartenaient à la décoration de la 
frons scaenae. 

La découverte des restes d'une grande Caryatide, en 
marbre grec, imitant de près celles de la Tribune de 
l'Érechtheion d'Athènes, a suggéré à M. Ch. Picard, 
des rapprochements qu'il a bien voulu me commu- 
niquer : 

Pline (N. H., 1. 36, chap. 37 (38) a signalé qn'Agrip- 
pae Pantheum decoravit Diogenes Atheniensis ; il ajoute : 
Dio gènes ejus caryatides probantur inter pauca operum. 
Diogénès, d'après Pline, avait fait aussi pour le 
Panthéon, consacré en 25 avant J.-C, des statues de 



fronton, dont Pline laisse à penser qu'elles n'étaient 
pas moins belles, mais que, placés loin de la vue, elles 
ont eu moins de célébrité que les Caryatides. Or, les 
Caryatides de Diogénès l'Athénien, à Rome, n'étaient 
certainement pas des originaux : leur succès devait 
tenir précisément à ce qu'elles ne s'écartaient guère, 
comme celles de Vienne, des œuvres illustres d'Athènes, 
dont l'étude était recommandée aux artistes latins. 
On a déjà suggéré (Ch. Picard, U Acropole d^ Athènes, le 
Plateau supérieur, rËrechtheion, les Annexes Sud, 1932, 
p. 31, n. 3 (à g.)) que les Romains ayant fait rçstaurer 
l'Érechtheion, notamment sur la façade Ouest, du 
vivant de Diogénès, et probablement par des mains 
athéniennes, leurs artistes avaient eu toutes les occa- 
sions d'examiner de près, et de copier au besoin, les 
célèbres statues de Corai, en place à Athènes. Elles 
étaient devenues aussi célèbres à Rome, où on en a 
retrouvé, pour plusieurs époques différentes, les imi- 
tations plus ou moins fidèles. (Max. Collignon, 
Monuments Plot, t. 10, 1903, p. 130 et suiv. — 
P. Graindor, Athènes sous Auguste, 1927, p. 226 
et suiv.) 

Diogénès l'Athénien, qui avait été choisi à Rome, 
avant 25, pour sculpter la décoration d'un monument 
important, a-t-il été aussi l'artiste qui aurait décoré 
d'abord le théâtre de Vienne ? Il est tentant d'y songer, 
le théâtre ayant été commencé au temps de César 
et son achèvement se plaçant sous le règne d'Auguste. 
Ceci pourrait expliquer l'importance exceptionnelle 
de la sculpture d'inspiration hellénistique dans le 
grand et beau théâtre de la colonie, rivale de Lyon. 

8009. Tête trouvée à l'angle formé par la place qui 
s'étend devant le temple de Livie et l'égout. Marbre 
blanc. Hauteur, m. 29. (PI. XLII). 

Photographie communiquée par M. Jules Formigê. 

Tête de femme, brisée au cou. Le nez est mutilé à 
l'arête et à la base. Les cheveux, séparés en deux 



VIENNE. 



35 



bandeaux ondulés par une raie médiane, sont relevés, 
au sommet de la tête, en un large chignon de bouclettes. 

8010. Tête trouvée dans le Rhône, en 1938. Marbre 
blanc. Hauteur, m. 28 ; largeur, m. 16. (PI. XLI). 

Apollon-Hélios. Une couronne radiée est posée sur 
la chevelure, dont les mèches épaisses sont travail- 
lées au trépan. Un gros éclat a entraîné la dispari- 
tion de la partie du visage comprise entre l'œil gauche 
et la joue droite. 

8011. Fragment de statuette trouvé dans le Rhône, 
en même temps qu'un bras brisé et des fragments de 
draperie que M. A. Vassy suppose avoir fait partie 
d'un même ensemble. Bronze. Hauteur, m. 20. 
(PI. XLII). 

Tête et cou d'une statuette de jeune homme. La 
chevelure est disposée en petites bouclettes ondulées, 
assez courtes et dégageant le front. Le bas du visage 
est lourd. Les pupilles sont creuses. Fonte gallo- 
romaine massive, d'assez basse époque. 

8012. Fragment de bas-relief trouvé, en 1937, au 
théâtre, dans la fosse du rideau. Marbre blanc. Hau- 
teur, m. 30 ; largeur, m. 50. (PI. XLII). 

Sur les plis d'une draperie retombant en arrière, 
se détache le corps d'un homme nu, debout, brisé sous 
les pectoraux et à mi-jambes, le bras gauche, écarté et 
en flexion, le dos de la main, les doigts repliés, appuyé 
sur la hanche. L'autre main est fermée sur la hampe 
noueuse d'un attribut mutilé, qui reposait contre la 
saignée : Héraclès jeune à la massue. 

8013. Fragment de bas-relief trouvé, en 1937, au 
théâtre, dans la fosse du rideau. Brisé en trois mor- 
ceaux. Marbre blanc. Hauteur, m. 70 ; largeur, 
m. 82. (PI. XLIII). 

Personnage présentant dans la main levée une 
patère et tenant sous le bras gauche un bélier, dont 
les pattes ont disparu. La toison, autour du cou, est tra- 
vaillée au trépan. Scène d'offrande dont il ne reste plus 
qu'un faible fragment du corps du personnage et ses bras. 

8014. Fragment de bas -relief trouvé, en 1940, sur 
l'emplacement de l'ancien hôpital, au pied du grand 
Portique (?) romain, encore conservé et visible. Mar- 
bre blanc de Carrare. Hauteur max., m. 94 ; longueur 
max., m. 63 ; épaisseur, m. 13. En haut, taille 
oblique, qui montre que la plaque s'incrustait dans 
un ensemble et qu'elle devait servir soit dans un fron- 
ton, soit de décor de rampe, pour l'accès vers un 
autel (?). (PI. XLIII). 

On ne peut savoir actuellement si la plaque est 



complète à gauche ; il y avait sûrement de ce côté 
une partie importante de la représentation : un sacri- 
fice de culte phrygien, comme il semble. 

P. WuiLLEUMlER, Bulletin des Musées de France, XI, n" 3, 
1946, p. 29-30. — Du même, Association lyonnaise de recherches 
archéologiques, 1946, p. 2 sqq., pi. I. — Du même. Comptes rendus 
de VAcadémie des Inscriptions, 1946, p. 192 sqq. — ■ Du MÊME, 
Bulletin de la Société nie. des Antiquaires de France, séance 
du 3 avril 1946. — Ch. PiCAKD, Revue archéologique, 1946, II, 
p. 159-162. 

Au centre : un personnage féminin, debout et de 
profil à gauche, la tête couronnée et voilée, une 
bague à l'annulaire, tenant de la main gauche une 
courte torche enflammée et, semble-t-il, une haste 
brisée ; dans l'autre main, des tiges de pavot. Le corps 
est en partie masqué par deux jeunes hommes debout, 
vêtus d'une tunique courte, serrée et relevée à la 
taille, aux pieds chaussés de sandales, et dont les 
visages ont disparu. Celui de gauche, de face, la tête 
penchée et ceinte d'un bandeau, l'avant-bras droit 
brisé et tendu en avant, fait une libation sur un autel 
qui a disparu. La main gauche, très mutilée, est rame- 
née sur la poitrine, tenant un objet disparu, coquille 
ou corbeille. La jambe droite et le pied gauche 
manquent. L'autre personnage, à droite, est figuré 
de dos, le bras gauche retombant le long du corps, 
la main fermée, la paume en dehors, tenant une ser- 
viette. Dans le champ, un bonnet phrygien à jugulaire, 
un bâton d'augure, la crosse en bas, et un oiseau volant 
à droite. 

M. P. Wuilleumier avait proposé de reconnaître, dans 
le bas-relief, l'inauguration du flaminat luventutis 
municipal par Cn. et L. César, principes luventutis, 
rapprochant VAra Pacis et deux reliefs, datés de 
l'an II après J.-C. Mais, M. Charles Picard a suggéré 
une toute autre interprétation. La pièce faisait partie 
d'un ensemble monumental, décor d'un fronton d'une 
rampe (face supérieure oblique), et le sacrifice doit avoir 
été célébré pour un culte phrygien, car il y avait 
jadis, à gauche, un arbre d'Attis d'oii pend, accroché, 
le pedum (et non lituus) et où perchait l'oiseau. On 
voit aussi le bonnet et la flûte (sous le bonnet) du 
favori de Cybèle. La scène était développée vers la 
gauche. Il est douteux que le relief soit antérieur à 
l'époque de Claude. 

8015. (= 416). Fragments de la frise décorant le 
pulpitum du théâtre, trouvés dans la fosse du rideau. 
Marbre blanc. (PI. XLIV). 

1. Fragment d'angle, décoré sur l'une des faces 
d'une tête de vieillard, dionysiaque, la barbe disposée 
en longues papillottes parallèles. Rais de cœur for- 



36 



VIENNE. 



mant bordure à la partie supérieure du fragment. 
Hauteur, m. 24 ; largeur, m. 24 ; épaisseur, m. 20. 

2. Deux lionnes marchant à droite, la tête de face. 
Du second animal, il ne reste plus que l'arrière-train. 
A l'extrémité droite, sur un socle rectangulaire mou- 
luré, une coupe à pied bas, flanquée de deux anses 
à poucier, chargée de raisins et de pommes. Rais de 
cœur formant bordure à la partie supérieure. Hau- 
teur, m. 24 ; largeur, m. 44 ; épaisseur, m. 20. 

3. Lion et avant-train d'un second lion, marchant 
à gauche. Dans les crinières stylisées, trou d'encastre- 
ment pour un ornement métallique disparu. A gauche, 
la queue d'un troisième lion. Hauteur, m. 20 ; lar- 
geur, m. 51 ; épaisseur, m. 20. 

4. Chien de profil à droite, arcbouté sur les pattes 
antérieures, le museau levé, la gueule entr'ouverte, 
les oreilles couchées. Sur le dos et le ventre, une ligne 
d'incisions marque le pelage. Rais de cœur, formant 
bordure à la partie supérieure. Hauteur, m. 24 ; 
largeur, m. 48 ; épaisseur, m. 20. 

5. Avant-corps de chien, dans la même attitude que 
le précédent. Hauteur, m. 20 ; largeur, m. 25 
épaisseur, m. 20. 

6. Taureau marchant à gauche, la tête de face 
L'arrière- train est brisé, siinsi que la corne, à droite 
Fragment de la bordure supérieure, avec rais de cœur 
Hauteur, m. 24 ; longueur, m. 25 ; épaisseur, m. 20 

7. Bouc de profil à gauche. Rais de cœur formant 
bordure à la partie supérieure. Hauteur, m. 25 
largeur, m. 32 ; épaisseur, m. 20. 

8. Semblable. La tête et les pattes antérieures 
manquent. Hauteur, m. 20 ; largeur, m. 26 ; 
épaisseur, m. 20. 

9. Bouc marchant à droite. Les pattes postérieures 
sont brisées. Hauteur, m. 24 ; largeur, m. 32 ; 
épaisseur, m. 20. 

10. Fragment d'angle. Sur l'une des faces, avant- 
train de taureau ; sur l'autre, tête de taureau. A la 
partie supérieure, restes des rais de cœur de la bordure. 
Hauteur, m. 24 ; largeur, m. 30 ; épaisseur, m. 20. 

L'usage de ces décors a été découvert par M. J. For- 
migé. 

8016. Fragments d'accoudoirs et de pieds de sièges, 
trouvés au théâtre, dans l'orchestre, en 1936. Brèche 
rose. Hauteurs, m. 17, m. 19, m. 20 ; largeurs, 
m. 075, m. 080, m. 95, m. 10. (PI. XLIII). 

J. FOBMIGÊ, Revue archéologique, 1944, I, p. 24. 

Rangée supérieure : accoudoirs de sièges, décorés 
de feuillages ou d'une tête de félin. 

Rangée inférieure : pieds de siège en forme de pattes 
de lion ou de grifi"on. 



8017. Fragments de console supportant la frise du 
pidpitum, trouvés au théâtre. Marbre blanc. Hau- 
teurs, m. 16, m. 19 ; largeurs, m. 28, m. 35, 

m. 40. (PI. XLIV). 

Entre deux bandeaux, décorés de gouttelettes et 
d'oves, fleurons d'acanthes. 

8018. Fragments de chapiteaux trouvés au théâtre, 
sur l'emplacement d'un temple (d'Apollon ?) élevé 
au sommet de la cavea. Hauteurs, m. 25, m. 25 ; 
largeurs, m. 28, m. 37. Pierre calcaire. (PI. XLV). 

Corps de serpents, enroulés autour du montant 
d'un trépied, orné d'une ligne de postes. 

8019. Chapiteau quadrangulaire, brisé en deux mor- 
ceaux, ayant appartenu à un temple d'Apollon (du 
théâtre ?). Marbre blanc. Hauteur, m. 45 ; largeur, 

1 m. 15. (PI. XLIV). 

Les deux volutes sont formées chacune par les 
queues tournées en spirales de deux serpents pythons, 
enlacés dans le trépied, et dont les têtes se redressent, 
une de chaque côté, au milieu du tailloir. Sur le tré- 
pied est une tête de Méduse, en partie disparue. La 
coupe du trépied est ornée de godrons. Deux rameaux 
d'acanthes à la partie supérieure. (Voir : É., t. I, 
p. 270-271, n08 379-381). 

8020. Fragment de chapiteau ayant appartenu à un 
temple d'Apollon. Marbre blanc. Hauteur, m. 55 ; 
largeur, m. 65. (PI. XLV). 

Le fragment est identique à celui publié : É., t. I, 
p. 271, no 382. 

8021. Fragments de bas-relief, encastré à l'envers 
au-dessus de la porte de la chapelle de Saint-Pierre- 
aux-Liens, à Colonzelles, près de Grignan (Drôme). 
Pierre commune. (PI. XLV). 

Photographie communiquée par M. L. Gcnillon. — A. Ai.lM£B, 
Bulletin de la Société départementale d'archéologie et de statistique 
de la Drôme, t. VI, 1871-1872, p. 377. — Lacroix, L'arrondisse- 
ment de Montélimard, t. II, guppL, p. 404. — Espérandieu, 
Recueil..., t. I, p. 246, n. 1. 

A droite, tête et épaules d'un homme, vêtu d'une 
tunique, dont la partie supérieure s'enroide autour 
du cou. Dans la main droite, il tient probablement 
un fouet. En avant, une double rangée de tonneaux de 
bois, attachés par des liens aux deux extrémités. De la 
rangée supérieure, il ne subsiste plus que les extrémités 
des tonneaux. Derrière le personnage, ime colonne. 
Scène de transport de marchandises, sur im monument 
funéraire. 



VIENNE. 



37 



8022. Cippe trouvé, en 1938, à Jongieux (Savoie), 
par M. J.-B. Morel, sur le plateau de Saint-Romain, 
près de La Croix-de-Mission. Au château de Lucey, 
chez M. J.-B. Morel. Marbre. Hauteur, m. 49 ; 
largeur, m. 21 ; épaisseur, m. 85. (PI. XLV). 

Photographie communiquée par M. André Jacques. — J.-B. Mo- 
rel, Bulletin de VAcadémie delphinale, t. 11-12, 2« sér., 1940-1, 
p. 59-60, fig. 1. — P. WuiLLEUMiEH, Comptes rendus de VAcadémie 
des Inscriptions et Belles-Lettres, 1942, p. 189. — Du même, 
Gallia, 1. 1, 1943, fasc. I, p. 175-161, fig. 14-15. — J. Cahcopino, 
Comptes rendus de VAcadémie des Inscriptions et Belles-Lettres, 
1942, p. 189-190. — Année épigraphique, 1945, n" 73. 

Sur la face antérieure, dans un encadrement mou- 
luré, Silvain debout sur une éminence rocheuse. Dans 
le bras gauche plié, il tient, à la hauteur de l'épaule, 
un liknon, d'où émerge un phallus dressé, semble-t-il. 
Le bras droit retombe le long du corps, la main tenant 
par l'anse une situle ronde, à petit pied circulaire, de 
type italique. La tête est couronnée de pin, et une barbe 
touflFue encadre le visage. Un pagne, noué en avant 
du corps, entoure les reins. Le costume, la nature des 
attributs, aussi bien que la fermeté de l'exécution, 
permettent de reconnaître, dans ce relief, une œuvre 
importée d'Italie au ii^ siècle de notre ère. Sur les deux 
petits côtés, dans un encadrement mouluré. Un double 
thyrse, orné de festons. 

Le monument a été retaillé au vi^ siècle de notre ère, 
et porte au dos l'épitaphe d'une chrétienne, morte 
en 528 : In hoc tumuîo jacet religiosa f(e)m(ina) 
Valho (?), q(uae) vixit ann(os) LVIII, obiit XVI 
[kfaïendasj] ian(uarias), Cet(h)e(g)o v(iro) [cflaris- 
simo)] c(onsule). 

8023. Partie supérieure d'un chenet trouvé à Col- 
lias (Gard), sur le plateau de Laval. A CoUias, dans la 
collection de M. l'Abbé Bayol. Terre cuite. Hauteur, 
m. 105 ; largeur, m. 145. (PI. XL VI). 

Photographie communiquée par M. l'Abbé Bayol. — R. Lan- 
TIEH, Bulletin archéologique du Comité, 1936, p. 176-177 et pi. I, 3. 

Tête de chien, le front allongé et bas, le museau bus- 
qué. Sur la nuque et le cou, cercles imprimés disposés 
sur deux bandes parallèles. Traces d'un enduit noir. 

8024. Partie supérieure d'un chenet trouvé à Uzès 
(Gard). A CoUias, dans la collection de M. l'Abbé 



Bayol. Terre cuite. Hauteur, m. 18 ; largeur, m. 17. 
(PL XLVI). 

Photographie communiquée par M. l'Abbé Bayol. — R. Lan- 
TiEH, Bulletin archéologique du Comité, 1936, p. 176 et pi. I, 2. 

Tête de chien, aux oreilles coupées droites, la gueule 
eatr'ouverte, laissîuit voir la denture. Sur le cou, de 
profonds sillons, striés de fines cannelures ; sous le 
menton et à la base du cou, entailles assez profon- 
dément marquées à l'ébauchoir. Traces de couleur 
rouge. 

8025. Clé de voûte trouvée, en 1935, à Béziers 
(Hérault), lors des travaux de déblaiement effectués 
pour le percement de la rue venant rejoindre le che- 
min de Bessan, en face le Grand Hôpital, dans le 
terrain Genre. Au Musée de Béziers. Pierre commime. 
Hauteur, m. 50 ; largeur, m. 37 ; épaisseur, m. 28. 
(PI. XLVI). 

Photographie communiquée par le D' Coulouma. — D' J. Cou- 
LOUMA, Cahiers d'histoire et d'archéologie, t. VII, 1937, p. 220. 

Tête de Satyre barbu, entre deux cornes d'abon- 
dance, chargées de fruits ronds et entrecroisées à 
leurs extrémités terminales. 

La clé de voûte appartient à un monument funéraire 
de la fin du ii^ siècle de notre ère, dont quelques 
autres éléments d'architecture ont été recueillis en 
même temps sur cet emplacement. 

8026. Colonne plantée en terre, au lieudit « Le 
Chemin-de-Ronde », au pied du versant septentrional 
de la colline de Magalas (Hérault), et à l'intersection 
de la route de Murviel à Rouhan et du chemin du Thou. 
Pierre commune. Hauteur, env. 1 mètre au-dessus 
du sol. (PI. XLVI). 

J. CocLOUMA, Gallia, 1. 1, 1943, fasc. I, p. 225-227. 

Le fût circulaire, qui s'amincit à la partie supérieure, 
terminée par im bourrelet, est surmonté d'un chapi- 
teau, orné des figures en relief d'un bélier aux cornes 
enroulées et de deux têtes humaines, du type des 
chefs de décapités. Ces sculptures, très mutilées, 
appartiennent à l'art celtique de la fin du i*'' siècle 
avant J.-C. ou du début du i^' siècle de notre ère. 



38 



NARBONNE. 

(COLONIA JULIA PATERNA CLAUDIA NARBO MARTIUS). 
(Voir les tomes : I, p. 355 ; IX, p. 182 ; X, p. 191). 



8027. Statue mutilée trouvée, au mois de fé- 
vrier 1938, dans les travaux de déblaiement pour 
l'établissement du boulevard de 1848, à Narbonne 
(Aude). Au Musée lapidaire de Narbonne. Marbre 
blanc. Hauteur, 1 m. 40 ; largeur du socle, m. 60. 
(PL XL VI). 

Photographie communiquée par M. Philippe Héléna. — Sama- 
RUC, Bulletin de la Commission archéologique de Narbonne, t. XIX, 
II» part., 1937-1938, p. LXXI-LXXIV. — A. Gkeniek, Bul- 
letin de la Société des Antiquaires de France, 1938, p. 142. 

Partie inférieure d'une statue de femme, brisée à la 
ceinture, debout sur un socle rectangulaire. EUe est 
vêtue d'une robe à draperie transparente, qui retombe 
en plis étages sur le devant du corps. Les pieds sont 
chaussés. Muse ou Pudicitia. 

La statue dérive d'un modèle hellénistique de bon 
style, comme la Cléopâtre de Délos (vers 138 avant 
J.-C), ou la Muse de Lindos (Blinkenberg, Mélanges 
Fr. Poulsen, p. 157). 

8028. Couvercle de sarcophage trouvé, le 
16 mars 1938, dans les fouilles de M. Th. Héléna, sur 
l'emplacement du boulevard de 1848., à Narbonne. 
Au Musée lapidaire de Narbonne. Pierre commune. 
Hauteur, 1 m. 97 ; largeur, m. 68. (PI. XLVI). 

Photographie communiquée par M. Philippe Héléna. — 
P. Caillabd et A. Sigal, Bulletin de la Commission archéolo- 
gique de Narbonne, t. XIX, 2, 1937-1938, p. Lxxui-Lxxiv. — 
Année épigraphique, 1940, n° 25. 

Le couvercle, en forme de p/isme triangulaire, 
flanqué à chaque angle d'une demi-sphère en saillie, 
porte, sculpté, sur la face intérieure, l'image de la 
défunte, représentée à mi-corps, dans une niche à 
fronton triangulaire, supporté par deux colonnes à 
chapiteaux lotiformes. De la main gauche, chargée de 
bagues, elle tient un codex, dont la tranche repose sur 



le rebord inférieur de la niche. Le bras droit est ployé 
à angle aigu, la main fermée sur un pli du vêtement. 
Les cheveux divisés par une raie médiane, en deux 
bandeaux ondulés, retombent en arrière sur la nuque. 
En dessous, l'épitaphe : Se viva j Marcia M(arci) 
f(ilia) j Donata I Ofentina Medijolanesi commiune exs 
parte tertiaj cum Q(uinto) Pescennio Q(uinti) ffilio) / et 
T(ito) Valerio T(iti) f(ilio) j Titullo. 

8029. Fragment de statuette trouvée à Beaucaire, 
lors des travaux de creusement du canal du Midi. 
Collection du vicomte Gaston de Luppé, en Arles. 
Pierre commune. Hauteur, m. 38. (PI. XLVI). 

Photographie communiquée par M. F. Benoit. — Réveillé de 
Beauregard, Promenades dans la ville de Tarascon, Aix, 1892, 
p. 158. — Forma orbis romani. V, F. Benoit, Bouches-du-Rhône, 
p. 154, n" 25. 

Partie inférieure du corps d'un jeune Faune, brisé 
à la hauteur des hanches et des genoux. 

8030. Stèle trouvée, en 1936, au Cayla de Mailhac 
(Aude). A Mailhac, collection Taffanel. Mollasse gré- 
seuse. Hauteur, m. 32 ; largeur, m. 22. (PI. XL VU). 

Odette et Jean Taffanel, Le Cayla de Mailhac (Aude). Car- 
cassonne, 1938, p. 38 et fig. 37. — Philippe Héléna, Les origines 
de Narbonne, p. 236 et fig. 141. 

Un dé cubique supporte une amorce de colonne semi- 
cylindrique, assez grossièrement taillée, sur laquelle 
sont sculptés, en relief plat, opposés sur chaque face, 
deux chefs de décapités. Au milieu, un arrachement 
semble indiquer l'emplacement d'un motif disparu. 
L'un des côtés est légèrement concave. 

Le monument est à rapprocher du pilier découvert 
en Wurtemberg et conservé au Musée de Carlsruhe. 
(R. Knorr, Germania, t. V, 1921, p. 11-13, fig. 1). 



39 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



TOME PREMIER. 



ALPES MARITIMES. 
ROBERNIER. 

P. 9, n° 10. Ajouter à la bibliographie : Femand Benoit, L'art 
primitif méditerranéen de la vallée du Rhône. La sculpture, 1945, 
p. 25, pi. 1 à 3. 

M. F. Benoit donne une description nouvelle de la stèle : sur 
l'une des faces est gravée une jument avec son poulain ; sur une 
autre, associés à des rouelles concentriques, un svastika et un 
animal accroupi, la tête tournée en arrière, sans doute un lion. Le 
motif de l'animal, la tête tournée vers l'arrière, reparaît sur les 
plaques de revêtement, en terre cuite, de Substantion et d'Orgon, 
ce qui révèle l'introduction d'un modèle étranger, apporté dans 
la Gaule méridionale par l'intermédiaire de l'Étrurie. 

LA TURBIE. 

P. 10, no 14. Ajouter à la bibliographie : S. Femandez Gimenez, 
Revue des Études anciennes, t. XXXV, 1933, p. 164-168 et pi. I-IIL 
Le Trophée des Alpes. An VI avant J.-C. 26 avril 1934. Publié 
par l'Institut des fouilles de Provence et des Préalpes (1934). — 
J. FOBMIGÉ, La Turbie, dans Congrès archéologique, de France 
XCV^ session, Aix-en-Provence et Nice, 1932, p. 309-320. — 
Nino Lamboglia, Il Trofeo di Auguste alla Turbia, Bordighera, 
1939. — C. Carducci, Il substrato ligure nelle sculture romane del 
Piemonte e délia Liguria, dans Rivista Ingauna e Intemelia, 1941, 
p. 72-75 et fig. 3-4. — Du même, Il substrato ligure nelle 
sculture romane del Piemonte e délia Liguria, dans Rivista 
Ingauna e Intemelia, 1941, p. 75-77 et fig. 5-8. — J.-C. FOK- 
HIGÉ, dans Comptes rendus de VAcadémie des Inscriptions et 
Belles-Lettres, 1910, p. 76-87, 509-516. 

Le Trophée des Alpes, restauré par M. Jules Formigé, comprend 
trois parties distinctes : un soubassement sur lequel se développe 
une grande inscription, couronnée de deux Victoires et flanquée 
de deux trophées ; une colonnade dorique avec socle, piédestaux 
et attique, avec niches pour des statues ; une pyramide à gradins 
circulaires, servant de base à une statue d'Auguste, accostée de 
deux captifs. Des escaliers relient ces divers étages et donnent 
accès à la salle qui, vraisemblablement, occupait l'intérieur de 
la pyramide. 

Au cours des travaux de déblaiement du monument, de nom- 
breux fragments de sculptures ont été recueillis, permettant la 
reconstitution des deux trophées, encadrant l'inscription. Ce sont 
deux bas-reliefs, en marbre de Carrare, constitués par cinq assises : 
hauteur, 4 m. 73 ; largeur, 3 m. 36 ; saillie des sculptures, m. 443. 
(PI. XLVn, 14, 1). 

Bas-relief, placé à droite de Vinscription. — De part et d'autre 
d'un trophée, deux Barbares sont agenouillés : à droite, un homme, 
les mains liées derrière le dos, vêtu d'une tunique et de braies, 
le genou gauche en terre ; à gauche, une captive, dans la même 
attitude, les mains attachées en avant, une épaisse chevelure 
tombant sur les épaules, le corps enveloppé dans une longue 
robe, regarde en direction du trophée, composé d'un tronc d'ar- 
bre, servant de support à une tunique, barrée par un ceinturon, 



auquel sont suspendus les restes d'une épée courte et que recou- 
vre un manteau. Au faîte est un casque rond, de chaque côté 
duquel sont attachés par des courroies deux boucliers losangiques. 
Celui de gauche est très mutilé. En arrière sont disposés deux 
faisceaux de lances, encadrant une double hache emmanchée, 
puis une enseigne et trois trompettes terminées par des têtes 
d'animaux fantastiques. Au tronc d'arbre, très mutilé, étaient 
attachées des armes, sans doute des épées. 

Bas-relief, placé à gauche de Vinscription. (PL XLVII, 14, 2). — 
Toute la partie du trophée, sur la largeur de l'assise supérieure, 
a disparu, à l'exception d'une partie du boucher, à gauche. Le 
tronc d'arbre, auquel sont suspendues deux épées et une corne, 
supportait une tunique, serrée à la hauteur de la taille par ime 
ceinture, supportant une épée et que recourve un manteau fermé 
en avant par une fibule ronde. De chaque côté sont représentés 
deux Barbares agenouillés : à droite, une captive, les mains 
attachées devant le corps, qui est enveloppé d'une robe, déga- 
geant le sein gauche ; de l'autre côté, un homme, le torse nu, les 
mains liées derrière le dos. 

Contrairement à l'opinion émise par M. J. Formigé sur l'origine 
italienne des bas-reliefs, C. Carducci propose de reconnaître dans 
leur exécution la main de sculpteurs indigènes. En dehors de 
toutes préoccupations politiques, qui auraient conduit à confier 
l'exécution du monument à une main-d'œuvre locale, il fait 
remarquer que les artistes ont été impuissants à animer cette 
décoration : les plis des tuniques retombent lourdement et les 
draperies reproduisent inlassablement le même mouvement 



ALPES COTTIENNES. 

SUSE. 

P. 13 n" 16. Ajouter à la bibhographie : Emil KbUCER, Die 
gallischen und germanischen Dioskuren dans Trierer Zeitschrift, 
t. 15, 1940, p. 10, n° 6 (figure). — Lothar Hahl, Zur Stillent- 
uiicklung der provinzialrômischen Plastik in Germanienund Gallien, 
1937, p. 13, 56, pi. 1,3. Le monument peut être daté des années9/8 
avant notre ère. 

CORSE. 

P. 25. Ajouter à la biliographie : Forma orbis romani. Carte 
archéologique de la Gaule romaine, dressée sous la direction de 
M. Adrien Blanchet. Fasc. IIL Carte et texte du département de 
la Corse, préparée par M. Ambroise Ambrosi, Paris, 1933. 

GAULE NARBONNAISE. 

ANTIBES. 

P. 29. Ajouter h la bibliographie : Forma orbis romani. Carte 
archéologique de la Gaule romaine, dressée sous la direction de 
M. Adrien Blanchet. Fasc. l. Partie orientale (carte) et texte 
complet du département des Alpes-Maritimes, par M. Paul CouissiN. 
Paris, 1931. 



40 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



p. 29-32, n° 24. Ajouter à la bibliographie : P. CouiSSIN et 
D' DONNADIEU, Egitna et le monument de Biot, dans Revue 
archéologique, 1931, I, p. 69-101. 

Les treize blocs, empilés les uns sur les autres au jardin public 
de Juan-les-Pins, vont être transportés au Musée d'Antibes, en 
vue de la reconstitution du monument qui parait avoir fait partie 
du revêtement d'un mur à ouvertures. Tout est gaulois dans le 
décor, qui serait inspiré des trophées-monceaux, avec boucliers à 
la partie inférieure. Par sa technique, absence d'incisions cernant 
les contours, le monument est antérieur aux arcs de triomphe de 
Saint-Remy et d'Orange. Il serait l'œuvre d'un sculpteur du pays 
antipohtain ou nicéen, après 154 avant J.-C, et se rapporterait à 
la première victoire remportée par les Romains sur le sol de la 
Gaule : celle de Q. Opimius sur les Ligures Oxybiens et Déciates 
de la région du lac de Vaugrenier, ancien port des Oxybiens 
(POLYBE, 38, 8). 

FRÉJUS. 

P. 33. Ajouter à la bibliographie : Forma orbis romani. Carte 
archéologique de la Gaule romaine, dressée sous la direction de 
M. Adrien Blanchet. Fasc. II, Carte (partie orientale) et texte 
complet du département du Var, préparés par M. CouissiN avec la 
collaboration de M. le D^ A. Donnadieu et de M. Paul Goby, 
terminés par le directemr avec la collaboration du comte Henry 
DE GÉHiN-RiCARD. — Fasc. IV, Carte de la partie occidentale du 
département du Var et de la partie orientale du département des 
Bouches-du-Rhône, d'après les recherches de M. Paul CouissiN, 
Henry DE Gébin-Ricard et Femand Benoit. Paris, 1934. — 
Fasc. VI, Carte et texte complet du département des Basses-Alpes, 
préparés par le comte Henry de Gérim-Ricard, terminés par le 
directeiu:. Paris, 1937. 

VACHERES. 

P. 38, n" 35. Ajouter à la bibliographie : F. Benoit, Uart 
primitif méditerranéen de la vallée du Rhône. La sculpture, pi. XLIV, 
XLV et p. 38. 

LA GAYOLLE. 

P. 41, n° 40. Ajouter à la bibUographie : Et. Michon, dans 
Bulletin de la Société des antiquaires de France,- 1922, p. 329-334. 
— Mgr WiLPERT, / sarcofagi antichi, dans Monumenti delVantichità 
cristiana, t. I, 1929, p. 7 et pi. I, 3. 

MARSEILLE. 

P. 46. Ajouter à la bibliographie : Forma orbis romani. Carte 
archéologique de la Gaule romaine, dressée sous la direction de 
M. Adrien Blanchet. Fasc. V, Carte (partie occidentale) et texte 
complet du département des Bouches-du-Rhône, par M. Femand 
Benoit. Paris, 1936. 

P. 48-52, n° 49. Ajouter à la bibliographie : F. BENOIT, L'art 
primitif méditerranéen dans la vallée du Rhône. La sculpture, 
pi. I-II et p. 13-14. 

P. 53, n° 50. Ajouter à la bibliographie : Emile Cahen, Les 
monuments gallo-grecs et gallo-romains. Basse-Provence. Bouches- 
du-Rhône. Encyclopédie départemental, t. IV, p. 68-69, pi. XIV, I. 

P. 53-54, n" 51-52. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 69. 

P. 54, n° 53. Un catalogue des représentations figurées du Dieu 
au maillet a été dressé par M. P. Lambrechts, Contribution à l'étude 
des divinités celtiques (Rijksimiversiteit te Gent. Werken uitge- 
geven door de Faculteit van de Wijsbegeerte en Letteren, 
93e Aflevering. Bruges, 1942), p. 101, n. 1, 2, 3. 

P. 56, n° 57. Ajouter à la bibUographie : É. Cahen, op. cit., p. 69. 

P. 57, no 59. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 102, pi. XXII,3. 

P. 58, n° 61. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 103. 

P. 60, n° 64. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 105, pi. XXII, 5. 



P. 62, n° 68. Ajouter à la bibUographie : ibid., p.103. 

P. 65, n" 72. M. Charles Picard a bien voxJu me signaler l'appa- 
rition, sur le marché des antiquités, en ItaUe, d'un bas-reUef en 
marbre donné comme trouvé fortuitement par un paysan, au 
cours de travaux agricoles, et qui reproduit, trait pour trait, le 
monument consersé au Musée d'Aix-en-Provence, donné comme 
« apporté de MarseiUe •, par Fauris de Saint-Vincens. L'une 
et l'autre de ces pièces sont certainement sorties de la même 
officine de faussaire, et l'on doit, sans doute, tenir pour des faux, 
exécutés en série, les deux bas-reUefs. 

P. 66, u9 74. Ajouter à la bibUographie : Ê. Cahen, op. cit., p. 69. 

P. 66, n° 75. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 70. 

AIX. 

P. 78, n° 96. Ajouter à la bibUographie : Emil Khûger, Die 
gallischen und germanischen Dioskuren, dans Trierer Zeitschrift, 
t. 15, 1940, p. Il, n" 15. 

P. 80, n" 99. Ajouter à la bibUographie. É. Cahen, op. cit., p. 72. 

P. 82, nO 104. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 72, pi. XII, I. 

P. 83, n" 105. Ajouter à la bibUographie : Edouard Aude, Le 
Musée d'Aix-en-Provence (Collections pubUques de France, Memo- 
randa). Paris, 1921, p. 21 (figure). — É. Cahen, op. cit., p. 19-23. 
— C. Carducci, // substrato ligure nelle sculture romane dd 
Piemonte e délia Liguria, dans Rivista Ingauna e Intemelia, 1941, 
p. 68-71 et fig. 2. — F. Benoit, op. cit., pi. XXIX, 2. 

P. 84, n" 105, 2 6. Ajouter â la bibUographie : F. Benoit, op. cit., 
pL XXI, I et p. 32. 

P. 85, n° 105, 2. Ajouter à la bibUographie : F. Benoit, op. cit., 
XV, 2. 

M. F. Benoit propose de reconnaître dans cette représentation 
l'image d'un personnage debout devant la porte d'un tombeau. 

P. 86, n° 108. Ajouter à la bibUographie : F. Benoit, op. cit., 
pi. XXXIII, 2. 

P. 86, n» 107. Ajouter à la bibUographie : É. Aude, op. cit., 
p. 22 (figure). — É. Cahen, op. cit., pi. II, I. — Ënùle Espéran- 
DIEU, L'art ibéro-celte ou ibéro-ligure en Languedoc et en Provence, 
dans Monuments Piot, t. 39, 1929, p. 74, fig. 5, 6. 

P. 86, n" 108. Ajouter à la bibUographie : Paul Jacobsthax, 
Early Celtic Art, p. 165, 5 et pi. 5. 

SAINT-REMY-DE-PROVENCE. 

P. 89, n° 111. Un bloc d'architrave ou de corniche, provenant 
vraisemblablement de l'arc de triomphe, au-dessous duquel il 
avait été longtemps conservé, est déposé près de la chapelle de 
Saint-Bonnet, au château de Lagoy (Bouches-du-Rhône). 

P. 92, n» 114. Ajouter à la biUographie : É. Cahen, op. cit., 
p. 82-85, pi. XV, XXVI. — Lothar Hahl, Zur Stilentwicklung 
der provinzialrômischen Plastik in Germanien und Gallien, p. 12. 

E. Garger (Die kunstgeschichtliche Stellung des Reliefs am 
Juliendenkmal von Saint-Remy, dans Rômische Mitteilungen, 
t. 52, 1937, p. 1-44, pi. II) suppose que le monument des Jules 
n'était pas un tombeau à l'origine. Il n'aurait été que postérieu- 
rement affecté à pareil usage, et son inscription daterait du 
temps de cette transformation, aux li^-iii" siècles. On souscrira 
difficilement aux conclusions de l'auteur. 

P. 96, n° 114. Ajouter à la bibUographie : Françoij ChamOUX, 
Sur un bas-relief du mausolée de Saint-Remy, dans Comptes rendus 
de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1945, p. 177-183. 

Les bas-reUefs de la face méridionale du mausolée représentent 
deux scènes distinctes : à droite, la chasse de Méléagre ; à gauche, 
le massacre des fils de Niobê, au cours d'une chasse dans les forêts 
de Cithéron. 

Par les caractères de souplesse du dessin, l'audace des raccour- 
cis, le goût de l'action violente et du pathétique, la composition 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



41 



semble inspirée, par l'intermédiaire de « cahiers de modèles », des 
grandes œuvres de la peinture grecque du iv^ siècle avant notre 
ère. 

LES BAUX. 

P. 98, n" 115. ajouter à la bibliographie :É. Cahen, op. cit., p. 59. 

P. 99, n° 117. Une gouache (pi. XLVIII), exécutée au milieu du 
siècle dernier, reproduit l'ensemble du bloc de rocher, portant le 
monument funéraire des Gaie. M. Adrien Blanchet en a fait don au 
Musée des Antiquités Nationales. 

SAINT-CHAMAS. 

P. 100, n" 118. Ajouter à la bibliographie : É. Cahen, op. cit., 
p. 66, pi. XI, 3. 

NOVES. 

P. 102, n" 121. Ajouter à la bibliographie : F. Benoit, op. cit., 
pi. XX-XXI et p. 30. 

ORGON. 

P. 103, n° 123. Ajouter à la bibliographie : É. Cahen, op. cit., 
p. 8-9, pi. II, 6. — R. Battaglia, Sulla distibuzione geografica 
délie statue-menhirs. Contrihuto alVetnologia dei Liguri, dans Studi 
Etruschi, t. VII, 1933, p. 14-16 et fig. 5. — Octobon, Enquête 
sur les figurations néo-énéolithiques : statues-menhirs, stèles gravées, 
dalles sculptées, dans i?eiiue anthropologique, 1931, p. 367 et suiv., 
465 et suiv. 

Il s'agit de stèles anthropomorphes, contemporaines de 
l'Enéolithique. 

SAINT-JULIEN-LÈS-MARTIGUES. 

P. 104, n° 124. Ajouter à la bibliographie : Henry Rolland, 
Saint-Remy-de-Provence. Bergerac, 1934, p. 89. — H. de Gérin- 
Ricabd, Comptes rendus de V Académie des Inscriptions et Belles- 
Lettres, 1938, p. 515-516. — Du même. Notes archéologiques. I. 
Le monument romain de Saint-Julien-lès-Martigues, dans Pro- 
vincia, t. XIX, 1939, p. 95-98. — A. Grenier, Revue des Études 
anciennes, 1942, p. 270-271. — Charles Picard, Keuue des Éludes 
latines, t. XIX, 1941, p. 323. — Du même. Le bas-relief de Saint- 
Julien-lès-Martigues, dans Comptes rendus de l'Académie des Ins- 
criptions et Belles-Lettres, 1943, p. 439-458. 

M. Henry de Gérin-Ricard proposait de reconnaître, dans ce 
bas-reUef, les restes d'un monument funéraire romain, en forme 
de mausolée, à plan carré, probablement élevé par la famille des 
Pisini, dont les autels votifs ont été recueiUis dans le voisinage. 
La scène représentée serait la « Chasse d'Hippolyte > : dans les 
personnages, assis au centre de la composition, il reconnaît Phèdre 
et une servante ; l'im des cavaliers, en cotte de mailles, serait 
Hippolyte, tenant son cheval et recevant le message. 

Cette interprétation a été justement réfutée par M. Charles 
Picard. Le monument est un bas-reUef funéraire, dû aux membres 
d'une famille locale, et dont on possède la presque totahté. Les 
deux personnages, assis dans l'axe, sont un togatus et son épouse, 
figurant le couple conjugal qu'on a voulu honorer. Au fond, les 
deux silhouettes plus petites, derrière les parents et entre eux, 
représentent les enfants du ménage. Sur le même plan que les 
parents assis, deux figures d'adultes debout, des togati, autant 
que permet d'en juger l'état du reUef. Aux ailes, deux cavaliers 
près de leurs chevaux, l'un eu cotte de mailles etpallium flottant ; 
l'autre portant un drapé arrêté au-dessous du genou. Ce sont les 
Dioscures, et le monument est à ajouter aux listes dressées par 
M. E. Krûger (Trierer Zeitschrift, t. 15, 1940, p. 8 sqq. ; 
t. 16/17, 1941/2, p. 1 sqq.). 

Comme l'avait bien vu Emile Espérandieu, il s'agit d'une 

ESPÉRANDIEU Xll. 



réunion de famille, équivalent, en Provence, des scènes figurées 
en pays trévire, sur les monuments d'Arlon (É., t. V, p. 267, 
n» 4097) et de Nikenich (É., t. XI, p. 75, n» 7758). L'hypothèse 
d'une construction de caractère funéraire n'est peut-être pas à 
écarter, tout au moins celle d'une tour, rappelant la Tour Magne, 
à Nîmes. Quant à la date, augustéenne — d'après M. H. de Gérin- 
Ricard — elle doit être reculée, au moins jusqu'au temps de 
César. La technique des « contours cernés » apparaît en effet, 
comme un procédé caractéristique des ateUers gallo-grecs et 
gallo-romains travaillant, en Basse-Provence, au cours du 
l^' siècle avant notre ère. Des fouilles devaient être menées 
en cet endroit par M. F. Benoit, pour éclaircir la question de la 
forme du monument. En octobre 1946, elles ont prouvé que le 
monument n'était pas fondé, et qu'il avait été déplacé, comme 
M. Ch. Picard l'avait soupçonné justement. Il n'y a pas de tour. 
L'emplacement primitif du relief aurait été à 200 mètres au S. 
dans le vallon (communication de M. F. Benoit). 

VERNÈGUES. 

P. 105, n" 127. Ajouter à la bibliographie : É. Cahen, op. cit., 
p. 71. 

ROQUEPERTUSE. 

P. 107, n" 131. Ajouter à la bibliographie : É. Cahen, op. cit., 
p. 17-19. — R. Lantier, Les nouvelles statues d'Antremont, dans 
Monuments Piot, t. 40, 1944, p. 103, fig. 103. — Emile Espé- 
randieu, L'art ibéro-ligure ou celto-ligure en Languedoc et en 
Provence, dans Monuments Piot, t. 39, 1929, fig. 7. — Moretti, 
// guerriero italico di Capestrano, p. 14, fig. 11. — Paul Jacobs- 
THAL, Early Celtic Art, p. 165, 4 et pi. 3. 

TRINQUETAILLE. 

P. 109, n" 133. Ajouter à la bibliographie : É. Cahen, op. cit., 
pi. XXI, I. 

ARLES. 

P. 116, n° 137. Ajouter à la bibliographie : É. Cahen, op. cit., 
pi. XVI, I. 

P. 117, n" 138. Ajouter à la bibUographie : ibid., pi. XVIII, 
3, 4. — Jules FORMIGÉ, L'autel aux Cygnes d'Arles et la thymélé 
des théâtres gallo-romains, dans Revue archéologique, 1944, I, 
p. 33 et fig. 8. 

P. 118, n° 139. Ajouter à la bibliographie : É. Cahen, op. cit., 
p. 78, pL XVII, I. — J. FoRMiGÉ, op. cit., p. 31-33 et fig. 7. 

Dans la décoration du théâtre d'Arles, les deux autels occupaient 
les deux niches circulaires du pulpitum antérieur. 

P. 118, n" 140. Ajouter à la bibUographie : É. Cahen, op. cit., 
p. 80, pi. XVII, 2. — J. FoRMiGÉ, op. cit., p. 26-30 (figures). 

M. J. Formigé propose de reconnaître dans cet autel, décoré 
sur ses quatre faces, la thymélé, placée au centre de l'orchestre 
du théâtre. Le couronnement présente une surface rugueuse, visi- 
blement préparée pour porter un objet, vraisemblablement une 
statuette, peut-être de Dionysos, que l'on y plaçait aux jours de 
fêtes. Le monument, par sa décoration, autant que par le choix 
des motifs, palmes et cygnes, appartient à l'époque d'Auguste. 

P. 120, n° 142. Ajouter à la bibliographie : É. Cahen, op. cit., 
p. 71, pi. XIV, 2. 

P. 121, n" 143. Ajouter à la bibUographie : P. Jacobsthal, 
Journal of Hellenic Studies, t. 59, 1939, p. 69 et suiv. — Ch. Pi- 
card, Revue archéologique, 1945, 2, p. 138, n. 2. 

La statue pubUée dans les planches de l'ouvrage du P. Du- 
MONT, avait été trouvée entre la porte de Laure et la porte Agnel, 
c'est-à-dire sur un terrain où furent mises au jour des tombes de 
l'époque augustêeime. Elle avait fait partie de la décoration du 



42 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



théâtre et appartenait à un ensemble de représentations inspirées 
par le répertoire dramatique. M. Ch. Picard envisage la possibi- 
lité de transferts de statues de calcaire du théâtre, mi-grandeur 
nature, vers la périphérie de la ville, à telle date qu'on ne peut 
encore préciser. 

P. 121, n» 144. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 182. 

P. 122, n» 145. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 77, 
pi. XIII, 2. 

P. 123, nO 148. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 82. 

P. 124, n» 149. Ajouter à la bibhographie : ibid., p. 82. 

P. 124, a° 150. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 81. 

P. 125, a° 151. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 82. 

P. 126, no 153. Ajouter à la bibhographie : ibid., p. 82, 
pi. XX, 3. 

P. 126, n» 154. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 82, 
pi. XX, 3. 

P. 127, n» 155. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 85, 
pi. XX, 2. 

P. 127, n° 157. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 81. 

P. 128, n" 158. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 82, 
pi. XX, 1. 

P. 128, no 159. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 82. 

P. 129, n» 160. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 81, 
pi. XI, 5. — F. Benoit, op. cit., pi. XXV -XXVII et p. 35. 

P. 129, no 161. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 102. — 
Franz Cumont, Recherches sur le symbolisme funéraire des Romains, 
1942, p. 81 et pi. IV, I. — I. Marhou, Mousikos anêr, n° 104. 

Contrairement à l'opinion de W. Froehner (Sculpture du Louvre, 
a° 490), les Dioscures représentent les deux sphères célestes. 

I. Marrou, op. cit., p. 70, n» 61 ; p. 104, n» 104. — Franz 
Cumont, op. cit., p. 312, 318, 324 et fig. 73. 

P. 132, n° 162. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 72. 

P. 133, n° 166. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 166, 
pi. XXI, 2, 4. 

P. 136, n° 168. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 104. 

P. 137, n° 169. Ajouter à la bibUographie : E. KbÛger, Dit 
gallischen und die germanischen Dioskuren, in Trierer Zeitschrift, 
t. 15, 1940, p. II, n" 14 (figure). 

P. 138, n" 170. Ajouter à la bibUographie : É. Cahen, op. cit., 
p. 104, pi. XXII, 2. 

P. 139, n° 173. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 97. — 
Franz Cumont, op. cit., p. 455, n. 3. 

P. 141, n» 175. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 104, 
pi. XXII, 6. — F"'ranz Cumont, op. cit., p. 450. 

Le sarcophage est à rapprocher de celui de Saint-Ludre, à 
Déols, mais le couvercle a disparu. 

P. 142, nû 176. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 103. 

P. 146, n° 181. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 103. 

P. 149, n" 184. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 98, 
pi. XXI, 6. 

P. 150, nO 186. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 98, 
pi. XXI, 5. 

P. 152, nO 192. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 97. 

P. 153, n» 193. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 72. — 
Lothar Hahl, Zur Stilenttvicklung der provinzialrômischen Plastik 
in Germanien und Gallien, p. 19, n. 71. 

Le monument ne peut être daté de l'époque d'Auguste. 

P. 154, n" 196. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 72, 
pi. XII, 2. 

P. 155, n° 197. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 72, 
pi. XIII, 6. 

P. 158, n° 206. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 79, 
pL XX, 4. 



P. 159, n» 207. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 73, 
pi. XIX, 2. 

P. 159, nO 208. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 80, 
pi. XVI, 4. 

P. 160, n° 210. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 79, 
pi. XVI, 2, 3. 

P. 161, n" 213. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 80. 

P. 162, n° 215. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 81. 

P. 164, n° 219. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 81. 

P. 164, n» 220. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 81. 

AVIGNON. 

P. 167. Ajouter à la bibUographie : Forma orbis romani. Carte 
archéologique de la Gaule romaine, dressée sous la direction de 
M. Adrien Blanchet. Fasc. VII, Carte et texte complet du dépar- 
tement de Vaucluse, par M. le Chanoine Joseph Sautel. Paris, 1939. 

CARPENTRAS. 

P. 178, n° 243. Ajouter à la bibUographie Lothar Hahl, op. cit., 
p. 19, n. 71. 

ORANGE. 

P. 188, n° 260. Ajouter à la bibUographie : Lothar Hahl, op. cit., 
p. 12. — Jean Charbonneaux, Bulletin archéologique du Comité, 
P.-V. novembre 1943, p. ix-xvi. 

Les monuments d'Orange ont donné Ueu à des recherches 
qui permettent de préciser certains détails de leur décoration. 
On avait déjà attiré l'attention sur les différences marquées, qui 
séparent des œuvres pergaméniennes les reUefs de l'arc de 
triomphe, et obligent à admettre l'existence d'intennédiaires. 
Dans la surcharge et la confusion, qu'il faut mettre au compte 
des tailleurs de pierre indigènes, plusieurs figures se détachent 
qui font songer à quelque modèle de grand style. M. J. Char- 
bonneaux s'est attaché à rechercher à quel prototype fut emprunté 
le guerrier nu, vu de dos, qui se dresse au premier plan de la frise 
septentrionale, le corps incliné à gauche, prêt à frapper de son 
épée le cavalier romain qui lui fait face à l'arrière-plan. Ce motif 
reparaît sur le sarcophage Amendola et fait partie du répertoire 
des sculpteurs heUénistiques. On le trouve, en effet, sur la frise 
de Magnésie du Méandre (Louvre) et il est alors possible d'entre- 
voir la manière dont les tailleurs d'images de l'arc d'Orange et les 
sculpteurs de sarcophages ont utilisé les modèles grecs. Il n'y eût 
pas imitation directe. Les répertoires dont se servaient les pra- 
ticiens de l'époque gallo-romaine, comportaient « plutôt que des 
reproductions de compositions plus ou moins vastes, des séries 
de types empruntés à divers modèles grecs et utiUsables à toutes 
fins •. Les fabricants de celtomachies de l'époque romaine les 
ont adaptés avec plus ou moins de bonheur, suivant les besoins, 
et au moyen de quelques modifications de détails, les introduisant 
librement dans des compositions variées. Certains de ces types 
ont été transposés de la ronde-bosse dans le bas-reUef. 

MORNAS. 

P. 206, n» 262. Ajouter à la bibUographie : F. Benoit, op. cit., 
pi. XVI, 2 et p. 29. 

MONDRAGON. 

P. 209, n» 271. Ajouter à la bibUographie : F. BENOIT, op. cit., 
pi. XLIV et p. 38. 

VAISON. 

P. 220-222, n° 290. Ajouter à la bibUographie : Silvio Ferri, 
dans Hittoria, 1935 (extrt.). Dans un compte rendu du mémoire 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



43 



de F. PoULSEN, sur les sculptures antiques des musées de province 
espagnols, l'auteur reproduit accessoirement le bas-relief de la 
scène de sacrifice, découvert à Vaison. 

P. 226, n° 299. Un catalogue des monuments figurés du Dieu 
celtique à la roue a été dressé par M. P. Lambbechts, Contributions 
à Vétude des divinités celtiques, p. 67-70. 

VIENNE. 

P. 252, n° 340. Ajouter à la bibliographie : Emil Kbuger, 
Trierer Zeitschrift, t. IS, 1940, p. Il, n° 18 (figure). — Franz Cumont, 
op. cit., p. 70. 

NIMES. 

P. 291-295. Ajouter à la bibliographie : É. Espérandieu, Réper- 
toire archéologique du département du Gard. Époque gallo-romaine. 
Fédération historique du Languedoc méditerranéen et du Rous- 
sillon. Montpellier, 1934. — Forma orbis romani. Carte archéolo- 
gique de la Gaule romaine, dressée sous la direction de M. Adrien 
Blanchet. Fasc. VIII. Texte complet du département du Gard, 
préparé par M. Louis, complété et terminé par le directeur. 
Paris, 1941. 

P. 295, n° 427. Ajouter à la bibliographie : Emile Espérandieu, 
L'art ibêro-ligure ou ibéro-celte en Languedoc et en Provence, dans 
Monuments Piot, t. 39, 1929, p. 70, fig. 1. — F. Benoit, op. cit., 
pi. XXXI et p. 34. 

P. 298, n° 433. Ajouter à la bibliographie : Franz Cumont, 
op. cit., p. 151 et fig. 22. 

P. 312, n° 464. Ajouter à la bibliographie : W. Schleiermacher, 
Ein neuer Attribut von Epona, dans Germania, t. 26, 1942, 
p. 134. 

P. 312, n" 465. Le monument est contemporain de la période 
des Flaviens (F. KuTSCH, Schumacher Festschrift, p. 276. — Lothar 
Hahl, op. cit., p. 50, pi. 24). 

P. 320, n° 481. Le monument appartient peut-être au début de 
l'Empire (Lothar Hahl, op. cit., p. 45). 

P. 320, n" 482. Le monument peut être daté de la période flavio- 
trajane (Lothar Hahl, op. cit., p. 15, n. 47). 

P. 325, n" 493. Ajouter à la bibliographie : K. RONCZEWSKI, 
Rômische Mitteilungen, 45, 1930, p. 59-79 ; cf. surtout p. 77, 
fig. 13 et p. 79. L'auteur signale la dispersion de ces chapiteaux 
dans le Sud de la Gaule à l'époque impériale, et aussi dans le 
Nord. P. 79, n" 1, il relève les chapiteaux ornés de bustes, publiés 



dans le Recueil : I, n» 409, 493, 529 ; IV, n° 2905, 2944, 3338 ; 
V, 3746, 3839, 4090, 4466 ; VI, 4875, 5093, 5238 ; VII, 5520, 
5803 ; VIII, 6038. 

R. signale surtout le célèbre chapiteau de Nîmes (fig. 13), son 
décor d'oves (et non de végétaux !) : E. I, p. 325, n" 493) ; — 
Le Musée lapidaire de Nîmes, 1924, p. 61 ; cf. J. Duhm, Baukunst 
der Etrusker, 2, p. 66. — Sur le quatrième côté, décor riche en 
feuilles d'acanthes. 

R. mentionne encore un chapiteau à bustes de femmes, de 
Nîmes, qu'E. a seulement mentionné à propos du n" 493, et 
qu'il faut dater plus ancien que le n» 493, peut-être de l'art italique 
de la République. 

SAINT-GILLES. 

P. 326, n° 496. Ajouter à la bibUographie : Franz Cumont, 
op. cit., p. 203. 

NAGES. 

P. 335, n" 515. Ajouter à la bibliographie : F. Benoit, op. cit., 
pi. XIV. 

BÉZIERS. 

P. 341. Ajouter à la bibliographie : Emile Bonnet, Répertoire 
archéologique du département de VHérault. Époque gallo-romaine. 
Fédération historique du Languedoc méditerranéen et du Rous- 
sillon. Montpellier, 1933. 

P. 345, n" 354, p. 346, n» 356, p. 348, n° 540, p. 341, n» 541. 
Ces divers monuments peuvent être rapportés à l'époque précé- 
dant immédiatement le règne des Flaviens (Lothar Hahl, op. cit., 
p. 15, n. 45). 

NARBONNE. 

P. 359-361. Ajouter à la bibliographie : D' Courant et Philippe 
HÉLÉNA, Répertoire archéologique du département de l'Aude. Période 
gallo-romaine. Fédération historique du Languedoc méditerranéen 
et du Roussillon. Montpellier, 1935. 

P. 369, n° 572. Ajouter à la bibUographie : KuTSCH, Schumacher 
Festschrift, p. 276. 

Le monument peut être daté du règne de Claude. 

P. 408, n" 652. Période augustéenne {ibid., p. 276). 

P. 409, n" 653. Période augustéenne (ibid., p. 276). 

P. 412, no 663. Début du l«r siècle de notre ère {ibid., p. 276). 



45 



INDEX ALPHABÉTIQUE. 

(LES CHIFFRES RENVOIENT AUX NUMÉROS DES SCULPTURES). 



Acanthe, 7878, 7887, 8017, 8020. 

Acrotère, 7875, 7878, 7888, 7928, 7987. 

Agard (collection Antoine), 7928. 

Aigle, 7957, 7985. 

Aix (Bouches-du-Rhône), 7830 à 7832. — 
(Musée d'), 7833 à 7845. 

Ajaccio (Corse), 7824. 

Aliscamps (Les), 7960, 7871, 7976. 

Almauarre. Voir : Hyères. 

Amour, 7824, 7830, 7924, 7958, 7964, 7967, 
7969, 7987 ; — endormi, 7968, 7970 ; — 
soutenant une guirlande, 7958 ; — tenant 
un canard, 7824 ; — et Psyché, 7964. 

Antibes (Alpes-Maritimes), 7819. 

Apollon, 8010. 

Apotropaion, 7829, 7833, 7834. 

Applique, 8002. 

Arbre (Tronc d'), 7926 ; — de Vie, 7867. 

Arc. Voir Diane. 

Arc de triomphe, 7955, 7956, 7957, 7961. 

Ariadne, 7935. 

Arles (Bouches-du-Rhône), 7923, 7928, 7930 
à 7935, 7937 à 7976. Voir : Aliscamps 
(Les) et Trinquetaille. — (Musée d'), 
7880, 7883, 7884, 7890 à 7910, 7920, 7926, 
7936, 7977, 8029. 

Artémis. Voir : Diane. 

Ascia, 7887. 

Atlante, 7825, 7998, 8020. 

Attis, 7851. 

Auguste, 7979. 

Aure (Porte de 1'). Voir : Arles. 

Auribus, 7865. 

Autel, 7824, 7869, 7871, 7883, 7884, 7886, 
7889, 7272, 8001 ; — à cornes, 7866. 

Avennio. Voir : Avignon. 

Avignon (Vaucluse), 7977. 

Bacchus, 7823, 7824, 7853, 7854, 7884, 7926 ; 

— Dimorphes, 7934 ; — jeune, 7830 ; — 

Mitrephoros, 7855, 7933. 
Bague, 7952, 8028. 
Bandeau de chevelure, 7841, 7848, 7855, 

7945, 8003, 8008. 
Bandelettes, 7957. 

Barbegalle (Bouches-du-Rhône), 7884. 
Bâton, 7829 ; — d'augure, 8014. 
Bancaire (Bouches-du-Rhône), 8029. 
Baux (Les) : voir Bringanes (Les). 
Bayol (Collection de l'abbé), 8023, 8024. 



Beaumettes (Quartier des). Voir : Mouriis. 
Bélier, 7850, 7980, 7981, 7997, 8013, 8015, 

8026. Voir : Mercure. 
Bétyle, 7845. 
Béziers (Hérault), 8025. 
Blé. Voir : épi. 
Bona Dca, 7865, 7871. 
Bonnet : — de flamine, 8014 ; — phrygien, 

7851, 7954. 
Bossette, 7833. 
Bouclier, 7894, 7928, 7956 ; — d'amazone, 

7961, 7983. 
Bourse. Voir : Mercure. 
Braies, 7978. 

Bringasses (Les, Bouches-du-Rhône), 7880. 
Brodequins, 7824, 7979. 
Bronze, 8011. 
Buste, 7932. 
Buste en Argent (Maison du). Voir : Vaison. 

Cabaret (Ferme du). Voir : Saint-Jean-de- 

Garguier. 
Caducée. Voir : Mercure. 
Gagnes (Alpes-Maritimes), 7823. 
Caisses (Les, Bouches-du-Rhône), 7888, 7892 

à 7910. 
Caissons, 7878. 
Caius Caesar, 7939. 
Caleçon, 7825. 
Calvet (Musée), 7911, 7913 à 7817, 7919 

à 7922. 
Camargue, 7885. 
Canard, 7824. 
Carquois. Voir : Diane. 
Cartibulum. Voir : pied de table. 
Caryatide, 8007, 8008. 
Casque, 7944, 7956 ; — de cuir, 7840. 
Castel-Vecchio. Voir : Ajaccio. 
Castigneau (Rempart de). Voir : Toulon. 
CavaUer, 7892 à 7895, 7897, 7899, 7903, 

7904, 7906. 
Cayla (Le). Voir : Mailhac. 
Centaure, 7981, 7988. 
Centauresse, 7882. 

Cercles, 7922, 8023 ; — concentriques, 7921. 
Cerf, 7911, 7912, 7914, 7916, 7917. 
C et (h)e(go) v(iro) [c(larissimo)] c(onsule), 

8022. 
Chabal (CoUection), 7856. 
Chaînette, 7833, 7834. 



Chapiteau : d'angle, 7958 ; — à personnage, 

7846, 8026 ; — lotiforme, 8028 ; — orné 

d'un trépied et de serpents, 8018 à 8020. 
Char, 7965. 

Chasseur, 7911 à 7913. 
Chaussures à talonnières, 7850. 
Chêne (FeuiUe de), 7865, 7984. 
Chenet, 8023, 8024. 
Cheval, 7892 à 7910. Voir : cavalier. 
Chèvre, 7959. 
Chevreau, 7824, 7981. 
Chien, 7886, 7911, 7912, 7914, 7915, 8015, 

8023, 8024. 
Chlamyde, 7824. Voir : Mercure. 
Cimiez (Alpes-Maritimes), 7822. 
Cippe, 7865, 7867, 7868, 7887, 7963, 8022. 
Clé de voûte, 8025. 
Cloud (Mas de). Voir : Saint-Remy-de-Pro- 

vence. 
Cocher, 8021. 
Codex, 8028. 

Coiffure en nid d'abeilles, 7949. 
Collerette, 7826. 
Collias (Gard), 8023, 8024. 
Colonia Firma Jvlia Secvndanorvm Aravsio. 

Voir : Orange. 
Colonia Jvlia Avgvsta Aqvae Sextiae. Voir : 

Aix. 
Colonia Jvlia Paterna Ardatensivm. Voir : 

Arles. 
Colonia Jvlia Paterna Narho Martivs. Voir : 

Narbonne. 
Colonia Jvlia Vienna Allobrogvm. Voir : 

Vienne. 
Colonne, 8021, 8026, 8030. 
Colonzelles (Drôme), 8021. 
Console, 7961, 8017. 
Consul, 8022. 

Contours cernés, 7846, 7955, 7999, 8000. 
Coquille, 7890. 
Corbeau, 8014. 
Corbeille, 7825, 8004. 
Corne d'abondance, 7850, 7984, 8025. 
Coupe, 7984, 8015. 
Couronne, 7831, 7856, 7883, 7936, 7939, 

8010 ; — à lemnisques, 7865, 7878. 
Courtine (La). Voir : OUioules. 
Croix grecque, 7964. 
Croix de Mission (La). Voir : Jongieux. 
Cuirasse, 7885, 7979. 



46 



INDEX ALPHABÉTIQUE. 



Cupule», 7895, 7896, 7901, 7905, 7910. 
Cybèle, 7868 ; — (culte de), 7905, 7910, 7954. 
Cyprès, 7851. 

Danseur, 7983. 

Danseuse, 7827, 7983. 

Dard, 7981. 

Dauphin, 7960, 7976, 7980, 8004. 

Dé, 7869. 

Décor curviligne, 7845. 

Délos, 7829. 

Dendrophores, 7868. 

Dents de loup, 7920. 

Déversoir, 7861, 7874. 

Diane, 7951 ; — d'Éphèse, 7827. 

Diadème, 7937 ; — de cheveux, 7842. 

Dieudonné (collection), 7939. 

Dieu : fluvial, 7936, 7984 ; — du Vent, 7938. 

Dionysos. Voir : Bacchus. 

Disque, 7893. 

Durazzo (Albanie), 7829. 

Ëcusson, 7905. 

Égide. Voir : Minerve. 

Éminence rocheuse, 8022. 

Empereur : cuirassé, 7885, 7979 ; — lauré, 

7934. 
Enclume, 8001. 

Enfant, 8000, 8002 ; — au maillot, 7863. 
Entremont (Bouches-du-Rhône), 7833 à 7845. 
Épée, 7956. 
Épi, 7957. 

Éphèbe (Tête d'), 7945, 7966, 8011. 
Ëros. Voir : ^mour. 
Exomis. Voir : Vulcain. 
Ex-voto, 7866. 
Eyragnes (Bouches-du-Rhône), 7882. 

Faune, 7854, 7980, 7994, 8029. 

Félin (tête de), 7979, 8016. 

Femme : buste de, 7844 ; — couchée, 7863 . 

— debout, drapée, 7825, 7842, 7846, 7911', 
7930, 7931, 7971, 7974; — debout, le 
torse nu, 7824 ; — debout, appuyée sur vm 
autel, 7972 ; — (tête de), 7822, 7842, 7871. 
7937, 7948, 7949, 7950, 7989, 8008, 8009 ; 

— (tête de), couronnée de feuillage, 7831 ; 

— (tête de, voilée), 7843, 7846. 
Feuillage, 7831 ; — (rameau de), 7824, 7962, 

7989. 
Fibule, 7828, 7850, 7979. 
Fleur, 7830, 7957, 7958. 
Fleuron, 7878, 7963. 
Flûte, 7851. 

Fontaine (Ornement de), 7861, 7874. 
Fortune (La), 7850 ; — et Mercure, 7850. 
Foudre, 7927, 7970. 
Fouet, 7957, 8021. 
Fourreau d'épée, 7836, 7837. 



Franges, 7836. 

Fréjus (Var), 7819. 

Frise, 7855, 7858, 7944, 7956, 7957, 7981, 

7982, 7983, 7984, 8015. 
Fronton, 7878. 
Fruits, 7830, 7847 à 7850, 7857, 7858, 7884, 

7985, 8004, 8025. 

Gagnère (Collection Sylvain), 7978. 
Galate, 7832. 
Gâteau, 7826. 

Gavin de Coconate (collection), 7822. 
Génie : — ailé, 7859 ; — funéraire, 7824, 
7864, 7971 ; — tenant une draperie, 7825. 
Gland, 7872, 7984. 

Glanum. Voir : Saint-Remy-de-Provence. 
Globe, 7850. 
Godrons, 8019. 
Gouttelettes, 7961, 8017. 
Gouvernail, 7850. 
Gravure piquetée, 7897. 
Grifi'on, 7964, 7979 ; — (patte de), 7873, 8016. 
Grignan. Voir : Colonzelles. 
Grotesque, 7829. 
Guerrier (Tête de), 7944. 
Guirlande, 7868, 7957, 7958, 7985. 

Hampe, 7878. 
Hercule, 7888. 

Héros celtique, 7826, 7833 à 7843. 
Hermès. Voir : Mercure. 
Himation, 7930. 

Homme : — nu, 7999 ; — agenouillé, 7991, 
7992 ; — assis, les jambe» repliées, 7939 ; 

— debout, 7821, 8000 ; — en toge, 7929, 
• 7990 ; — tenant un disque, 7893 ; — 7999 ; 

— (tête d'), 7819, 7823, 7832, 7841, 7851, 
7856, 7857, 7860, 7861, 7882, 7933, 7940, 
7941, 7942, 7944, 7946, 7947, 7955, 7975, 
7976, 7994, 7996, 8004. 

Hyères, 7825. 

Imbrications, 7963. 

Jambe : coupée, 7864 ; — et pied, 7919. 

Javelot, 7899, 7904. 

Jongieux (Savoie), 8022. 

Jupiter, 7927. 

Justaucorps, 7833, 7834, 7846. 

Lagoy (Château de). Voir : Saint'Remy-d«- 

Provence. 
Lambrequins : voir cuirasse. 
Lance, 7911 à 7913, 7956. 
Laraire, 7878. 
Laureia Pia, 7865. 
Lauriers, 7856, 7936, 7985. 
Laval (Plateau de, Gard), 8023. 
Lecteur, 7820, 7825. 
Légumes, 7848. 



Lierre, 7855, 7876. 

Lièvre, 7824, 7844, 7959, 7981, 8004. 

Lignes directrices, 7834. 

Liknon, 8022. 

Linteau, 7908 à 7910. 

Lion, 7881, 7889, 7953, 7954, 7978, 8015; 

— (mufle de), 7872, 7874 ; — (patte de), 
7872, 8005, 8016, 7872, 7874. 

Lionne, 8015. 

Lit, 7863. 

Longchamp (Ferme de). Voir : Saint-Remy- 
de-Provence. 

Loup (Vallée du). Voir : Gagnes. 

Lucey. Voir : Jongieux. 

Luppé (Collection Gaston de), 7963 à 7965, 
8029. 

Lyre, 7981. Voir : Apolhn. 

Magalas (Hérault), 8026. 

Mailhac (Aude), 8030. 

Maillet, 7852, 7862, 7866. 7886. 

Main, 7858, 7952 ; — à six doigts, 7866 ; 

— tenant le foudre, 7927 ; — tenant une 
anse, 7972. 

Mallemort (Bouches-du-Rhône), 7883. 

Marcia Donata Ofentina, 8028. 

Marguerite. Voir : Rosace. 

MarseiUe, 7964. 

Marteau, 8001. 

Martialis, 7861. 

Mas de Brunet (Bouches-du-Rhône), 7885. 

Ma» de Cloud (Bouches-du-Rhône), 7847. 

Mas de Vintimille. Voir : Saint- Etienne- 

du-Grès. 
Mascaron, 7966. 
Masque cornu, 7984. 
Masque tragique, 7956. 
Masque viril, 7861, 7875, 8003, 8004. 
Médaillon, 7971. 
Mediolanesi commune, 8028. 
Méduse (Tête de), 8019, 8020. 
Mercure, 7828, 7850 ; — criophore, 7824 ; 

— et la Fortune, 7850. 
Minerve, 7928. 
Ministra, 7865. 
Mitra, 7933. 
Molletière, 7992. 

Morel (Collection J.-B.). Voir : Jongieux. 
Monument funéraire, 7846, 8004, 8008. 
Mouriès (Bouches-du-Rhône), 7889, 7890, 

7891. Voir : Les Caisses. 
Muse, 7972, 8027. 
Museon Ariaten, 7885, 7956. 

Narbonne (Aude), 8027, 8028. 
Nébride, 7854, 7988. 
Neptune, 7936. 

Notre-Dame-du-Plan (Quartier de). Voir : 
Mallemort. 



INDEX ALPHABÉTIQUE, 



47 



Oiseau, 7824, 7893 ; — perché sur un autel, 

7825. 
Oléon (Collection Maurice d'), 7886. 
Olbia. Voir : Hyères. 
Olla, 7825, 7886. 
Ollioules (Var), 7826. 
Orange (Vaucluse), 7979 à 7987. 
Oreilles, 7865. 
Orgo. Voir : Orgon. 

Orgon (Bouches-du-Rhône), 7911 à 7922. 
Oscillum, 8003, 8004. 
Oves, 7980, 8017. 

Pagne, 8022. 

Pallium, 7824, 7885, 7928. 

Palmette, 7819, 7878, 7879, 7928. 

Pampres (Couronne de), 7883, 7884. 

Panthère, 7824 ; — (peau de), 7981. 

Paragnathides. Voir : casque. 

Patère, 7866, 7870, 8013. 

Pectiforme, 7901. 

Pectoral, 7827 7833, 7834, 7835, 7838. 

Pedum, 7851. 

Peltes. Voir : bouclier d^ Amazone. 

Peplos, 8007. 

Pétase. Voir : Mercure. 

Phallus, 7829, 8022. Voir : Priape. 

Pied, 7858, 7993 ; — chaussé de sandales, 

7977, 7998. 
PiUer, 7892 à 7903, 7907. 
Pin, 7851, 8022 ; — (branche de), 7981 ; 

— (pomme de), 7868, 7869. 
Plaque de revêtement, 7911 à 7921. 
Poisson, 7989. 
Pomme, 7826, 8015. 
Pompei, 7829. 
Poulain, 7908. 
Poséidon. Voir : Neptune, 
Postes (Lignes de), 7919. 
Priape, 7847 à 7849. 
Prêtre, 7870, 8004. 
Prisonnier barbare, 7979. 
Psyché, 7964. 
Pudicitia, 8027. 
Puymin (Quartier de). Voir : Vaiion. 

Q(vintvs) Pescennivs, 8028. 

Rais de cœur, 7985, 8015. 

Raisins, 7824, 7855, 7883, 7884, 7933, 7957, 

8003, 8015. 
Ramadou (Bergerie du), 7891. 
Rapace, 8003. 
Religiosaf(e)m(ina), 8022. 
Rihanette. Voir : Ventoux (Mont). 
Rinceau, 7877, 7961. 
Rosace, 7865, 7878, 7963. 

Sacrificateur, 8014. 
Sagum, 7886. 



Saint-Biaise (Chapelle de). Voir : Saint- 
Mitre. 

Saint-Bonnet (Chapelle de). Voir : Saint- 
Remy -de-Provence. 

Saint-Étienne-du-Grès (Bouches-du-Rhône), 
7886. 

Saint-Genès. Voir : Aliscamps (Les). 

Saint-Georges-le-Fabrégolier. Voir : Arles. 

Saint-Germain-en-I.aye (Musée des Antiqui- 
tés Nationales de), 7981. 

Saint-Jean-de-Garguier (Bouches-du-Rhône), 
7881. 

Saint-Mitre (Bouches-du-Rhône), 7887. 

Saint-Paul (Dépotoir de). Voir : Saint-Remy- 
de-Provence. 

Saint-Pierre-aux-Liens. Voir : Colonzelles. 

Saint-Remy - de - Provence ( Bouches - du - 
Rhône), 7846 à 7879 ; — (Musée de), 
7847 à 7860, 7862 à 7864, 7866 à 7872, 
7874, 7876, 7877, 7882. 

Saint-Romain. Voir : Jongieux. 

Saint-Véran (Quartier de). Voir : Gagnes. 

Saisons (Les), 7824. 

Sandales, 7977, 7991, 7992, 8014. 

Sarcophage, 7820, 7824, 7964 à 7976; — 
(couvercle de), 8028. 

Satyre, 7994, 8025. 

Savoillans-Reillannette, 7978. 

Scène : — erotique, 7852 ; — d'offrande, 
8013 ; — de sacrifice, 9014 ; — de trans- 
port, 8021. 

Sceptre, 7952. 

Séléué, 7965. 

Serpent, 7889, 8018 à 8020. 

Servane. Voir : Mouriès. 

Siège : (pied de), 7873, 8016 ; — accoudoir 
de), 8016. 

Silvain, 7862, 7866, 7886, 7952, 8022. 

Situle, 8022. 

Socle, 7870, 7871. 

Soffite, 7878. 

Sphère (Demi-), 8028. 

Sphinge, 7890. 

Sphinx : aile de, 7891. 

Spirale, 7833, 7845. 

Statue : cylindrique, 7826 ; — de bronze, 
8011 ; — municipale, 7916, 7929, 7930 ; 
— peinte, 7833 à 7836, 7838, 7842, 7844, 
7849, 8023, 8024. 

Stèle, 7865, 7903, 7904, 7905, 7954, 8030. 

Strigile, 7964. 

Syrinx, 7851. 

Table (Pied de), 7872, 7879, 7887, 8005. 

Taffanel (Collection), 8030. 

Taille en cuvette, 7893. 

Taureau, 7824, 8015. 

Tenailles, 8001. 

Tenon : en bronze, 7849 ; — en fer, 7834, 



Terre cuite, 8023, 8024. 

Terre-plein rocheux, 7851. 

Tête : barbue, 7861, 7879, 7933, 7975; 

— eu bronze, 8011 ; — casquée, 7840, 
7932, 7944 ; — chauve, 7869 ; — colossale, 
7951 ; — coupée, 7834, 7956, 8026, 8030 ; 

— de divinité, 7830 ; — couronnée, 7831, 
7871 ; — diadémée, 7937 ; — joufflue, 
8005 ; — juvénile, 7966 ; — de vieillard, 
7984 ; — voilée, 7843. 

Thyrse, 7824, 8022. 

Titus, 7856. 

Titus Valerivs Titvllus, 8028. 

Toge, 7870. 

Tolosanvs, Proconsvlis dolor, 7976. 

Tonneau, 8021. 

Torche, 7964. 

Torque, 7833, 7834. 

Torse : — d'homme nu, 7820, 7853, 7859 

— d'homme drapé, 7853, 7925, 7932 

— d'homme en justaucorps, 7833 à 7839 

— d'empereur, 7885 ; — de femme, 7973, 
7974 ; — couvert d'écaillés, 7989. 

Tortue, 7850. 

Toulon (Var), 7827 ; — (Musée du Vieux- 
Toulon), 7828, 7829. 
Trépied, 8018 à 8020. 
Trident, 7976, 7981. 
Trinquetaille, 7929, 7936, 7941, 7963. 
Triton, 7960. 

Trophée d'armes. Voir : Arc de triomphe. 
Tympan, 7962. 

Urgo. Voir : Orgon. 
Uzès (Gard), 8024. 

Valho, 8022. 

Vaison (Vaucluse), 7888 à 8005. 

Vase à anse, 7852. 

Vasio. Voir : Vaison. 

Vence (Alpes-Maritimes), 7820, 7821. 

Vendôme (Pavillon de). Voir : Aix. 

Vent. Voir : Dieu. 

Ventoux (Mont). Voir : Savoillans-Reillan- 
nette. 

Vénus, 7923, 8006. 

Vemègues (Le, Bouches-du-Rhône), 7883. 

Vergon. Voir : Mallemort. 

Vespasien, 7856, 7942. 

Vêtements, 7956. 

Victoire (La), 7971. 

Vieillard dionysiaque, 8015. 

ViUasse (Quartier de la). Voir : Vaison. 

Vienne (Isère), 8006 à 8020. 

Voile, 7843. 

Volumen, 7820, 7824, 7979. 

Volutes, 7834, 7956 ; — d'angle de chapi- 
teau, 7987 ; — ornée» de rosaces, 7865. 

Vulcain, 8001. 



1947. — Imprimerie des Presses Universitaires de France. — Vendôme (France) 
ÉDIT. N» 21117 IMP. N» 11115 




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RECUEIL GENERAL 



DES 



BAS-RELIEFS, STATUES ET BUSTES 

DE LA GAULE ROMAINE 



PAR EMILE ESPERANDIEU 

MEMBRE DE l'iNSTITUT 

SUITE PUBLIÉE PAR 

L'ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES 



TOME TREIZIEME 

SUPPLÉMENTS (SUITE) 
PAR 

RAYMOND LANTIER 

MEMBRE DE l'iNSTITUT 

CONSERVATEUR EN CHEF 

DU MUSÉE DES ANTIQUITÉS NATIONALES 





PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE 



COLLECTION 

DE 



DOCUMENTS INEDITS 

SUR L'fflSTOIRE DE FRANCE 



PUBLrES PAR LES SOIKS 



DU MINISTRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE 



RECUEIL GENERAL 

DES 

BAS-RELIEFS, STATUES ET BUSTES 
DE LA GAULE ROMAINE 

PAR 

EMILE ESPÉRANDIEU 

MEMBRE DE L'INSTITUT 

SUITE PUBLIÉE 
PAR 

L'ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES 



TOME TREIZIEME 

SUPPLÉMENTS (SUITE) 
PAR 

RAYMOND LANTIER 

MEMBRE DE t'iNSTITUT 

CONSERVATEUR EN CHEF 

DU MUSÉE DES ANTIQUITÉS NATIONALES 




PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE 

108, Boulevard Saint-Germain, PARIS 
1949 



DÉPÔT LÉGAL 
V* édition 3* trimestre 1949 

TOUS DROITS 

de traduction, de reproduction et d'adaptation 

réservés pour tous pay» 



A MONSIEUR RENÉ DUSSAUD, 



SECRETAIRE PERPETUEL DE L ACADEMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES 



Hommage de gratitude et d'amitié 



R. L. 



INTRODUCTION. 



J'avais espéré, avec ce treizième volume, pouvoir terminer la publication des suppléments à ce Recueil. 
J'ai dû, cette fois encore, réduire considérablement l'ampleur de ce nouveau tome et le limiter aux sculptures 
recueillies dans les provinces d'Aquitaine et de Lyonnaise (territoire occupé par les Eduens). L'ensemble de 
ces documents constitue les nouveaux suppléments aux tomes II et III de l'ouvrage d'Emile Espérandieu. 

L'apport est important : deux cent soixante-quinze monuments. Mais ce ne sont pas tant les fouilles 
entreprises à Saint-Bertrand-de-Comminges, à Saint-Béat, à Saint-Plancard, au théâtre romain de Lyon 
à Alésia et au temple des sources de la Seine, qui ont fait connaître le plus grand nombre de documents, que 
les opérations de reclassement et de réinstallation des collections publiques des départements, principalement 
aux Musées de Guéret et de Chalon-sur-Saône. Les enquêtes poursuivies par MM. J.-J. Hatt, A. Colombet 
et E. Thévenot, dans le Comminges et en Bourgogne, ainsi que l'exposition d'art celtique et gallo-romain, 
tenue à Nevers au mois d'avril 1946, ont révélé un certain nombre de monuments qui avaient jusqu'alors 
échappé aux recherches. 

D'autres volumes sont en préparation. Il donneront les suppléments aux tomes IV à XI et au volume 
complémentaire de la Germanie romaine, publié en dehors de la collection. On se propose d'y ajouter les 
sculptures qui seront découvertes en Provence, en Aquitaine et dans la Lyonnaise orientale. 

Ce treizième volume n'aurait pu être mené à bien sans l'aide efficace que n'ont jamais cessé de me 
procurer les directeurs des collections publiques ou des chantiers de fouilles, ainsi que tous ceux qui s'intéressent 
au passé de leur province. Que MM. AJlard, L. Armand-Calliat, L. Balsan, A. Beurdeley, E. Brody de Lamothe, 
P. Burgaud, M. Clouet, A. Colombet, P. Courtault, F. Delage, Fr. Eygun, Ch. Fabre, G. Fouet, P. Foumier, 
J. Fromageot-Giraudet, R. Gauchery, J.-J. Hatt, J. Hubert, G. Janicaud, M. Labrousse, P. Lebel, Négrier, 
J.-A. Palet, Et. Patte, A. Sabatier, B. Sapène, E. Thévenot, J. Toutain, E. Violet, P. WuUleumier, veuillent 
bien trouver ici l'expression de ma sincère gratitude. 

Raymoisd LANTIER. 



Musée des Antiquités Nationales, 
Saint-Germain-en-Laye, le 11 juin 1947. 



SUPPLÉMENT AU TOME IL 



AQUITAINE. 

(AQUITANIA). 



LE COMMINGES. 

(CONVENAE). 
(Voir les tomes : I, p. 3 ; XI, p. 16). 

Le Musée de CommiDges, à Saint-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne), a entrepris le regrou- 
pement des collections particulières, entre lesquelles étaient dispersés les monuments de la sculpture gallo- 
romaine découverts dans le pays. Il s'est rendu acquéreur, en 1931, de l'ancienne collection d'Agos, alors en 
possession du marquis de Gestas, et, en 1942, de celle formée par Trey-Signalès à Saint-Bertrand-de-Comminges 
et aux alentours de la cité. 

Les Musées de Comminges, de Toulouse et de Luchon, conservent un certain nombre d'exemplaires de 
curieux monuments funéraires, pour la plupart découverts dans les hautes vallées pyrénéennes : stèles de type 
romain de la fin du i^'' siècle et du début du ii^ après J.-C, plaques et urnes cinéraires, fabriquées en série au 
commencement du ii^ siècle, ornées de motifs romains (milieu du il® siècle), et dont la décoration s'inspire de la 
maison indigène ; toits d'auges funéraires, portant l'image du Soleil ou de la roue solaire ; auges et plaques 
funéraires avec représentations semblables et les bustes des défunts sous des arcatures ; stèles à frontons 
triangulaires (m® siècle). L'intérêt de ces figurations est de reproduire toute la gamme des ornementations 
funéraires romaines, mais simplifiées et schématisées par des artisans indigènes, ayant conservé les traditions 
des imagiers gaulois du second âge du Fer. Ils renseignent encore sur la longue survivance, aux i^^'et il® siècles, 
de certaines croyances celtiques, plaçant le séjour d'outre-tombe dans les régions sidérales, sur les mythes de 
la transmigration des âmes, et témoignent, au cours des il® et m® siècles, de l'importance prise par des commu- 
nautés de caractère à la fois professionnel, cultuel et funéraire. 

Les photographies de ces monuments m'ont été obligeamment communiquées par M. J.-J. Hatt. 

BIBLIOGRAPHIE. 

I. J.-J. Hatt, Sur quelques monuments funéraires gallo-romains des Pyrénées, dans Revue archéologique, 1941, I, p. 58-68 
(figures). 

II. Du MÊME, Les monuments funéraires gallo-romains du Comminges et du Couserans, dans Annales du Midi, t. LIV-LV, 
1945, p. 169-254, pi. I-XIX. 



GSPÉRANDIBU 



LE COMMINGES. 



8031. Stèle à fronton triargulaire, trouvée à 
Marigaac (Haute-Garonne). Au Musée de Toulouse. 
Pierre calcaire tendre. Hauteur, 1 m. 95 ; largeur, 
m. 90 ; épaisseur, m. 95. (PI. I). 

H. Graillot, Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions 
et Belles-Lettres, 1921, p. 156 (figure). — J.-J. Hatt, Annales 
du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 171, n» 1, fig. 1. 

Bustes d'un homme et d'une femme. La coiffure 
de celle-ci est étagée en une pyramide légèrement 
débordante, avec bouclettes postiches à la mode 
flavienne. Un coUier entoure le cou. Sous les por- 
traits des défunts, l'épitaphe : Galus Adjj/nl/j et 
Teixossix/j. H(ic) s(iti) s(unt). Fin du i^r siècle 
après J.-C. 

8032. Stèle funéraire incomplète, trouvée à Lom- 
brès (Haute-Garonne). A Lombrès, dans l'église. 
Marbre. Hauteur, m. 70 ; largeur, m. 40. (PI. I). 

J. Sacaze, Inscriptions antiques des Pyrénées, n" 453. 

— J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 175, 
n" 7, pi. II, B. 7. 

Des trois bustes qui devaient, à l'origine, décorer 
le cippe, deux seids subsistent, très mutilés. Le 
visage de la femme a presque entièrement disparu. 
Elle était coiflFée en bandeaux ondulés, séparés par 
une raie médiane. La tête de l'homme, aux traits 
énergiques, est mieux conservée. Les personnages 
portent une tunique aux plis schématisés. L'exé- 
cution témoigne d'une certaine gaucherie : les oreilles 
sont trop petites et mal placées, les pupilles creusées 
au trépan. Sous les portraits des défunts, l'épita- 
phe : ... Bonnae Rustici f(iliae). Tau [rinus] (?), 
Rus [ticiffilius)]. Début du ii^ siècle après J.-C. 

8033. Dalle ayant formé la façade d'une urne 
cinéraire, trouvée à Génos (Haute-Garonne). A 
Génos. Marbre. Hauteur, m. 82 ; largeur, m. 71 ; 
épaisseur, G m. 12. (PI. I). 

J. Sacaze, Inscriptions antiques des Pyrénées, n" 263. 

— J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 177, 
n° 14, pi. IV, C. II. 

Porte à quatre caissons moulurés, entre deux 
pilastres cannelés, surmontés de deux bustes minus- 
cides de facture très grossière. Au-dessus de la porte, 
dans un cartouche rectangulaire, l'épitaphe : Attilia, 
Attixsis jfilia sibi/ et Juliano Paulli f(ilio) marito. 
Début du 11^ siècle après J.-C. 

8034. Plaque funéraire, trouvée à Cazarilh-Las- 
pènes (Haute-Garonne). A Cazarilh-Laspènes, dans 
le mur de l'église. Marbre. Hauteur, m. 64 ; lar- 
geur, m. 52 ; épaisseur, m. 11. (PI. I). 



J. Sacaze, Inscriptions antiques des Pyrénées, n.° 341. 

— C. /. L., t. XIII, n» 341. — J.-J. Hatt, Annales du Midi, 
t. LIV-LV, 1945, p. 184, n" 29, pi. V, E. 29. 

Porte flanquée de deux pilastres, ornés de spirales, 
réunis par une torsade, dans laquelle M. J.-J. Hatt 
propose de reconnaître la représentation d'un linteau 
de maison celtibérienne. Demi-cercles gravés. Dans 
un encadrement mouluré, l'épitaphe : D(is) Mfani- 
bus)// C(laudio) Laeto j et Erese j ni Hais j conis. 
Milieu du ii"^ siècle après J.-C. 

8035. Plaque funéraire, trouvée à Antigaac 
(Haute-Garonne). A Antigaac, au-dessus de la porte 
de l'église. Marbre. Hauteur, m. 61 ; largeur, 
m. 47. (PL II). 

J. Sacaze, Inscriptions antiques des Pyrénées, n" 343. 

— J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 185, 
n0 33. 

Porte flanquée de deux pilastres, ornés de canne- 
lures, réunis par une quadruple moulure, et de 
chapiteaux corinthiens, dont les feuilles sont traitées 
en forme de palmes. Rosace au-dessous d'un car- 
touche carré renfermant l'épitaphe : D(is) Mfani- 
bus) j Andoste j nno An j dosi Biho j xus f(ilius). 
Milieu du li^ siècle après J.-C. 

8036. Plaque funéraire trouvée à Guchan (Haute- 
Garonne). A Guchan, dans le mur du cimetière. 
Marbre. Hauteur, m. 59 ; largeur, m. 48 ; épais- 
seur, m. 08. (PI. II). 

J.-J. Hatt, Revue archéologique, 1941, I, p. 67, fig., II a. 

— Du MÊME, Annales du, Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 186, 
no 35, pi. V, E. 35. 

Porte flanquée de deux pilastres, ornés de diago- 
nales dans des compartiments rectangulaires ; cha- 
piteaux traités en forme de palmettes. D'un canthare 
à panse godronnée, jaillit une vigne, dont les enrou- 
lements enserrent un cartouche carré, renfermant 
une épitaphe, en grande partie illisible, et accosté 
de deux rosaces à six pétales. A la partie inférieure 
des ceps pendent deux grappes de raisins que pico- 
rent deux colombes. Milieu du ii*^ siècle après J.-C. 

Un motif semblable est reproduit sur une plaque 
d'Avezac (E. t. II, p. 14, aP 855). 

8037. Auge cinéraire trouvée à Ilheu (Haute- 
Garonne). A Ilheu, devant l'église. Marbre. Hauteur, 
m. 45 ; largeur, m. 40 ; épaisseur, m. 72. 
(PI. II). 

J.-J. Hatt, Annales du. Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 186, 
no 39, pi. IV, F. 39. 



LE COMMINGES. 



Dans un encadrement d'oves, bouclier d'Ama- 
zone terminé par des têtes d'oiseaux, et losanges. 
Milieu du ii^ siècle après J.-C. 

8038. Fragment de la partie antérieure d'une 
auge cinéraire trouvé à Saint-Pé d'Ardet (Haute- 
Garonne). A Saint-Pé d'Ardet, contre l'église. Mar- 
bre. Hauteur, m. 51 ; largexir, m. 45 ; profon- 
deur, m. 40. (PI. II). 

J.-J. Hatt. Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 187, 
n° 40, pi. VI, F. 40. 

Sous un cartouche rectangulaire, bouclier d'Ama- 
zone terminé aux extrémités par des têtes d'oiseaux 
baguées. Dans les circonférences déterminées par 
ce motif, croix. Spirales à la bordure. Milieu du 
lie siècle après J.-C. 

8039. Fragment de la partie antérieure d'une auge 
cinéraire trouvé à Saint-Pé d'Ardet. A Saint-Pé 
d'Ardet, près de l'église. Marbre. Hauteur, m. 50 ; 
largeur, m. 45 ; profondeur, m. 53. (PI. III). 

J.-J. Hatt, Jîetiue archéologique, 1941, I, p. 68, fig. 12. 

— Du MÊME, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 158, 
n» 46, pi. VI, F. 46. 

Dans un encadrement rectangulaire, déterminé 
par un motif denticulé, bouclier d'Amazone terminé 
par quatre têtes d'oiseaux, picorant deux grappes 
de raisins, dont les ceps jaillissent du centre du 
bouclier. Ornement en forme d'X, entre les protomes 
d'oiseaux. Milieu du ii^ siècle après J.-C. 

8040. Plaque ayant servi de façade à une auge 
cinéraire trouvée à Trébons (Haute-Garonne). A 
Trébons, dans le cimetière, au pied de la croix. 
Marbre. Hauteur, m. 49 ; largeur, m. 56 ; épais- 
seur, m. 09. (PI. III). 

J.-J. Hatt, Revue archéologique, 1945, I, p. 61, fig. 5 a. 

— Du MÊME, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 186, 
n» 48, pL XI, G. 48. 

Dans un encadrement de demi-cercles, détermi- 
nant des festons sux les côtés longs, représentation 
d'\me maison à toit débordant. Les caissons moulu- 
rés de la façade sont inspirés de la porte du tombeau. 
Le modèle est emprunté à l'iconographie romaine. 
De chaque côté du toit, deux rosaces à quatre 
pétales. Milieu du ii^ siècle après J.-C. 

8041. Fragment d'auge cinéraire trouvé à Saléchan 
(Haute-Garonne). A Saléchan, dans le mur extérieur 
de l'église. Marbre. Hauteur, m. 56 ; largeur, 
G m. 32 ; profondeur, m. 26. (PI. III). 



J.-J. Hatt, Revue archéologique, 1941, I, p. 61, fig. 6. 

— Du MÊME, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 189, 
n° 49, fig. 5, G. 49. 

Dans un encadrement de dents de loup, la repré- 
sentation d'une porte. Gravure au trait. Milieu du 
11^ siècle après J.-C. 

8042. Auge cinéraire trouvée à Luchon (Haute- 
Garonne). Musée de Luchon. Marbre. Hauteur, 
m. 49 ; largeur, m. 42 ; profondeur, m. 68. 
(PI. III). 

R. Lizop et DE GoHSSE, Quelques inscriptions inédites du 
Musée de Luchon, p. 11-12. — J.-J. Hatt, Revue archéologique, 
1941, I, p. 61, fig. 5 6. — Du MÊME, Annales du Midi, t. LIV- 
LV, 1945, p. 189, n» 50, pi. XI, G. 50. 

Dans un encadrement de deux demi-circonférences 
qui, en se coupant, déterminent un décor de festons, 
un cartouche rectangulaire renferme la représenta- 
tion d'un toit de maison ou de cabane. A l'intérieur, 
une rosace à six pétales. Au-dessous, deux autres 
rosaces, inscrites dans un triple cercle. Sous le car- 
touche deux demi-circonférences. Milieu du H^ siècle 
après J.-C. 

8043. Toit d'auge cinéraire trouvé à Cambous 
(Haute-Garonne). A Cambous, chez M. Joseph Lau- 
rent. Calcaire compact. Hauteur, m. 28 ; largeur, 
m. 30 ; profondeur, m. 75. (PI. IV). 

J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 189, 
n° 51, pi. X, H. 51. 

A l'une des extrémités, deux têtes mutilées, aux 
arcades sourcUières proéminentes, au menton lourd 
et saillant, coiffées d'un bonnet conique recouvrant 
la moitié du front. 

M. J.-J. Hatt pense que ce monument est anté- 
rieur, ou contemporain, de la conquête romaine. Il 
le rapproche d'un menhir, découvert dans la région 
de Sacoué, et d'un cube de pierre de Valcabrère, 
placé à proximité d'une source, l'un et l'autre 
décorés de têtes humaines du même type. 

8044. Toit d'auge cinéraire arrondi trouvé à 
Luchon. Au Musée de Luchon. Marbre. Hauteur, 
m. 28 ; largeur, m. 47 ; profondeur, m. 58. 
(PI. III). 

J. Sagaze, Inscriptions antiques des Pyrénées, n° 318. 

— J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 192, 
no 59, pi. XIII, H. 59. 

Sous une arcature, les bustes de deux défunts. 
Travail indigène grossier. Iii^ siècle après J.-C. 



LE COMMINGES. 



8045. Toit d'auge cinéraire trouvé à Saint-Ber- 
trand-de-Comminges. Le monumeut était chez M. de 
Broqueville, antiquaire, à Saint-Bertrand-de-Com- 
minges. Marbre. Hauteur, m. 27 ; largeur, m. 54 ; 
profondeur, m. 30. (PI. IV). 

J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 193, 
n» 63, pi. XX, H. 63. 

Sous une arcature, les bustes des deux défunts, 
la cheveliure disposée en mèches parallèles rejetées 
en arrière. Sur la poitrine de l'un des personnages, 
pendentif cordiforme. De chaque côté des bustes, 
un oiseau, une hache et un maillet. Dans l'ornement, 
en forme de tresse, qui sépare les deux images, 
M. J.-J. Hatt propose de reconnaître une réminis- 
cence de la coquille ornant les niches des monuments 
funéraires romains. Style indigène, iii^ siècle après 
J.-C. 

8046. Fragment de toit d'auge cinéraire trouvé à 
Saint-Pé d'Ardet. A Saint-Pé d'Ardet, dans le mon- 
tant de la porte de l'église, à droite. Marbre. Hauteur, 
m. 24 ; largeur, m. 45 ; profondeur, m. 23. 
(PL IV). 

J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 194, 
no 66, pi. XIII, H. 66. 

Sous une arcature, les bustes des deux défunts, 
aux visages presque complètement ejffacés. Le monu- 
ment, brisé à gauche, comportait au moins trois 
bustes, iii^ siècle après J.-C. 

8047. Toit d'auge cinéraire trouvé à Cier-de- 
Luchon (Haute-Garonne). A Cier-de-Luchon, chez 
M. Laurent Brice. Marbre. Hauteur, m. 30 ; 
largeur, m. 52. (PL IV). 

J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 194, 
n» 67, pi. XIII, H. 67. 

Sous une arcature, les bustes des trois défunts. 
Art indigène, iii^ siècle après J.-C. 

8048. Toit d'auge cinéraire triangulaire trouvé à 
Garin (Haute-Garonne). Dans le mur extérieur de 
la chapelle de Saint-Pé de la Moraine. Marbre. 
(PL V). 

Tête de Méduse stylisée, figurant le Soleil, sur- 
montée d'une sorte de coiffe à sommet triangulaire, 
dans laquelle M. J.-J. Hatt reconnaît la déformation 
du motif des deux dauphins, accompagnant la tête 
de la Gorgone. Une sorte de collier à grosses boules 
encadre le bas du visage. Style indigène. ïii^ siècle 
après J.-C. 



8049. Toit d'auge cinéraire triangulaire trouvé à 
Ben que (Haute-Garonne). A Montauban-de-Luchon, 
chez M. Ballarin. Marbre. Hauteur, m. 27 ; largeur, 
m. 58 ; profondeur, 1 m. 09. (PL V). 

J.-J. Hatt, Revue archéologique, 1941, I, p. 63, fig. 8 a. 
— Du MÊME, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 195, 
no 70. pi. VII, I. 70. 

Tête du Soleil, la chevelure disposée en mèches 
parallèles et rejetées en arrière. Elle est percée d'une 
ouverture médiane circulaire et surmontée d'un 
ornement triangulaire, d'où retombent de chaque 
côté, un large ruban onde. Une sorte de collier, fait 
de grosses boules encadre le bas du visage, flanqué, 
dans le bas, de deux rosaces à quatre pétales, ins- 
crites dans un cercle. Style indigène, in^ siècle 
après J.-C. 

M. J.-J. Hatt reconnaît dans ces stylisations le 
même motif de la tête de Gorgone, flanquée de 
deux dauphins. 

8050. Auge cinéraire trouvée à Loures-Barousse 
(Haute-Garonne). Dans la cour de l'hôtel de France, 
à Saint-Bertrand-de-Comminges. Marbre. Hauteur, 
m. 50 ; largeur, m. 40 ; profondeur, m. 67. (PL V). 

J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 197, 
n" 74, pi. VIII, I. 74. 

Rosaces et demi-cercles gravés. lu® siècle après 
J.-C. 

8051. Auge cinéraire trouvée à Sammuran (Haute- 
Garonne). A Sammuran, dans le mur extérieur de 
l'église. Marbre. Hauteur, m. 60 ; largeur, m. 45 ; 
profondeur, m. 69. (PL V). 

J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 197, 
n" 75, pi. IX, L 75. 

Dans un encadrement de demi- circonférences, qui, 
en se coupant, déterminent un décor de festons, sur 
trois des côtés, le quatrième étant limité par trois 
demi-cercles concentriques, un cartouche rectangu- 
laire est divisé en deux compartiments : au registre 
supérieur, rosace à six pétales, inscrite dans un 
cercle ; le registre inférieiir est barré par deux dia- 
gonales, cantonnées de demi-cercles concentriques, 
iii^ siècle après J.-C. 

8052. Auge cinéraire trouvée à Bachos-Binos 
(Haute-Garonne). A Bachos-Binos, dans le mur 
extérieur du cimetière. Marbre. Hauteur, m. 40 ; 
largeur, m. 37 ; profondeur, m. 72. (PL V). 

J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 197, 
u» 76, pi. IX, J. 76. 



LE COMMINGES. 



Dans un cartouche carré, une rouelle. Bordure de 
spirales, iii^ siècle après J.-C. 

8053. Plaque funéraire trouvée à Saint-Pé de la 
Moraine (Haute-Garonne). A Saint-Pé de la Moraine, 
à l'intérieur de la chapelle de Saint-Pé. Marbre. 
Hauteur, m. 38 ; largeur, m. 49 ; épaisseur, 
m. 07. (PI. VI). 

J.-J. Hatt, Revue archéologique, 1941, I, p. 63, fig. 9. 
— Du MÊME, annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 198, 
n» 78, pi. XVI, K. 78. 

Dans un cadre rectangulaire, divisé en deux 
compartiments par une traverse médiane à fleuron 
central, terminé en haut par une pointe, quatre 
bustes : deux d'hommes et deux de femmes. Des 
figures du registre inférieur, seules subsistent les 
têtes brisées au ras du menton. Les femmes, placées 
à gauche, ont la chevelure disposée en larges ondu- 
lations stylisées et couvrant en partie le front. De 
grands anneaux circulaires sont attachés aux oreilles. 
Les hommes, à droite, portent les cheveux ordonnés 
en mèches rigides et parallèles rejetées en arrière. 
Le très large encadrement est décoré de spirales sur 
les côtés longs, et deux rosaces encadrent, à la partie 
supérieure, un motif central semi-circulaire, bordé 
d'oves. Ili^ siècle après J.-C. 

8054. Auge cinéraire trouvée à Garin (Haute- 
Garonne). A l'intérieur de la chapelle de Saint-Pé de 
la Moraine. Marbre. Hauteur, m. 40 ; largeur, 
m. 30 ; profondeur, m. 51. (PI. VI). 

J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 198, 
n» 80, pi. XVII, K. 80. 

Dans une niche rectangulaire, bordée de dents de 
loup : au registre supérieur, les bustes de deux dé- 
funts, deux hommes, le visage encadré par une 
barbe coupée court, vêtus d'une tunique échancrée 
en demi-cercle à la naissance de la poitrine et dont 
les plis verticaux sont indiqués par deux traits paral- 
lèles. Au registre inférieur, séparé du premier par 
une double moulure, deux rosaces à six pétales, 
inscrites dans un cercle. Brisé à la partie supérieure 
et au côté droit, iii^ siècle après J.-C. 

8055. Auge cinéraire trouvée à Garin. A l'exté- 
rieur de la chapelle de Saint-Pé de la Moraine. 
Marbre. Hauteur, m. 40 ; largeur, m. 30 ; pro- 
fondeur, m. 53. (PI. VI). 

J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 198, 
n» 81, pL XVII, K. 81. 



Deux bustes, dont les visages ont disparu. 
L'homme, à droite, porte une tunique, aux plis 
disposés obliquement. Le vêtement de la femme, 
à gauche, est échancré en demi-cercle à la partie 
supérieure et deux plis retombent verticalement en 
avant de la poitrine. Au registre inférieur, deux 
compartiments carrés renfermant un motif cruci- 
forme. lU® siècle après J.-C. 

8056. Fragment d'auge cinéraire trouvé à Luchon. 
Au Musée de Luchon. Marbre. Hauteur, m. 38 ; 
largeur, m. 32 ; profondeur, m. 30. (Pi. VI). 

J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 199, 
n" 83, pi. XVI, K. 83. 

Deux bustes funéraires, dont les visages sont 
mutilés. Tuniques échancrées en demi-cercle à la 
naissance de la poitrine, iii^ siècle après J.-C. 

8057. Fragment d'auge cinéraire trouvé à Luchon. 
Au Musée de Luchon. Marbre. Hauteur, m. 25, 
(PI. VI). 

J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 199, 
n° 84, pi. XVI, K. 84. 

Dans une niche, dont le sommet disparu était 
supporté par un pilastre cannelé, à chapiteau en 
forme de palmette, buste de femme. Des anneaux 
sont suspendus aux oreilles. Iil^ siècle après J.-C. 

8058. Auge cinéraire trouvée à Arguénos (Haute- 
Garonne). A Arguénos, dans le mur extérieur de 
l'église. Marbre. Hauteur, m. 60 ; largeur, m. 43 ; 
profondeur, m. 80. (PI. VI). 

J. Sacaze, Inscriptions antiques des Pyrénées, p. 317. 
— J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 199, 
n» 85, pi. K. 85. 

Dans un encadrement de dents de loup, sur les 
côtés longs, de demi-cercles concentriques, sur les 
petits côtés, les bustes, très eflfacés, de trois person- 
nages. Le buste, placé au centre, paraît être celui 
d'un enfant. Au-dessus, disque à ombQic (patère ?). 
Iil^ siècle après J.-C. 

8059. Auge cinéraire trouvée à Saint- Aventin 
(Haute-Garonne). A Saint- Aventin, dans le mur Sud 
de l'église. Marbre. Hauteur, m. 56 ; largeur, 
m. 36 ; épaisseur, m. 09. (PI. VI). 

Deux bustes funéraires : à droite, un homme, le 
torse recouvert par un vêtement drapé, dont les 
plis barrent obliquement la poitrine, la chevelure 
disposée en mèches parallèles rejetées en arrière. 



LE COMMINGES. 



A gauche, une femme, vêtue d'une robe échancrée 
en demi-cercle à la naissance de la poitrine et dessi- 
nant deux plis verticaux sur le devant du torse. Elle 
est coiffée en bandeaux, iil^ siècle après J.-C. 

8060. Partie antérieure d'une auge funéraire trou- 
vée à Saint-Martory (Haute-Garonne). Disparue. 
Marbre. (PI. VII). 

D'après un dessin de Trey-Signalès. — J.-J. Hatt, Revue 
archéologique, 1941, I, p. 65, fig. 10 a. — Du même. Annales 
du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 200, n» 89, pi. XVIII, K. 89. 

A la partie supérieure, trois personnages debout, 
à mi-corps : à gauche, un homme, la main droite 
ramenée sur la poitrine, tenant un gobelet disparu ; 
au centre et en retrait, un enfant, vêtu d'une tunique 
longue ; à droite, une femme, une cruche à anse 
dans la main droite et, dans l'autre main, appliquée 
sur le devant du corps, une hampe terminée par un 
motif trilobé. Au registre inférieur, dans un encadre- 
ment festonné, cantonné de demi-circonférences, 
cercles concentriques, iii^ siècle après J.-C. 

8061. Auge cinéraire trouvée à Saint-Aventin 
(Haute-Garonne). A Saint-Aventin, dans le mur Sud 
de l'église. Marbre. Hauteur, m. 55 ; largeur, 
m. 43 ; profondeur, m. 85. (PL VII). 

J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 200, 
n» 90, pi. XIV, K. 90. 

Dans une niche à sommet arrondi, deux bustes : 
à gauche, femme, vêtue d'une tunique à empiècement 
scapulaire ; à droite, homme en toge. Au-dessous, 
deux rosaces florales, inscrites dans trois cercles 
concentriques, iii^ siècle après J.-C. 

8062. Auge cinéraire trouvée à Garin. A Saint- 
Pé de la Moraine, dans le mur extérieur de l'église. 
Marbre blanc. Largeur, m. 35. (PI. VII). 

PuiG Y Cadafalch, Falguera, Goday, Uarquitectura roma- 
nica a Catalunva, p. 246, fig. 305. — ■ J.-J. Hatt, Annales 
du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 201, n» 93, pi. XXII, L. 93. 

Dans une niche à sommet cintré, supportée par 
deux colonnes à chapiteaux corinthiens et flanquée 
de feuillages dans les écoinçons, deux bustes : à droite, 
un homme, le bas du visage encadré par une courte 
barbe ; à gauche, xme femme, le torse recouvert d'une 
tunique échancrée en demi-cercle à la base du cou. 
Sur le socle et à la base du monument, décor de demi- 
circonférences concentriques, lll^ siècle après J.-C. 

8063. Plaque funéraire trouvée à Cazarflh-Las- 
pènes (Haute-Garonne). A Cazarilh-Laspènes, dans le 
mur extérieur de l'église. Marbre. (PI. VII). 



J. Sacaze, Inscriptions antiques des Pyrénées, p. 423 (figure). 
— J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 201, 
n» 94, pi. XXI, L. 201. 

Plaque à fronton triangulaire, orné en son milieu 
d'une rosace à quatre pétales. Bordures de demi- 
cercles gravés, formant festons. Dans une niche à 
arcature, supportée par deux colonnes à chapiteaux 
corinthiens stylisés, buste de femme, la chevelure 
disposée en godrons et recouvrant presque entière- 
ment le front. Deux gros pendants, en forme de 
disques, sont attachés aux oreilles. Au-dessous du 
buste, rosace à six pétales, inscrite dans un cercle, 
iii^ siècle après J.-C. 

8064. Auge cinéraire. Ancienne collection d'Agos. 
Au Musée de Commit? ges, à Saint-Bertrand-de- 
Comminges. Marbre. Hauteur, m. 60 ; largeur, 
m. 41 ; profondeur, m. 75. (PI. VII). 

Rapport sur les fouilles de Saint-Bertrand-de-Comminges 
en 1931, p. 57, n» 2, pi. XIII, I. — J.-J. Hatt, Annales du 
Midi, p. 203, n» 101, pi. XXI, L. 101. 

Dans un encadrement, bordé d'un décor de festons 
sur les côtés longs et de demi-circonférences sur les 
petits côtés, une niche à sommet cintré, supporté 
par deux colonnettes à base et à chapiteaux corin- 
thiens stylisés, à l'intérieur de laquelle est placé un 
buste d'homme, la chevelure disposée en mèches 
parallèles, rejetées en arrière. Le visage est mutilé. 
Sous la niche, dans un encadrement carré, quatre 
demi-circonférences. III^ siècle après J.-C. 

8065. Auge cinéraire trouvée à Saint-Pé d'Ardet 
(Haute-Garonne). A Saint-Pé d'Ardet à l'intérieur 
de l'église. Marbre. Hauteur, m. 45 ; largeur, 
m. 35. (PL VIII). 

J.-J. Hatt, annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 203, 
n» 102, pi. XXVI, L. 102. 

Dans une niche à arcature circulaire, supportée 
par deux colonnes à chapiteaux corinthiens stylisés, 
buste d'homme, le bas du visage encadré par une 
courte barbe, la chevelxire disposée en mèches paral- 
lèles, rejetées en arrière. Sous le buste, deux rec- 
tangles avec diagonales gravées ; au-dessous, deux 
rosaces à quatre pétales, iii^ siècle après J.-C. 

8066. Plaque funéraire trouvée à Saint- Jean-de- 
Loras (Haute-Garonne). A Saint- Jean-de-Loras, dans 
le mur d'une écurie. Marbre. Hauteur, m. 61 ; 
largeur, m. 40 ; épaisseur, m. 05. (PL VIII). 

Revue de Comminges, 1922, p. 155. J.-J. Hatt, Anmdes du 
Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 204, n» 103, pL XXII, L. 103. 



LE COMMINGES. 



La partie supérieure de la plaque est brisée. Dans 
une niche à arcature, supportée par deux colonnes 
à chapiteaux corinthiens stylisés, buste d'homme 
mutilé. Au-dessous, deux rosaces à quatre pétales 
et bouton central. Bordure de demi-circonférences 
dessinant un feston, iii^ siècle après J.-C. 

8067. Fragment de la partie antérieure d'une auge 
funéraire. Ancienne collection d'Agos, au Musée de 
Comminges. Marbre. Hauteur, m. 54 ; largeur, 
m. 41 ; profondeur, m. 60. (Pi. VIII). 

Rapport sur les fouilles de Saint-Bertrand-de-Comminges 
en 1931, p. 57, n" 1, pi. XIII, I. — J.-J. Hatt, Annales du 
Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 204, n" 104, pi. XXIV, M. 104. 

Dans une doTible niche à arcatures supportées par 
des pilastres cannelés, les bustes des défunts : à 
droite, un homme, le bas du visage encadré par une 
courte barbe, la chevelure disposée en mèches paral- 
lèles, rejetées en arrière ; à gauche, une femme, dont 
la partie gauche du front a disparu avec le gros 
éclat de la pierre, qui mutile l'auge de ce côté. Elle 
est vêtue d'une tunique, sur le devant de laquelle 
retombent deux plis verticaux. Le visage osseux 
offre un menton proéminent et lourd, un nez long et 
tordu. La chevelure est disposée en deux gros 
bandeaux ondulés, séparés par une raie médiane. 
Sous les bustes, deux rosaces à six pétales, iii^ siècle 
après J.-C. 

8068. Auge cinéraire trouvée à Saint-Aventin 
(Haute-Garonne). A Saint-Aventin, dans le mur 
extérieur de l'église. Marbre. Hauteur, G m. 30 ; 
largeur, m. 34. (PI. VIII). 

J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 204, 
no 105, pi. XXIII, K. 105. 

Sous deux arcatures, supportées par trois piliers, 
les bustes mutilés de deux défunts. A la bordure, 
demi-cercles concentriques, iii^ siècle après J.-C. 

8069. Auge funéraire trouvée au Prieuré d'Arnes 
(Haute-Garonne). A Valentine, chez M. Soume. 
Marbre. Hauteur, m. 77 ; largeur de la cuve, m. 36 ; 
largeur, m. 54 ; épaisseur, m. 69. (PL VIII). 

J.-J. Hatt, Revue archéologique, 1941, I, p. 58, fig. 2. 
— Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 205, n" 106, pi. XXIII, 
M. 106. 

La face antérieure de la cuve et du couvercle est 
décorée de bas-reliefs. Cuve : sous une double arca- 
ture, supportée par trois colonnes à base et chapi- 
teaux corinthiens stylisés, deux bustes aux visages 
osseux : à droite, personnage à la chevelure disposée 



en mèches parallèles, rejetées en arrière. Les cheveux 
ne sont pas indiqués sur la tête du personnage, à 
gauche. Dans le fronton trapézoïdal, buste semblable, 
accosté de part et d'autre de deux rosaces à quatre 
pétales. Éclats à la base de la cuve et à l'angle 
supérieur gauche du couvercle, m^ siècle après J.-C. 

8070. Auge cinéraire trouvée à Garin. A Saint-Pé 
de la Moraine, à l'extérieur de la chapelle. Marbre. 
Hauteur, m. 54 ; largeur, m. 49 ; profondeur, 
m. 30. (PI. IX). 

J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 205, 
no 108, pi. XXV, N. 108. 

Sous une double arcatiu-e, les bustes des deux 
défunts : à droite, un homme, la chevelure disposée 
en mèches parallèles, rejetée en arrière ; à gauche une 
femme, dont les cheveux semblent ordonnés en ban- 
deaux séparés par une raie médiane. Sur les côtés, 
demi-circonférences gravées, déterminant un feston, 
iii'^ siècle après J.-C. 

8071. Auge cinéraire trouvée à Saint-Pé d'Ardet. 
A Saint-Pé d'Ardet, à l'intérieur de l'église. Marbre. 
Hauteur, m. 47 ; largeur, m. 40. (PI. IX). 

J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 206, 
noll2,pl. XXVI, N. 112. 

Sous deux arcatures, deux bustes très mutilés. 
Au-dessous, cartouche carré. Sur les côtés, décor de 
losanges gravés. Iii^ siècle après J.-C. 

8072. Auge cinéraire trouvée à Saint-Paul d'Oueil 
(Haute-Garonne). A Saint-Paul d'Oueil, à la clé de 
V jûte de la porte de l'église. Pierre calcaire. Hauteur, 
m. 44 ; largeur, m. 30 ; profondeur, m. 20. 
(PI. IX). 

J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 206, 
n° 113, pi. XXV, N. 113. 

Sous deux arcatures, deux bustes. Au-dessus, 
rosace à quatre pétales, flanquée de deux demi- 
circonférences et surmontée d'une grande rosace 
en partie disparue. Sur les côtés, demi-circonférences 
gravées, déterminant un feston, m^ siècle après 
J.-C. 

8073. Stèle de provenance régionale. Au Musée de 
Toulouse. Marbre. (PI. IX). 

PuiG Y Cadafalch, Falguera, Goday, L'arquitectura roma- 
nica a Catalunya, p. 246, fig. 306. — J.-J. Hatt, Annales du 
Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 207, n» 115, pi. XXIX, O. 115. 



8 



LE COMMINGES. 



Sous un fronton triangulaire, décoré de deux 
rosaces gravées, et sous un bandeau décoré de festons 
incisés, deux bustes. Au-dessous, une excavation 
rectangulaire pratiquée pour recevoir les cendres, 
me siècle après J.-C. 

8074. ( = 886). Stèle trouvée à Vignec (Haute- 
Garonne). Au Musée de Luchon. Marbre. Hauteur, 
1 m. 11 ; largeur, m. 40 ; épaisseur, m. 30. 
(PI. IX). 

J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, p. 207, n» 116, 
pi. XXVIII, O. 116. 

Dans un fronton triangulaire, deux bustes très 
mutilés. Au-dessous, dans un cartouche rectangu- 
laire, l'inscription. A la partie inférieure de la stèle, 
une excavation rectangulaire, pratiquée pour rece- 
voir les cendres, iii^ siècle après J.-C. 

8075. Fragment de stèle trouvée à Benqué- 
Dessous (Haute-Garonne). A Benqué-Dessous, dans 
le mur extérieur de l'église. Marbre. Hauteur, m. 84 ; 
largeur, m. 41. (PI. X). 

J. Sacaze, Inscriptions antiques des Pyrénées, n° 368. 
— J.-J. Hatt, Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 208, 
n" 120, pi. XXVII, O. 120. 

Brisée à la partie supérieure. Cinq bustes disposés 
sur deux registres : deux au registre supérieur, trois 
au registre inférieur, disposés sous cinq arcatures. 
Le personnage central du registre inférieur, une 
femme, porte des anneaux d'oreilles. A la partie 
inférieure de la stèle, une excavation rectangulaire, 
me siècle après J.-C. 

8076. Fragment de stèle trouvé à Sacoué (Haute- 
Garonne). Disparu. (PI. X). 

D'après un croquis d'un carnet de Trey-Signalès, appar- 
tenant à M. B. Sapène. — J.-J. Hatt, Annales du Midi, 
t. LIV-LV, 1945, p. 208, n» 119, fig. O. 9. 

Sous une arcature, buste du défunt. Au-dessous, 
une tenaille de forgeron et un marteau. Bordure de 
demi-circonférences concentriques, me siècle après 
J.-C. 

8077. Fragment d'auge cinéraire, encastré dans 
un contrefort de l'église de Générest (Haute-Ga- 
ronne). Pierre calcaire. (PI. X). 

D'après un dessin de Mme J.-J. Hatt. — Barry, Inscrip- 
tions inédites des Pyrénées, p. 153. — J.-J. Hatt, Annales du 
Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 209, n" 122, fig. P. 10. 



Dans un encadrement rectangulaire, scie de bûche- 
ron, doloire et hache. Au-dessous, spirales, me siè- 
cle après J.-C. 

8078. Tête trouvée à Montmaurin (Haute-Ga- 
ronne), dans les ruines d'une viUa gallo-romaine, au 
bord de la Save. A Montmaurin, chez M. Mire. 
Marbre blanc. Hauteur, m. 25. (PI. X). 

Renseignements communiqués par le Comte R. de Saint- 
Périer. Photographie commimiquée par M. Michel Labrousse. — 
Michel Lahrousse, Gallia, t. V, 2, p. 473, fig. 9. 

Portrait d'homme. La chevelure, aux mèches 
légèrement ondées et épaisses, est disposée en calotte 
recouvrant presque entièrement le front et les oreilles. 
La bouche est petite, les lèvres minces, le cou puis- 
sant. L'extrémité du nez est brisée. Début du 
ler siècle après J.-C. 

8079. Bas-relief mutilé trouvé à Montmatirin, 
dans les ruines d'une villa gallo-romaine, sur les 
bords de la Save. Autel. A Montmaurin, chez M. Miro. 
Marbre blanc. Hauteur, m. 30 ; largeur, m. 21 ; 
épaisseur, m. 10, m. 11. (PI. X). 

Renseignements et photographie communiqués par M. Mi- 
chel Labrousse. — Michel Labrousse, Gallia t. V, 2, p. 473, 
fig. 8. 

Dieu au Maillet, debout, de face, le bras gauche 
ramené sur la poitrine, l'avant-bras droit étendu, un 
maillet dans la main. Il est vêtu d'une tunique 
descendant à mi-cuisses et à manches courtes. Les 
pieds semblent chaussés. Restes d'une moulure à la 
partie supérieure. 

8080. Fragment de bas-relief trouvé à Montmau- 
rin, dans les ruines d'une villa gallo-romaine, aux 
bords de la Save. Autre face de l'autel n° 8079. 
A Montmatirin, chez M. Miro. Marbre blanc. Hauteur 
m. 30 ; largeur, m. 21 ; épaisseur, m. 10, m. 11. 
(PI. X). 

Renseignements et photographie communiqués par M. Mi- 
chel Labrousse. — Michel Labrousse, Gallia, t. V, 2, p. 473, 
fig. 8. 

Attis debout, coiffé du bonnet phrygien, vêtu 
d'une tunique plissée à partir de la ceinture, les 
jambes croisées, la tête reposant dans la main 
droite. Restes d'une moulure à la partie supé- 
rieure. 



SAINT-BERTRAND-DE-COMMINGES. 

(LVGDUNVM CONVENARVM). 

(Voir leB tomes : IX, p. 203 ; X, p. 147 ; XI, p. 5). 

Les fouilles qui se poursuivent à Saint-Bertrand-de-Comminges, principalement dans la ville basse, 
permettent de retracer les grandes étapes de l'histoire monumentale de la cité. Le plus ancien établissement 
gallo-romain, environ 72 avant J.-C, a été retrouvé au quartier des Vignettes, au Nord-Est de l'agglomération. 
Au temps d'Auguste, une première campagne de constructions est représentée par l'édification du forum, du 
temple, des trophées, des portiques et d'un premier établissement de bains. Le début du n^ siècle est caractérisé 
par de très importants travaux de restauration au forum, gravement endommagé par les troubles qui survinrent 
sous le règne de Néron. A l'angle septentrional de la place, s'élèvent, sur les anciennes substructions julio- 
claudiennes, de nouveaux thermes. On est alors en présence d'un grand ensemble monumental, de même 
construction et de même époque, comprenant forum, temple, thermes, péribole, et miême théâtre, représentant 
peut-être le sanctuaire fédéral des Novempopuli. Dans le même temps, la ville atteint un important 
développement. A la suite d'événements, encore peu connus, au cours de la première moitié du m® siècle, 
la vUle basse, ravagée, est abandonnée. A la fin du siècle et dans les premières années du iv^, un nouvel 
effort de construction est entrepris : c'est l'époque à laquelle doivent se placer les substructions les plus 
récentes. En 409, Lvgdvnvm Convenarvm est détruite par les Vandales. Le site ne fut pas cependant 
abandonné : des églises et des monastères sont alors restaurés, mais des cimetières occupent certains quartiers 
de l'ancienne cité. 

BIBLIOGRAPHIE. 

I. Commission des fouilles de Saint-Bertrand-de-Comminges (LVGDVNVM CONVENARVM). Rapport sur les fouilles de 
Saint-Bertrand-de-Comminges de 1933 à 1938. Première Partie, dans Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, t. XX, 
1940, p. 39-99, pi. I-XII ; — Deuxième partie, dans ibid., t. XX, 1943, p. 207-246, pi. XXII-XXVI ; — Troisième, quatrième et 
cinquième parties, dans ibid., t. XXI, 1945, p. 15-87, pi. I-XXII. 

II. J. Zeiller, Rapport sur les fouilles de Saint-Bertrand-de-Comminges, dans Comptes rendus de V Académie des Inscriptions 
et Belles-Lettres, 1941, p. 278-285. 

III. Raymond Lantier, A Saint-Bertrand-de-Comminges, dans Revue archéologique, 1941, 2, p. 164-166 ; 1946, 2, p. 103-104 ; 
— Recherches archéologiques en Gaule, dans GaUia, II, 1943, p. 256-257. 



8081. Fragment de statue trouvé dans le voisi- 
nage du vieux cimetière, aux abords immédiats de 
la chapelle de Saint- Julien et de la basilique chré- 
tienne. Ancienne collection Trey-Signalès. Au Musée 
de Comminges. Marbre blanc. Hauteur, m. 30. 
(PL XI). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. — J. Sacaze, 
Inscriptions antiques des Pyrénées, p. 168, n° 2. — R. LiZOP, 
Les Convenae et les Consorani, p. 484. 

Torse viril, brisé à la naissance des cuisses et à la 
partie inférieure de la poitrine. Sur la cuisse droite, 
extrémité d'une patte d'animal. Travail au trépan. 

8082. Fragment de statue. Ancienne collection 
d'Agos. Peut-être de provenance locale. Au Musée 
de Comminges. Marbre blanc. Hauteur, m. 27 ; 
largeur, m. 20 ; épaisseur, m. 12. (PI. XI). 

ESPÊRANDIBU — XIII. 



Photographie communiquée par M. B. Sapène. — Catalogue 
de la collection d'Agos, n° 12. — Rapport sur les fouilles de 
Saint-Bertrand-de-Comminges en 1931, p. 56, n" 1. — R. LiZOP, 
Les Convenae et les Consorani, p. 485. 

Partie inférieure du torse et cuisses d'un person- 
nage viril, brisé à la hauteur du ventre et des genoux. 
Le sexe a disparu. 

8083. Statuette mutilée trouvée « au cours de 
travaux de réparation et d'aménagement exécutés 
à un immeuble de la place de la Cathédrale, en 1933, 
pour l'installation d'une Maison du Tourisme ». 
Au Musée de Comminges. Marbre blanc. Hauteur, 
m. 25. (PI. XI). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. — Mémoire* 
de la Société archéologique du Midi de la France, t. XXI, 
1945, p. 83-84, pL XX, 36. 



w 



SAINT-BERTRAND-DE-COMMINGES. 



La tête et la partie inférieure du corps manquent. 
Divinité féminine drapée, tenant de la main droite 
un gros serpent à trois têtes, dont les replis enserrent 
le corps du personnage. Dans la main gauche, une 
coupe, dans laquelle un deuxième serpent, passant 
sous le bras gauche, s'abreuve. De ce même côté, 
un troisième serpent enlace les reins de la divinité, 
sa tête apparaissant sous la coupe et le bras gauche. 
Un quatrième serpent, plus petit, se glisse sous le 
bras droit, sa tête à la hauteur du serpent buvant 
dans la coupe. Sous la main droite, au niveau du 
ventre, la tête d'un cinquième serpent. Un sixième 
ophidien allonge la tête sur l'épaule droite. En 
arrière, sur les épaules les restes d'une chevelure 
abondante. 

8084. Dix-sept fragments d'une statue colossale 
trouvée, en 1930, au forum, près de la partie méri- 
dionale du mur à redans. Au Musée de Comminges. 
Largeur du torse, m. 60. (PL XI). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène, — Mémoires 
de la Société archéologique du Midi de la France, t. XVII, 
1930, p. 91. 

Statue d'empereuj-, le torse nu, une large draperie 
retombant de l'épaule gauche. 

8085. Fragments d'une statue colossale trouvée, 
en 1926, au forum. Au Musée de Comminges. Mar- 
bre blanc avec traces de couleur rouge. Hauteur, 
1 m. 34. (PI. XII). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. — P. Lave- 
DAN, R. Lizop, B. Sapène, Les fouilles de Saint-Bertrand-de- 
Comminges (1920-1929), p. 30. 

Personnage municipal, drapé dans la toge, dont 
on reconnaît, sur la poitrine, l'amorce du sinus. 
Brisé à la hauteur des cuisses. 

Peut-être faut-il rapprocher de ce fragment une 
base, précédemment découverte et sur laquelle sont 
figurés deux pieds chaussés. 

8086. Fragment de statue trouvé au chantier de 
la Basilique chrétienne, en 1913. Marbre blanc. 
Hauteur, m. 19. (PI. XII). 

Partie supérieure du torse et amorce du cou d'un 
personnage drapé. 

8087. Fragment de statue trouvé au forum, en 
1936. Au Musée de Comminges. Marbre blanc. 
Hauteur, m. 23. (PI. XII). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. 



Tête d'homme. Le visage a disparu. La chevelure 
est disposée en petites mèches ondulées. A la hauteur 
de l'oreille, l'une d'elles dessine un accroche-cœur. 

8088. Fragment de statue de provenance locale. 
Ancienne collection Trey-Signalès. Au Musée de 
Comminges. Marbre blanc. Hauteur, m.. 11. 
(PI. XII). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. 

Tête de femme, les cheveux coiffés en bandeaux. 
Le visage est très mutilé : le nez a presque entière- 
ment disparu, ainsi que le menton. Nombreux éclats 
dans la chevelure. 

8089. Fragment de statue de provenance locale. 
Ancienne collection Trey-Sigaalès. Au Musée de 
Comminges. Marbre blanc. Hauteur, m. 20. 
(PI. XII). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. 

Tête d'homme, la chevelure coupée court. Le 
nez et la partie inférieure du visage, brisée au men- 
ton, ont disparu. 

8090. Fragment de statue trouvé, en 1924, à 
200 mètres à l'Est du forum. Au Musée de Comminges. 
Marbre blanc. Hauteur, m. 08 ; longueur, m. 013 ; 
épaisseur, m. 093. (PI. XIII). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. 

Main tenant un bâton. 

8091. Fragment de statue de provenance locale. 
Ancienne collection d'Agos. Au Musée de Comminges. 
Marbre blanc. Longueur, m. 18 ; largeur, m. 19. 
(PI. XIII). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. — Rapport 
sur les fouilles de Saint-Bertrand-de-Comminges en 1931, p. 56, 
n» 8. 

Main gauche. Les doigts sont brisés. 

8092. Fragment de statue de provenance locale. 
Ancienne collection d'Agos. Au Musée de Comminges. 
Marbre blanc. Hauteur, m. 11 ; largeur, m. 18. 
(PI. XIII). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. — Rapport 
sur les fouilles de Saint-Bertrand-de-Comminges, en 1931, p. 56, 
n0 9. 

Main droite fermée sur un fragment de hampe. 

8093. Fragment de statue de provenance locale. 
Ancienne collection d'Agos. Au Musée de Commin- 



SAINT-BERTRAND-DE-COMMINGES. 



11 



ges. Marbre blanc. Hauteur, m. 07 ; largeur, 
m. 08. (PI. XIII). 

Rapport sur les fouilles de Saint-Bertrand-de-Comminges 
en 1931, p. 56, n" 10. 

Fragment de main fermée sur un objet indéter- 
miné. 

8094. Buste trouvé, en 1932, dans la partie non 
encore fouillée du chantier de la villa romaine, 
située à 200 mètres au Nord du forum. Au Musée de 
Comminges. Marbre blanc. Hauteur, m. 35. 
(PL XIII). 

Rapport sur les fouilles de Saint-Bertrand-de-Comminges 
en 1932, p. 69-70, pi. IX, 4. 

Toute la partie inférieure du visage, depuis le 
nez jusqu'au menton, est disparue. La base et le 
revers ont été grossièrement piqués pour l'encas- 
trement dans ime niche. 

8095. Fragment de stèle. Au Cabinet des Médailles, 
à Paris, Calcaire tendre. Hauteur, m. 124. (PI. XIII). 

Photographie communiquée par M. Jean Babelon. 

Tête de femme, à l'ovale allongé, le menton proé- 
minent, le nez très petit, les yeux fendus en amande. 
Le visage est encadré par une chevelure dont les 
mèches sont rendues par des festons. 

8096. Fragment de statuette trouvé « dans les 
couches profondes du frigidarium » aux thermes 
du forum. Au Musée de Comminges. Pierre calcaire. 
Hauteur, m. 23 ; largeur, m. 13 ; épaisseur, 
m. 17. (PI. XIV). 

Rapport sur les fouilles de Saint-Bertrand-de-Comminges 
de 1933 à 1938, II« Partie, p. 282, pi. XXXII, 20. 

Tête de bélier. Les enroulements des cornes sont 
indiqués par de grosses hachures, tantôt verticales, 
tantôt horizontales. 

8097. Fragment de bas-relief, donné comme trouvé 
à Sain t-Bertrand-de-Commir ges. Au Musée des An- 
tiquités Nationales de Saint-Germain-en-Laye. Mar- 
bre blanc. Hauteur, m. 25. (PI. XIV). 

Raymond Lantieb, Bulletin des Musées, XI, n" 2, 1946, 
p. 28 (figure). 

Tête de femme, brisée un peu au-dessous de la 
naissance du cou. La partie supérieure de la cheve- 
lure manque. Quelques éclats à la surface du marbre 
au front et au-dessus de l'œil droit. Légèrement 
incliné à gauche, le visage offre des formes pleines. 



Sur la chevelure, séparée en deux bandeaux ondulés 
par une raie médiane, est posé un voile, dont il ne 
reste plus qu'une faible partie à droite, sur le haut 
de la tête. Un pan, aux plis largement traités, 
retombe sur le côté gauche, en arrière du visage. 

L'expression alanguie, voire mélancolique, n'est 
pas sans rappeler la tête voilée du Musée de Mérida 
(Espagne) (R. Lantier, Monuments Piot, t. XXII, 
1918, p. 175-178). Le fragment appartenait à un 
ensemble décoratif, probablement contemporain du 
règne d'Hadrien. 

8098. Fragment de bas-relief trouvé dans la pro- 
priété du D'' Saule, en 1932. Au Musée de Commin- 
ges. Marbre blanc. Hauteur, m. 108 ; largeur, 
m. 136 ; épaisseur, m. 034. (PL XIV). 

Photographie et renseignements communiqués par M. B. Sa- 
pène. 

Personnage nu, debout, la jambe gauche repliée 
à angle droit, reposant sur tm quartier de roche, 
sur lequel est dressé un hennés, dont il ne reste que 
le socle et la partie inférieure de la gaîne, brisée à la 
hauteur du phallus. Le personnage soutient de la 
main droite le pied d'un vase à panse ovoïde. 
Autour du bras, les enroulements d'un large bra- 
celet. Scène d'offrande. 

8099. Autel trouvé à proximité du forum. Au 
Musée de Comminges. Marbre blanc. Hauteur, 
m. 16 ; largeur, m. 12 ; épaisseur, m. 105. 
(PL XV). 

Photographie et renseignements communiqués par M. B. Sa- 
pène. 

Le monument est brisé en deux morceaux. Im- 
portants éclats à droite. Le relief est fortement 
arasé. Sur la face antérieure, cheval marchant à 
droite, la tête tournée de face et inclinée. Sur le 
petit côté, à droite, patère. Évidemment cylin- 
drique à la partie supérieure. 

8100. Fragment d'autel de provenance locale. 
Ancienne collection d'Agos. Au Musée de Commin- 
ges. Marbre blanc. Hauteur, m. 26 ; largeur, 
m. 12 ; épaisseur, m. 17. (PL XV). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. — J. Sacaze, 
Inscriptions antiques des Pyrénées, p. 194, n° 122. 

Dans l'acrotère, à droite, masque grossier. Dédi- 
cace à I(ovi) O(ptimo) [M (aximo)] Gem... 

8101. Fragment de la paroi antérieure d'une auge 
funéraire de provenance locale. Ancienne collée- 



12 



SA INT-BER TRA ND-DE- COMMIN GES. 



tion Trey-Signalès. Au Musée de Commiiiges. Mar- 
bre blanc. Hauteur, m. 39 ; largeur, m. 34 ; 
épaisseur, m. 28. (PI. XV). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. — J. Sacaze, 
Inscriptions antiques des Pyrénées, p. 169. 

Sous une arcature, en faible relief, tête d'homme 
brisée au menton et dont on distingue plus que la 
racine du nez, les yeux et la chevelure, ordonnée en 
mèches rigides et parallèles, rejetées en arrière. 
Au-dessus de l'arcature, décor gravé : rosace à six 
branches inscrite dans un cercle, flanqué de cir- 
conférences qui se coupent et deux rosaces à six 
pétales. 

8102. Fragment de la partie supérieure d'une 
auge funéraire de provenance locale. Ancienne col- 
lection Trey-Signalès. Au Musée de Comminges. 
Marbre blanc. Hauteur, m. 36 ; largeur, m. 24 ; 
épaisseur, m. 20. (PI. XV). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. 

Partie droite d'une niche à sommet cintré, sup- 
porté par une colonnette à chapiteau. Au-dessus, 
les restes de cercles concentriques. La surface du 
marbre est arasée. 

8103. Antéfixe de grand monument de provenance 
locale. Ancienne collection d'Agos. Au Musée de 
Comminges. Marbre blanc. Hauteur, m. 48 ; 
largeur, m. 32 ; épaisseur, m. 09. (PI. XV). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. — Rapport 
sur les fouilles de Saint-Bertrand-de-Comminges en 1931, p. 51, 
n° 7. 

Au centre, tête de déesse, la chevelure disposée en 
bandeaux ondulés, couronnée d'une palmette qui 
s'achève, dans le bas, à droite et à gauche, par deux 
volutes. 

i 

8104. Fragment de corniche trouvé, en 1931, à 

l'Ouest de la basilique chrétienne. Au Musée de 
Comminges. Marbre blanc. Longueur, m. 21 ; 
largeur, m. 19 ; épaisseur, m. 17. (PI. XVI). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. — Rapport 
sur les fouilles de Saint-Bertrand-de-Comminges en 1931, v, 45, 
pi. IX, 2. 

Sous un triple bandeau à profil rectangulaire, un 
triglyphe et une métope : masque féminin au visage 
arrondi, au nez large et écrasé, les yeux ovales et 
clos. Deux profonds sillons partent obliquement de 
la base du nez. La chevelure, disposée en calotte 
plate, est indiquée par des stries obliques sur le front 
et les côtés. Travail indigène. 



8105. Fragment de frise octogonale trouvé, en 
1935, au Nord du forum, à l'angle d'un decumanus. 
Au Musée de Comminges. Marbre blanc. Longueur 
de la partie décorée, m. 83 ; hauteur, m. 35 ; 
épaisseur, m. 38. (PI. XVI). 

Photographie et renseignements communiqués par M. B. Sa- 
pène. 

Rinceaux d'acanthes. L'extrémité gauche est en- 
tièrement arasée. 



8106. Fragment de bas-relief. Ancienne collection 
d'Agos. Au Musée de Commirges. Marbre blanc. 
Hauteur, m. 27 ; largeur, m. 13 ; épaissexir, 
m. 06. (PI. XVI). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. — Rapport 
sur les fouilles de Saint-Bertrand-de-Comminges en 1931, p. 56, 
no2. 

A gauche, un personnage debout, vêtu d'une 
tunique serrée à la taUle par une ceinture et 
dégageant la cuisse gauche. Le visage a disparu. De 
la main gauche, il tient le bras droit d'un petit 
personnage nu, très mutilé. Au-dessus de celui-ci, 
un fragment de draperie. 

8107. Fragment de statue. Ancienne collection 
Trey-Sigaalès. Au Musée de Comminges. Marbre 
blanc. Hauteur, m. 30. (PI. XVI). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. 

Peut-être un enfant emmailloté. 

8108. Fragment de bas-relief. Ancienne collection 
Trey-Sigaalès. Au Musée de Comminges. Marbre 
blanc. Hauteur, m. 30. (PI. XVI). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. 

Tête, cou et amorce du buste d'un personnage 
masculin. De gros éclats ont entraîné la disparition 
du visage depuis la racine du nez jusqu'au menton. 
Grands yeux obliques, front bas et chevetrx disposés 
en ondulations parallèles siu: les côtés. 

8109. Buste. Ancienne collection d'Agos. Musée 
de Comminges. Marbre blanc. Hauteur, m. 46. 
(PI. XVII). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. — Rapport 
sur les fouilles de Saint-Bertrand-de-Comminges en 1931, p. 56, 
a° 3, pi. XII, I. 

Femme. Le cou, large et épais, supporte une tête 
ronde et massive, aux traits fortement accentués. La 



SAINT-BERTRAND-DE-COMMINGES. 



13 



chevelure, disposée en bandeaux ondulés, séparés 
par une raie médiane, est surmontée de feuillages (?) 
imbriqués. Travail indigène. Buste funéraire. 

8110. Tête. Ancienne collection d'Agos. Musée 
de Comminges. Marbre blanc. Hauteur, m. 22. 
(PI. XVII). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. — Rapport 
SUT les fouilles de Saint-Bertrand-de-Comminges en 1931, p. 56, 
nO 1, pi. XII, 2. 

Homme. La chevelure est rejetée en arrière. 
Menton lourd et proéminent. Visage ridé. Travail 
indigène. Buste funéraire. 

8111. Tête. Ancienne collection d'Agos. Au 
Musée de Comminges. Marbre blanc. Hauteur, 
m. 26. (PL XVII). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. — Rapport 
sur les fouilles de Saint-Bertrand-de-Comminges en 1931, p. 56, 
n» 5, pi. XII, 3. 

Homme. L'usure du marbre a entraîné un afiFai- 
blissement marqué des traits du visage, devenus peu 
distincts. Travail indigène. Buste funéraire. 

8112. Tête. Provenance locale. Musée de Com- 
minges. Marbre blanc. Hauteur, m. 22. (PI. XVII). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. — Rapport 
sur les fouilles de Saint-Bertrand-de-Comminges en 1931, p. 56, 
n° 6, pi. XII, 4. 

Homme. Les mèches de la chevelure, rigides et 
parallèles, sont rejetées en arrière. Travail indigène. 
Buste funéraire. 

8113. Buste funéraire. Ancienne collection d'Agos. 
Au Musée de Conuninges. Marbre blanc. Hauteur, 
m. 40. (PI. XVII). 

Photographie comraïuniquée par M. B. Sapène. — Rapport 
sur les fouilles de Saint-Bertrand-de-Comminges en 1931, p. 56, 
n» 7, pi. XII, 5. 

Homme. La presque-totalité du visage a disparu. 
Travail indigène. 

8114. Antéfixe. Ancienne collection d'Agos. Au 
Musée de Comminges. Pierre calcaire. Longueur, 
m. 46 ; largeur, m. 24 ; épaisseur, m. 08. 
(PI. XVII). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. — Rapport sur 
les fouilles de Saint-Bertrand-de-Comminges en 1931, p. 57, n" 5, 



Tête de femme, les yeux clos. La chevelure, dis- 
posée en mèches divergentes, est surmontée d'une 
haute palmette stylisée. 

Voir : E., t. II, p. 115, n» 1054. 

8115. Antéfixe. Ancienne collection d'Agos. Au 
Musée de Comminges. Pierre calcaire. Hauteur, 
m. 45 ; largeur, m. 20 ; épaisseur, m. 07. 
(PI. XVII). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. — Rapport 
sur les fouilles de Saint-Bertrand-de-Comminges en 1931, p. 57. 

Tête de femme. La chevelure, disposée en mèches 
divergentes, est surmontée d'une haute palmette 
stylisée. 

8116. Antéfixe, trouvée au domaine d'Agos, 
à Tibiray (Haute-Garonne). Ancienne collection 
d'Agos. Au Musée de Comminges. Marbre blanc. 
Hauteur, m. 45 ; largeur, m. 27 ; épaisseur, 
m. 10. (PI. XVII). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. — Rapport 
sur les fouilles de Saint-Bertrand-de-Comminges en 1931, 
p. 57. 

Tête de femme, surmontée d'une palmette stylisée, 
accostée de deux volutes. 



8117. Antéfixe trouvée, peut-être, à Martres- 
Tolosanes (Haute-Garonne). Ancienne collection d'A- 
gos. Au Musée de Comminges. Marbre blanc. Hau- 
teur, m. 40 ; largeur, m. 24 ; épaisseur, m. 13. 
(PI. XVIII). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. — Rapport 
sur les fouilles de SairU-Bertrand-de-Comminges en 1931, 
p. 57. 

Tête de femme, les cheveux disposés en mèches 
parallèles au-dessus du front et surmontés d'une 
palmette stylisée. 

8118. Fragment d'autel trouvé à Ardiège (Haute- 
Garonne). En dépôt au Musée de Comminges. 
Marbre blanc. Hauteur, m. 11 ; largeur, m. 09 ; 
épaisseur, m. 07. (PI. XVIII). 

Photographie communiquée par M. B. Sapène. 

Personnage assis, drapé, tenant des deux mains 
un arbre au feuillage stylisé. La tête manque. 
Ex-voto à un Dieu- Arbre. 



14 



SAINT-BÉAT. 

SANCTUAIRE DES CARRIÈRES DE MARBRE. 



Au cours de l'exploitation d'une nouvelle carrière de marbre, située à la base septentrionale de la 
montagne d'Arrie, sur la rive gauche de la Garonne et en bordure de la route de Cierp, on a mis au jour, 
pendant l'été de 1946, au lieu dit « Malh de las Figuras », ensevelis sous une masse d'éboulis, les vestiges 
d'un petit sanctuaire gallo-romain, installésurunfrontdetailleabaEdonné, aune vingtaine de mètres au-dessus 
de la vallée et en contre-bas de la carrière romaine Rap. Face au Nord, rompant l'abrupt de la montagne, une 
paroi de marbre bleuté est en partie couverte de gravures, dix-huit bustes ou têtes de divinités, rudement 
entaillés dans le rocher (fin il® et m® s.). Au-dessous, la partie centrale de la masse rocheuse est creusée, à hauteur 
d'homme, d'une suite d'alvéoles rectangulaires, à parois verticales, destinées à recevoir de petits autels votifs. 
D'autres ex-voto avaient été dressés sur des socles, en avant des niches. Quarante autels, ou fragments d'autels, 
ont été retrouvés : quatre sont dédiés à un dieu local, Erriapus, deux à Silvain, un à une divinité inconnue. Les 
céramiques et les verreries, recueillies sur l'emplacement du sanctuaire, permettent de dater l'ensemble de ces 
découvertes depuis la fin du i^r gjècle après J.-C. jusqu'au début du m® siècle. Au mois de janvier 1947, un 
éboulement a entraîné la disparition de ce curieux lieu de culte et de la plupart des monuments qu'il abritait. 

Les photographies m'ont été obligeamment communiquées par M. B. Sapène. 

BIBLIOGRAPHIE. 

I. Bertrand Sapêne, Autels votifs, atelier de marbriers et sanctuaire gallo-romains, découverts à Saint-Béat (Haute- Garonne), 
dans i?ei!z»e de Comminges, 4o trimestre, 1946, p. 283-325. 

II. Michel Labrousse, Un sanctuaire rupestre gallo-romain dans les Pyrénées, dans Mélanges Charles Picard, t. II, p. 481-521 
(Revue archéologique, 1948, 2 ). 

III. Du MÊME, Saint-Béat (Haute-Garonne), dans Gallia, t. V, 2, 1947, p. 474-475. 



8119. Buste gravé, dominant le « Malh de las 
Figuras ». Hauteur, environ, m. 10. (PI. XVIII). 

B. Sapène, Revue de Comminges, 1946, p. 316, fig. 16-17. 

L'exécution est des plus rudimentaires : visage 
triangulaire très mutilé, où l'on ne distingue plus 
que les vestiges du nez et de l'arcade sourcilière 
gauche. Fin des ii® et m® siècles. 

8120. Buste, à la partie Est du « Malh de las 
Figuras ». Hauteur, environ, m. 10. (PI. XVIII). 

B. Sapène, Revue de Comminges, 1946, p. 316, fig. 18. — 
Michel Labrousse, Revue archéologique, 1948, 2, p. 488-489. 

Buste d'homme, grossièrement entaillé. Deux 
cavités allongées, deux traits verticaux et une rai- 
nure horizontale marquent l'emplacement des yeux 
et de la bouche. La chevelure est indiquée par une 
suite de petites incisions obliques, le buste par un 
rectangle. 

Les mêmes simplifications du visage et du buste 
reparaissent sur les monuments funéraires de la 
région de Comminges. Fin des ii® et iii^ siècles. 



8121. Tête et buste au « Malh de las Figuras ». 
(PI. XVIII). 

B. Sapène, Revue de Comminges, 1946, p. 316, fig. 9. 

Tête circulaire et buste en forme de rectangle. 

8122. Autel. Marbre. Hauteur, m. 47 ; largeur : 
à la base, m. 245, au fût : m. 185 ; épaisseur, 
m. 145, m. 20. (PI. XIX). 

B. Sapène, Revue de Comminges, 1946, p. 303-307, n» 19, 
fig. 10. — Michel Labrousse, Revue archéologique, 1948, 
2, p. 502-509, fig. 4-5. 

Sur la face antérieure, à l'intérieur d'ime niche 
rectangulaire, Silvain debout, de face, représenté 
sous l'aspect d'un homme âgé, le corps lourd et 
trapu, les jambes courtes et épaisses, le visage mutilé, 
dissimulé par la chevelure Ion gue, la barbe et la mous- 
tache. Il est vêtu d'une double tunique à manches 
courtes, descendant jusqu'aux genoux et serrée à la 
taille. Un manteau est jeté sur l'épaule gauche. Le 
dieu tient une serpe dans la main gauche et un 
objet indétermiixé, peut-être un vase, dans l'autre 



SAINT-BÉAT. 



15 



main. Sur le socle, l'inscription : Natalis Martialis j 
et Sintus officinator(es) j cum suis colegis j v(o- 
tum) s(olverunt) l(ibenter) m(erito). 

Sur le petit côté gauche de l'autel : au registre 
supérieur, un marbrier, vêtu d'une tunique courte, 
le corps incliné en avant, brandit des deux mains 
un marteau à piquer qu'il s'apprête à abattre sur 
le bloc de pierre, placé devant lui, à sa droite. Au 
registre inférieur un Amour nu et ailé, un ciseau 
dans la main gauche, un marteau dans l'autre main, 
se dispose à sculpter le bloc placé devant lui. 

Sur le petit côté droit de l'autel : au registre 
supérieur, buste de divinité, d'exécution très gros- 
sière, entourée de feuillages et de branchages, dans 
lesquels on peut reconnaître des rameaux et des 
pommes de pin. En avant du buste im. autel, et de 
chaque côté de celui-là, M. B. Sapène croit pouvoir 
distinguer les représentations d'une tortue et d'un 
coq et propose de voir dans le buste une image de 
Mercure. Cette identification est contredite par la 
présence, au registre inférieur, d'un bélier, passant 
à gauche, et l'on serait plutôt tenté de rapporter le 
buste à SUvain, figuré, sur cette face, en tant que 
protecteur des troupeaux et de la végétation. 

La corniche moulurée de l'autel était décorée de 
rais de cœur disparus, le tore et la base de perles et 
de pirouettes, surmontées, sur la doucine, de feuilles 
trilobées. Sur les pilastres, encadrant la niche 
centrale, rinceaux spiraliformes (ii^ siècle ap. J.-C). 

8123. Partie supérieure d'un autel. Marbre blanc. 
Hauteur, m. 21 ; largeur, m. 15. (PI. XIX). 

B. Sapène, Revue de Comminges, 1946, p. 311, n" 28, 
fig. 12. — M. Labrousse, Revue archéologique, 1948, p. 509, 
fig. 6. 

Sur la face principale, dans une niche à sommet 
arrondi, Silvain ou Erriapus, debout, de face, vêtu 
d'une timique, un maUlet dans la main droite, 



dressée à la hauteur de la ceinture. Brisé à la hau- 
teur des seins. Le coiironnement de l'autel est orné 
d'une torsade et de rosaces à quatre pétales dans 
les acrotères (ii^ siècle après J.-C.). 

8124. Autel. Au musée de Comminges. Marbre 
blanc. Hauteur, m. 60 ; largeur, m. 175 ; épais- 
seur, m. 12. (PI. XIX). 

B. Sapène, Revue de Comminges, 1946, p. 296-298, n» 10, 

fig. 8. 

A la corniche, torsade et rosaces à quatre pétales 
sur les acrotères. Sur les petits côtés, œnochoé à 
panse godronnée et patère. Sur la face antérieure, 
l'inscription : Deo Eri j apo Vincen j tius pro 
salu I tem suam et / suorum j v(otum) so / Ivet feli j 
citer (ii^ siècle après J.-C). 

8125. Autel. Au musée de Comminges. Marbre 
blanc. Hauteur, m. 41 ; largeur, m. 17 ; épais- 
seur, m. 15. (PL XIX). 

B. Sapène, Revue de Comminges, 1946, p. 300, n° 14, fig. 9. 

Le couronnement est entouré d'une torsade, deux 
rosaces à quatre pétales sur les acrotères. Sur la 
face antérieure, l'inscription : Erriapo j deo j Gom- 
fera j ni posue j runt j v(otum) s(olverunt) l(iben- 
tes) m(erito) (ii^ siècle après J.-C). 

8126. Partie supérieure d'un autel. Marbre blanc. 
(PI. XIX). 

B. Sapène, Revue de Comminges, 1946, p. 35. 

Le couronnement est entouré d'une torsade, deux 
rosaces à quatre pétales sur les acrotères. Sur la 
face antérieure, cartouche rectangulaire, à encadre- 
ment mouluré, probablement destiné à recevoir ime 
inscription tracée au pinceau, (ii^ siècle après J.C). 



16 



SAINT-PLANCARD. 



Au cours des fouilles entreprises à Saint-Plan card (Haute-Garonne), on a découvert, en remploi dans 
le mur occidental de la chapelle de Saint- Jean (n" 8127-8130) et dans la muraille du cimetière (n° 8131), des 
fragments de bas-reliefs et de statues, actuellement déposés à l'intérieur de la chapelle de Saint- Jean. 

Les photographies m'ont été obligeamment communiquées par M. Georges Fouet. 

BIBLIOGRAPHIE. 

I. Jean Laff ARGUE et Georges Fouet, Peintures romanes. Vestiges gallo-romains à Saint- Plancard (Haute- Garonne), Toulouse, 
Privât, 1948, m-4o (fig.). 

II. Michel LabboUS'^e, Saint- Plancard ( Haute- Garonne) , dans Gallia, t. V, 2, 1947, p. 474. 



8127. Stèle. Marbre blanc. Hauteur, 1 m. 20; 
largeur, m. 50 ; épaisseur, m. 23. (PI. XX). 

J. Laff ARGUE et G. Fouet, Peintures romanes. Vestiges gallo- 
romains..., p. 86-87. 

Mars Sutugius, debout, de face, dans une niche 
à sommet triangulaire, brisée à droite. Le dieu porte 
une cuirasse à lambrequins et à épaidières. Au côté 
gauche, est attachée une épée à pommeau cir- 
culaire, dans un fourreau. Un bouclier circulaire est 
attaché au bras droit. L'autre bras manque. La tête 
est couverte d'un casque sur la coiflfure disposée en 
calotte. A la partie supérieure de la stèle, le nom de 
la divinité : Sut j ugio ; sur le socle, la suite de la 
dédicace : d(eo) / ... us, Burusi ffilius) / (ex) 
voto patris. Sur le petit côté, à gauche, dans une 
niche, à sommet arrondi, buste d'homme de face, 
de travail indigène. 

8128. Fragment de statue. Marbre blanc. Hauteur, 
m. 48 ; largeur, m. 34 ; épaisseur m. 16. (PI. XX). 

J. Laffargue et G. Fouet, Peintures murales. Vestiges 
gallo-romains..., p. 88. 

Torse d'homme, revêtu d'une cuirasse à lambre- 
quins. Sur l'épaule gauche, une draperie, retombant 
sur le côté du corps. La poitrine est barrée par un 
cingulum. 

8129. Statue mutilée. Pierre calcaire. Hauteur, 
m. 81 ; largeur m. 36 ; épaisseur, m. 16. (PI. XX), 



J. Laffarcue et G. Fouet, Peintures murales. Vestiges 
gallo-romains,.., p. 99. 

Personnage municipal, assis, drapé dans la toge. 
L'avant -bras droit est replié à angle droit, la main à 
la hauteur de la poitrine. La tête et le bras gauche, 
encastrés dans des cuvettes cylindriques, et les pieds 
manquent. 

8130. Fragment de statue. Pierre calcaire. Hau- 
teur, m. 25 ; largeur, m. 35 ; épaisseur, m. 20. 
(PI. XX). 

J. Laffargue et G. Fouet, Peintures murales. Vestiges 
gallo-romains..., p. 99. 

Partie médiane du corps d'un personnage en 
toge, la main droite ramenée à la hauteur de la 
ceinture. 

8131. Stèle funéraire. Marbre blanc. Hauteur, 

m. 44 ; largeur, m. 28 ; épaisseur, m. 24. 

(PI. XXI). 

> 
J. Laffargue et G. Fouet, Peintures murales. Vestiges 
gallo-romains..., p. 97. 

Dans une niche à som.met arrondi, le buste du 
défunt, très grossièrement exécuté. A la partie 
supérieure, encadrant le buste : D(is) M(anihus). 
Sur la base : Cuctilionia j C(aii) filia j marito ca / 
rissimo... 



17 



TAREES. 

(Voir le tome II, p. 107). 



8132. Masque, provenant probablement d'un sanc- 
tuaire montagnard pyrénéen. Au Musée du Jardin 
Massey, à Tarbes. Moulage au Musée des Anti- 
quités Nationales de Saint-G^rmain-en-Laye. Tôle 
de bronze. Hauteur, m. 17 ; largeur aux yeux, 
m. 12, à la bouche, m. 10 ; épaisseur, m. 001. 
(PI. XXI). 

Salomon Reinach, Bronzes figurés de la Gaule romaine, 
figure à la p. 8. — Raymond Lantier, Monuments Piot, 
t. XXXVII, 1939, p. 105-107, pi. IX. 

La partie médiane du nez a disparu dans toute 
sa longueur. A droite de la bouche, une cassure 
s'étend sur la partie inférieure de la joue et se perd 
dans la barbe. La chevelure est criblée de petits 
trous. A la technique du repoussé, le visage doit 
son aspect quasi-lunaire. Les joues sont larges et 
rondes ; le nez droit ; les yeux, énormes et fortement 
obliques, étaient jadis incrustés d'émail ou de pâtes 
de verre, disposés dans deux petites cuvettes ména- 
gées au revers de la figure. Sur les paupières, en 
forte saille, les cils sont figurés par un dessin en 
forme de feuilles de fougère. Sous le nez, deux 
légers enfoncements du métal marquent l'empla- 
cement des narines, d'où retombent, gauchement 
tracés, deux sillons parallèles venant se raccorder 
au demi-cercle encadrant la bouche petite, aux 
lèvres épaisses. Le bas du visage disparaît sous une 
courte barbe, indiquée tantôt par des lignes ondées, 
verticales ou horizontales, tantôt sous la lèvre et 
le menton, par des ébauches de festons. A la hauteur 
des maxillaires, une ligne hachurée en limite étroi- 
tement le tracé qui, aux extrémités du masque. 



s'interrompt brusquement, laissant libre une mince 
bande de métal pour le raccordement avec la pièce 
occipitale, aujourd'hui disparue. La chevelure, ob- 
tenue par un repliement en quart de cercle de 
l'extrémité supérieure de la pièce, recouvre entiè- 
rement le front. De la masse des cheveux, fortement 
stylisés, seules subsistent deux rangées de spirales 
doubles, irrégulièrement disposées, dont les enrou- 
lements s'opposent d'un étage à l'autre. Les inter- 
valles entre les spires et la racine sont remplis de 
stries en forme de virgules. Le cou est remplacé par 
une sorte de douille, ouverte en arrière, évasée en 
avant, servant au montage de la tête de cette 
divinité celtique sur un mannequin ou sur un 
corps de métal. Environ III^ siècle avant J.-C. 

8133. Fragment de bas-relief trouvé à Jaunac, 
commune de Trébiran (Hautes-Pyrénées). Ancienne 
collection d'Agos. Au Musée de Comminges. Mar- 
bre blanc. Hauteur, m. 18 ; largeur, m. 135 ; 
épaisseur, m. 07. (PI. XXII) 

Photographie et renseignement communiqués par M. B. Sa- 

pène. 

Partie supérieure d'un corps de femme, brisé en 
deux parties à la base du cou. Visage ovale, aux 
larges pommettes, au nez gros et court, aux grands 
yeux aux lourdes paupières. Dans la chevelure, 
séparée sur le sommet de la tête par une raie mé- 
diane et disposée en grosses ondulations, sont dis- 
posés des pampres et des raisins. Deux larges ban- 
delettes retombent de chaque côté sur le devant de 
la poitrine. 



ESPÉBANDIEU ■ 



XIII. 



18 



BORDEAUX. 

(BURDIGALA). 
(Voir les tomes : II, p. 110 ; IX, p. 206). 



8134. Statue trouvée à Bordeaux, en 1933 et 
1937, devant le quai Louis XVIII, par le travers de 
la Bourse Maritime, dans la Gironde. Au Musée 
lapidaire. Pierre tendre des carrières de Bourg ou 
de Roque de Thau. Hauteur, 1 m. 80. (PI. XXII). 

P. CouRTAULT, Comptes rendus de VAcadémie des Inscrip- 
tions, 1933, p. 357-358. — Du même. Revue historique de Bor- 
deaux, 1934, p. 37-39, fig. ; 1937, p. 38. 

Brisée en deux morceaux. Homme debout, vêtu 
d'une tunique à manches courtes et de la toge. Le 
bras droit ramené sur la poitrine, la main tenant le 
pan qui retombe de l'épaule gauche. Le bras gauche, 
ployé à angle droit et recouvert par les plis de la 
toge, est brisé au-dessus du poignet. Les pieds sont 
chaussés. A la partie postérieure du cou, à la hauteur 
de la nuque, une pièce de fer est scellée au plomb 
dans la pierre. La tête manque. Persormage muni- 
cipal. La statue reproduit la même attitude, mais 
inversée, de la statue n^ 1095. 

8135. Tête trouvée, au mois de mai 1924, à 
Bordeaux, rue de Grassi, lors de la démolition de la 
maison qui portait le n" 25. Au Musée lapidaire. 
Marbre blanc. Hauteur, m. 76, (PI. XXII). 

P. CouHTAULT, iievue historique de Bordeaux, 1924, p. 258- 
261, 

Portrait d'homme âgé, imberbe, au visage osseux 
et ridé. La chevelure est disposée en petites boucles 
plates. Un large éclat, en sautant, a entraîné la 
disparition de la pointe du nez. La face postérieure 
de la tête a été arasée de façon à supprimer la partie 
arrière du crâne. Des trous de goujons ont été percés 
au sommet de la tête pour permettre la fixation du 
fragment au mur de l'hôtel du conseiller au Parle- 
ment, Florimond de Rocmond, où la pièce était 
conservée au XYiii^ siècle. 

8136. Tête trouvée, environ 1865-1868, à Bor- 
deaux, lors des travaux de percement du coiirs 
d'Alsace-Lorraine. Au Musée des Antiquités INatio- 
nales de Saiut-Germain-en-Lave. Bronze. Hauteur, 
m. 226. (PI. XXIII). 



R. Lantier, Monuments Piot, t. XXXI, 1931, p. 23-38, 
pi. IV. 

Personnage jeune et imberbe. Le visage arrondi 
offre des traits accentués : nez droit, formant à 
l'arête un méplat prononcé; joues larges et pleines; 
bouche petite, relevée légèrement à gauche, lèvre 
supérieure proéminente ; arcades sourcilières pro- 
fondes, abritant de grands yeux en amandes, aux 
paupières ourlées ; pupilles indiquées par une petite 
dépression. Le front bas est en grande partie masqué 
par la chevelure, drue et compacte, dont les mèches, 
largement traitées et séparées par une raie médiane, 
s'arrêtent sur une ligne légèrement incurvée. En 
arrière, les cheveux, plus sommairement indiqués, 
rayonnent sur l'occiput, et de cette masse se déta- 
chent deux longues mèches, passant au-dessus des 
oreilles et plaquant sur les joues. Portrait de jeune 
chef aquitain. Fonte indigène du i^' siècle après 
J.-C. 

Le bronze, d'une belle patine brune, avait été 
jadis recouvert d'une couche de dorure au mercure. 
Nombreuses soufflures, principalement dans la che- 
velure, masquées par des pièces rapportées. 

8137. Fragment de statue trouvé probablement 
au Petit-Corbin, château de Saint-André, à Saint- 
Georges de Montagne, près de Libourne (Gironde). 
Au Musée de Libourne. Pierre calcaire dure de 
provenance locale. Hauteur, m. 33. (PI. XXIII). 

Henri de Sarrau, Revue historique et archéologique du 
Libournais, 3« et 4« trimestres, 1947, p. 336-345. 

Tête de jeune homme, au visage plein, les pom- 
mettes saillantes. La chevelure est disposée en 
larges mèches, dessinant des ondulations. Sur le 
front, en partie couvert, les cheveux dessinent des 
festons. La pointe du nez est brisée ; éclats aux 
lèvres et au menton. Sur le sommet de la tête, une 
main posée sur la chevelure. 

La tête appartenait à un groupe, figurant une 
divinité funéraire, la main ou les mains reposant 
sur une ou deux têtes humaines. Bon travail indi- 
gène. 



19 



AGEN. 

(AGINNVM, NITIOBROGES.) 

(Voir les tomes : II, p. 225, 461 ; III, p. 455). 



8138. Tête trouvée à Agen (Lot-et-Garonne). Au 
Musée d'Agen. Marbre blanc. Hauteur, m. 32. 
(PI. XXIII). 

Photographie et renseignements communiqués par M. Allard. 

Portrait d'homme, les cheveux coupés courts. De 
profonds sillons sur les joues et de chaque côté du 
nez, qui a disparu, i^"" siècle après J.-C. 

8139. Fragment de statue trouvé à Soudiniac-Ro- 
quefail (Lot-et-Garonne). Au Musée d'Agen. Pierre 
commune. Hauteur, m. 56. (PI. XXIV). 

Photographie et renseignements communiqués par M. Allard. 



Partie inférieure d'un torse d'homme nu, brisé 
à la ceinture et aux genoux. Sur la hanche droite, 
un arrachement marque l'emplacement d'un motif 
disparu. 

8140. Fragment de statue trouvé à Cos (Tarn-et- 
Garonne). Au Musée de Montauban. Marbre blanc. 
Hauteur, 1 m. 25. (PL XXIV). 

Photographie et renseignements communiqués par M. Allard. 

Torse d'un personnage municipal en toge, le bras 
droit enveloppé dans la draperie et ramené sur la 
poitrine. Brisé sous les genoux. 



20 



SAINTES. 

(SANTONI). 



(Voir le tome II, p. 258 ; X, p. 148). 



8141. Fragment de statue trouvé « dans la partie 
la plus voisine des thermes de Saint-Saloine et 
touchant le mur du cimetière de Saint- Venant à 
l'Est » [M. Clouet]. Au Musée archéologique de 
Saintes. Marbre blanc à patine rougeâtre, d'origine 
argileuse. Hauteur, m. 255. (PI. XXIV). 

Photographie communiquée par M. M. Clouet. — M. ClOUET, 
Recueil de la Commission des Arts et Monuments Historiques de 
la Charente- Inférieure, t. XXII, 1940, p. 18. — Du même, 
Revue de Saintonge et d'Aunis, nouv. sér., l'* livr., 1943, 
p. 35 (figure). 

Partie inférieure d'im corps de femme, œuvre 
d'assez bon travail. Il ne reste plus que le ventre et 
la naissance du bassin. 

8142. Fragment de statuette, trouvée dans une 
fosse gallo-romaine, sur le coteau des Arènes « sur le 
côté gauche de la rue Bourignon, lorsqu'on se rend 
à l'amphithéâtre » [M. Clouet]. A Saintes, chez 
M. Toumeux. Calcaire blanc. Hauteur, m. 15. 
(PI. XXV). 

Photographie communiquée par M. M. Clouet. — M. Clouet, 
Revue de Saintonge et d'Aunis, nouv. sér., l'« livr., 1943, 
p. 42 (figure). 

Partie supérieure d'une statuette de divinité 
féminine, brisée à mi-corps. Les traits du visage et 
la chevelure sont indiqués par des incisions assez 
profondes. Le nez est court, élargi à la base, le menton 
lourd et épais. Un bandeau maintient, à la partie 
supérieure du front, les cheveux disposés en grosses 
mèches rigides, encadrant le visage et retombant sur 
les épaules et la nuque. Un torque tubulaire entoure 
le cou. Le bras droit est plié à angle droit ; la main, 
disparue, était ramenée sur la poitrine. Le bras 
gauche manque. Peut-être une Déesse Mère. 

8143. Bloc rectangulaire d'une frise dorique (mé- 
tope) trouvé, en 1930, dans les ruines du ctistrum 
gallo-romain, et provenant des ruines d'un temple 
périptère ou pseudo-périptère, détruit lors du perce- 
ment du cours National, en 1815. Au Musée archéo- 
logique de Saintes. Pierre commune du pays. Hau- 
teur, environ m. 70 ; largeur, environ m. 70 ; 
épaisseur, m. 45. (Voir : E.,t. II, p. 282, n» 1364.) 
(PL XXV). 



Photographie communiquée par M. M. Clouet. — Ch. Dan- 
GIBEAUD, Mediolanum Santonum. Le Municipe, p. 51-54 ; 
— Les Ruines, p. 47. 

Au centre, dans un encadrement circulaire, orné 
de godrons, tête de Gorgone. Le sculpteur a voulu 
imiter une antéfixe à la (îorgone. Un triglyphe à 
droite et le départ d'un second à gauche. 

8144. Bloc rectangulaire de frise dorique (métope) 
trouvé, en 1930, dans la muraille du castrum gallo- 
romain et provenant des ruines d'un temple périp- 
tère ou pseudo-périptère, détruit lors du percement 
du cours National, en 1815. Au Musée archéologique 
de Saintes. Pierre commune du pays. Hauteur, 
environ, m. 70 ; longueur, 1 m. 69 ; épaisseur, 
m. 45. (Voir : E., t. II, p. 282, n» 1364). (PI. XXVI). 

Photographie communiquée par M. M. Clouet. — Ch. Dan- 
GiBEAUD, Mediolanum Santonum. Le Municipe, p. 54 (ornement 
à la couverture). 

Au centre, double fleuron composé de cinq feuilles 
de lierre et d'acanthe. Triglyphes de chaque côté. 
Ce décor floral, dans les caissons ou les métopes, 
rappelle ceux de la Tholos d'Épidaure. 

8145. Croupe trouvé dans la salle n° 3 de la 
villa gallo-romaine de La Vergnée, à Romegoux 
(Charente-Maritime). A La Vallée, chez M. P. Bur- 
gaud. Pierre commune. Hauteur, m. 24 ; largeur, 
m. 28 ; épaisseur, m. 21. (PI. XXVI). 

Photographie communiquée par M. P. Burgaud. — Paulette 
et Paul Burgaud, Revue archéologique, 1940, 2, p. 59, fig. 3. 

Dieu et déesse assis sur un siège à haut dossier, 
pourvu d'accoudoirs. Le dieu est nu, les deux mains 
croisées sur les cuisses. La déesse est vêtue d'une 
longue robe, dont les plis sont indiqués, sur la 
poitrine, par des incisions horizontales, entre les 
jambes par des chevrons. Les mains reposent sur 
les cuisses et, à gauche, une corne d'abondance est 
appuyée contre le dossier du siège. Les têtes et la 
partie supérieure de la corne d'abondance manquent. 

Le groupe est parmi les plus grossières de ces 
représentations. C'est, avec le monument de Saintes 
(E., t. Il, p. 260, no 1319), le seul exemplaire de ce 
type, trouvé chez les Saintons. 



SAINTES. 



21 



8146. Bloc mutilé trouvé dans le puits de la villa 
gallo-romaine de La Vergnée, à Romegoux (Cha- 
rente-Maritime). A La Vallée, chez M. P. Burgaud. 
Pierre commune. Hauteur, m. 19 ; largeur, m. 12 ; 
épaisseur, m. 12. (PI. XXVI). 

Photographie de M. G. Guérineau. — Paulette et Paul 
Burgaud, Revue archéologique, 1940, 2, p. 59. 

Divinité assise dans un siège à dossier, les mains 
reposant sur les accoudoirs. La tête et les pieds 
manquent. Il s'agit plutôt que d'une divinité mas- 
culine, d'une Déesse Mère, ces représentations étant 
assez nombreuses dans le pays des Saintons. 

8147. Fragment de statue trouvé, vers 1900, dans 
la grotte de la Vierge, au Roc de Sers (Charente), 
par le D"" Henri-Martin. Disparu. Pierre calcaire. 
(PI. XXVII). 



Photographie du D' Henri-Martin. — R. Lantier, Bulletin 
de la Société nat. des Antiquaires de France, 1936, p. 218-220. 
— Du MÊME, Monuments Piot, t. XL, 1944, p. 108, fig. 12. 

Torse de guerrier (héros celtique), le bras droit en 
léger repli, retombant en avant du corps à la hauteur 
de la ceinture, le bras gauche brisé à l'épaule, 
l'avant-bras appliqué sur le ventre, parallèlement 
à l'autre bras. Le torse est recouvert d'un justau- 
corps de cuir ou de peau, orné sur la poitrine d'un 
décor métallique qui, suivant la courbure de la 
cage thoracique, détermine une sorte de pectoral ou 
de plastron. Le même motif se retrouve sur les 
statues de héros celtiques, découvertes à Entre- 
mont (E., t. XII, p. 7, n°8 7833-7834), contemporains 
de la fin de la deuxième période de la Tène. La par- 
tie inférieure du tronc a été sommairement dressée, 
plutôt pour un encastrement dans un second bloc 
que pour servir de socle. 



22 



POITIERS. 

(LIMONVM PICTONVM). 

(Voir les tomes : II, p. 294 ; IX, p. 220). 



8148. Statuette mutilée trouvée à Poitiers, entre 
le n" 8 ter et le n" 15, qui lui fait vis-à-vis, de la rue 
de l'Ancienne Comédie. Au Musée de l'Échevinage, 
à Poitiers. Pierre commune. Hauteur, 0. m. 40. 
(PI. XXVII). 

Photographie communiquée par M. Fr. Eygun. — Ginot, 
BiiUetin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 5^ sér., t. YI, 
1924, p. 504-505. 

Déesse assise sur un siège sans dossier. La tête et 
les bras manquent. Sur le genou droit est placée une 
corbeille ronde, chargée de fleurs ou de fruits. Sur le 
genou gauche surélevé — le pied repose sur un 
tabouret carré — l'extrémité terminale d'une 
corne d'abondance. La déesse porte une longue robe 
descendant jusqu'aux pieds chaussés, et une tuni- 
que, serrée sous les seins par un bandeau. Déesse 
Mère ou Abondance. 

8149. Statue trouvée, brisée en trois fragments, à 
Poitiers, dans les fondations de la maison n° 15, 
rue des Écossais, entre l'angle de la rue Jacques de 
Grailly et la porte de l'immeuble. A Poitiers, chez 
M. Fr. Eygun. Pierre commune. Hauteur, m. 54. 
(PI. XXVII). 

Photographie communiquée par M. Fr. Eygun. — Fr. Eygun, 
Bulletin archéologique du Comité, 1934-1935, p. 564-565, 
pi. XIII. 

Déesse Mère assise. Le bras droit et la partie 
médiane du corps manquent. La main gauche tient 
une corne d'abondance appuyée contre la hanche. 
A droite, un arrachement marque l'emplacement 
d'un attribut disparu, corbeille, patère ou fruit, 
placé dans la main droite. Elle est vêtue d'une 
longue robe plissée et, sur la chevelure, divisée en 
deux gros bandeaux ondulés, séparés par une raie 
médiane, est placé un voile, qui retombe en avant 
sur les épaules. Autour du cou, un torque torsadé. 
Les pieds sont chaussés. Le visage est rond, le nez 
gros et court, les yeux larges, abrités sous d'épaisses 
arcades sourcilières. Travail indigène. 

8150. Bloc quadrangnlaire trouvé dans les fonda- 
tions de la maison n° 4, rue Jacques-de-Grailly, à 



Poitiers. Chez M. Fr. Eygun, à Poitiers. Pierre 
commune. Hauteur, m. 225 ; largeiu, m. 17 ; 
épaisseur, m. 10. (PI. XXVIII). 

Photographie communiquée par M. Fr. Eygun. — Fr. Eygun, 
Bulletin archéologique du Comité, 1934-1935, p. 563-564. 

Déesse nue, assise. La tête manque. Les seins 
sont indiqués. A la base du cou, en arrière du bloc, 
une petite masse striée correspond aux restes de la 
chevelure. Le bras droit tient un objet en forme de 
corbeille haute. Le bras gauche s'appuie sur l'épaule 
d'un enfant, qui paraît emmailloté. Sur l'épaule 
gauche est gravée une sorte d'épaulette, et à la base, 
dans un cartouche, une inscription de deux lignes, 
que M. Fr. Eygun propose de lire : ... VSTARI ... 
Travail indigène. Vraisemblablement, Cérès ou Dé- 
méter, à cause de la corbeille. 

8151. Fragment de statue, jadis encastré dans la 
cloison de façade d'un four de campagne, voisin de 
la maison Barbarin, à Mazaire, commune de Saint- 
Pierre-de-Maillé (Vienne). A la maison d'école de 
Saint-Pierre-de-Maillé. Pierre commune. Hauteur, 
m. 50. (PI. XXVIII). 

Photographie communiquée par M. Et. Patte. — A. Gbenier, 
Revue des Études Anciennes, 1936, p. 424. 

Torse d'un personnage viril, brisé aux cuisses. 
Éclats sur le côté gauche. Une draperie couvre la 
poitrine et le ventre, passant sur l'épaule gauche et 
retombant en plis verticaux le long du torse, depuis 
l'épaule droite. 

8152. Fragment de statue, jadis encastré dans la 
cloison de façade d'un four de campagne, voisin de 
la maison Barbarin, à Mazaire, commune de Saint- 
Pierre-de-Maillé. A la maison d'école de Saint-Pierre- 
de-Maillé. Pierre commune. Hauteur, m. 51. 
(PL XXVIII). 

Photographie communiquée par M. Et. Patte. — Et. Patte, 
Buttetin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, t. X, 1935, 
p. 675-676. — A. Grenier, Revue des Études anciennes, 1936, 
p. 424. 



POITIERS. 



2d 



Homme debout, brisé aux épaules et aux genoux, 
vêtu d'un justaucorps, serré à la taille par un large 
ceinturon, par-dessus lequel est posé un manteau, 
dont les plis retombent du côté droit. Probablement 
la statue d'un chef indigène. 

8153. Fragment de statue, jadis encastré dans la 
cloison de façade d'un four de campagne, voisin de 
la maison Barbarin, à Mazaire, commune de Saint- 
Pierre-de-Maillé. A la maison d'école de Saint- 
Fierre-de-Maillé. Pierre commune. Hauteur, 0. m 185. 
(PI. XXVIII). 

Photographie communiquée par M. Et. Patte. — Et. Patte, 
Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, t. X, 1935, 
p. 673-675. 

Tête de lion. La crinière est rendue par des mèches 
lancéolées et striées. Peut-être un lion funéraire. 

8154. Base de statue jadis encastrée dans la cloison 
de façade d'un four de campagne, voisin de la 
maison Barbarin, à Mazaire, commune de Saint- 



Pierre-de-Maillé. A la maison d'école de Saint-Pierre- 
de-Maillé. Pierre commune. Hauteur, m. 22 ; 
épaisseur, m. 13. (PI. XXVIII). 

Photographie communiquée par M. Et. Patte. — Et. Patte, 
BuUetin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, t. X, 1935, 
p. 673. 

Sur une plinthe trapézoïdale, les extrémités ter- 
minales des quatre pattes d'un lion accroupi ; entre 
elles, étendue, la queue de l'animal. Peut-être la 
partie inférieure du monument dont la tête est 
reproduite sous le numéro précédent. 

8155. Fragment de sculpture trouvé à Sanxay 
(Vienne), au cours de déblaiements sur l'emplace- 
ment du temple. A Poitiers, chez M. Négrier. Pierre 
commune. Hauteur, m. 127. (PI. XXIX). 

Photographie communiquée par M. Négrier. 

Sabot de cheval et extrémité inférieure du patu- 
ron, ayant appartenu à une statue équestre. Indi- 
cation des poils à la naissance du sabot. 



24 



BOURGES. 

(BITVRIGES CVBI). 

(Voir les tomes : II, p. 320, 468 ; IX, p. 222). 



8156. Fragment de stèle funéraire, utilisée pour la 
fabrication de la partie correspondant à remplace- 
ment de la tête d'un sarcophage, trouvé dans le 
vieux cimetière d'Allichamps (Cher), au mois de 
septembre 1942. Dans le jardin de La Châtelette, à 
Bruère-Allichamps, chez M. Edouard Brody de 
Lamotte. Pierre commune. Hauteur, m. 98 ; 
largeur, m. 56 ; épaisseur, m. 40. (PI. XXIX). 

Photographie communiquée par M. E. Brody de Lamotte. 

Stèle double. La partie portant l'inscription a été 
évidée lors de la transformation en sarcophage, et 
le sommet arrondi. Sur l'une des faces : dans une 
niche à sommet cintré, supporté par deux pilastres, 
à chapiteaux corinthiens, homme à mi-corps, vêtu 
d'une tunique à manches longues, tenant dans la 
main droite un tranchet et dans l'autre main une 
forme de chaussure. Stèle funéraire d'un cordonnier. 
Sur l'autre face : buste de femme dans une niche 
rectangidaire. Le buste est indiqué par un rectangle 
arrondi à la hauteur des épaules. Visage ovale au 
menton en galoche. La chevelure, disposée en ban- 
deaux, séparés par une raie médiane, projette en 
arrière de la tête et à droite une grosse-mèche oblique. 
L'exécution de ce buste est bien plus grossière que 
celle de l'autre face. 

8157. Fragment de stèle, trouvé dans le vieux 
cimetière d'Allichamps, au mois d'octobre 1941. 
Dans le jardin de La Châtelette, à Bruère-Allichamps, 
chez M. Edouard Brody de Lamotte. Pierre commune. 
Hauteur, m. 72 ; largeur, m. 31 ; épaisseur, 
m. 08. (PI. XXIX). 



Photographie communiquée par M. R. Gauchery. 

Vase à panse ovoïde à pied, d'où sortent des 
flammes. A droite, les rayons d'un soleil. 



8158. Stèle placée au-dessus de la porte d'un 
enclos, à Mouhers (Indre), en bordure du chemin 
allant du château de Limanges à la route de Cluis, 
a environ 3 kilomètres au Nord-Est de Neuvy- 
Saint-Sépulchre. Pierre dure. Hauteur, m. 45. 
(PL XXX). 

Photographie et renseignements conununiqués par M. Jean 
Hubert. 

Dans une niche à sommet arrondi, personnage 
paraissant assis, les jambes repliées sous le bassin. 
Du visage, il ne subsiste plus que la bouche, profon- 
dément entaillée dans la pierre. 



8159. Pilastre, postérieurement transformé en 
cuve, trouvé à Ferrières-sur-Sichon (Allier). A Fer- 
rières-sur-Sichon. Pierre commune. Hauteur, 1 m. 20 ; 
largeur, m. 45. (PI. XXX). 

Photographies et renseignements communiqués par M. André 
Beurdeley. 

Sur deux des faces, deux motifs décoratifs, imitant 
les enseignes des légions. L'im est sommé d'un oiseau 
de profil. A la partie médiane de l'autre, est adossé 
na Génie nu, marchant à gauche, la tête tournée à 
droite. 



LIMOGES. 

(LEMOVICES). 

(Voir le tome II, p. 384). 



8160. Autel à quatre faces, dressé au bord d'un 
vieux chemin, près du hameau de Verneuil-Moû- 
thiers, canton de Le Dorât (Haute- Vienne), à l'entrée 
du terrain où était établi jadis le cimetière de l'an- 
cienne paroisse de Moûthiers. Il servait de soubas- 
sement à la croix du cimetière, et pourrait provenir 
des ruines gallo-romaines situées au lieu dit La Fa, 
à environ 1.800 mètres de Moûthiers. Granit. Hau- 
teur, 1 m. 52 ; largeur des faces sculptées, m. 68, 
m. 66. (PI. XXXI). 

Photographie communiquée par M. Frank Delage. — F. Dé- 
lace, Bulletin archéologique du Comité, 1934-1935, p. 509-513, 
pi. IX-X. — Du MÊME, Bulletin de la Société archéologique du 
Limousin, t. LXXIX, 1942, p. 362-365 ; — LXXIII, 1946, 
p. 213-218. 

Dé rectangulaire. A la partie supérieure, entable- 
ment composé d'un bandeau à gorge et à chanfrein 
concave. A la base, demi-tore en saillie. Les bas- 
reliefs, sculptés sur les quatre faces, ont beaucoup 
souffert et ont perdu toute netteté. 

Face 1 : Deux personnages debout. Le plus grand 
est vêtu d'une robe descendant jusqu'aux pieds. La 
chevelure semble retomber sur les épaules. A sa 
gauche, un personnage plus petit, dont il ne subsiste 
que l'épaide et le bras gauche, la partie supérieure 
des jambes et les pieds. Il paraît porter une tunique 
dépassant les genoux. — Face 2 : Personnage debout. 
Sur la chevelure courte est placée une coiffure tron- 
conique (?). Le corps est enveloppé dans une tunique 
descendant jusqu'à mi-jambes. Le bras gauche est 
ramené sur la poitrine. L'autre bras maintient un 
objet oval, bourse (?). — Face 3 : deux personnages 



debout. Le plus grand, à la chevelure longue, aurait 
peut-être le bas du corps enveloppé dans une drape- 
rie, comme semblerait l'indiquer le renflement dis- 
posé obliquement à la hauteur de la ceinture. Le 
haut du torse serait nu. De la tête, seule subsiste la 
chevelure. Le bras droit est ramené sur le devant du 
corps, à la hauteur de la ceinture. L'autre bras 
retombe le long du torse, la main semblant tenir la 
main droite d'un petit personnage placé à droite. 
Celui-ci est nu. Le sexe n'est pas indiqué. La tête 
est écrasée. — Face 4 : personnage debout ; le corps 
enveloppé dans un vêtement long. Dans le bras 
droit, ramené vers la gauche, peut-être un petit 
animal, la tête dressée. Aux pieds du personnage, 
un chien assis, tourné à gauche. A l'extrémité du 
museau apparaît un objet cylindrique, en contact 
avec la main gauche du personnage, peut-être une 
tasse dans laquelle s'abreuve l'animal. 

L'état de dégradation des bas-reliefs rend parti- 
culièrement difficile tout essai d'interprétation. On 
rapprochera cependant cet autel de celui, découvert 
à Lamerey, près de Dompierre (Vosges) (E., t. VI, 
p. 148, nO 4797), sur lequel sont représentés Hercule, 
un dieu imberbe, une divinité ayant à ses pieds un 
chien couché et une autre divinité tenant une bourse. 
Des ressemblances plus marquées rattachent le bas- 
relief de la quatrième face à une série d'images de 
dieux chasseurs. Par analogie avec la statue du 
Touget (E., t. II, p. 11, n° 1054), l'animal figuré 
dans les bras du personnage pourrait être un lièvre. 
Les chiens, nourris ou abreuvés par un dieu chas- 
seur, se retrouvent sur l'autel de Liversay (E., t. II, 
p. 284), n° 1368 et d'Autun (E., t. III, p. 54, n» 1814). 



ESPÉRANDIEU 



26 



GUÉRET. 

Les collections lapidaires du Musée de Guéret (Creuse) se sont enrichies d'une série de statues de 
divinités, rudement exécutées dans le granit du pays par les tailleurs de pierre gallo-romains. L'intérêt de ces 
représentations est d'offrir plus qu'un reflet des traditions de la sculpture celtique aux temps de l'indépendance. 
Un pareil conservatisme s'explique par l'isolement de cette région, peu fertile, placée à l'écart des grandes 
voies de communications. 

Les photographies m'ont été obligeamment communiquées par le D'' Georges Janicaud. 

BIBLIOGRAPHIE. 

I. D' Georges Janicaud, La Creuse préhistorique, gallo-romaine et barbare. Volume du Centenaire de la Société des Sciences 
naturelles et archéologiques de la Creuse, 1932, p. 92-141. 

II. Du MÊME, Statues locales en granit de divinités gallo-romaines, dans Mémoires de la Société des Sciences naturelles et archéo- 
logiques de la Creuse, t. XXVI, 1937, p. 449-472. 

Du MÊME, Mélanges archéologiques, dans ibid,. t. XXVII, 1939, p. 167-189. 



8161. Statue trouvée, en 1885, à Védignat, com- 
mune d'Ars (Creuse), dans un vieux mur. Au Musée 
de Guéret. Granit à mica blanc. Hauteur, m. 47. 
(PI. XXX). 

D' G. Janicaud, Mémoires de la Société des Sciences naturelles 
et archéologiques de la Creuse, t. XXVI, 1937, p. 464-466. 

Dieu au serpent. Le torse cylindrique, légèrement 
aplati en avant, est coupé à la hauteur du pubis. Le 
dos est arrondi et lisse ; la tête sphérique, au visage 
plat et carré. Les yeux et les plis naso-géniens sont 
rendus par des sillons profondément creusés. La 
bouche n'est pas indiquée. Sur la tempe droite, que 
surmonte peut-être une corne, s'applique la tête 
d'un serpent, dont le corps s'enroule en spirale au- 
tour du cou, caché par un torque à boutons. Le bras 
droit, orné de bracelets au-dessus du coude et du 
poignet, est plié à angle droit, la main ramenée sur 
la poitrine, présentant un objet rond, plutôt im 
torque qu'une coupe ou une bourse. Le bras gauche 
est placé vers l'ombilic, la main tenant une bourse. 

8162. Statue mutilée trouvée, vers 1840, dans les 
ruines d'importantes substructions gallo-romaines, 
au lieu dit « La Gruyère », village d'Ahys, commune 
de Saint-Sulpice-lès-Champs (Creuse). Au Musée de 
Guéret. Granit. Hauteur, 1 m. 45. (PI. XXXII). 

Dr G. Janicaud, Mémoires de la Société des Sciences naturelles 
et archéologiques de la Creuse, t. XXVI, 1937, p. 458-459. 

Divinité masculine nue, debout. Sur l'épaule gau- 
che, l'extrémité antérieure d'un manteau qui re- 
tombe en arrière jusqu'à mi-cuisse. Sur la cuisse 
gauche, un arrachement marque l'emplacement d'un 



attribut disparu, qui pourrait être un caducée. La 
tête, le cou, les bras, les jambes et les pieds manquent. 
Peut-être Mercure. 

8163. Torse de statue trouvé, vers 1858, à Bridiers, 
près de La Souterraine (Creuse), dans les ruines de 
la station gallo-romaine de Bretum. Au Musée de 
Guéret. Granulite. Hauteur, m. 57. (PI. XXXII). 

D"' G. Janicaud, Mémoires de la Société des Sciences naturelles 
et archéologiques de la Creuse, t. XXVI, 1937, p. 453-455. 

Jupiter à la roue, nu, debout, le poids du corps 
reposant sur la jambe gauche. L'avant-bras gauche 
en demi- flexion, appuyé sur une roue, dont il ne 
reste plus qu'une faible partie de la jante et les 
quatre rayons disposés en croix. A la base du cou, 
une pendeloque martelée était suspendue à un collier 
disparu. Un arrachement, à la hauteur de l'épaule 
droite, marque l'emplacement d'un attribut disparu. 
La tête, le cou, le bras droit, la main gauche et les 
pieds manquent. 

Le D'' G. Janicaud observe que la statue, malgré 
ses mutilations, est la meilleure pièce de ce genre 
recueillie dans le département de la Creuse. Les 
formes rondes, un peu grasses, les proportions, à 
l'exception de celles du bras gauche, sont exactement 
rendues. 

8164. Groupe trouvé, en 1882, dans le jardin de 
M. Boudot, à Crozant (Creuse), parmi de nombreux 
vestiges d'époque romaine. Dans le parc de la mar- 
quise de Clugny, à Crozant. Granulite. Hauteur, 
m. 80 ; largeur, m. 30 ; épaisseur, m. 27. 
(PI. XXXII). 



GUÉRET. 



27 



Abbé Le Rouzier, Histoire Mustrée de Croxant, Limoges, 
1905, p. 8. — D' G. Janicaud, Mémoires de la Société des 
Sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, t. XXVI, 
1937, p. 469-471. 

Déesse Mère et trois jeunes enfants, debout à ses 
pieds. La partie supérieure du corps de la déesse 
manque, brisé au-dessous de la naissance des seins, 
énormes et retombant jusque sva le ventre. Sur le 
côté droit est sommairement indiqué un bras grêle 
et difforme, terminé par une large main, aux doigts 
étalés et sans jointures. La partie inférieure du corps 
est entièrement masquée par les trois enfants : le 
plus grand, au milieu, lève les deux bras vers les seins 
de la déesse ; le plus petit, à gauche, croise les bras 
sur le ventre. Les faces lunaires, aux traits simple- 
ment indiqués par des incisions, les torses et les 
membres rudimentaires sont d'une exécution très 
grossière. Les pieds des quatre personnages ont 
disparu avec la partie inférieure du monument. 

8165. Statue trouvée, en 1843, près du Mesnil, 
commune de Chauchet (Creuse), dans les ruines d'un 
établissement gallo-romain. Au Musée de Guéret. 
Granulite à gros cristaux d'orthose et de quartz 
gris. Hauteur, 1 m. 18 ; hauteur de la figure, m. 90 ; 
hauteur du socle, m. 28. (PL XXXII). 

D' G. Janicaud, Mémoires de la Société des Sciences naturelles 
et archéologiques de la Creuse, t. XXVI, 1937, p. 466-467. 

Déesse Mère, assise sur un siège à bras et à dossier 
arrondi. Le sommet du crâne et la face ont disparu. 
La chevelure, ou un voile, retombe dans le dos et 
sur les épaules. De chaque côté du visage, deux 
longues tresses descendent sur les épaules. Les 
avant-bras sont appuyés aux accoudoirs du siège, 
et les mains, disparues, reposaient sur les genoux. 
Un important arrachement, sur l'emplacement de 
la main gauche, marque la place d'un attribut, ou 
peut-être d'un enfant assis sur les genoux de la déesse 
[D' G. Janicaud]. A la base du cou, un bourrelet 
correspond au col d'xme longue robe collante des- 
cendant jusqu'aux pieds chaussés. 

8166. Fragment de statue trouvé, vers 1900, à La 
Villette, commune d'Issoudun (Creuse), « tout près 
de la voie romaine de Limoges à Autun par Ahun, 
Evaux et Néris, parmi des restes importants de- 
constructions d'époque romaine» [D'' G. Janicaud]. 
A Guéret, chez Mme Rouseau-Sauvanet. Granit. 
Hauteur, m. 25. (PI. XXXII). 

D' G. Janicaud, Mémoires de la Sociétés des Sciences naturelles 
et archéologiques de la Creuse, t. XXVI, 1937, p. 453, pi. II, 
fig. 8. 



Tête ♦irile. Un collier de barbe, taillée courte, 
encadre le visage. La chevelure est disposée en grosses 
boucles parallèles. A droite, une saillie irrégulière 
marque l'emplacement d'un attribut disparu, peut- 
être une roue. Là surface de la pierre est fortement 
corrodée. 

Le D"" G. Janicaud propose de reconnaître ime 
tête de Jupiter. 

8167. Fragment de statue trouvé, en 1861, près 
du hameau de Villerégnier, commune de Saint- 
Yrieix-des-Bois (Creuse), parmi des restes de cons- 
tructions gallo-romaines. Au Musée de Guéret. Gra- 
nulite. Hauteur, m. 68. (PI. XXXIII). 

D' G. Janicaud, Mémoires de la Société des Sciences naturelles 
et archéologiques de la Creuse, t. XXVI, 1937, p. 459-460, 
pi. II, 5. 

Torse. Une draperie barre obliquement le haut de 
la poitrine, couvre les deux épaules et le bras gauche, 
collé au corps. L'avant-bras droit, brisé à quelques 
centimètres du coude, semble se diriger vers le bas 
et en avant. 

8168. Statue brisée en deux fragments, trouvée 
au château de Mainsat (Creuse), où elle avait été 
remployée « pour servir de base aux poteaux d'angle 
d'un petit hangar » [D'' G. Janicaud]. Dans le parc 
du château de Mainsat. Granulite. Hauteur, m. 95 ; 
dimensions du socle : largeur, m. 48 ; longueur, 
m. 80 ; épaisseur, m. 09. (PI. XXXIII). 

D' G. Janicaud, Mémoires de la Société des Sciences naturelles 
et archéologiques de la Creuse, t. XXVII, 1939, p. 174-176. 

Sur un socle rectangulaire, arrondi aux angles, 
est assise une sphinge à corps de lionne, ailes d'aigle 
et tête de femme. Les pattes antérieures, une 
partie de la poitrine, l'aile droite et la queue man- 
quent. La tête, dont les lèvres et le nez ont disparu, 
est couronnée d'une épaisse chevelure, séparée par 
une raie médiane en deux bandeaux ondulés, et 
réunis en un chignon épais au sommet du crâne. Le 
cou est gros et court, le corps puissant et fortement 
arqué. De chaque côté, sous le ventre, quatre ma- 
melles gonflées. Les pattes postérieures, pourvues de 
griffes, s'agrippent fortement sur le bord du socle. 

8169. Fragment de statue trouvé dans le caJda- 
rium des thermes gallo-romains d'Évaux-les-Bains 
(Creuse). Au Musée de Guéret. Pierre commime. Hau- 
teur, m. 10. (PL XXXIII). 

D' G. Janicaud, Mémoires de la Société des Sciences natu- 
relies et archéologiques de la Creuse, t. XXV, 1934, p. 22 (figure). 



28 



GUÉRET. 



Tête d'homme. Le bas du visage est encadré par 
une barbe coupée court. 

8170. Fragment de statue trouvé dans les thermes 
gallo-romains d'Évaux-les-Bains. AU Musée de Gué- 
ret. Bronze. (PI. XXXIII). 

D' G. Janicaud, Mémoires de la Société des Sciences naturelles 
et archéologiques de la Creuse, t. XXV, 1934, p. 22 (figure). 

Cou et épaules d'une figure nue de grandeur natu- 
relle, faite de morceaux séparés, rapprochés et soudés 
ensemble. 

8171. Fragment de chapiteau historié trouvé dans 
les thermes gallo-romains d'Evaux-les-Bains. Au 
Musée de Guéret. Pierre commune. Hauteur, m. 33. 
(PI. XXXIII). 

D' G. Janicaud, Mémoires de la Société des Sciences naturelles 
et archéologiques de la Creuse, t. XXV, 1934, p. 20. — P. MÉBI- 
ïlÉE, Correspondance générale, t. III, 1841-2, p. 92. 

Sur le tympan, figure d'applique en haut relief : 
femme nue, debout, portant la main gauche à sa 
chevelure, disposée en mèches ondulées et parallèles, 
dans le geste de l'Anadyomène. La partie inférieure 
du corps, depuis le ventre, manque. Le bras droit 
est brisé, et de l'autre bras. U ne reste qu'un faible 
fragment à l'épaule. 

8172. Fragment de chapiteau historié trouvé dans 
les thermes gallo-romedns d'Évaux-les-Bains. Au 
Musée de Guéret. Pierre commune. Hauteur. m. 22. 
(PI. XXXIV). 

D' G. Janicaud, Mémoires de la Société des Sciences naturelles 
et archéologiques de la Creuse, t. XXV, 1934, p. 21 (figure). 

Partie inférieure d'un corps de femme, vêtue d'une 
longue robe à larges plis. Les pieds sont chaussés. 

8173. Bas-relief encastré à la base du mur méri- 
dional du clocher de Toulx-Sainte-Croix (Creuse), 
entre les deux contreforts. Granulite. Longueur, 
1 m. 60 ; largeur, m. 40. (PI. XXXIV). 

D' G. Janicaud, Mémoires de la Société des Sciences naturelles 
et archéologiques de la Creuse, t. XXVII, 1939, p. 176-177. 

Personnage nu, debout. La tête paraît tournée 
vers la droite. Le bras gauche, plié à angle droit, 
tient un objet disparu, bourse (?). Les traits du 
visage et de la jambe gauche manquent. Le bras 
droit est indistinct. Peut-être Mercure. 

8174. Déversoir. Sur un mur, à Toulx-Sainte- 
Croix. Granit. Hauteur, m. 35 ; largeur, m. 30 ; 
épaisseur, m. 28. (PI. XXXIV). 



Mufle de lion, en très mauvais état de conser- 
vation. 

8175. Fragment trouvé à Lavaud, commune de 
Toulx-Sainte-Croix. Conservé sur place. Granit. Lon- 
gueur, m. 30. (PI. XXXIV). 

D' G. Janicaud, Mémoires de la Société des Sciences naturelles 
et archéologiques de la Creuse, t. XXVI, 1936, p. 47 ; — t. XXVII, 
1939, p. 177. 

Tête de bélier. La silhouette générale de la tête et 
les cornes, seides, sont indiquées. 

8176. Fragment trouvé à Lavaud, dans un vieux 
mur. Conservé sur place. Granit. Longueur, m. 30. 
(PI. XXXIV). 

D^ G. Janicaud, Mémoires de la Société des Sciences naturelles 
et archéologiques de la Creuse, t. XXVII, 1939, p. 177-178. 

Semblable. 

8177. Stèle encastrée dans un mur à La Couche- 
zotte (Creuse). Granulite. Hauteur, m. 96 ; lar- 
geur, m. 50 ; épaisseur, m. 15. (PI. XXXIV). 

D' G. Janicaud, Mémoires de la Société des Sciences naturelles 
et archéologiques de la Creuse, t. XXIV, 1935, p. 230. 

Dans une niche à sommet cintré, surmonté d'un 
gros bandeau, personnage debout, vêtu d'une tuni- 
que courte, les mains ramenées sur le devant de la 
poitrine et tenant un objet indistinct. De la tête, seuls 
les yeux et les oreilles sont visibles. Stèle funéraire. 

8178. Pierre d'angle. Dans le parc du château de 
Moisse, commune de Bétête (Creuse). Granit. Lon- 
gueur, m. 50 ; largeur, m. 37 ; épaisseur, m. 21. 
(PI. XXXV). 

D' G. Janicaud, Mémoires de la Société des Sciences naturetUs 
et archéologiques de la Creuse, t.. XXVII, 1939, p. 180. 

Dans une niche rectangulaire, à contours moulurés, 
femme debout, les jambes arc-boutées sur les genoux. 
Elle est vêtue d'une longue robe dont le mouvement 
est indiqué par quatre larges plis horizontaux, 
serrés à la taille par une ceinture à plis verticaux 
bouffants, et plaquant sur la poitrine. La tête, dont 
les traits sont simplement incisés, présente les carac- 
téristiques de l'art des imagiers celtiques. La cheve- 
lure est disposée en demi-cercle autour de la partie 
supérieure du crâne. 

8179. Pierre d'angle d'entablement trouvée à 
Ahun (Creuse). Au Musée de Guéret. Granit. Lon- 
gueur, 1 m. 13 ; largeur, m. 31 ; épaisseur, m. 27. 
(PI. XXXV). 



GUÊRET. 



29 



D' G. Janicaud, Mémoires de la Société des Sciences naturelles 
et archéologiques de la Creuse, t. XXVII, 1939, p. 178-179. 

Bandeaux plats et doucine aplatie, surmontée 
d'une rangée d'ornements piriformes (oves). La face 
inférieure porte, dans un encadrement rectangulaire, 
un personnage nu, très grossièrement exécuté, les 
jambes fléchies, les bras arc-boutés sur les genoux. 
Le sommet de la tête, dont les traits ne sont pas 
figurés, touche la bordure. Atlante. 

8180. Base de statue trouvée, en octobre 1930, sur 
le territoire de la commune de Saint-Goussaud 
(Creuse), « devant le mur de pierres sèches qui 
sépare le vieux chemin (l'antique voie romaine de 
Lyon à Saintes) des champs où il devait retrouver 
les ruines de Praetoriumv [Tt^ G. Janicaud]. Réem- 
ployé comme moellon dans une construction du bourg 
de Saint-Goussaud. Grandeur naturelle. (PI. XXXV). 

Abbé Dahuer, Mémoires de la Société des Sciences naturelles 
et archéologiques de la Creuse, t. XIII, p. 451 ; t. XIV, 
p. 200. — Dr G. Janicaud, ibid., t. XXVI, 1937, p. 471, 
pi. II, 10. 

Sur une base rectangidaire, à droite d'un autel, 
dont il ne reste que la base moulurée et l'amorce du 
pied quadrangulaire, deux pieds, chaussés de san- 
dales. 

8181. Fragments de statue trouvés, vers 1860, 
dans les fouilles du Pont-de-Jouer, commune de 
Saint-Goussaud. Au Musée de Guéret. Tête : hau- 



teur, m. 20 ; — main : largeur, m. 16 ; longueur, 

m. 22. (PI. XXXV). 

jy G. Janicaud, Mémoires de la Société des Sciences naturelles 
et archéologiques de la Creuse, t. XXVI, 1937, p. 456-458. 

Statue colossale de Mercure qui, d'après les dimen- 
sions des deux fragments conservés, la tête et la 
main droite, devait atteindre une hauteur totale de 
près de 3 mètres. La tête est brisée au-dessus des 
paupières inférieures. Le nez a disparu presque 
entièrement. Le visage offre un ovale régulier, les 
lèvres et le menton sont bien dessinés. De la main 
droite, fermée sur une bourse dont il ne subsiste plus 
que l'extrémité supérieure, l'auriculaire manque. 
Sur la face palmaire du poignet et du talon de la 
main, une surface d'arrachement indique que la 
main reposait sur la poitrine. 

8182. Statue mutilée trouvée dans un mur en 
pierres sèches, à l'Ouest de la route d'Ahun à Saint- 
Sidpice-lès-Champs (I. C. n» 7), entre les hameaux de 
Lalérisse et de Champs, et sur le territoire de ce 
dernier. Au Musée de Guéret. Granulite. Hauteur, 

1 m. 04. (PI. XXXV). 

D' G. Janicaud, Mémoires de la Société des Sciences naturelles 
et archéologiques de la Creuse, t. XXIV, 1935, p. 632 ; t. XXVI, 
1937, p. 455-456. — Du même. Revue archéologique, 1946, 
I, p. 81-82. 

Déesse Mère nue, debout, tenant contre sa poitrine 
un enfant emmailloté. La tête et les jambes man- 
quent. 



30 



CLERMONT-FERRAND ET LE TERRITOIRE ARVERNE. 

(AVGUSTONEMETVM, ARVERNI). 
(Voir les tomes : II, p. 391 ; IX, p. 257). 



8183. Fragment de bas-relief trouvé à Clermont- 
Ferrand (Puy-de-Dôme), au cours de la démolition 
de constructions situées à l'angle de la rue Boirot et 
de la rue Tour-de-la-Monnaie. Au Musée Bargouin, 
à Clermont-Ferrand. Arkose. Hauteur, 1 m. ; lar- 
geur, m. 68 ; épaisseur, m. 40. (PI. XXXVI). 

Photographie communiquée par M. P. Foumier. — Bulletin 
historique et scientifique de l'Auvergne, 1940, p. 133-134. 

Trophée de boucliers entassés : bouclier d'Ama- 
zone, décoré de feuillages ; extrémité d'un bouclier 
hexagonal, orné de fleurons ; fragment d'un bouclier 
en forme d'écu, décor de plaquettes lancéolées ter- 
minées par un bouton. 

Le fragment appartient à un monument triomphal 
du 1^'' siècle de notre ère. Le bouclier hexagonal est 
du même type que ceux reproduits sur l'arc de 
triomphe d'Orange, et le bouclier en forme d'écu se 
retrouve sur un bas-relief de Vaison (E., t. I, p. 220, 
n» 289). 

8184. Fragments d'une balustrade trouvés dans le 
temple de Gergovie (Puy-de-Dôme). Au Musée de La 
Hutte, à Gergovie. Pierre commime. (PI. XXXVII). 

Photographie et renseignements communiqués par 
M. P. Fournier. 

Feuillages et volutes. 

8185. Fragments d'antéfixe trouvés à G«rgovie, 
sous le béton de la cella du temple Sud et dans un 
tas de pierres, au même endroit, avant les fouilles. 
(PL XXXV). 

Photographie communiquée par M. P. Foumier. — A(lbert) 
G(henieii), Gallia, n» 2, 1943, p. 82, fig. II. 

Partie supérieure d'un masque de Gorgone, et 
joue droite. 

8186. Groupe trouvé, le 13 mars 1939, dans la 
sablière de La Grave, sur une colline dominant le 



village de Nés chers (Puy-de-Dôme), à l'intérieur d'une 
cachette, protégée par un blocage en pierres sèches. 
Au Musée de Vichy. Moulage au Musée des Anti- 
quités Nationales de Saint-Germain-en-Laye. Pierre 
commune. Hauteur, m. 94 ; largeur, m. 72. 
(PL XXXVI). 

D' A. MOBLET, Statue ô Vhippophore découverte à Neschers, 
Vichy, 1939. — Du même, jEsculape, mai 1939. — Du même. 
Triptyque de mythologie gauloise. Les dieux solaires découverts 
au pays des Arvernes (Neschers, Lussat, Égliseneuve), Vichy, 
1939. — Du MÊME, Vichy gallo-romain, Clermont-Ferrand, 
1942, p. 131-141. — R. Lantier, Revue archéologique, 1939, 
I, p. 276-278. 

Le groupe du dieu-cavalier au géant repose sur 
une plinthe rectangulaire, irrégulièrement taillée. 
Le cheval, cabré sur les membres postérieurs, est 
supporté par le géant, soutenant l'avant-train sur 
les épaules et maintenant la patte droite de la main 
ramenée vers la tempe. Le corps de l'étalon est 
disproportionné, l'arrière-main bien trop faible. En- 
tre les oreilles minuscules, une touffe de crins. La 
crinière courte ondule sur l'encolure. Le harnache- 
ment se compose d'ime têtière,_ d'une bride, d'un 
frontal, d'une sous-barbe, d'un longe-poitrail et 
d'un avaloir, ornés de franges de cuir. Une selle à 
trousquin est décorée de carrés et de dents de loup. 
Le dieu- cavalier, le bas du visage en partie caché 
par une courte barbe, les cheveux rejetés en arrière, 
tient les rênes de la main gauche. Le bras droit 
disparu, dont la main seule subsiste, brandissait 
peut-être le foudre. Il porte une cuirasse, étroite- 
ment appliquée sur le torse et que termine, sur les 
cuisses, Tin jupon plissé. Le géant, représenté à mi- 
corps, montre un visage démesuré, à la large face 
lunaire, ridée au front, aux yeux globuleux, au nez 
camard, dépourvu de tout système pileux. L'attitude 
est entièrement différente de celle adoptée sur les 
autres groupes du dieu-cavalier au géant. Normale- 
ment la tête du porteur devrait apparaître entre les 
deux jambes antérieures du cheval : ici, elle occupe 
l'emplacement de la poitrine, et toute trace de cou 
a disparu. Travail indigène. 



31 



LE ROUERGUE. 

(RVTENI). 
(Voir le tome II, p. 410). 



8187. Statuette trouvée à Rodez (Aveyron), en 
1938, lors de la construction d'un nouveau pavillon 
à l'hôpital. Au Musée Fenaille, à Rodez. Grès 
blanchâtre. Hauteur, m. 56 ; largeur, m. 28 ; 
épaisseur, m. 18. (PI. XXXVII). 

Photographie communiquée par M. L. Balsan. — Procès- 
verbaux de la Société des lettres, sciences et arts de VAveyron, 
t. XXXIII, 1938, p. 368. — L. Balsan, Revue archéologique, 
1947, 1, p. 92-95. 

Divinité nue, assise les jambes repliées sous le 
bassin, les deux bras ramenés en avant de la poi- 
trine, les mains tenant un objet circulaire, très 
probablement un torque. De chaque côté de la tête 
et en arrière, deux cornes de bélier superposées. La 
tête, énorme et ronde, repose presque directement 
sur les épaules. Le visage offre toutes les caracté- 



ristiques des sculptures celtiques : front bas, arcades 
sourcilières épaisses, grands yeux obliques, menton 
massif et lourd. 

Sur les représentations de ces divinités, voir : 
R. Lantier, Monuments Piot, t. XXXIV, 1931, 
p. 35-58. — P. Lambrechts, Contributions à V étude 
des divinités celtiques, Bruges, 1942, p. 21-32. 

8188. Masque trouvé à La Serre, près de Labastide- 
l'Évêque (Aveyron). Conservé sur place. Granit. 
Hauteur, m. 60 ; largeur, m. 25. (PI. XXXVII). 

Photographie et renseignements communiqués par M. Ch. Fa- 
bre. 

Masque tragique. Le nez est brisé. La chevelure, 
disposée en mèches parallèles, est dressée verticale- 
ment au-dessus du front. Les pupilles sont creusées. 



33 



SUPPLÉMENT AU TOME III. 



LYONNAISE. 

(PROVINCIA LVGDVNENSIS). 



LYON. 

(COLONIA COPIA CLAVDIA AVGVSTA LVGDVNVM). 

(Voir les tomes : III, p. 3 ; IX, p. 267). 

Sur la colline de Fourvière, à Lyon, les fouilles, commencées en 1935, ont amené la découverte d'un théâtre 
et d'un odéon d'époque gallo-romaine. Au cours des travaux, vm certain nombre de sculptures ont été mises au 
jour, sur l'emplacement de la scène du théâtre, à la décoration de laquelle elles appartenaient. 

Les photographies de ces pièces m'ont été obligeamment communiquées par M. Pierre Wuilleumier 
directeur des fouilles de Fourvière. 

BIBLIOGRAPHIE. 

I. Pierre Wuilleumier, Congrès archéologique de France, XCVIH" session, Lyon et Mâcon, 1935, p. 9-49. 

II. Du MÊME, Revue des Études anciennes, t. LU, 1941, p. 56-62. 

III. Du MÊME, Les fouilles de Fourvière, Lyon, 1943 (figures). 



8189. Fragments d'une statue, trouvée entre le 
théâtre et l'odéon. Au théâtre. Marbre. Hauteur, 
environ 2 m. 40. (PI. XXXVIII). 

P. Wuilleumier, Association lyonnaise de recherches archéo- 
logiques, compte rendu, 1946, p. 10 (figure). 

Partie inférieure d'une statue de femme debout, 
brisée à la hauteur de la ceinture et faite de deux blocs 
striés pour l'adhérence, réunis par des tenons. Sur 
une robe, plaquant sur la jambe droite, portée en 
avant, et prononçant en arrière de grands plis verti- 
caux, est posé un manteau. Les pieds sont chaussés. 
La statue était destinée à être adossée. 

8190. Fragment de statue trouvée, au mois de 
septembre 1940, au théâtre. Au théâtre. Marbre 
blanc. Hauteur, 1 m. 05. (PI. XXXIX). 

P. Wuilleumier, Revue des études anciennes, t. XLIII, 
1941, p. 61. — Du MÊME, Fouilles de Fourvière, p. 12, fig. 12. 

Torse de femme, drapé dans une étoffe légère qui, 
maintenue à la taille par une étroite ceinture, plaque 
sur le ventre et les cuisses, dont elle laisse apparaître 
les formes, tandis que, eur la poitrine et les côtés, 

ESPÉRANDIEU — XIII. 



elle s'ordonne en plis harmonieux. Brisé à mi-jambes. 
Le côté droit de la poitrine manque. Art hellénistique. 

8191. Fragment de statuette, trouvé en 1938. 
Au Théâtre. Marbre blanc. Hauteur, m. 40. 
(PI. XXXIX). 

Torse d'homme, probablement assis. A droite, 
amorce de la cuisse. Le dos de la statuette n'est pas 
travaillé. 

8192. Torse de statuette. Au Théâtre. Marbre 
blanc. Hauteur, m. 20. (PI. XXXIX). 

Partie supérieure d'un torse brisé à la hauteur de 
la ceinture. Sur l'épaule droite, une fibule ronde 
maintient une draperie qui retombe en avant sur 
la poitrine et flotte dans le dos. 

8193. Fragment de sculpture. Au théâtre. Marbre 
blanc. Hauteur, m. 25. (PI. XL). 

Partie supérieure d'une tête féminine plus grande 
que nature, brisée au-dessus de la racine du nez, dont 
il ne subsiste que les narines. La bouche, aux lèvres 
finement ourlées, est entr'ouverte. Les joues et le 
menton sont fermement modelés. 



34 



LYON. 



8194. Fragment da statue, trouvé en 1942. Au 
théâtre. Marbre blanc. Largeur, m. 18. (PI. XL). 

P. WuiLLEUMiER, Congrès archéologique de France, XCVIIII 
1935, p. 45. 

Partie supérieure d'une tête casquée, brisée à la 
hauteur des yeux. Les boucles de la chevelure et les 
sourcils sont indiqués au trépan. 

8195. Tête trouvée, en 1942. Au théâtre. Marbre 
blanc. Hauteur, m. 20. (PI. XLI). 

La partie supérieure rapportée a disparu, ainsi 
que le nez et le maxillaire gauche. Une courte barbe 
frisée cerne la joue droite. De la bouche entr'ouverte 
sort l'extrémité de la langue. 

81%. Fragment de statue, trouvé en 1937. Au 
théâtre. Pierre. Hauteur, m. 10. (PI. XXXIX). 

Tête imberbe, brisée sous le cou. La chevelure, 
plantée bas sur le front, est rejetée en arrière. De 
lourdes arcades sourcilières abritent de grands yeux 
aux lourds paupières. Le nez est court et fort ; les 
lèvres épaisses. L'arrière de la tête n'est pas tra- 
vaillé. 

8197. Fragment de statue trouvé, en 1942. 
Au théâtre. Marbre blanc. Longueur, m. 14. 
(PI. XXXIX). 

Main brisée au-dessus du poignet. Un disque est 
placé entre le pouce et les doigts étendus. 

8198. Fragment de statue trouvé, en 1937. Pierre 
commune. Au théâtre. Hauteur, m. 10 ; longueur, 
m. 105. (PI. XXXIX). 

Jambe et pied. 

8199. Fragment de statue trouvé en 1937. Au 
théâtre. Marbre blanc. Hauteur, m. 35 ; largeur, 
m. 30. (PI. XXXIX). 

Pied chaussé d'un cothurne. 

8200. Fragment de statue trouvé en 1939. Au 
théâtre. Marbre blanc. Hauteur, m. 58 ; largeur, 
m. 50. (PI. XXXIX). 

Draperie. 

8201. Fragment de statue. Au théâtre. Bronze. 
Longueur, m. 70. (PI. XLI). 

Draperie. 

8202. Fragment de sculpture. Au théâtre. Marbre 
blanc. Hauteur, m. 32 ; diamètre extérieur, m. 25 ; 
diamètre intérieur, m. 21. (PI. XLI). 

P. WuiLLEUMlER, Revue des études anciennes, t. XLII, 
1941, p. 61. — Du MtME, Fouilhs de Fourvière, p. 12, fig. 11. 



Casque de forme attique, creux à l'intérieur, 
destiné peut-être à orner une tête de Minerve. Il 
est décoré de deux griffons sur les côtés et de rosaces 
au pourtour. 

M. P. Wuilleumier fait remarquer que ce type de 
casque est connu par des monuments figurés plus 
que par des originaux. 

8203. Fragment de statue trouvé en 1937. Au 

théâtre. Marbre blanc. Hauteur, m. 88. (PI. XLI). 

P. Wuilleumier, Congrès archéologique de France, XCVIII, 
1935, p. 45. — Du MÊME, Fouilles de Fourvière, p. 12. 

Tronc d'arbre noueux, support d'une statue dont 
il reste une cheville. 

8204. Fragment d'applique trouvé en 1937. Pierre. 
Au théâtre. Largeur, m. 10. (PI. XLII). 

Tête de félin stylisée. La partie inférieiire du 
mufle manque. 

8205. Fragment décoratif trouvé en 1937. Au 
théâtre. Marbre. Hauteur, m. 12 ; largeur, m. 14. 
(PI. XLII). 

Limace. 

8206. Applique percée de deux trous pour la 
suspension. Au théâtre. Plâtre coloré et doré. Lar- 
geur, m. 13 ; hauteur, m. 10 ; épaisseur, m. 03. 
(PI. XLII). 

P. Wuilleumier, Congrès archéologique de France, XCVIII, 
1935, p. 45. — Du MÊME, Fouilles de Fourvière, p. 12, fig. 14. 

Masque comique couronné de bandelettes et de 
pampres, dans un décor d'oves, de lotus, de volutes 
et d'acanthes. 

8207. Statue trouvée à Sainte-Colombe (Rhône), 
« parmi les ruines des thermes romains appelés le 
Palais du Miroir » [P. Wuilleumier]. Au château 
de Chazaux, près de Mâcon, chez M. Jean Michoud. 
Marbre jaiinâtre à gros grain. Hauteur, 1 m. 18. 
(PI. XLII). 

P. Wuilleumier, Gallia, n» 4, 1946, p. 195-198 (figure). 

Nymphe debout sur un petit socle arrondi, le 
corps penché en avant, reposant sur la jambe droite, 
l'autre jambe pliée et un peu en retrait. Une draperie 
nouée sous le ventre, tombe en longs plis jusqu'aux 
pieds. Le haut du corps est nu. La tête, aux yeux en 
amandes, à la bouche entr'ouverte, est légèrement 
inclinée vers la droite. La chevelure, disposée en 
deux bandeaux ondulés, séparés par une raie mé- 
diane, et maintenue par un bandeau, est ramassée en 
im gros chignon sur la nuque. Les bras brisés au- 
dessus du coude, devaient tenir une vasque, m® siè- 
cle après J.-C. 



35 



EDUENS. 

(AEDVI). 



AITUN. 

(AVGVSTODVTÏVM). 

(Vmr ks tomes : m, p. SI ; IX, p. 2T7). 



8208. Stèle trouvée, en 1935, à Saint-Symphorien 
d'Autun (Saône-et-Loire). Au Musée lapidaire d'An- 
tun. Grès. Hauteur, 1 m. 30 ; largeur, m. 65 ; 
épaisseur, m. 25. (PI. XLII). 

J. BoËL, Mémoires de la SmàéU éimame, t. XLVII, 1839. 
p. 493 ; t. XL VIII, 1940, p. 421. 

Dans une niche à sommet triangulaire, buste de 
femme de face, vêtue d'une tunique, dont un pan 
retombe sur l'épaule gauche. Dans la main gauche, 
un gobelet à pied élevé, dont la coupe manque ; dans 
l'autre main, un petit chien. Sur la plinthe, à gauche, 
un second petit chien. Le nez. le menton, et la cheve- 
lure, ordonnée en deux bandeaux ondulés, séparés 
par une raie médiane, sont mutilés. Stèle funéraire. 

8209. Fragment de statue de provenance locale. 
Au Musée lapidaire d'Autun. Marbre blanc. Hau- 
teur, m. 28 ; largeur, m. 19. (PI. XLII). 

Photographie et renseignements commoniqnés par iL A. Co- 
lombet. 

Personnage drapé, brisé au-dessous de la ceinture 
et à la naissance des cuisses. Un pan du manteau 
retombe du bras gauche, probablement levé et étendu. 

8210. Applique de provenance locale. Au Musée 
lapidaire d'Autun. Pierre calcaire. Hauteur, m. 22. 
(PI. XLII). 

Photographie communiquée par M. A. Colombet. — A, Co- 
LOMBET, Mémoires de la Société éduenne, t. 50, 1947, p. 34-35 

(figure). 

Tête de femme, la chevelure disposée en bandeaux 
ondulés, séparés par une raie médiane et dressée 
en deux grosses coques au sommet du crâne. Partie 
postérieure lisse. 

8211. Fragment de statue ou de modillon trouvé 
à Autun, en 1846. Au Musée lapidaire d'Autun. 



Pierre calcaire. Hauteur. m. 15 ; largeur, m. 09 ; 
épaisseur. m. 14. (PL XLII). 

Photographie communiquée par M. A. Colombet. — Mi- 
■ w m tk la Société éduenne, t. I. p. 3T3. — A. Colombet, 
Mémoires de la Société éduenne, t. 50, 1947, p. 36. 

Tête de femme, la chevelure formant bouclettes, 
est surmontée d'une couronne murale. La surface 
de la pierre est très endommagée. Tutèle (?). 

8212. Fragment d'applique, de provenance locale. 
Au Musée lapidaire d'Autun. Pierre calcaire. Hau- 
teur, m. 23. (PI. XLII. 

Photographie communiquée par M. \. Colombet. 

Partie antérieure d'une tête de femme, le visage 
encadré par la chevelure, relevée en bandeaux au 
sommet du front. 

8213. Stèleen forme debomedeprovenancelocale. 
Au Musée lapidaire d'Autun. Pierre commune. Hau- 
teur, m. 22 ; largeur, m. 08 ; épaisseur, m. 07. 
(PL XLII). 

Photographie communiquée par M. A. Colombet. — A. Co- 
lombet, Mémoires de la Société éduenne, t. 50, 1947, p. 33. 

Tête grossière, sculptée en creux. Le nez est rendu 
par une barre verticale, la chevelure par des incisions 
parallèles. 

8214. Hermès double de provenance locale. Au 
Musée lapidaire d'Autun. Pierre commime. Hauteur, 
m. 12. (PI. XLIII). 

Photographie communiquée par M. A. Colombet. — A. Co- 
lombet, Mémoires de la Société éduenne, t. 50, 1947, p. 34. 

Deux têtes accolées l'ime à l'autre par l'arrière des 
crânes. Figure ailée, les oreilles dissimulées par une 
tresse de la chevelure ; visage ovale encadré par 
les ondulations de la coiffure. A la partie supérieure, 
cavité carrée. • 



36 



BEAUNE, CHALON-SUR-SAONE 

(BELENO, CABILLONVM) 

ET PARTIE DU TERRITOIRE ÉDUEN 
COMPRISE ENTRE LA SAÔNE, LA LOIRE ET L'ARROUX. 

(Voir les tomes : III, p. 123 ; IX, p. 279 ; X, p. 158.) 



8215. Stèle encastrée dans le mur du cimetière 
d'Aubigny-la-Ronce (Côte-d'Or). Pierre commune. 
Hauteur, 1 m. 10 ; largeur, m. 45. (PI. XLIII). 

Photographie communiquée par M. A. Colombet. — Bul- 
LIOT et TraoLLiER, Mission... de Saint-Martin, p. 184. — 
E. Thévenot, Annales de Bourgogne, 1939, p. 184. 

Dans une niche à sommet cintré, une femme 
debout, vêtue d'une tunique à larges manches pen- 
dantes, tenant de la main droite un gobelet, de 
l'autre main, peut-être un coffret. La chevelure est 
disposée en une haute calotte de grosses ondulations 
parallèles. L'obliquité des yeux et l'ovale du visage 
sont particulièrement marqués. Stèle funéraire. 

8216. Stèle trouvée à Cussy-la-Colonne (Côte- 
d'Or), à proximité de la colonne [Pasumot]. A 
Cussy-la-Colonne, chez M. Clerc. Pierre commune. 
Hauteur, m. 90 ; largeur, m. 40. (PL XLIII). 

Photographie communiquée par M. A. .Colombet. — Gw- 
VAUD, Dissertation sur la colonne de Cussy, 1865, p. 65 (d'après 
les notes de Pasumot). — MlLUN, Voyage dans les départements 
du Midi de la France, 1807, t. I, p. 290 ; Adas, pi. XVII. 
— Baudot, Mémoires de la Commission des antiquités du dépar- 
tement de la Côte-d'Or, t. III, p. 330. 

Dans une niche à sommet triangulaire, une femme 
debout, vêtue d'une robe et d'une tunique tombant 
jusqu'au sol. Dans la main droite, une coupe ; dans 
l'autre main, un flacon. Stèle funéraire. 

8217. Stèle trouvée à Cussy-la-Colonne, à proxi- 
mité de la colonne [Pasumot]. A Cussy-la-Colonne, 
chez M. Clerc. Hauteur, 1 m. ; largeur, m. 50. 
(PI. XLIII). 

Photographie communiquée par M. A. Colombet. — Gri- 

VAUD, Dissertation sur la colonne de Cussy, p. 65. — Millin, 

■ Voyage dans les départements du Midi de la France, t. 1, p. 290 ; 

Atlas, pi. XVII. — Baudot, Mémoires de la Commission des 

Antiquités du département de la Côte-d'Or, t. III, p. 330. 

Dans une niche à sommet cintré, une femme de- 
bout, vêtue d'une robe et d'une tunique à larges 



manches. Dans la main droite, un gobelet ; dans 
l'autre main, un flacon. Stèle funéraire. 

8218. Stèle trouvée au lieu-dit « Champijean ». 
Dans le mur d'une grange à Santosse (Côte-d'Or), 
chez M. Papillon. Pierre commune. Hauteur, m. 40 ; 
largeur, 0m.40. (PI. XLIII). 

Photographie communiquée par M. A. Colombet. — E. Thé- 
venot, BuUetin de la Société d'archéologie de Beaune, 1937- 
1940, p. 46 ; 1941-1942, p. 30. — Du même. Annales de Bour- 
gogne, 1938, p. 75. — Mémoires de la Commission des antiquités 
du département de la Côte-d'Or, t. XXII, 1, 1941, p. 157-158. 

Dans une niche à sommet cintré, dieu et déesse 
assis sur un siège à dossier. L'un et l'autre portent 
une longue robe aux plis sommairement tracés. Les 
visages sont mutilés. La déesse, à droite, tient une 
patère reposant sur le genou droit ; de l'autre main, 
elle semble s'appuyer sur l'épaule du dieu, dont la 
main gauche est posée sur la partie supérieure d'une 
corne d'abondance, appuyée verticalement sur le 
sol. La main droite senable tenir un vase contre la 
poitrine. Groupe éduen du dieu et de la déesse assis. 

8219. Fragment de stèle, encastré dans le mur 
d'une maison à Santosse (Côte-d'Or), chez M. Tain- 
turier. Pierre commune. Hauteur, m. 30 ; largeur, 
m. 20. (PI. XLIV). 

Photographie communiquée par M. A. Colombet. — E. Thé- 
venot, Annales de Bourgogne, 1938, p. 75. 

Dans une niche à sommet cintré, dont l'arc seul 
subsiste, le buste d'un personnage très mutilé, aux 
oreilles fortement écartées. Stèle funéraire. 

8220. Fragment de stèle trouvé au Bolar, com- 
mune de Nuits-Saint-C^eorges (Côte-d'Or), dans les 
ruines d'un sanctuaire, peut-être de Minerve. A 
Nuits-Saint-(>«orges, chez M. Albert Vauthier. Pierre 
commune. Hauteur, m. 19 ; largeur, m. 14. 
(PI. XLIV). 

Photographie communiquée par M. A. Colombet. 



BEAUNE, CHALON-SUR-SAONE. 



37 



Le sommet cintré de la stèle est brisé à droite. 
Tête de divinité féminine, au visage lourd et épais. 
Sur la chevelure, disposée en gros bandeaux ondulés 
et séparés par une raie médiane, est posé un casque 
à calotte circulaire, dont le cimier est constitué par 
un fleuron à trois branches. Peut-être Minerve. 
Travail local. 

8221. Relief d'applique trouvé au Bolar, au pied 
de l'un des édifices du forum. A Nuits-Saint-Georges, 
chez M. Vacherot. Pierre calcaire. Hauteur, m. 30. 
(PI. XLIV). 

Photographie communiquée par M. A. Colombet. — E. Ber- 
trand et E. GuYOT, Bulletin archéologique du Comité, 1932- 
1933, p. 630, pi. XI. — J.-B. Mercier. Le Progrès de la Côte- 
d'Or, feuille du 24 novembre 1937. 

Tête de femme, les cheveux torsadés relevés sur le 
sommet du crâne, que surmonte un cube de pierre, 
plutôt un modiUon de corniche ou d'entablement 
qu'une couronne murale. 

8222. Fragment de relief d'applique trouvé au 
Bolar. A Nuits-Saint-Georges, chez M. Vauthier. 
Pierre commune. Hauteur, m. 16 ; largeur, m. 14. 
(PI. XLIV). 

Photographie communiquée par M. A. Colombet. 

Tête de femme, brisée en deux morceaux. La 
face postérieure est plane. Sur la chevelure est posée 
une couronne de feuilles lancéolées et de quatre- 
feuilles. Nymphe ou Génie bachique. Travail au 
trépan. 

8223. Fragment de bas-relief, brisé en plusieurs 
morceaux, trouvé au Bolar. A Nuits-Saint-Georges, 
chez M. Vacherot. Pierre commune. Hauteur, m. 25 ; 
largeur, m. 10. (PI. XLIV). 

Photographie communiquée par M. A. Colombet. 

Femme nue, debout, de face. Le bras droit re- 
tombe le long du corps ; la main gauche s'appuie sur 
une niche, dans laquelle est figuré un petit enfant 
nu. La bras droit est brisé au coude. Il manque le 
mollet droit et le pied gauche. Les visages ont pres- 
que entièrement disparu. 

8224. Fragment de statue trouvé au Bolar, sur 
l'emplacement d'un cimetière antique. A Nuits- 
Saint-Georges, chez M. Vauthier. Pierre commune. 
Hauteur, m. 12 ; largeur, m. 06. (PI. XLIV). 

Photographie conununiquêe par M. A. Colombet. 

Main tenant une torche enflammée. 



8225. Fragment de frise trouvé au Bolar. A Nuits- 
Saint-Georges, chez M. Vauthier. Pierre commune. 
Hauteur, m. 08 ; largeur, m. 05. (PI. XLIV). 

Photographie communiquée par M. A. Colombet. 

Buste de petit Amoiu-, le bras gauche levé. Au- 
dessus, ornement foliacé. 

8226. Fragment de stèle trouvé au Bolar. A Nuits- 
Saint-Georges, chez M. Vauthier. Pierre commime. 
Hauteur, m. 22 ; largeur, m. 35. (PI. XLIV). 

Photographie communiquée par M. A Colombet. 

Deux bras repliés, la main tenant une herminette, 
appuyée sur une enclum.e. Stèle funéraire d'un arti- 
san travaillant le bois. 

8227. Bas-relief trouvé, en démolissant un vieux 
bâtiment, près de la ferme de La Bussière, commune 
de Gilly-lès-Citeaux (Côte-d'Or). A La Bussière, 
chez MM. Gibourd-Blussaud frères. Calcaire gréseux. 
Hauteur, m. 32 ; largeur à la base, m. 35 ; 
épaisseur, m. 08, m. 10. (PI. XLV). 

Photographie communiquée par M. J. Fromageot-Girodet. 
— A. Colombet, Bulletin de la Société nationale des Antiquaires 
de France, 1944, p. 211-218. 

Epona assise sur une jument marchant à droite, 
les pieds reposant sur l'échiné d'un poulain, mar- 
chant à gauche. Elle est vêtue d'une robe longue, 
serrée à la taille par une ceinture. En arrière de la 
chevelure, disposée en lourdes masses encadrant le 
visage, est posé un voile, dont le pli vertical retombe 
sur le devant du corps, à droite, jusqu'entre les 
genoux. Du côté opposé, le voile dessine, assez 
gauchement, une auréole autour de la déesse. Dans 
la main gauche, qui maintient contre l'épaule une 
corne d'abondance, chargée de fruits, est placée tme 
large bride reliée au mors. De l'autre main, abaissée 
vers la croupe de la jument, elle tient une patère 
vers laquelle le jeime poulain dresse la tête. L'exé- 
cution du relief est médiocre, en particulier dans le 
rendu de la monture dont la tête ressemble plus à 
une tête de bovidé qu'à une tête de cheval. Le pied 
antérieur gauche de la cavale repose sur un bloc de 
rocher, position qui se retrouve sur quelques-unes 
des stèles d'Épona, recueillies en pays éduen. (E., 
t. III, nO 2117 ; t. X, n» 7513). 

8228. Stèle autrefois encastrée dans la maçonnerie 
d'une vieille maison à Prémeaux (Côte d'Or). Actuel- 
lement à Couchey. Pierre commune. Hauteur, 
m. 55 ; largeur, m. 35. (PI. XLV). 



38 



BEAUNE, CHALON-SUR-SAONE. 



BeAUDOT, Mémoires de la Commission des antiquités du dépar- 
tement de la Côte-d'Or, t. XVIII, 1926, p. cxxviii. — Ratinet, 
ibid., t. XIX, 1927, p. 85-86. 

Dans un encadrement, deux jambes coupées au- 
dessus des genoux. Les chevilles sont attachées 
l'une à l'autre par un lien. Les pieds reposent sur un 
socle semi circulaire. Aux deux tiers du relief, un 
bandeau rectangulaire délimite un second registre, 
occupé par un sanglier assez mal conservé, passant 
à droite. Sur le bandeau, l'inscription : E D V 
ALERV. Ex-voto. 

8229. Déversoir, encastré dans la muraille d'une 
fontaine publique, au hameau de Mandelot, com- 
mune de Mavilly (Côte-d'Or). La pièce proviendrait 
du sanctuaire dans lequel ont été découverts les 
autels. Pierre commune. Hauteur, m. 50 ; largeur, 
m. 45. (PI. XLVI). 

Photographie communiquée par M. A. Colombet. — P. Guil- 
lemot, Excursions archéologiques dans les montagnes éduennea, 
Dijon, 1853, p. 44. — Bullot et Thiollier, Mission... de 
Saint-Martin, p. 134-135. 

Tête d'adolescent, les joues gonflées, la chevelure 
disposée en petites mèches bouclées et ondulées. 
Sous les oreilles, deux grappes de fruits et de feuil- 
lages. La partie inférieure du visage, sous la bouche, 
qui sert de déversoir, manque. Génie bachique (?). 

8230. Déversoir encastré dans une muraille du 
château de Mandelot, à Mavilly. Même provenance 
probable. Pierre commune. Hauteur, m. 35 ; 
largeur, m. 30. (PI. XLV). 

Photographie communiquée par M. A. Colombet. — P. Guil- 
lemot, Excursions archéologiques dans les montagnes éduennes, 
p. 44. — BuLLiOT et Thiollier, Mission... de Saint-Martin, 
p. 134-135. 

Masque tragique, les yeux grands ouverts, le 
visage et la bouche entourés par les mèches serpen- 
tantes de la chevelure et de la barbe. 

8231. Déversoir encastré dans une muraille du 
château de Mandelot, à Mavilly. Même provenance 
probable. Pierre commune. Hauteur, m. 30 ; lar- 
geur, G m. 30. (PI. XLV). 

Photographie communiquée par M. A. Colombet. — P. Guil- 
lemot, Excursions archéologiques dans les montagnes éduennes, 
p. 44. — BuLLiOT et Thiollier, Mission... de Saint-Martin, 
p. 134-135. 

Tête de lion, encadrée par les mèches de la cri- 
nière. A l'emplacement des oreilles, deux rosaces 
circulaires. La partie inférieure du mufle est mutilée. 



8232. Déversoir encastré dans une muraille du 
château de Mandelot, à Mavilly. Même provenance 
probable. Pierre commune. Hauteur, Om. 35 ; lar- 
geur, m. 35. (PI. XLV). 

Photographie communiquée par M. A. Colombet. — P. Guil- 
lemot, Excursions archéologiques dans les montagnes éduennes, 
p. 44. — BuLLiOT et Thiollier, Mission... de Saint-Martin, 
p. 134-135. 

Tête de lion, la gueule ouverte. 

8233. Déversoir encastré dans une muraille du 
château de Mandelot, à Mavilly. Même provenance 
probable. Pierre commune. Hauteur, m. 30 ; 
largeur, m. 30. (PI. XLIV). 

Photographie communiquée par M. A. Colombet. — P. Guil- 
lemot, Excursions archéologiques dans les montagnes éduennes, 
p. 44. — BuLLiOT et Thiollier, Mission... de Saint-Martin, 
p. 134-135. 

Tête de lion, dont la crinière est rendue par de 
grosses boucles parallèles. 

8234. Chapiteau, surmonté d'un groupe équestre, 
trouvé, en 1863, dans les fouilles de la villa gallo- 
romaine des Chauzeaux, commune de Meursault 
(Côte-d'Or). Au Musée de Beaune. Pierre commune. 
Hauteur, m. 69 ; largeur, m. 42. (PI. XLVI). 

Dessin de M. Guy Gaudron, d'après une photographie 
communiquée par M. Emile Thévenot. — Aubertin, Quelques 
renseignements sur le musée archéologique de Beaune, 1880, 
p. 40. — Répertoire archéologique de la Côte-d'Or, 1880, p. 40. 
— Rossignol, Mémoires de la Commission des antiquités du 
département de la Côte-d'Or, t. II, p. 71-83. — Changarnier, 
Mémoires de la Société archéologique de Beaune, 1909, p. 194- 
195. — E. Thévenot, ibid., 1937-1940, p. 85-95. 

La partie inférieure du monument est constituée 
par un chapiteau, dont la corbeille est décorée de 
feuilles d'acanthes recourbées sous les angles ; « sur 
chaque face deux folioles, détachées de la tige prin- 
cipale, s'infléchissent vers le centre et se touchent 
par leurs volutes que réunit un bandeau ; l'espace 
laissé libre au-dessus est orné d'une grande rosace » 
[E. Thévenot]. Le revers du chapiteau est traité 
avec moins de soin et la rosace n'est qu'épanuelée. 
Le côté droit est très mutilé. La partie inférieure est 
creuséepour l'encastrement d'un large tenon pratiqué 
dans le fût d'un pilastre ou d'une colonne. Sur le 
chapiteau est accroupi un quadrupède, dont l'avant- 
corps est brisé, les pattes repliées le long du ventre, 
du côté gauche, dissimulées sous le ventre, du côté 
droit. La partie postérieure de l'animal est à peine 
dégrossie. Une masse volumineuse d'où retombe, 
jusque sur le chapiteau, une draperie, semble appar- 



BEA UNE, CHALON-SUR-SA ONE. 



39 



tenir à uii personnage assis sur le dos de l'animal, les 
jambes parallèles au ventre de la monture. 

M. E. Thévenot propose de reconnaître, dans ces 
débris informes, les restes d'une Epona, assise à 
gauche sur une jument accroupie, dont la tête était 
tournée du même côté, surmontant un pilastre 
rectangulaire, adossé à une muraille. Le groupe des 
Chauzeaux permettrait d'expliquer le mode de 
présentation de certaines figures d'Epona, dressées 
sur un pilastre, en pays éduen. 

8235. Stèle trouvée à Allerey (Côte-d'Or), au 
lieu-dit « Le Buisson de la Cloche » [Courtépée]. 
Actuellement encastré dans le mur de la façade Est 
du presbytère, au-dessus d'une porte donnant accès 
dans les jardins. Pierre commune. Longueur, environ 
m. 50 ; hauteur, environ m. 35. (PL XLVI). 

Photographie communiquée par M. E. Thévenot. — Cour- 
tépée et BÉGUILLET, Description générale et particulière du 
duché de Bourgogne, 2" éd., t. IV, p. 118. — E. Thévenot, 
Mémoires de la Société éduenne, n. sér., t. XLVIII, 1939, 
p. 361-368. — A. Grenier, Bulletin de la Société nationale des 
Antiquaires de France, 1940, p. 209-211 (figure). 

Epona, nue jusqu'à la ceinture, les jambes entou- 
rées d'une draperie, est étendue sur le dos d'une 
jument marchant à droite. Le buste est de face ; la 
tête de profil, tournée vers la droite, est surmontée 
d'une épaisse chevelure, tombant en torsade sur 
l'épaule gauche et couronnée de fleurs ou de feuilla- 
ges. Le bras droit est étendu vers le cou de la mon- 
ture, sur lequel il repose. Le bras gauche est brisé, 
mais le mouvement est encore reconnaissable : il 
était allongé le long du corps, la main tenant peut- 
être une patère. De la jument, à la silhouette mas- 
sive, les deux jambes postérieures sont brisées, ainsi 
que la jambe antérieure droite. La gauche, beaucoup 
trop petite, est pliée à angle droit, le sabot reposant 
sur une pierre ou un support plat. Sous la jument est 
couché un poulain. Au-dessus de la croupe, une 
cassure assez récente de l'angle supérieur de la 
pierre a entraîné la disparition de la partie supé- 
rieure du corps d'un personnage, probablement le 
palefrenier. Voir E., t. V, p. 418-419, n" 4355 4356. 

Le bas-relief d' Allerey fait connaître un type peu 
fréquent dans l'iconographie d'Épona, généralement 
vêtue et assise sju la cavale. 

8236. Stèle de provenance locale, encastrée dans 
le mur d'une maison à Saint-Pierre-en-Vaux (Côte- 
d'Or), chez M. Charreaux. Pierre commune. Hau- 
teur, m. 60 ; largeur, m. 40. (PI. XLVI). 

Photographie communiquée par M. A. Colombet. 



Dans une niche à sommet arrondi, une femme 
debout, les avant-bras repliés sur la poitrine, la 
main droite tenant un gobelet. Le corps trapu est 
proportionnellement trop court pour la tête énorme, 
aux traits grossièrement indiqués. Stèle funéraire. 

8237. Partie supérieure d'une stèle trouvée, en 
1939, sur le territoire de Bessey-en-Chaume (Côte- 
d'Or), au lieu-dit « En Trie ». A Bessey-en-Chaume, 
chez M. Cugnet. Pierre commune. Hauteur, m. 35 ; 
largeur, m. 40. (PI. XLVI). 

Photographie communiquée par M. A. Colombet. — A. Co- 
lombet, Mémoires de la Commission des antiquités du dépar- 
tement de la Côte-d'Or, t. XXII, 1940, 1941, p. 92. 

Dans une niche à sommet triangulaire, une tête 
d'homme, le bas du visage encadré par une courte 
barbe. La chevelure est disposée en une épaisse 
calotte, dont les mèches, à peine indiquées, étaient 
rejetées en arrière. A la naissance de la poitrine, 
l'échancrure de la tunique est ornée de la représen- 
tation d'ime broderie. Les yeux sont clos. Bon tra- 
vail indigène. Stèle funéraire. 

8238. Stèle de provenance locale, encastrée dans 
le mur de la maison de M. Jagneaux, à Grosbois-les- 
Mazerottes, commune de Corgengoux (Côte-d'Or). 
Pierre commune. Hauteur, m. 80 ; largeiu-, m. 50. 
La stèle a été recouverte de peinture à une époque 
récente. (PI. XLVI). 

Photographie communiquée par M. A. Colombet. — Mal- 
I.ARD, Mémoires de la Commission des antiquités du département 
de la Côte-d'Or, t. X, p. Lxc. — E. Thévenot, Mémoires de la 
Société d'archéologie de Beaune, 1942 (extrait). 

Dans une niche, une femme debout, vêtue d'une tu- 
nique à larges manches et tombant jusqu'au sol. Dans 
la main droite, un gobelet ; dans l'autre main, un mi- 
roir, bordé de cercles concentriques. Stèle funéraire. 

8239. Stèle en forme de pilastre, trouvée, croit-on, 
au champ des Barres, dans les ruines d'une impor- 
tante villa gallo-romaine. Elle est encastrée dans 
une muraille de la maison de Mme Moreau, à Coefl"an, 
commune de ChampignoUes-les-Hospitaliers (Côte- 
d'Or). Pierre commune. Hauteur, m. 70 ; largeur, 
m. 25. (PI. XLVI). 

Photographie conununiquée par M. A. Colombet. — La stèle 
est peut-être la « figure gauloise », signalée par Courtépée, 
Description générale et particulière du duché de Bourgogne, 
t. II, p. 313. 

Divinité (?) debout, vêtue d'une longue robe. De 
la partie inférieure du corps, bûchée par le maçon, 
on ne distingue que les pieds, très courts. Le visage 
plat est sommairement traité. Quelques restes de 
la chevelure. 



40 



CHALON-SUR-SAONE ET LE CHALONNAIS. 

(Voir les tomes III, p. 196 ; XI, p. 33). 

La réorganisation des collections lapidaires du Musée de Ghalon et la publication d'un répertoire 

archéologique permettent de compléter l'inventaire des sculptures et bas-reliefs gallo-romains du Chalonnais. 

Les photographies des monuments m'ont été obligeamment communiquées par M. L. Armand-Calliat. 

BIBLIOGRAPHIE. 

I. Louis Armand-Calliat, Musée de Chalon. Catalogue des collections lapidaires. Chalon-sur-Saône, 1936, in-S". 
II. Du MÊME, Le Chalonnais gallo-romain. Répertoire des découvertes archéologiques faites dans l'arrondissement de Chalon. 
Chalon-sur-Saône, Société d'histoire et d'archéologie, 1937, in-8°. 



8240. Fragment de statue ou de haut-relief, 
trouvé, au mois de mai 1882, à Chalon-sur-Saône, 
au chemin du Guidon, aujourd'hui rue Caribaldi. Au 
Musée de Chalon. Pierre commune. Hauteur, Cm. 20. 
(PI. XLVII). 

L. Abhamd-Caixiat, Le Chalonnais gallo-romain, p. 65-66. 

Personnage viril debout, brisé à mi-cuisses. La 
tête et les bras manquent. Il est nu, debout, un 
manteau jeté sur l'épaule et le côté gauche de la 
poitrine. 

8241. Fragment de statue trouvé, en 1924, à 
Chalon-sur-Saône, rue du Collège, dans la muraille 
du castrum, près de l'ancienne tour de Marcilly. 
Au Musée de Chalon. Pierre commune. Hauteur, 
m. 31. (PI. XLVII). 

Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Chalon, 
t. XIII, 1925, p. XXIII. — J. Roy-Chevrier, Le Musée Denon, 
p. 2. — L. Ahmand-Calliat, Musée de Chalon. Catalogue des 
collections lapidaires, p. 13, n° 6. — Du MÊME, Le Chalonnais 
gallo-romain, p. 58, pi. IV. 

Tête de femme, les cheveux séparés en deux gros 
bandeaux ondulés par une raie médiane, tracée au 
milieu du crâne. De larges éclats ont entraîné la 
disparition de la presque totalité du nez, de la bouche 
et de l'œil droit. 

8242. Fragment de stèle trouvé, en 1882, à Chalon- 
sur-Saône, au chemin du Guidon, dans les terrains 
de la tuilerie Brill-Heitchlin. Au Musée de Chalon. 
Pierre commime. Hauteur, m. 24 ; largeur, m. 35 ; 
épaisseur, m. 19. (PI. XLVII). 

L. Armand-Calliat, Musée de Chalon. Catalogue des collec- 
tions lapidaires, p. 22, n° 35. — Du MÊME, Le Chalonnais gallo- 
romain, p. 66, pi. XIV. 



Dans une niche à sommet cintré, portant l'ins- 
cription : [D(is) J(ul)] ia Marcia M(anibus), restes 
de la tête d'une femme, chevelure et front. 

8243. Fragment de stèle trouvé, en 1851, à Chalon- 
sur-Saône, « dans les anciens murs de l'enceinte 
gallo-romaine ». Au Musée de Chalon. Pierre com- 
mune. Hauteur, m. 20; largeur, m. 11, épaisseur, 
m. 10. (PI. XLVIII). 

L. Armand-Calliat, Musée de Chalon. Catalogue des collec- 
tions lapidaires, p. 20, n» 26. — Du même. Le Chalonnais gallo- 
romain, p. 53. 

Main droite tenant un gobelet. 

8244. Bas-relief trouvé, en 1846, à Chalon-sur- 
Saône, au Châtelet, dans « une muraille gallo- 
romaine, formée de débris de monuments anciens » 
[Niepce]. Au Musée de Chalon. Pierre commune. 
Hauteur, m. 30 ; largeur, m. 57 ; épaisseur, 
m. 52. (PI. XLVIII). 

L. Niepce, Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie 
de Chalon, t. II, 1850, p. 20, 24, pi. 3. — L. Armand-Calliat, 
Musée de Chalon. Catalogue des collections lapidaires, p. 35, 
n» 91 (figure). 

Près d'un arbre à trois branches, deux quadru- 
pèdes \ équidés ?) paissant. Le côté droit du bloc est 
orné d'une représentation analogue, mais très usée. 

M. L. Armand-Calliat signale la rareté des bas- 
reliefs gallo-romains avec représentations de pay- 
sages et d'animaux. II attire l'attention sur les 
rapprochements qui peuvent être faits avec d'autres 
reliefs. (E., n»» 1650, 1651, 5821, 6330, 6926). 

8245. Fragment d'architecture trouvé à Chalon- 
sur-Saône. Au Musée de Chalon. Pierre commime. 



CHALON-SUR-SAONE ET LE CHALONNAIS. 



41 



Hauteur, m. 56 ; largeur, m. 60 ; épaisseur, 
m. 32. (PI. XLVIII). 

A gauche, bouclier d'amazone. 

8246. Fragment de stèle funéraire trouvé à Cha- 
lon-sur-Saône, au chemin du Guidon. Au Musée de 
Chalon. Pierre commune. Hauteur, m. 28 ; largeur, 
m. 20 ; épaisseur, m. 10. (PI. XLVIII). 

L. Armand-Calliat, Musée de Chalon. Catalogue des collec- 
tions lapidaires, p. 22, n° 34. — Du UÊHE, Le Chalonnais gaUo- 
romain, p. 66. 

Partie supérieure d'une niche avec tête de femme, 
de face, la chevelure divisée en deux bandeaux. 

8247. Stèle trouvée à Ouzoux (Saône-et-Loire). 
Au hameau du Port, dans le mur d'une grange. 
Pierre commune. Hauteur, m. 25 ; largeur, m. 20. 
(PI. XLVIII). 

L. Armapto-Calliat, Le Chalonnais gallo-romain, p. 208, 
pi. XXI. 

Épona, vêtue d'une tunique serrée à la taille par 
une ceinture, assise à droite sur une jument mar- 
chant à droite. Les attributs sont indistincts. Entre 
les pattes de la monture, qui est bridée, un poulain 
à gauche, levant la tête pour téter. 

8248. Stèle â sommet cintré, encastrée à Saint- 
Martin-sous-Montaigu (Saône-et-Loire), dans la mai- 
son de M. Michelet. Pierre commune. Hauteur, 
m. 30 ; largeur, m. 28. (PI. XL VII). 

L. Armand-Calliat, Le Chalonnais gallo-romain, p. 250, 
pi. XXIX. 

Épona assise à droite sur ime jument marchant à 
droite, et tenant de la main droite un attribut assez 
indistinct, patère ou corbeille. La main gauche 
s'appuie sur l'encolure de la jument qui est enrênée. 
La déesse, dont la coiffure est relevée en un nœud au 
sommet de la tête, est vêtue d'une longue tunique, 
serrée à la taille par une ceinture. Entre les jambes 
de la jument, un poidain, levant la tête à gauche 
pour téter. 

8249. Bas-relief, trouvé au mois de mai 1933, à 
Saint-Jean-des-Vignes (Saône-et-Loire), au lieudit 
« La Teppe Salomon ». A Saint-Jean-des-Vignes, 
chez M. Sereau. Pierre commune. Hauteur, m. 26 ; 
largeur, m. 15 ; épaisseur, m. 10. (PI. XLIX). 

L. Armand-Calliat, Bulletin de la Société nationale des 
Antiquaires de France, 1933, p. 161-163. — Du MÊME, Le Cha- 
lonnais gallo-romain, p. 239-240, pi. XIX. 

ESPÉRA NDIEU XIIT. 



Dieu au maillet imberbe, la chevelure disposée en 
mèches parallèles rejetées en arrière, assis dans un 
fauteuil à haut dossier cintré, dont les côtés longs 
sont ornés de losanges ou de chevrons, gravés au 
trait. De la main gauche, il tient une patère et, de 
l'autre main, le manche d'un maillet mutilé, dont 
l'extrémité inférieure repose sur l'accoudoir du 
siège. Il est vêtu d'une tunique courte, à manches 
larges, serrée à la taille par ime ceinture. Les pieds 
sont chaussés. Décor de lignes horizontales au sou- 
bassement. 

8250. Fragment de statuette trouvé à Saint- 
Boil (Saône-et-Loire), au lieudit « Près de la source». 
A Givry, chez M. L. Armand-Calliat. Pierre com- 
mune. Hauteur, m. 12. (PI, XLIX). 

L. Armand-Calliat, Le Chalonnais gallo-romain, p. 222, 
pi. XXVI. 

Tête d'homme imberbe, la chevelure disposée en 
mèches parallèles rejetées en arrière et retombant 
jusque sur les épaules. La partie du visage et le nez 
sont très mutilés. 

8251. Fragment de bas-relief trouvé à RuUy 
(Saône-et-Loire), au lieudit Raboursay, avant 1850. 
A Rully, chez Mlle Buscaillon. Marbre blanc. Hau- 
teur, m. 31 ; largeur, m. 12. Un trou de fixa- 
tion a été pratiqué au trépan à mi-hauteur de la 
plaque. (PI. XLIX). 

L. Armand-Calliat, Le Chalonnais gallo-romain, p. 219, 
pi. XXIV. 

Buste de femme de profil à gauche. Une bonne 
partie du front et du nez a disparu. Le nez était 
épaté à la base, les lèvres grosses. La chevelure, 
disposée en deux bandeaux serrés par un lien, est 
réunie en un chignon sur la nuque. La main gauche, 
les doigts repliés sur la paume, s'appuie sous le 
menton. Le personnage porte une tunique à man- 
ches, formant un gros bourrelet qui passe sur l'épaule 
gauche. 

8252. Statuette trouvée à Rully, lieudit Rabour- 
say. A Rully, chez Mlle Buscaillon. Pierre volcanique 
noire. Hauteur, m. 34. (PI. XLIX). 

A. Perrot-Dabot, Rully, 1922, p. 12. — L. Armand- 
Calliat. Le Chalonnais gcUlo-romain, p. 219, pi. XXII. 

Esclave accroupi et mis à la cangue. Les mains 
reposent sur les genoux. La tête est énorme. Les 
pieds et les mains sont brisés. Travail local. 

6 



42 



CHALON-SUR-SAONE ET LE CHALONNAIS. 



8253. Stèle trouvée à RuUy, lieudit Raboursay. 
A Rully, chez Mlle Buscaillon. Pierre commune. 
Hauteur, 1 m. 20 ; largeur, m. 49 ; épaisseur, 
m. 15. (PI. L). 

L. Arhand-Calliat, Le Chalonnais gallo-romain, p. 219, 
pi. XXIII. 

Dans une niche à arcature cintrée au sommet, 
surmontée d'un fronton triangidaire, renfermant 
une rosace à six pétales, un homme debout, vêtu 
d'une tunique et d'un manteau à larges manches, 
tenant de la main droite un gobelet et, de l'autre 
main, une pomme et une grappe de raisins. Le bas 
du visage est fruste. La chevelure, disposée en 
mèches parjJlèles, est rejetée en arrière. Stèle funé- 
raire d'un vigneron. Gros éclats enlevés sur les côtés. 

8254. Stèle mutilée trouvée, en 1945, dans un 
jardin de Chauviré (Saône-et-Loire). Au Musée de 
Chalon. Grès. Hauteur, m. 76 ; largeur, m. 035 ; 
épaissexir, m. 07. (PI. L). 

Renseignements communiqués par M. L. Armand-Calliat. 

Femme debout dans une niche à sommet arrondi, 
vêtue d'une tunique longue, tenant dans la main 
droite probablement une grappe de raisins et, dans 
l'autre main, une bourse ou un oiseau. 

8255. Fragment de stèle trouvé à Rully, au lieu- 
dit Raboursay, avant 1850. A Rully, dans le mur 
d'une maison de la Grand'Rue, chez M. Laurent. 
Pierre conamune. Hauteur, m. 35 ; largeur, m. 56. 
(PI. L). 

PequéGNOT, Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie 
de Chalon, t. II, 1850, p. 170, n" 3. — L. Armand-Calliat, 
Le Chalonnais gallo-romain, p. 219, pi. XXIV. 

Dans une niche à sommet arrondi, buste de femme 
dont la chevelure est divisée en deux larges bandeaux 
par une raie médiane. La partie supérieure du vête- 
ment est indiquée par des traits gravés. Stèle funé- 
raire. 

8256. Stèle trouvée, en 1840, à Aluze, hameau 
d'Aubigny (Saône-et-Loire), dans le jardin de 
M. Moyne. Au Musée de Chalon. Pierre commune. 
Hauteur, 1 m. 67 ; largeur, m. 60. (PI. L). 

[Devaucoux], Autun archéologique, 1848, p. 226. — Rossi- 
gnol, Histoire de Beaune, p. 24. — Canat, Mémoires de la 
Société d'histoire et d'archéologie de Chalon, t. III, IP part., 
1853, n" 9. — Allmer, Revve épigraphique, t. III, n° 900. 

— C. I. L., t. XIII, n" 2633. — L. Armand-Calliat, Musée de 
Chalon, Catalogue des collections lapidaires, p. 30, n° 61. 

— Du MÊME, Le Chalonnais gallo-romain, p. 86-87. 



Dans un cartouche carré, chien passant à droite. 
Au-dessous, inscription funéraire : D(is) Mani(hus) 
I Tartiniae Floren / tianae, cives Sueba / (e) Ni- 
creti (s), vixit a(nn)is XVI. 

8257. Fragment de statue trouvé, en 1835, à 
Sercy (Saône-et-Loire), « en creusant les fondations 
d'un bâtiment » [Monnier], chez M. Legros. A 
Sercy, chez Mlle Legros. Marbre blanc. Longueur 
m. 31. (PL LI). 

L. Armand-Calliat, Le Chalonnais gallo-romain, p. 272. 
— Monnier, Statistique tf» Saône-et-Loire, 1938, p. 272. 

Pied droit. Une cuisse appartenant à la même 
statue, découverte au même endroit, n'a pas été 
retrouvée. 

8258. Fragments de sculpture trouvés à Demigny 
(Saône-et-Loire), au lieudit « Les Chazeaux ». Au 
Musée de Chalon. Pierre commune. Longueurs, 
m. 11, m. 09, m. 08, m. 10, m. 16. (PI. LI). 

L. Armand-Calliat, Le Chalonnais gallo-romain, p. 134-135. 

o) Trois mains, dont l'une fermée sur l'extrémité 
terminale d'une corne d'abondance. — b) Pied 
chaussé de sandales. — c) Jambe de femme ou d'ado- 
lescent. — d) Fragment de chevelure. 

8259. Fragments divers de sculptures trouvés à 
Demigny, au lieudit « Les Chazeaux ». Au Musée 
de Chalon. Pierre. Hauteurs, m. 05, m. 16, 
m. 15. (PI. LI). 

Renseignements communiqués par M. L. Armand-Calliat. 

a) Tronc d'arbre. — b) Fragments de bras ou de 
cuisse. — c) Base de colonnette. 

8260. Stèle trouvée, en 1548, par « des pastres et 
enfants gardans le beslail, dans le fond de la rivière 
de Saône », entre Chalon et Tournus, « du costé 
de l'Empire [rive gauche] vis-à-vis le portail de 
Turcy », actuellement Thorey, à l'écart de Saint- 
Germain-du-Plain. Le monument, utilisé comme 
borne de pêche, dès le Xiii^ siècle, a disparu. Pierre 
commune. Hauteur, 1 m. 30 ; largeur, m. 65 ; 
épaisseur, m. 32. (PI. LI). 

Gravure tirée de Pierre Gnénin. — P. de Saint- Julœn 
de Belleville, De l'origine des Bourguignons, Paris, 1581, 
p. 523. — Bertaut, L'illustre Orbendale, Chalon, 1662, t. I, 
Description du Chalonnais, p. 4. — Pierre-François Chifflet, 
Histoire de Tournus, Dijon, 1664, p. 238. — Pierre GuÉNiN, 
Nouvelle histoire de Tournus, Dijon, 1733, p. 225. — Mercure 
de France, avril 1733, p. 682. — Léopold Nikpce, Histoire du 



CHALON-SUR-SAONE ET LE CHALONNAIS. 



43 



canton de Sennecey, t. II, p. 10-11. — E. Meulcen, Histoire 
de Tournus, p. 40. — H. CuHÉ, Saint- Philibert de Tournus, 
p. 109, 111. — L. Armand-Calliat, Mémoires de la Société 
historique et archéologique de Chalon, 1928-1929, p. 127. — Du 
MÊME, Le Chalonnais gallo-romain, p. 230. 

Dans une double niche à sommet cintré : à droite, 
un homme debout, vêtu d'une tunique plissée et 
d'un manteau, la main droite, ramenée devant la 
poitrine, tient im objet brisé qui pourrait être le 
goulot d'un flacon. A gauche, une femme, portant 
une robe longue sur laquelle est posée une tunique, 
serrée à la taille par une ceinture. Dans les mains, 
ramenées sur la poitrine, un canard et une grande 
patère à manche. 

Malgré la fantaisie du dessinateur, qui a défiguré 
nettement l'original, habitude d'ailleurs caracté- 
ristique des artistes reproduisant des objets archéo- 
logiques pendant le xvii® siècle, on reconnaîtra, 
sans crainte d'erreur, dans ce dessin, l'image d'une 
stèle funéraire portant les effigies d'un couple gallo- 
romain. 

8261. Fragment de stèle encastré, à Saint-Gilles 
(Saône-et-Loire) dans la façade de la maison Marinot 
Bony. Pierre commune. Hauteur, m. 38 ; largeur, 
m. 35. (PL LI). 

Renseignements communiqués par M. L. Armand-Calliat. 

Dans une niche à arcature, surmontée d'un fron- 
ton triangulaire, un buste d'homme, brisé à droite, 
les cheveux disposés en mèches parallèles. Stèle 
funéraire. 

8262. Stèle mutilée trouvée à Chamilly (Saône-et- 
Loire), en 1874. Au Musée de Chalon. Grès. Hauteur, 
m. 72 ; largeur, m. 60 ; épaisseur, m. 20. 
(P1.LI). 

J. Chevbieb. Musée de Chalon. Rapport sur le développement 
des collections, 1878, p. 19. — L. Ahmand-Calliat, Musée de 
Chalon. Catalogue des collections lapidaires, p. 21, n" 31. — Du 
MÊME, Le Chalonnais gallo-romain, p. 105. 

Chevrier croyait reconnaître, dans le groupe de 
trois ou quatre personnages debout, figurés sur la 
stèle « une famille composée du père, de la mère et 
d'un ou deux enfants ». Le monument serait alors 
à rapprocher de la stèle de Pierre-Écrite. (E., t. III, 
p. 230, no 2209). [L. Armand-Calliat]. 

8263. Stèle trouvée, en 1858, à Denuevy (Saône- 
et-Loire), près de l'église, dans un cimetière où elle 
servait de couvercle à un sarcophage. A Dennevy, 
dans le jardin de M. Masson. Grès. Hauteur, 1 m. 60. 
(PI. LU). 



L. Armand-Calliat, Le Chalonnais gallo-romain, p. 137, 
pi. XVII. 

Femme debout, vêtue d'une tunique qui descend 
jusqu'aux pieds et sur laquelle est posé un manteau. 
Le visage est encadré par les boucles d'ime opulente 
chevelure, ramenée sur le sommet de la tête en un 
chignon à triple étage. Un vase est placé dans la 
main droite ; l'autre main tient un panier d'osier sur 
le devant du corps. Stèle funéraire. 

8264. Fragment de stèle, naguère encastré à 
Dracy-le-Fort (Saône-et-Loire), dans une dépen- 
dance de la maison de M. Bacherot. Au Musée de 
Chalon. Pierre commune. Hauteur, m. 72 ; lar- 
geur, m. 23 ; épaisseur, m. 25. (PI. LU). 

Renseignements communiqpiés par M. L. Armand-Calliat. 

Tête d'homme. 

8265. Statue mutilée trouvée, en 1928, à Cham- 
pagny-sur-Uxelles (Saône-et-Loire), au lieudit « Le 
Chemin de Saint-Jacques ». A Champagny, chez 
M. Lefranc. Pierre commune. Longueur, 1 m. 35 ; 
hauteur, m. 65. (PI. LU). 

G. Jeanton, Annuaire de l'Académie de Mâcon, 1928-1929, 
p. XXX. Du MÊME, Bulletin archéologique du Comité, 1928-1929, 
p. 216-127. — L. Abbiand-Calliat, Le Chdonnais gaUo- 
romain, p. 107. 

Lionne couchée. Le mufle, les pattes, la queue et 
une partie du corps manquent. La crinière est indi- 
quée par ime suite de traits parallèles ou de quarts 
de cercles profondément gravés. 

La statue est à rapprocher des lions funéraires 
du Midi de la Gaule. (E., t. XII, p. 15, n» 7881 ; 
p. 16, no 7889). 

8266. Fragment de statue trouvé, en 1928, à 
Champagny-sur-Uxelles, au lieudit « Le Chemin 
de Saint- Jacques ». Disparu. (PI. LU). 

Renseignements communiqués par M. L. Armand-Calliat. 

Tête et partie du poitrail d'une lionne, semblable 
à la précédente. 

8267. Fragment de chenet trouvé au lieudit « La 
Ville d'Allery », ou « Le Champ des Bois », commune 
de La Chapelle-du-Mont-de-France (Saône-et-Loire). 
Au Musée de Saint-Bonnet-de-Joux. Terre cuite. 
Hauteur, m. 09. (PI. LU). 

Photographie communiquée par M. Gabriel Jeanton. — 
R. Lantieb, Bulletin archéologiqtte du Comité, 1936-1937, 
p. 176, pi. I, I. 



44 



CHALON-SUR-SAONE ET LE CHALONNAIS. 



Tête de bélier, brisée à la naissance du cou. Le 
modelé du mufle, les cornes spiralées tém.oignent 
d'une exacte observation de la nature. Un éclat a 
entraîné la disparition de l'œil droit. 

8268. Tête trouvée à Saint-Bonnet-de- Joux (Saône- 
et-Loire), au Bois des Hauts. Au Musée de Saint- 
Bonnet-de- Joux. Grès. Hauteur, m. 30. (PI. LU). 

Photographie et renseignements communiqués par M. A. Sa- 
batier. 

Tête d'homme, les cheveux disposés en mèches 
rigides et rejetées en arrière. Le nez, le menton et 
la nuque sont brisés. Travail indigène. 

8269. Statue mutilée trouvée, en 1905, à La Pom- 
meraye, commune de Viry (Saône-et-Loire), « dans 
une haie, près d'une source, non loin d'une ancienne 
chapelle, au lieudit « Les Broyards » [A. Sabatier]. 
A CharoUes, chez M. Robin, dans la cour. Grès. 
Hauteur, 1 m. 50. (PI. LU). 

Photographie et renseignements communiqués par M. A. Sa- 
batier. 

Homme debout, brisé aux épaules et aux genoux. 
Sur un vêtement long, à manches, est posé un man- 
teau, peut-être à capuchon, retombant à mi-corps. 



La main gauche, dont quatre énormes doigts sont 
visibles, est ramenée sur le devant de la poitrine. 
Travail indigène. 

8270. Tête trouvée à La Pommeraye, dans un 
tas de cailUoux. A Charolles, chez M. Robin, où elle 
a été fixée arbitrairement sur les épaules de la 
statue n» 8269. Grès. Hauteur, m. 22. (PI. LUI). 

Photographie et renseignements communiqués par M. A. Sa- 
batier. 

Tête d'homme, les cheveux ordonnés en mèches 
rigides et parallèles, rejetées en arrière. Le nez est 
brisé. Travail indigène. 

8271. Tête trouvée dans la fontaine de Bénetin, 
à Sennecé-lès-Mâcon (Saône-et-Loire). A Chazoux, 
par Hurigny, chez M. E. Violet. Pierre calcaire. 
Hauteur, 1 m. 34. (PI. LUI). 

Photographie communiquée par M. E. Violet. — Annale» 
de l'Académie de Mâcon, t. XXXIII, 1938, p. 146-150. 

La surface de la pierre est fortement usée. Le nez 
a presque entièrement disparu, et on ne distingue 
plus l'ordonnance de la coiffure. La tête est donnée, 
sans raisons valables, comme ayant appartenu à 
une statue de Bacchus. 



45 



NEVERS ET PARTIE DU TERRITOIRE ÉDUEN 
COMPRISE ENTRE L'ARROUX, LA LOIRE ET L'ARMANÇON. 



(Voir le tome III, p. 218). 



8272. Table (cartihulum) trouvée, en 1935, à 
Nevers (Nièvre), rue Saint-Martin, lors de travaux 
de voierie. A Nevers, provisoirement au Musée 
municipal Frédéric Blandin. Pierre commune. Hau- 
teur, m. 76 ; largeur au tailloir, m. 30. (PI. LUI). 

Photographie communiquée par M. Jacques-A. Palet. 
— A. Desforges, Mémoires de la Société académique du 
Nivernais, t. XXXVII, 1935, p. 135. — J.-A. Palet, Exposi- 
tion nivernaise d'arts celtique et gallo-romain, Nevers, 1946, 
p. 44, no 180. 

Sur le pied support de la table est figuré un her- 
maphrodite nu, debout, tenant dans la main gauche 
une draperie, qui recouvre la cuisse et retombe entre 
les jambes brisées au-dessus de la cheville. Un large 
bracelet entoure le bras droit, dont l'avant-bras man- 
que. Le visage rond, aux traits enfantins, est encadré 
par les boucles compliquées d'une chevelure, nouée 
bas sur la nuque, et de laquelle deux grosses 
torsades retombent en avant de chaque côté du cou 
jusqu'à la naissance de la poitrine. 

8273. Fragment de statue trouvé à Magny-Cours 
(Nièvre), en 1869. Au Musée £irchéologique de Nevers. 
Pierre. Hauteur, m. 285 ; largeur, m. 16. (PI. LUI). 

Photographie communiquée par M. Jacques-A. Palet. — 
Bulletin de la Société nivernaise des lettres, sciences et arts, 
t. VI, p. 260-263. — J.-A. Palet, Exposition nivernaise, p. 50, 
n" 196. 

Tête d'homme jeune, dont la partie droite a 
presque entièrement disparu. La chevelure, disposée 
en calotte, est en partie recouverte par un capuchon, 
bordé d'un liseré. 

8274. Bas-relief trouvé à Cosne-sur- Loire (Nièvre), 
dans le déblaiement d'un immeuble sinistré en 1940. 
Collection de M. Etienne Testard. Pierre. Hauteur, 
m. 285 ; largeur, m. 13. (PI. LIV). 

J.-A. Palet, Exposition nivernaise, p. 69, n° 266. 

Dans tme niche à sommet arrondi, divinité très 
mutilée, assise, vêtue d'une longue robe, une corne 
d'abondance dans la main gauche, peut-être une 
patère dans l'autre main. Déesse Mère. 



8275. Fragment de statue trouvé, en 1854, à 
Avril-sur-Loire (Nièvre), en creusant le bief d'iui 
moulin, aujourd'hui détruit, situé à une trentaine 
de mètres de l'abside de l'église du village, elle-même 
édifiée sur l'emplacement d'une villa gallo-romaine. 
Au Musée archéologique de Nevers. Pierre commune. 
Hauteur, m. 35 ; longueur, m. 70 ; épaisseur, 
m. 25. (PI. LIV). 

Photographie communiquée par M. E. Thévenot. — Bulletin 
de la Société nivernaise des lettres, sciences et arts, 1854, p. 33- 
36 (figure). — Catalogue du Musée de Nevers, n" 25. — E. Thé- 
venot, Mémoires de la Commission des antiquités du départe- 
ment de la Côte-d'Or, t. XXI, fasc. III-IV, 1938-1939, p. 477- 
480. • — J.-A. Palet, Exposition nivernaise, p. 46, n° 186. 

Tête de cheval. Le museau, l'œil et les oreilles 
sont brisés. Il ne subsiste plus qu'une faible partie 
de l'encolure et de la crinière soigneusement tressée. 
Le harnachement, qui comporte des cavités pour 
l'insertion d'ornements métalliques disparus, se com- 
pose du frontal, de l'arrêt de tête passé derrière les 
oreilles, du montant réunissant les deux pièces au 
mors, de la sous-gorge, sous la ganache, et de la 
muserolle. Musculature et harnais sont d'une exé- 
cution soignée. 

Avec ce fragment furent recueillis les restes d'tme 
statue d'homme : épaule droite, poitrine et partie 
de l'abdomen, aujourd'hui disparus. M. E. Thévenot 
propose de reconnaître dans ces morceaux de sculp- 
ture, les fragments d'un groupe du dieu-cavalier 
au géant anguipède, couroimant une colonne, dres- 
sée au bord de la Loire. 

8276. Fragments de statue trouvés au lieudit « La 
Corvée de Sancenay », à deux kilomètres au Sud- 
Ouest de Saint-Révérien (Nièvre), entre les hameaux 
de Sancenay et de Feuille. Disparus. Pierre. 

BopaAHD, Mémoire sur les ruines d'une vUla gallo-Tomaine 
existant dans les forêts de Compierre et de Saint-Révérien, 
Clamecy, 1842. — E. Thévenot, Mémoires de la Commission 
des antiquités du déparlement de la Côte-d'Or, t. XXI, fasc. III- 
IV, 1838-1939, p. 472-475. 

Débris du corps d'un cheval, « pouvant être sur- 
montés d'un cavalier, car on a reconnu sur ces 



46 



NE VERS ET PARTIE DU TERRITOIRE ÊDUEN. 



débris des traces de bride». [E. Thévenot]. Colonne 
au dieu-cavalier et au géant anguipède. 

8277. Statuette trouvée aux environs de Brinon- 
sur-Beuvron. Au Musée de Clamecy. Pierre de liais. 
Hauteur, m. 33. (PI. LIV), 

J.-A. Palet, Exposition nivernaiae, p. 48, n" 191 bia. 

Dieu au maillet, debout, vêtu d'une tunique 
courte, tenant un maillet de la main gauche et un 
vase dans l'autre main. 



8278. Statuette trouvée à quatre kilomètres de 
Saxdieu (Côte-d'Or), sur la route d'Autun. Au Musée 
des Antiquités Nationales de Saint-G«nnain-en- 
Laye. Granit du Morvan. Hauteur, 1 m. 10. 
(PI. LIV). 

Bloc quadrangulaire, dégrossi à la hauteur de la 
tête en forme de boule. Le nez est indiqué par une 
barrette verticale. Le bras droit, plié à angle droit, 
est ramené sur le devant du corps, la main appliquée 
sur la poitrine. 



47 



ENTRAINS. 

(INTARANVM). 
(Voir le tome III, p. 246). 



8279. Fragment de bas-relief trouvé à Entrains 
(Nièvre). Au Musée de Clamecy. Pierre commune. 
Hauteur, m. 20 ; largeur, m. 27 ; épaisseur, 
m. 13 (PI. LIV). 

J.-A. Palet, Exposition nivernaîse d'arts celticpie et gàUo- 
romain, p. 46, u" 187. 

Tête du Soleil, la chevelure bouclée entourée 
de rayons. A droite, un corbeau. Bas-relief mi- 
thriaque. 



8280. Fragment de sculpture trouvé en 1840. Au 
Musée archéologique de Nevers. Pierre. Hauteur, 
m. 15 ; longueur, m. 47 ; épaisseur, m. 20. 
(PL LIV). 

Album Hivernais, t. I, pi. 85. — J.-A. Palet, Exposition 
nivernaise..., p. 42, n° 172. 

Socle rectangidaire sur lequel sont figurées les 
serres d'un aigle disparu. Au-dessous, sur la plinthe, 
l'inscription : Avg(vsto) sac(rum) /. 



48 



AUXOIS. 

(MANDVBII). 

ALISE-SAINTE-REINE. 

(ALÉSIA). 

(Voir les tomes : III, p. 290 ; IX, p. 295 ; XI, p. 27, 214). 



8281. Fragment de statuette trouvé au lieu dit 
« Le Cimetière Saiiit-Père », aux abords du marché. 
Au Musée d'Alise. Marbre blanc. Hauteur, Om. 115. 
(PL LV). 

Photographie et renseignements communiqués par M. J. Tou- 
tain. 

Partie inférieure d'un torse de femme, brisé au- 
dessus du nombril et à la hauteur des genoux. 
Vénus (?). 

8282. Statuette mutilée trouvée dans un puits, 
situé près de la voie romaine traversant d'Est en 
Ouest la ville antique. Au Musée d'Alise. Pierre 
calcaire. Hauteur, m. 39. (PL LV). 

Photographie et renseignements communiqués par M. J. Tou- 
tain. 

Dieu au maillet. La tête, le bras et la jambe 
gauches, ainsi que le pied droit manquent. Le bras 
droit est légèrement écarté du corps, la main appuyée 
sur un petit autel brûle-parfums. De la main gauche, 
le dieu tenait un maillet, dont il ne reste plus qu'un 
court fragment de la longue hampe. Il est vêtu d'une 
tunique courte, serrée à la taille et retroussée, sur 
laquelle est posé un manteau, passant sur l'épaule 
droite et retombant à gauche sur l'avant-bras et en 
arrrière du corps. 

8283. Fragment de bas-relief trouvé dans un puits, 
au lieu dit « En-Surelot ». Au Musée d'Alise. Pierre 
calcaire. Hauteur, m. 10; largeur, Om. 16. (PI. LV). 

Photographie communiquée par M. J. Toutain. — J. Tou- 
TAiN, Pro Alesia, n"» 51-52, 1929, p. 72-73. 

Partie inférieure du corps d'un Dieu au maillet 
debout. Seuls subsistent les jambes, l'extrémité de 
la hampe du maillet et l'avant-train d'un chien. 



8284. Fragment d'un groupe trouvé au lieu dit « Le 
Cimetière Saint-Père », près du marché. Au Musée 
d'Alise. Pierre calcaire. Hauteur, m. 33. (PI. LV). 

Photographie et renseignements communiqués par M. J. Tou- 
tain. 

Le fragment appartient à un groupe du dieu et de 
la déesse assis sur tm siège à haut dossier. Le dieu est 
vêtu d'un manteau à col formant bourrelet, couvrant 
entièrement la jambe droite et dont l'extrémité 
opposée repose sur le genou gauche, sur lequel 
s'appuie l'extrémité terminale d'une grosse hampe, 
maintenue dans la main gauche, plutôt une corne 
d'abondance mal comprise qu'un bâton. La partie 
supérieure de l'attribut manque. L'érosion de la 
pierre a entraîné la disparition des traits du visage 
et de la chevelure. 

8285. Partie inférieure d'un bloc rectangulaire, 
sculpté sur trois de ses faces, trouvé au lieudit « La 
FandroUe », dans les déblais accumulés au-dessus 
d'une hutte gauloise. Au Musée d'Alise. Pierre. 
Hauteur, m. 41 ; largeur, Om. 50, m. 45 (PI. LVI). 

Photographie et renseignements communiquéspar M. J. Tou- 
tain. 

Sur la face antérieure, partie inférieure du corps 
d'un personnage, peut-être féminin, sans doute assis, 
dont les jambes sont recouvertes par l'extrémité 
d'une ample robe plissée. Sur les deux faces latérales, 
les jambes brisées de deux personnages debout. Les 
pieds sont chaussés. La partie postérieure du bloc 
était incurvée de façon à pouvoir être adossée à une 
colonne. 

8286. Fragment de statue trouvé, en 1944, dans 
une butte de terre, située entre les ruines d'un petit 



ALISE-SAINTE-REINE. 



49 



temple à plan gréco-romain et celles du monument 
aux trois absides. Au Musée d'Alise. Pierre calcaire 
de Til-Châtel. Hauteur, m. 17 ; largeur, m. 14, 
m. 10. (PI. LVI). 

Photographie communiquée par M. J. Toutain. — J. ToB- 

TAIN, Bulletin archéologique du Comité, procès- verbaux, 12 mars 
1945. 

Tête de divinité masculine. La chevelure abon- 
dante est ordonnée en trois masses superposées. Une 
barbe touflFue, sur laquelle retombent les extrémités 
d'une grosse moustache, encadre la partie inférieure 
du visage. Le nez est court, élargi à la base. Les yeux 
sont enfoncés sous les arcades sourcilières. Travail 
indigène. Dis Pater ou le Dieu au maillet. 

8287. Fragment de sculpture trouvé dans la cour 
qui précède à l'Est la basilique civile, au lieu dit « Le 
Cimetière Saint-Père ». Au Musée d'Alise. Pierre 
calcaire. Hauteur, Om. 13. (PI. LVI). 

Photographie et renseignements communiqués par M. J. Tou- 
tain. 

Tête d'homme imberbe. Les yetix sont clos. 



8288. Statuette trouvée au lieu dit « Le Cimetière 
Saint-Père », aux abords du marché. Au Musée 
d'Alise. Pierre calcaire. Longueur, m. 07. (PI. LVII). 

Photographie et renseignements communiqués par M. J. Tou- 
tain. 

Colombe. La tête et les pattes manquent. 



8289. Fragment de stèle trouvé lors des travaux 
effectués à la chapelle de La Roche d'Y, à Montigny- 
sur-Armançon (Côte-d'Or). Encastré au-dessus de 
la porte de la chapelle, à côté de deux autres reliefs 
précédemment découverts sur le même emplace- 
ment. (E., t. m, p. 314, n» 2402). Pierre commune. 
Hauteur, m. 12 ; largeur, m. 21 ; épaisseur, 
m. 14. (PI. LVII). 

Photographie communiquée par M. l'abbé Millot. — L. Ber- 
THOUD et A. VrrTENET, Bulletin mensuel de la Société des 
Sciences naturelles et historiques de Semur, 1929, p. ucni. 

Tête humaine de face, de style gaulois, encadrée 
de chaque côté par deux torsades. 

Ces divers ex-voto proviennent d'un sanctuaire de 
source, situé près de Massigny-lès-Vitteaux. 



BSPÉRANDIEU 



50 



TEMPLE DE LA SEINE. 

(Voir les tomes : III, p. 314 ; XI. pp. 21). 

Lee fouilles du Temple de la Seine ont été poursuivies par Henry Corot jusqu'en 1939. Elles ont amené 
la découverte de la grande piscine, située à l'Ouest du sanctuaire et dont la forme irrégulière s'explique par 
l'existence de constructions antérieures. Au cours des travaux, de nouveaux ex-voto, des fragments de sculptures 
ont été découverts, provisoirement rassemblés à Poncey. 

Les photographies de ces monuments, faites par Henry Corot, m'ont été obligeamment commiuniquées 
par M. Gabriel Grémaud. 

BIBLIOGRAPHIE. 

I. G. Dhioux, Cultes indigines des Lingons, Langres, 1934, p. 126. 
II. Henri Corot, Au temple de la Dea Sequana. Cinqcampagnes de fouilles, dans Annales de Bourgogne, t. VII, 1935, p. 358-362. 

III. Du MÊME, La grande piscine de la Dea Sequana, dans ibid., t. X, 1938, p. 197. 

IV. Du MÊME, Les fouillées des sources de la Seine, dans Mémoires de la Commission des antiquités du département de la Côle-d'Or, 
t. XXI, fasc. MI, 1936-1937, p. 176-179. 

V. Du MÊME, Les fouilles du Temple de la Seine, dans Revue archéologique, 1940, 1, p. 110-111. 

VI. Du MÊME, Les fouilles du Temple de la Seine en 1939, dans Mémoires de la Commission des antiquités du département de 
la Côte-d'Or, t. XXII, fasc. I, 1940-1941, p. 129-134. 



8290. Fragment de statuette trouvé en 1937. 
Pierre commune. (PI. LVII). 

H. Corot, Annales de Bourgogne, t. X, 1938, p. 197. —E. Thé- 
VENOT, Mémoires de la Commission des antiquités du dépar- 
tement de la Côte-d'Or, t. XXI, fasc. III-IV, 1938-1939, p. 498 
(figure). 

Avant-train d'un sanglier terrassant le génie an- 
guipède. Des groupes analogues ont été découverts en 
Germanie romaine, sur lesquels le sanglier remplace 
le dieu-cavalier. (E., t. X, p. 70, n° 7366 ; — Ger- 
manie romaine, p. 35, u9 46). 

8291. Fragment d'un groupe équestre. Pierre 
commune. Hauteur, m. 10 ; m. 045. (PI. LVII). 

H. Corot, Annales de Bourgogne, t. X, 1938, p. 197. 

Sabot d'un pied antérieur et extrémité de la 
jambe postérieure d'un cheval, reposant sur un 
rocher. De nombreux et menus débris des membres 
et du ventre de l'animal ont été également recueillis. 

8292. Fragment de sculpture. Au Musée de Dijon. 
Pierre commune. Hauteur, m. 43. (PI. LVII). 

H. Corot, Annales de Bourgogne, t. X, 1938, p. 197-198. 

Corne d'abondance, brisée à la base. A la partie 
supérieure, figues, grenades et fruits plus grands 
que nature. 

8293. Fragment de sculpture. Pierre commune. 
Hauteur, m. 275 ; épaisseur, m. 185. (PI. LVIII). 

H. Corot, Annales de Bourgogne, t. X, 1938, p. 197. 



Mufle de bovidé. H. Corot rapproche ce fragment 
d'un autre morceau, qui aurait pu appartenir à la 
même sculpture, et représente la mèche du fouet de 
la queue de l'animal. 

8294. Stèle trouvée, en 1938, dans l'escalier condui- 
sant du temple à la piscine. Au Musée de Dij on. Pierre 
commune. Hauteur, m. 82 ; largeur, m. 31 ; épais- 
seur, m. 11. (PI. LVIII). 

H. Corot, Anruiles de Bourgogne, t. X, 1938, p. 193. 

Dans une niche rectangulaire, personnage debout, 
vêtu d'une tunique, descendant jusqu'aux pieds 
chaussés, en plis rigides et parallèles. La tunique de 
dessus est rabattue en bourrelet autour du cou. Dans 
la main droite, ramenée devant la poitrine, un objet 
rond, probablement un fruit. La chevelure est disposée 
en mèches rigides et parallèles, rejetées en arrière. 

Une stèle semblable a été précédemment décou- 
verte dans le sanctuaire. (E., t. III, p. 318, n» 2409). 

8295. Stèle mutilée trouvée dans l'escalier condui- 
sant du temple à la piscine. Pierre commune. Hau- 
teur, m. 78 ; largeur, m. 36 ; épaisseur, m. 13. 
(PI. LVIII). 

H. Corot, Annales de Bourgogne, t. X, 1938, p. 193. 

Homme debout dans une niche à sommet arrondi. 
Il porte une tunique longue à manches courtes. Le 
bras droit est allongé le long du corps, la main 
tenant une bourse ; l'autre main est ramenée sur la 
poitrine. La chevelure est ordonnée en mèches 



TEMPLE DE LA SEINE. 



51 



rigides et parallèles. (Voir E., t. III, p. 324, n° 2425 ; 
p. 328, nO 2436). 

8296. Stèle mutilée trouvée dans l'escalier condui- 
sant du temple à la piscine. Pierre commune. Hau- 
teur, m. 71. ; largeur, m. 39 ; épaisseur, m. 11. 
(PI. LVIII). 

K. Corot, Annales de Bourgogne, t. X, 1938, p. 193. 

Homme debout dans une niche, le bras droit 
allongé le long du corps, tenant une bourse dans la 
main gauche, ramenée sur la poitrine. Il porte une 
tunique longue à plis réguliers, sur laquelle est posé 
un manteau à manches courtes. La tête, l'épaule 
droite et la partie inférieure du corps, depuis le 
bassin, ont disparu. 

8297. Partie inférieure de la stèle n» 8296. Pierre 
commune. Hauteur, m. 45 ; largeur, m. 41 ; épais- 
seur, m. 14. (PI. LVIII). 

Extrémité inférieure de tunique p lissée et deux 
pieds chaussés. 

8298. Fragment de stèle trouvé dans l'escalier 
conduisant du temple à la piscine. Pierre commune. 
Hauteur, m. 57 ; largeur, m. 40 ; épaisseur, m. 12. 
(PI. LVIII). 

Homme debout dans une niche, vêtu d'une tunique 
longue à plis réguliers, sur laquelle est posé un man- 
teau à manches courtes. Le bras droit est allongé lelong 
du corps, lamain gauche, ramenée sur la poitrine, tient 
une bourse. Brisé sous les épaules et à la ceinture. 

8299. Stèle trouvée, en 1934, dans le temple, 
contre la falaise rocheuse. Pierre commune. Hau- 
teur, m. 57 ; largeur, m. 15. (PI. LVIII). 

Personnage debout, le corps enveloppé dans une 
étoffe qui semble couvrir également le sommet de 
la tête et descend jusqu'aux genoux. Brisée à droite. 

8300. Tête en ronde-bosse trouvée en préparant 
l'assiette du nouveau chemin d'accès en aval de la 
source principale, à l'Ouest du talweg et à m. 35 
environ de celui-ci. Au Musée de Dijon. Pierre 
commune. Hauteur, m. 25. (PI. LVIII). 

Photographie communiquée par M. P. Lebel. — M. PÉn- 
SONNIER, Mémoires de la Commission des antiquités du dépar- 
tement de la Côte-d'Or, t. XIX, 1927-1932, p. 199. 

Tête d'homme, affligé d'une grosse tumeur der- 
rière l'oreille droite. Un coup de pioche malen- 
contreux a entraîné la disparition de la partie supé- 
rieure de l'excroissance. La chevelure et la barbe 
courte sont traitées au trépan ; ainsi que les pupilles 
et les oreilles. Sur le sommet du crâne, trois trous. 



profonds de m. 02, étaient destinés à assurer la 
fixation sur luie paroi de cet ex-voto de malade. 

8301. Fragment de buste en bas-relief trouvé en 
1939. Pierre commune. (PI. LIX). 

H. Corot, Revue archéologique, 1940, 1, p. 110. — Du MÊME, 
Mémoires de la Commission des antiquités du département de 
la Côte-d'Or, t. XXII, fasc. 1, 1940-1941, p. 132 et fig. p. 133. 

Tête de femme, brisée au cou. L'oreille gauche et 
la chevelure de ce même côté ont disparu. Le nez 
est fortement arasé, la bouche grande, la lèvre infé- 
rieure épaisse. Les cheveux sont disposés en petites 
ondulations, les yeux clos. 

H. Corot proposait de reconnaître dans le monu- 
ment l'ex-voto « d'une malade atteinte de la chassie 
(lippitudo) . Les yeux sont clos, fort probablement 
par suite de la sérosité qui a collé les deux paupières 
l'une à l'autre ». 

8302. Fragment de sculpture. Pierre commune. 
Hauteur, m. 15. (PI. LIX). 

Tête d'homme. Les traits du visage sont presque 
entièrement effacés. La chevelure est ordonnée en 
petites bouclettes superposées. Ex-voto. 

8303. Fragment de sculpture. Pierre commune. 
Hauteur, m. 13. (PI. LIX). 

Tête de femme. La chevelure, divisée par une raie 
médiane, dessine des ondulations parallèles. La 
surface de la pierre est corrodée. Le nez et le menton 
sont brisés. 

8304. Fragment de sculpture. Pierre commune. 
Longueur, m. 07. (PI. LIX). 

Main tenant un reptile. 

8305. Bas-relief. Pierre commune. Diamètre, 
m. 08. (PI. LIX). 

Sein disposé sur un fond uni. Ex-Voto. (Voir E., 
t. III, p. 334, no 2449). 

8306. Fragments de sculptures trouvés au bas de 
la source. Au Musée de Dijon. Moulages au Musée 
des Antiquités Nationales de Saint-Germain-en- 
Laye. Pierre tendre. Hauteurs, m. 285 ; m. 185 ; 
m. 175 ; m. 165. (PI. LIX). 

H. Corot, Mémoires de la Commission des antiquités du dépar- 
tement de la Côte-d'Or, t. XXI, fasc. I-II, 1936-1937, p. 178 
(figures). — P. Lebel, ibid., p. 181-183. 

Ex-voto découpés en forme d'étrier et représen- 
tant, sous une forme fortement schématisée, deux 
mains, les doigts au contact par leurs extrémi- 
tés, tenant un fruit rond, vraisemblablement ime 
pomme. 



53 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



TOME IL 



AQUITAINE. 



LE COMMINGES. 

P. 6, n° 843. Ajouter à la bibliographie : J.-J. Hatt, Les 
monuments funéraiTes gaUo-Tomains du Comminges et du Cou- 
serans, dans Annales du Midi, t. LIV-LV, 1945, p. 180, n" 23, 
fig. 4. — F. Benoit, Des chevaux de Mourus aux chevaux de 
Roquepertuse, dans Préhistoire, X, 1948, p. 184. — Contami- 
nation du type de la Néréide, par rapport aux représentations 
du cheval marin et d'Êpona. Début du II* siècle après J.-C. 

« La stèle d'un art populaire réaliste, figure le défunt 
emporté vers l'Outre-tombe, sur un cheval au galop, dans un 
paysage qui associe le monde astral, rouelles et rosaces, si 
souvent figurées sur les stèles funéraires d'époque romaine, 
à l'Océan personnifié par un taureau anguipède, cornu, comme 
l'Éridan de VirgUe (Georg., IV, 35). » 

P. 12, n" 850 sqq. Ajouter à la bibliographie : F. Benoit, 
Des chevaux de Mouriès aux chevaux de Roquepertuse, dans 
Préhistoire, X, 1948, p. 205, n" 4. 

Le défunt est parfois figuré en adorant. 

P. 14, n° 855. Ajouter à la bibliographie : J.-J. Hatt, op. cit., 
p. 177, n» 15, fig. 3. — Début du ll« siècle après J.-C. 

P. 14, n" 857. Ajouter à la bibliographie : J.-J. Hatt, op. cit., 
p. 174, n» 4, pi. I B, 4. — Début du ll« siècle après J.-C. 

P. 23, n» 877. Ajouter à la bibliographie : J.-J. Hatt, op. cit., 
p. 175, n» 8 ; p. 220. — Début du n« siècle après J.-C. 

P. 23, o9 878. Ajouter à la bibliographie : J.-J. Hatt, op. cit., 
p. 173, n» 2, fig. 2. — Fin du l«^ siècle après J.-C. 

P. 23, n° 879. Ajouter à la bibliographie : J.-J. Hatt, op. cit., 
p. 182, n° 24. — Milieu du ii» siècle après J.-C. 

P. 25, nO 882. Ajouter à la bibliographie : J.-J. Hatt, op. cit., 
p. 205, n» 109. — iii« siècle après J.-C. 

P. 25, n» 883. Ajouter à la bibliographie : J.-J. Hatt, op. cit., 
p. 202, n° 97. — A. Colombet, Les divinités aux oiseaux en 
Gaule et le Dieu aux colombes d'Alésia, dans Mélanges Charles 
Picard, Revue archéologique, 1948, 1, p. 227. 

P. 26, n" 884. Ajouter à la bibliographie : J.-J. Hatt, op. cit., 
p. 201, n" 92. — Faussement attribué à la période des grandes 
Invasions, par L. GiscHiA, R. Mazenod, J. Verkier, Les arts 
primitifs français, pi. 34. — lll^ siècle après J.-C. 

P. 26, n° 885. Ajouter à la bibliographie : J.-J. Hatt, op. cit., 
p. 175, n" 6, pi. II b, 6. — Début du u* siècle après J.-C. 

P. 27, n» 888. Ajouter à la bibliographie : J.-J. Hatt, op. cit., 
p. 197, n° 77. — Faussement attribué à la période des grandes 
Invasions par Jiilius Baum, La sculpture figurale en Europe à 
l'époque mérovingienne (1937), p. 108, pi. LXIII, fig. 106, et 
par L. GiscHiA, L. Mazenod et J. Verrier, op. cit., pi. 35. 
— m* siècle après J.-C. 

P. 28, n» 889. Ajouter à la bibliographie : J.-J. Hatt, op. cit., 
p. 199, n» 86. — m« siècle après J.-C. 

P. 28, n° 890. Ajouter à la bibliographie : J.-J. Hatt, op. cit., 
p. 200, n» 91. — m» siècle après J.-C. 



MARTRES-TOLOSANES. 

P. 98, n° 1019. Ajouter à la bibliographie : J.-J. Hatt, op. cit., 
p. 184, n° 30. — Milieu du ll» siècle après J.-C. 

PYRÉNÉES. 

P. 104, n" 1032. Ajouter à la bibliographie : J.-J. Hatt, 
op. cit., p. 202, n" 95. — lii« siècle après J.-C. 

P. 104, n» 1033. Ajouter à la bibliographie : J.-J. Hatt, 
. op. cit., p. 206, n» 110. — m" siècle après J.-C. 

LÉZIGNAN. 

P. 107, n° 1038. Ajouter à la bibliographie : C. F. KUTSCH, 
Schumacher Festschrift, p. 276. — Époque augustéenne. 

P. 105, n" 1039. Ajouter à la bibliographie : J.-J. Hatt, 
op. cit., p. 193, n" 62. — m* siècle après J.-C. 

AUCH. 

P. 111, n<> 1046. Ajouter à la bibliographie : C. F. KuTSCH, 
op. cit., p. 276. Époque augustéenne. 

LE TOUGET. 

P. 115, n° 1054. Ajouter à la bibliographie : Raymond Lan- 
TIER, Tête d'un jeune chef aquitain, dans Monuments Piot, 
t. XXXI, 1931, p. 11, fig. 6. — Du MÊME, Les nouvelles sculp- 
tures d'Antremont, dans ibid., t. XL, 1944, p. 103-104. 

AUCH. 

P. 115, n" 1055. Un catalogue des monuments figurés du 
Dieu tricéphale a été dressé par M. P. Lambrechts, Contribu- 
tions à l'étude des divinités celtiques (1942), p. 33-36. 

BORDEAUX. 

P. 140, n" 1084. Époque augustéenne. C. F. KuTSCH, op. cit., 
p. 276. 

P. 141, n" 1085. Époque augustéenne. C. F. KtrrscH. op. cit., 
p. 276. 

P. 146, n" 1094. ii-in« siècle après J.-C. C. F. Kutsch, 
op. cit., p. 276. 

P. 146, n" 1095. Il» siècle après J.-C. C. F. Kutsch, op. cit., 
p. 276. 

P. 157, n" 1113. Peut être daté du règne de Marc-Aurèle. 
L. Habl, Zur Stilentwicklung der provinsialrômischen Plcatik 
in Germanien und Gcdlien, p. 34, n. 9. 

P. 158, n" 1118. Environ le règne de Marc-Aurèle. L. Habl, 
op. cit., p. 34, n. 9. 

P. 159, n° 1120. Époque d'Hadrien. L. Hahl, op. cit., 
p. 34, n. 6. 

P. 164, a" 1128. Après l'an 170 de notre ère. L. Hahi., 
op. cit., p. 34. 

P. 171, n» 1143. Environ le règne de Marc-Aurèle. L. Hahl, 
op. cit., p. 34, n. 9. 



54 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



P. 174, n° 1150. Environ le règne de Marc-Aurèle. L. Hahl, 
op. cit., p. 34, n. 9. 

P. 177, n° 1158. Époque d'Hadrien. L. Hahl, op. cit., 
p. 34, n. 6. 

P. 179, n» 1162, 1163. Époque d'Hadrien. L. Hahl, op. 
cit., p. 34, n. 6. 

P. 186, n" 1178. Environ le règne de Marc-Aurèle. L. Hahi, 
op. cit., p. 34, n. 9. 

LE PETIT-CORBIN. 

P. 223, n° 1249. Ajouter à la bibliographie : Henri DE Sarrau, 
Le Jupiter à Vanguipède du Petit-Corbin. Extrait de la Revue 
historique et archéologique du Libournais, n°' 29, 30, 31, 
Liboume, 1940, in-S», 46 p. 

Le bas-relief n'est pas perdu. Découvert au Petit-Corbin, 
en 1845, il fut transporté au domaine du Thil, à Veyres (Gi- 
ronde). Il est maintenant conservé au Musée de Liboume. 
Photographie communiquée par M. H. de Sarrau (PI. LX). 

Pierre calcaire du pays. Hauteur totale, 1 m. 06 ; largeurs, 
m. 40, m. 46 ; épaisseur, m. 28. Base : hauteur, m. 13 ; 
longueur, m. 46. 

Sur les représentations du groupe du Jupiter à l'anguipède, 
sur lesquelles l'image du dieu est réduite à la figuration d'une 
jambe, voir : Frank Delage, Le Jupiter de Jioux, dans Bulletin 
de la Société archéologique et historique du Limousin, t. LXXXI V, 
1932, p. 219-235. 

AGEN. 

P. 226, n" 1254. Ajouter à la bibliographie : A. Colombet, 
Les divinités aux oiseaux en Gaule et le dieu aux colombes d^ Alise, 
dans Mélanges Charles Picard, Revue archéologique, 1948, 1, 
p. 225-227. 

MAS D'AGENAIS. 

P. 228, n° 1259. Ajouter à la bibliographie : A. de Champeaux 
et Héron de Villefosse, dans Musée archéologique, t. II, 
1877, p. 97-102. 

PÉRIGUEUX. 

P. 236, n° 1267. Ajoiuer à la bibliographie : Franz Cumont, 
Recherches sur le symbolisme funéraire des Romains, p. 220. 

P. 242, n" 1278. Ajouter à la bibliographie : Franz CuMONT, 
op. cit., p. 215, n. 14. 

P. 243, n° 1283. Ajouter à la bibliographie : Franz Cumont, 
op. cit., pi. XVII, 2. 

SAINTES. 

P. 260, n° 1319. Ajouter à la bibliographie : P. Lambrechts, 
Contributions à Vitude des divinités celtiques, p. 23, n. 11, 
fig. 14. — Transition de la période préflavienne à la période 
flavienne. L. Hahl, op. cit., p. 45. 

P. 262, n" 1322. Transition de la période préflavienne à la 
période flavienne. L. Hahl, op. cit., p. 45. 

P. 266, n° 1328. Transition de la période préflavienne à la 
période flavienne. L. Hahl, op. cit., p. 45. 

P. 278. n° 1355. Époque tardive flaviano-trajane. L. Hahl, 
op. cit., p. 38. 

P. 282, n° 1363. Ajouter à la bibliographie : Fr. Poulsen, 
Rômische Privatportràts und Prinzenhildnisse (Det Kgl. Danske 
Videnskabemesselskab. Archaeol.-Kunsthistoriske Meddelelser, 
t. II, 5, Copenhague, 1939). 

SANXAY. 

P. 317, n" 1427. Ajouter à la bibliographie : Fr. Eygun, 
Liste des objets recueillis à Sanxay par le R. P. de la Croix, 
dans Gallia, 2, 1944, p. 100-102, fig. 6. 



BOURGES. 

P. 336, n° 1467. Ajouter à la bibliographie : Franz Cumont, 
Recherches sur le symbolisme funéraire des Romains, p. 215, 
n. 16. 

P. 337, n" 1470. Ajouter à la bibliographie : Franz CuMONT, 
op. cit., p. 215, n. 16. 

LA TERNE. 

P. 287, n" 1375. Ajouter à la bibliographie : F. Benoit, 
Des chevaux de Mouriès aux chevaux de Roquepertuse, dans 
Préhistoire, t. X, 1948, p. 179, n" 5. M. F. Benoit attire l'at- 
tention sur la présence de la croix en sautoir, motif celtique de 
valeur funéraire. 

P. 350, n" 1502. Ajouter à la bibliographie : Franz CuMONT, 
op. cit., p. 215, n. 16. 

P. 254, n° 1512. Ajouter à la bibliographie : Franz CuMONT, 
op. cit., p. 215, n. 16. 

P. 354, a° 1513. Ajouter à la bibliographie : Franz Cumont, 
op. cit., p. 216, n. 16. fig. 44. 

P. 355, n° 1515. Ajouter à la bibliographie : Franz Cumont, 
op. cit., p. 215, n. 16. 

ALLEAN. 

P. 359, n" 1525. Ajouter à la bibliographie : Franz CuMONT, 
op. cit., p. 215, n. 15. 

P. 359, n" 1526. Ajouter à la bibliographie : Franz CuMONT, 
op. cit., p. 215, n. 15. 

P. 360, n» 1528. Ajouter à la bibliographie : Frank Delage, 
Bulletin de la Société historique et archéologique du Limousin, 
t. LXXXIV, 1932, p. 219-235. 

P. 364, n» 1538. Ajouter à la bibliographie : Franz Cumont, 
op. cit., pi. XVII, 3. 

P. 365, n» 1540. Ajouter à la bibliographie : Franz CuMONT, 
op. cit., pi. XVII, 2. 

NÉRIS. 

P. 375, n° 1564. Un catalogue de» monuments figurés du dieu 
et de la déesse assis a été dressé par M. P. Lambrechts, Contri- 
butions à Vétude des divinités celtiques, p. 117, n. 1. 

P. 375, n" 1565. Ajouter à la bibliographie : L" Illustration, 
n» 5116, 29 mars 1941, p. 331 (figure). 

P. 376, n° 1566. Ajouter à la bibliographie : Madeleine Mas- 
SOUL, Musée de Néris. Sculptures gauloises et gallo-romaines, 
dans Bulletin des Musées de France, t. III, 1931, p. 38. 

P. 378, n» 1571. Le jeune homme tiendrait dans la main 
gauche un serpent et, dans l'autre main, la hampe d'un thyrse 
(?). M. Massoul, op. cit., p. 38-39. 

P. 379, n» 1573. Un catalogue des monuments figiu-és du 
Dieu au serpent a été dressé par M. P. Lambrechts, Contribu- 
tions à l'étude des divinités celtiques, p. 45-47. 

P. 383, n° 1579. La divinité ne ramènerait pas de la main 
droite un pan de son manteau, mais tiendrait un serpent. 
M. Massoul, op. cit., p. 39. 

P. 383, n° 1580. Il n'y a aucune raison de reconnaître dans 
le monument l'image d'vm malade tenant un gobelet dans la 
main droite. M. Massoul, op. cit., p. 39. 

LIMOGES. 

P. 384, n" 1581. Ajouter à la bibliographie : Frank Delage, 
Le Jupiter de Jioux, dans Bulletin de la Société historique et 
archéologique du Limousin, t. LXXXIV, 1932, p. 219-235. 

LE ROUERGUE. 

P. 410. Ajouter à la bibliographie : Forma orbis romani. 
Carte archéologiqtte de la Gaule romaine, dressée sous la direction 
de M. Adrien Blanchet, membre de l'Institut. Carte et texte 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



55 



complet du département de VAveyron, préparés par M. Emile 
Bonnet, complétés et terminés par le Directeur, Fasc. 9. Paris, 
1944. 

P. 410-415, n» 1631 à 1636. Ajouter à la bibliographie : 
Forma orbis romani, fasc. 9, p. 41 (Adr. Bl(anchet)). 

P. 414, n° 1641. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 42. 

P. 416, n" 1645. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 42. 

M. A. Blanchet signale l'existence d'un fragment de statue- 
menhir, au domaine de « La Vemière », cne de Montagne, dont 
on ne distingue plus que le vêtement. 

CAHORS. 

P. 418, n» 1648. Ajouter à la bibliographie : Franz CuMONT, 
op. cit., p. 450. M. F. CuMONT signale la parenté des scènes de 
chasse du monument avec celles représentées sur le sarcophage 
de Déols (E., II, p. 372, n" 1560). 

ÉVENOS. 

P. 448, n" 1689. Ajouter à la bibliographie : F. Benoit, 
Des chevaux de Mouriès aux chevaux de Roquepertuse, dans 



Préhistoire, t. X, 1948, p. 184, n" 4 ; plutôt que Mars, le per- 
sonnage représente est un adorant, levant la main gauche dans 
un geste rituel. 

AGEN. 

P. 461, nO 1712. Époque claudienne. C. F. KuTSCH, Schuma- 
cher Festschrift, p. 216. 

P. 462, n» 1713. Époque claudiemie. Ibid., p. 216. 

MAILLEZAIS. 

P. 466, n" 1722. Ajouter à la bibliographie : Franz CuMONT, 
op. cit., p. 215, n. 13. 

LE GÉVAUDAN. 

P. 477, n" 1733. Ajouter à la bibliographie : M. Balmelle, 
Répertoire archéologique du département de la Lozère. Période 
gallo-romaine, 1937, p. 24-29. — F. Benoit, Un monument 
« préchrétien» du Bas-Empire : le mausolée de Lanuéjols (Lozère), 
dans Bulletin monumental, t. C, 1941, p. 119-132. — Voir 
contra : J. Formige, Bulletin de la Société nationale des anti- 
quaires de France, 1942, p. 78-82. 



TOME m. 



LYONNAISE. 



LYON. 

P. 8, n° 1738. Ajouter à la bibliographie : Lothar Hahl, 
Zur Stilentwicklung der provinzialrômischen Plastik in Germa- 
nien und Gallien, p. 23, n. 99 a. 

P. 8, n" 1739. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 23, n. 99 a. 

P. 9, n" 1740. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 23, n. 99 a. 

P. 16, n° 1755. Ajouter à la bibliographie : H. Dragendorff, 
Der Altar der Roma und des Augustus in Lugdunum, dans 
Jahrbuch des deutschen archàologischen Instituts, t. 52, 1937, 
p. 111-119. — Ch. Picard, Revue des études latines, 1938, 
p. 280-282. — L'autel est incontestablement de style grec, 
peut-être attique, de la seconde moitié du ll^ siècle, et aurait 
été importé à Lyon dans l'antiquité. L'auteur rappelle qu'on 
aurait trop tendance actuellement à sous-estimer les influences 
directes de l'art grec sur les provinces de la Gaule romaine, 
au profit de celles qui arrivaient d'Italie, après l'établissement 
des nouveaux passages transalpins. 

P. 18, n" 1758. Ajouter à la bibliographie : H. Dragendorff, 
op. cit. — De même que l'^ra Pacis, l'autel de Rome et d'Au- 
guste, à Lyon, devait être entouré d'un mur d'enceinte décoré, 
où la guirlande de chêne des plaques lyonnaises pourrait 
prendre place, de préférence sur la face intérieure. 

P. 32, n" 1780. Ajouter à la bibliographie : L. Hahl, op. cit., 
p. 30, n. 126. — Le monument peut être rapporté au rv* siècle 
de notre ère. 

P. 40, n" 1799. Ajouter à la bibliographie : Heinz Kahler, 
Die rômischen Pfeilengrabmàler, dans Bonner Jahrbiicher, 
t. 139, 1934, p. 145-172, pi. V. 

FEURS. 

P. 46, n° 1981. C. Phaschniker, Oesterreisiches Jahreshefte, 
t. XXX, 1937, p. 111-134. La statuette lyonnaise de l'ancienne 
collection Artaud évoquerait la statue cultuelle du Jupiter du 
capitole de Sopron, assis sur un trône richement décoré (environ 
82 avant J.-C). 



TERRITOIRE DES ÉDUENS. 

P. 70, n" 1851. Dans un mémoire, publié dans le Bulletin de 
la Société nationale des Antiquaires de France, 1944, p. 214-217, 
M. Albert Colombet donne la liste des vingt-deux figurations 
d'Épona, découvertes dans le département de la Côte-d'Or. Les 
stèles, statuettes et autre figures d'Épona avaient été précé- 
demment recensées, pour cette même région, par Henry Corot, 
dans la Revue des Musées, t. IV, 1931, p. 206 (carte). 

P. 102, n" 1934. Ajouter à la bibliographie : Fr. Cumont, 
Recherches sur le symbolisme funéraire des Romains, p. 216, 
n. 20. 

P. 114, n» 1965. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 216, 
n. 20. 

P. 116, n° 270. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 216, n. 20. 

P. 117, n» 1975. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 216, n. 20. 

P. 119, n° 1981. Ajouter à la bibliographie : N. Garnier, 
Le domaine et les collections de Philibert de la Mare à Conternon, 
dans Mémoires de la Commission des Antiquités du département 
de la Côte-d'Or, t. XVII, p. 14. — A. DE Charmasse, Revue 
éduenne, t. XI, 1912, p. 219. 

P. 128, n" 2001. Maitranceau est situé sur le territoire de la 
commune de Meloisey. Ajouter à la bibliographie : Mémoires 
de la Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or, 
1874-1875, p. LXVII. — Bulliot, Mission... de Saint-Martin, 
p. 137, fig. 64 ; p. 169, fig. 96. 

P. 139, n° 2030. Six autres stèles ont été découvertes à La 
Rochepot, près de la fontaine Larrey, vers la fin du XDC® siècle. 
Elles ont disparu. E. ThÉvenot, Annales de Bourgogne, 
t. XVII, 1945, p. 69. 

P. 140, n" 2032. Ajouter à la bibliographie : E. Thévenot, 
La colonne antique de Cussy. Projet de restitution, dans Mémoires 
de la Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or, 
t. XXI, fasc. I-II, 1936-1937, p. 200-213. — Du même. Les 
monuments et le cube de Jupiter à VAnguipède dans la cité des 



56 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



Êduens, dans ibid., t. XXI, fasc. III-IV, 1938-1939, p. 428-431. 

Le chapiteau antique, sur lequel était posé le groupe équestre 
gît au pied de la colonne. Il y a lieu de le remettre en place et 
de supprimer le chapiteau moderne. 

P. 144, n" 2033. Ajouter à la bibliographie : Mémoires de la 
Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or, 
t. XV, p. V. 

P. 146, n° 2038. Il ne s'agit pas de Manteux, mais de Nan- 
teux. — Ajouter à la bibliographie : Le Bien Public (Dijon), 
23 juillet 1898 : d'après l'auteur de l'article, les quatre divinités 
représentées seraient : Minerve, Apollon, Neptune et Mars. 
— Mémoires de la Commission des antiquités du département de 
la Côte-d'Or, t. XIII, 1898-1899, p. Lxxiii. — E. Thévenot, 
ibid., t. XXI, fasc. III-IV, 1938-1939, p. 495, 3. 

P. 149, n" 2042. Ajouter à la bibliographie : V. Affre, Apollo 
medicus, dans Mémoires de la Société archéologique de Beaune, 
1895, p. 149. — Utinet, Culte des eaux, dans Bulletin d'ftis- 
toire... du diocèse de Dijon, 1889. — E. Thévenot, Bulletin de 
la Société archéologique de Beaune, 4-1-1941. 

P. 150, n° 2043. Ajouter à la bibliographie : E. Thévenot, 
Mémoires de la CoTnmission des Antiquités du département de 
la Côte-d'Or, t. XXIII, fasc. 1, 1940-1941, p. 155-158. 

P. 151, n° 2045. Ajouter à la bibliographie : Morelot, 
Mémoires de V Académie de Dijon, 1844, Lettres, p. 209. — 
Protat, Mémoires de la Commission des Antiquités du départe- 
ment de la Côte-d'Or, t. IV, 1843-1854, p. xxvi. 

P. 152, n" 2046. Ajouter à la bibliographie : Bigarre, His- 
toire de Chorey, 1875, p. 140. 

P. 153, no 2048. Ajouter à la bibliographie : Pro Alesia, 1915, 
p. 77-78. Bertrand et Guyot, Les découvertes archéologiques de 
la bourgade gallo-romaine de Bolar, dans Bulletin archéologique 
du ComiU, 1932-1933, p. 628. 

P.155, n° 2051. Le groupe a été découvert au Bolar. — Ajou- 
ter à la bibliographie : Bertrand et Guyot, op. cit., p. 627, 
no 11. 

P. 157, n" 2058, Ajouter à la bibliographie : Bertrand et 
Guyot, Bulletin archéologique du Comité, 1932-1933, p. 633, 
pL XIII. 

P. 158, n" 2060. Ajouter à la bibliographie : Bertrand et 
Guyot, op. cit., p. 628. 

P. 159, n" 2062. Ajouter à la bibliographie : Bulliot et 
Thiollier, Mission... de Saint-Martin, p. 113, fig. 56. 

P. 159, n" 2069. La stèle a été trouvée à Baubigny, et non 
pas à Saint-Romain. (Buluot et Thiollier, op. cit., p. 140- 
141). 

P. 151, n" 2067. Ajouter à la bibliographie : E. Thévenot, 
Quelques remarques nouvelles sur les autels de Mavilly, dans 
Mémoires de la Société éduenne, 49, 1942, p. 3551. 

P. 168, n" 2068. Ajouter à la bibliographie : A. Veau, 
Notes et documents sur Auxey-Duresses, p. 35 ; fontaine Saint- 
Ploto. 

P. 170, n° 2072. Ajouter à la bibliographie : E. Thévenot, 
Quelqites remarques nouvelles sur les autels de Mavilly, dans 
Mémoires de la Société éduenne, t. 49, 1944, p. 35-51. 

P. 174, n° 2080. Ajouter à la bibliographie : W. Schleier- 
HACHER, Ein neuer Attribut von Epona, dans Germania, t. 26, 
1942, p. 134. 

P. 177, n" 2085. Ajouter & la bibliographie : E. Thévenot, 
Mémoires de la Commission des antiquités du département de la 
Côte-d'Or, t. XXI, fasc. III-IV, 1938-1939, p. 431-440. 

Un répertoire des représentations du Dieu cavalier au géant 
anguipède a été dressé par M. P. Lambrechts, Contributions 
à l'étude des divinités celtiques, p. 98-99. 

P. 186, no 2108. Époque du Bas-Empire (C. F. Kutsch, 
Schumacher Festschrift, p. 216). 



P. 186, n" 2109. Ajouter à la bibliographie : A. Colobibet, 
Les divinités aux oiseaux en Gaule et le dieu aux colombes d'Alise, 
dans Mélanges Ch. Picard, Revue archéologique, 1948, 1, p. 225. 

P. 187, n° 2110 ; t. X, p. 161. La stèle a été trouvée à Saint- 
Hilaire. Elle est encastrée dans un mur de la maison Chandelux, 
rue de Chaumont, à Fontaines (Saône-et-Loire). L. Armand- 
Calliat, Le Chalonnais gallo-romain, p. 151. 

P. 188, n° 2113. La stèle disparue, jadis encastrée dans un 
mur de la métairie de la Serve, provient de Saint-Romain, et 
non pas de Volnay. (E. Thévenot, Bulletin de la Société archéo- 
logique de Beaune, 1941, 18 décembre.) 

P. 192, n" 2124. La stèle a été trouvée à Charrecey, où elle 
était encastrée dans la façade d'une maison. Elle a été vendue, 
vers 1880, au Musée d'Autun. (L. Armand-Calliat, Le Oia- 
lonnais gallo-romain, p. 115.) 

P. 193, n" 2125. Ajouter à la bibliographie : E. Thévenot, 
Mémoires de la Commission des antiquités du département de la 
Côte-d'Or, t. XXI, fasc. III-IV, 1938-1939, p. 480-484. 

P. 193-194, n"» 2126, 2127. Ajouter à la bibliographie : 
Mémoires de la Société éduenne, t. XLVIII, 1936, p. 99-10. 

P. 195, n° 2130. La stèle a été trouvée, le 20 mars 1856, près 
de la fontaine d'Argent, presque au sommet de la montagne 
de la Grande-Chaume, en défrichant un champ. 

Ajouter à la bibliographie : Carnot, Mémoires de la Commis- 
sion des antiquités du département de la Côte-d'Or, t. IV, p. LVin. 

P. 199, n° 2137. Le bas-relief, aujourd'hui perdu, a été trouvé 
à Saint-Jean-des-Vignes, au cours de fouilles conduites par 
la société d'archéologie locale. (L. Armand-Calliat, Le 
Chalonnais gallo-romain, p. 80). 

P. 205, n» 2150. Ajouter à la bibliographie : L. Hahl, Zur 
Stilentteicklung der provinzialrômischen Plastik in Germanien 
und Gallien, p. 245, n. 44. — Le monument peut être daté 
antérieurement à l'époque des Flaviens. 

P. 209, n° 2160. Il a paru nécessaire de donner une nouvelle 
image (PI. LX) permettant de se rendre mieux compte de l'arme- 
ment du gladiateur samnite : des fasciae entourent les cuisses ; 
une manica, qui semble de cuir, protège le bras droit, tandis que 
l'autre bras est nu. Le casque enveloppe la tête, cache la bouche, 
le nez et le menton, presque jusqu'à la naissance du cou. Ce 
n'est pas un jupon que porte le gladiateur, mais un caleçon 
retenu par une large ceinture. (L. Armand-Calliat, Musée 
de Chalon. Catalogue des collections lapidaires, p. 13, n" 8). 
M. F. Benoit (Préhistoire, X, 1948, p. 199). M. Renard (Des 
sculptures celtiques aux sculptures médiévales. Fauves andro- 
phages, dans Hommages à Joseph Bidez et à Franz Cumont, 
coll. Latomus II, p. 282-283), signalent le caractère funéraire 
de la représentation. 

P. 214-217, nos 2170-2178. Ajouter à la bibliographie : 
Bulliot, Découverte d'un temple de Mercure, dans BuUetin de 
la Société nie des Antiquaires de France, 1874, p. 49. 

P. 224, n» 2193. Ajouter à la bibliographie : E. Thévenot, 
Mémoires de la Commission des Antiquités du département de 
la Côf!-d'Or, t. XXI, fasc. III-IV, 1938-1939, p. 470-472. 

P. 229, n" 2206. Ajouter à la bibliographie : F. Benoit, 
Des chevaux de Mouriès aux chevaux de Roquepertuse, dans 
Préhistoire, t. X, 1948, p. 182, n° 3. Le relief se rattache plutôt 
au mythe celtique du voyage de l'âme par delà l'Océan. 

P. 229, n° 2208. Ajouter à la bibliographie : L. Hahl, 
op. cit., p. 48. — Adrian N, Newell, The dove-deity of Aesia 
and Serapis — Moritasgus, dans Revue archéologique, 1939, 
2, p. 138. — A. Benoit, Des chevaux de Mouriès aux chevaux 
de Roquepertuse, dans Préhistoire, X, 1948, p. 197. — 
A. Colombet, Les divinités aux oiseaux en Gaule et le dieu aux 
colombes d'Alise, dans Mélanges Charles Picard, t. I, p. 226 
(= Revue archéologique, 1948, 1). 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



La fonction de l'oiseau est ici psychopompe pltis qu'ora- 
culaire, ainsi que le prouve sur ce laraire, l'association avec 
le dieu au maillet. — Deuxième moitié du ni« siècle de notre ère. 

P. 231, n" 2211. Ajouter à la bibliographie : E. Thévenot, 
op. cit., p. 496. 

P. 238, n" 224. Ajouter à la bibliographie : A. CoiOMBET, 
Les divinités aux oiseaux en Gaule et le dieu aux colombes 
d'Alise, dans Mélanges Charles Picard, Revue archéologique, 
1948, I, p. 226. 

P. 245, n° 2249. Ajouter à la bibliographie : Silvio Ferri, 
II Numen Augusti diAvallonela probabile attivita de Zenodoro 
nelle Gallie. Rome, 1933, 12 p., 17 fig. — F. Poulsen, Académie 
danoise. Bulletin d'archéologie et d'histoire de l'art, t. I, 1933, 
p. 23, n" 8 (figure). — Ch. Picard, Revue des études latines, 
XII, p. 191. 

La statue représenterait un empereur divinisé et aurait pour 
auteur un Grec, Zénodore qtii, vers l'an 55, travaillait au Mer- 
cure du Puy-de-Dôme, ou quelque praticien de son école. 

P. 249, n" 2249. Ajouter à la bibliographie : L. Hahl, op. 
cit., p. 48. — Deuxième moitié du lli^ siècle de notre ère. 

P. 252, n° 2255, 2256 ; p. 255, n° 2263 ; p. 257, n» 2269. 
Ajouter à la bibliographie : L. Hahl, op. cit., p. 46. — Entrains 
paraît avoir été un centre industriel important au milieu du 
III^ siècle après J.-C. 

P. 266, n" 2292, Peut-être l^^^ siècle après J.-C. (C. F. KoTSCH, 
Schumacher Festschrift, p. 276). 

P. 266, nO 2293. Ajouter à la bibliographie : E. Thévenot, 
Mémoires de la Commission des antiquités du département de 
la Côte-d'Or, t. XXI, fasc. III-IV, 1938-1939, p. 469-470. 

P. 266, n» 2295. Ajouter à la bibliographie : F. Benoit, 
Des chevaux de Mouriès aux chevaux de Roquepertuse dans 
Préhistoire, t. X, 1948, p. 188, n» 4. 

Le mort serait tiré par l'oreille par une divinité psycho- 
pompe (Hercule ?) 

ENTRAINS. 

P. 272, n" 2309. Ajouter à la bibhographie : F. BENOIT, 
Des chevaux de Mouriès aux chevaux de Roquepertuse, dans 
Préhistoire, X, 1948, p. 188, n. 3. 

Le défunt est souvent représenté sous les traits de la divinité 
protectrice. 

P. 278, n» 2323. Ajouter à la bibliographie : E. Thévenot, 
op. cit., p. 464-469. 

AUXOIS. 

P. 280, n° 2235. Ajouter à la bibliographie : E. Thévenot, 
Un monument inédit d'Êpona conservé au Musée de Beaune, 
dans Mémoires de la Société d'archéologie de Beaune, 1937-1940, 
p. 91, n. 1. — E. Kroger, Trierer Zeitschrift, t. 16-17, 1941- 
1942, p. 25, no 64 (figure). 

P. 280, n» 2327. Ajouter à la bibliographie : Potey, Mémoires 
de la ComrrUssion des antiquités du département de la Côte-d'Or, 

t. XIV, p. CLXXXIV. 

P. 281, n» 2328. Ajouter à la bibliographie, ibid. 

P. 282, n" 2332. Ajouter à la bibliographie : G. Drioux, 
Cultes indigènes des Lingons, 1934, p. 71. 

P. 283, n» 2333. Ajouter à la bibliographie : H. Corot, 
Bulletin de la Société des sciences de Semur, 1906-7, p. xxxvill, 
cette stèle aurait été trouvée à Vausuzon. 

P. 284, n» 2335. Ajouter à la bibliographie : L. Hahl, op. 
cit., p. 48. Deuxième moitié du lll^ siècle de notre ère. — 
E. Thévenot, Mémoires de la Société d'archéologie de Beaune, 
1937-1940, p. 91, n. 1. 

BSPÉRANDIEU - XIII. 



P. 284, n" 2337. Ajouter à la bibliographie : H. Beaune, 
Mémoires de la Commission des antiquités du département de 
la Côte-d'Or, t. V, 1857-1858, p. xxiv. 

P. 285, n" 2338. Le monument a été trouvé « à 50 mètres du 
fossé séparant la partie où est le donjon de la partie où est la 
chapelle ». (Potey, Mémoires de la Commission des antiquités 
du département de la Côte-d'Or, t. XIV, p. cxxx, CLXXiv). 
— Ajouter à la bibliographie : G. Drioux, Cultes indigènes des 
Lingons, p. 46, n" 9. — E. Thévenot, Mémoires de la Commis- 
sion des antiquités du département de la Côte-d'Or, t. XXI, 
fasc. III-IV, 1938-1939, p. 497. 

P. 287, n" 2340. Ajouter à la bibliographie : Nesle, Album 
du Chatillonnais, p. 12 et pi. XXXI-XXXII, fig. 14. — 
G. Drioux, op. cit., p. 85. 

P. 238, n" 2341. D'après Mignard, cette statue aurait été 
trouvée sur les bords de la Digenne, ruisseau qui traverse 
Essarois et se jette dans l'Ource. Il ne peut donc s'agir de la 
ferme de La Vincinte, près d'Amay-le-Duc. Bulliot et ThioUier 
ont certainement confondu cette statue avec celle qui porte 
le n" 2343. Renseignements communiqués par MM. A. Colombet 
et G. Grémaud. — Ajouter à la bibliographie : G. Drioux, 
op. cit., p. 112. 

P. 288, n» 2342. Il faut lire : pi. XXXI-XXXIII, fig. 11 ; 
et non : pi. XXXVIII. 

P. 289, n" 2344. Ajouter à la bibliographie : Bruey, Mémoires 
de la Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or, 
t. XV, p. cxv. 

P. 292, n" 2349. Ajouter à la bibliographie : J. TouTAIN, 
Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France, 
1943-1944, p. 343-353. 

La déesse représentée serait Herecura. 

P. 293, n" 2350. Ajouter à la bibliographie : L. Hahl, op. 
cit., p. 46. — Époque des Flaviens. 

P. 293, n» 2351. Ajouter à la bibliographie : E. KRtJGEH, 
Trierer Zeitschrift, t. 15, 1940, p. 22-23 (figure). 

P. 294, n» 2353. Ajouter à la bibliographie : H. Corot, 
« Le Bien Public », Dijon, 30 octobre 1907. N. Chabeuf, ibid., 
3 novembre 1907. 

P. 295, no 2354. Ajouter à la bibliographie : Adrian N. Ne- 
well, The Dove-Deity of Alesia, dans Revue archéologique, 
1939, 2, p. 133. — F. Benoit, Des chevaux de Mouriès aux 
chevaux de Roquepertuse, dans Préhistoire, X, 1948, p. 197, 
206, 210. 

La valeur chtonienne des têtes coupées ou bustes d'Alésia, 
accostés de deux colombes, est afifirmêe par la découverte, dans 
le même site, d'une statuette de divinité infernale, accompa- 
gnée de Cerbère, sur les épaules de laquelle sont posées deux 
colombes. Sans doute les têtes coupées de Bourgogne, accos- 
tées de deux colombes, n'ont-elles d'autres signification que 
l'idée de l'envol du défunt vers le ciel. 

P. 295, n° 2355. Ajouter à la bibliographie : A. Colombet, 
Les divinités aux oiseaux en Gaule et le dieu aux colombes d'Alise. 
dans Mélanges Charles Picard, I, p. 225, Revue archéolo- 
gique, 1948, I. — Adrian A. Newell, The dove-deity of 
Alesia and serapis-Moritasgus, AeMS Revue archéologique, 1939, 

2, p. 134. 

P. 296, n» 2356. Ajouter à la bibliographie : N. Chabeup, 
op. cit., 30 octobre 1907. — H. Corot, ibid., 3 novembre 1907. 
Épona tiendrait une patère à bords relevés et non une cou- 
ronne (A. Colombet). 

P. 301, n» 2367. Ajouter à la bibliographie : F. Benoit, 
Des chevaux de Nouriès aux chevaux de Roquepertuse, dans Pré- 
histoire, X, 1948, p. 207-208 ; J. Renard, op. cit., p. 283. 

P. 305, n° 2377. Ajouter à la bibliographie : A. Colombet, 
Les divinités aux oiseaux en Gaule et le dieu aux colombes d'Alise, 

8 



58 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



dans Mélanges Charles Picard, Revue archéologique, 1948, I, 
p. 225. — A. N. Newell, Revue archéologique, 1939, 2, p. 132. 
P. 306, n" 2381. Ajouter à la bibliographie : M. Chassainc, 
Bulletin de la Société préhistorique française, t. XLII, 1945, 
p. 102-104. 

MASSIGNY-LES-VITTEAUX. 

P. 310-311, n<» 2392, 2393. Ajouter à la bibliographie : 
F. Benoit, Des chevaux de Mouriès aux chevaux de Roqueper- 
tuse, dans Préhistoire, t. X, 1948, p. 164, n° 3. Les personnages 
assis des sanctuaires bourguignons représenteraient des dévots. 

SAINT-CASSIEN. 

P. 314, n" 2402. Ajouter à la bibliographie : F. Benoit, 
Des chevaux de Mouriès aux chevaux de Roquepertuse, dans 
Préhistoire, X, 1948, p. 208. 

Les deux bustes, surmontant les deux autels, placés de part 
et d'autres du défunt, paraissent représenter les divinités pro- 
tectrices du mort. 

GAULE NARBONNAISE. 

AIX. 

P. 348, n" 2479. Ajouter à la bibliographie : Prosper MÉRI- 
MÉE, Correspondance générale, éd. Maurice Parturier, t. III, 
1841-1843, p. 195-196 : 

Lettre n» 691, à Vitet. Marseille, 24 juillet [1842]. 

« ... On a cependant trouvé dant les premières tranchées une 
assez jolie statuette que M. Lenormant verra sans doute avec 
plaisir. On doit la mouler et l'envoyer à l'Académie, c'est le 
meilleur parti, car la décrire n'est pas chose aisée : figure juvé- 
nile, sans tête ; sexe incertain ; tenant de la main gauche un 
objet indéterminé ; le haut du corps nu ; à droite, un autel, 
surmonté d'un objet incompréhensible, autour duquel s'enroule 
un serpent. Hauteur environ 25 centimètres, travail très gros- 
sier et de la décadence... » 

P. 350, n° 2484. Le fragment de statue a été retrouvé, en 
1785, à Saint-Remy-de-Provence, et donné au Musée d'Aix 
par le marquis de Lagoy. Un moulage contemporain de la 
donation existe au Musée de Saint-Remy, (MiLLm, Voyage..., 
t. II, p. 233. — H. Rolland, Saint-Remy-de-Provence, p. 71.) 

LES BAUX. 

P. 359, n» 2505, Ajouter à la bibliographie : F. Benoit, 
Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France, 1930, 
p. 120 ; — Du MÊME, Arles dans la civilisation méditerranéenne 
(V« Congrès du Rhône, Arles, 1930), p. 196 ; — Du même. Des 
chevaux de Mouriès aux chevaux de Roquepertuse, dans Préhis- 
toire, X, 1948, p. 198 ; M. Renard, op. cit. p. 278-279. 



VERNEGUES. 

P. 359, n" 2506. Ajouter à la bibliographie : J. Formicê, Le 
Vernègues, dans Congrès archéologique de France, XCV* session, 
Aix-en-Provence et Nice, 1932, p. 144-156. 

ARLES. 

P. 368, n° 2530. Ajouter à la bibliographie : Prosper Mé- 
rimée, Correspondance générale, éd. Maurice Parturier, t. III, 
1841-1843, p. 226, à Honoré Clair :« ... Depuis votre dernière 
lettre, je n'ai reçu aucutne nouvelle de la vieille usufruitière 
de Montmajor, ni de la tête de Diane, ni de l'enquête d'ex- 
propriation... «Le 2 janvier 1842, Prosper Mérimée remercie 
Honoré Clair des moulages de la tête de Diane (ibid., p. 268). 

APT. 

P. 381, n° 2558. Ajouter à la bibliographie : L. Hahl, op. 
cit., p. 46. — Transition entre les périodes préflavienne et 
flavienne. 

VIENNE. 

P. 400-401, n" 2601. Ajouter à la bibliographie : Charles 
Picard, La Némésis-Tyché de Vienne (Isère), dans GaUia, 
t. V, 2, 1947, p. 259-270. 

Il ne s'agit pas de la représentation de la divinité protectrice 
de la ville de Vienne, mais d'une image de Némésis-Tyché, 
que la ressemblance avec la statue de Déméter, découverte 
à Carthage (Musée du Bardo) permet de rattacher à un 
prototype du iv* siècle. 

Comme d'autres sculptures, la statue n'était pas au « Palais du 
Miroir, dans sa place originelle, le « Palais du Miroir » ayant 
servi de refuge, à Vienne, pour les statues du paganisme romain. 

NIMES. 

P. 422, n» 2648. Ajouter à la bibliographie : Ad. Greifen- 
HAGEN, Rômische Mitteilungen, t. 52, 1937, p. 227-244. 

P. 438, n° 2688. i" siècle après J.-C. C. F. Kutsch, Schuma- 
cher Festschrift, p. 276. 

AQUITAINE. 

P. 459, no» 2739, 2740 ; p. 460, n»» 2742, 2743. Ajouter à la 
bibliographie : L. Hahl, op. cit., p. 35. — Vers le milieu du 
m* siècle après J.-C. 

TERRITOIRE ARVERNE. 

P. 466, n» 2751. Ajouter à la bibliographie : E. KRecER, 
Trierer Zei«scAri/j, t. 15, 1940, p. 24, n° 36 (figure). 

P. 467, n° 2755. Ajouter à la bibliographie : E. KruGER, 
op. cit., t. 16-17, 1941-1942, p. 4, n" 37 (figure). 



59 



INDEX ALPHABÉTIQUE. 

(LES CHIFFRES RENVOIENT AUX NUMÉROS DES SCULPTURES). 



Acanthe, 8105, 8234. 

Accoudoirs, 8145. 

Agen (Lot-et-Garonne), 8138 ; — Mu- 
sée d', 8139. 

Agos (collection d'), 8064, 8067, 8082, 
8091 à 8093, 8100, 8103, 8106, 8109 
à 8111, 8113 à 8117, 8133; — do- 
maine d', 8116. 

Ahun (Creuse), 8179. 

Aigle (Serres d'), 8280. 

Alésia. Voir : Alise- Sainte-Reine. 

Alise-Sainte-Reine (Côte-d'Or), 8281 & 
8288. 

Allerey (Côte-d'Or), 8235. 

Aluze (Saône-et-Loire), 8256. 

Amour, 8122, 8225. 

Andosteano, Andosi Bihoxus f(Hius), 
8035. 

Antéfixe, 8103, 8114, 8116, 8117, 8185. 

Antignac (Haute-Garonne), 8035. 

Applique, 8026, 8210. 

Arbre, 8344 ; — (dieu), 8118 ; — (tronc 
d'), 8023, 8259. 

Arcature, 8044 à 8047. 

Ardiège (Haute-Garonne), 8118. 

Arguènos (Haute-Garonne), 8058. 

Ames (Prieuré d', Haute-Garonne), 8069. 

Atlante, 8179. 

Attilia, Attixsisffilia), 8033. 

Attis, 8080. 

Aubigny. Voir : Aluze (Saône-et-Loire). 

Aubigny-la-Ronce (Côte-d'Or), 8215. 

Auge cinéraire, 8037 à 8040, 8042, 8050, 
8052, 8054 à 8062, 8064, 8065, 8067 
à 8072 ; — (toit d'), 8043 à 8049, 8077, 
8101, 8102. 

Augustodunum. Voir : Aittun. 

Auguitonemetum. Voir : Clermont-Fer- 
rand. 

Autel, 8099, 8100, 8118, 8122, 8126, 8180, 
8282 ; — à quatre faces, 8160. 

Autun (Saône-et-Loire), 8208 à 8211 ; — 
Musée d', 8209 à 8214. 

Avril-sur-Loire (Nièvre), 8275. 

Bachos-Binos (Haute-Garonne), 8052. 
Balustrade, 8184. 
Bandelettes, 8206. 
Béleno. Voir : Beaune. 



Bélier, 8096, 8122, 8175, 8176 ; — tête 

de, 8267. 
Bénetin (Fontaine de). Voir : Sennecé-lïs- 

Mâcon (Saône-et-Loire). 
Benqué (Haute-Garonne), 8049, 8075. 
Bessey-en-Chaume (Côte-'dOr), 8237. 
Betête (Creuse), 8178. 
Bolar (Le, Côte-d'Or), 8220 à 8226. 
Bonae, Ruatici f(Uiae), 8032. 
Bonnet : conique, 8043 ; — phrygien, 

8080. 
Bordeaux (Gironde), 8134 à 8136. 
Boucles d'oreilles, 8053, 8057, 8063, 

8275. 
Bouclier, 8127 ; — d'Amazone, 8037, 

8038, 8039, 8113, 8245 ; — en forme 

d'écu, 8183 ; — hexagonal, 8183. 
Bourg (Carrière de, Gironde), 8134. 
Bourse, 8160, 8161, 8173, 8181, 8254, 

8295 à 8297. 
Bovidé (Mufle de), 8293. 
Bracelet, 8098, 8161, 8272. 
Bretum. Voir : Bridiers (Creuse). 
Bridiers (Creuse), 8163. 
Brinon-sur-Beuvron (Nièvre), 8278. 
Broyards (Les). Voir : La Pommeraye 

(Saône-et-Loire). 
Bmère-Allichamps (Cher), 8156, 8157. 
Buisson-de-la-Cloche (Le). Voir : Allerey 

(Côte-d'Or). 
Burdigala. Voir : Bordeaux (Gironde). 
Bussière (Ferme de la), Côte-d'Or, 8227. 

Cabinet des Médailles, Paris, 8095. 

Caducée, 8162. 

Caissons, 8033, 8040. 

Cambous (Haute-Garonne), 8043. 

Canard, 8260. 

Cangue, 8252. 

Canthare, 8036. 

Capuchon, 8273. 

Carrés, 8186. 

Casque, 8127, 8202, 8220. 

Cartibulum. Voir : table. 

Cartouche, 8033, 8035, 8036, 8038, 8042, 

8052, 8071, 8074, 8126. 
Cazarilh-Laspènes (EUute-Garonne), 8034, 

8063. 
Cérès, 8150. 



Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), 8240 
à 8246 ; — Musée de, 8254, 8256, 8258, 
8259, 8262, 8264. 

Chamilly (Saône-et-Loire), 8262. 

Champ des Barres (Villa gallo-romaine 
du, Côte-d'Or), 8239. 

Champ des Bois (Le, Saône-et-Loire). 
Voir : Chapelle du Mont-de-France {La, 
Saône-et-Loire). 

Champagny-sur-Uxelles (Saône-et-Loire), 
8265, 8266. 

Champs (Creuse), 8182. 

Chapelle du Mont-de-France (La, Saône- 
et-Loire), 8267. 

Chapiteau, 8171, 8172, 8234. 

Charolles (Saône-et-Loire), 8269, 8270. 

Chassie, 8301. 

Châtelette (La). Voir : Bruire-Allichamps 
(Cher). 

Chauchet (Creuse), 8165. 

Chauviré (Saône-et-Loire), 8254. 

Chauzeaux (Villa gallo-romaine des, Cô- 
te-d'Or), 8234. 

Chazeaux (Châtean des, Saône-et-Loire), 
8207. 

Chazoux (Saône-et-Loire), 8271. 

Chef gaulois, 8152. 

Chemin de Saint- Jacques (Le). Voir : Cham- 
pagny-sur-Uxelles (Saône-et-Loire). 

Chenet, 8267. 

Cheval, 8099, 8244, 8275, 8276 ; har- 
nachement du —, 8086, 8227, 8275 ; 
— sabot de —, 8155, 8291. 

Chevrons, 8249. 

Chien, 8160, 8208, 8256, 8283. 

Cier-de-Luchon (Haute-Garonne), 8047. 

Cingulum, 8128. 

Circonférences (Demi-), 8042, 8050, 8051, 
8058, 8062 à 8064, 8066, 8068, 8070, 
8072. 

Clamecy (Musée de, Nièvre), 8278, 8279. 

Claudius Laetus, 8034. 

Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), 8183. 

Coeffan (Côte-d'Or), 8239. 

Coffret, 8215. 

ColUer, 8031, 8048, 8049. 

Colombe, 8036, 8288. 

Colonne, 8062, 8063, 8064, 8066, 8069, 
8102. 



60 



INDEX ALPHABÉTIQUE. 



Comminges (Le), 8031 à 8080 ; — Musée 

de, 8064, 8067, 8081 à 8194, 8198 à 

8118, 8133. 
Coq, 8122. 
Coquille, 8045. 
Corbeau, 8279. 
CorbeiUe, 8149, 8150. 
Cordonnier, 8156. 
Corne d'abondance, 8145, 8148, 8149, 

8218, 8227, 8284, 9293. 
Corniche, 8104. 
Corvée de Sancenay (La). Voir : Saint- 

Révérien (Nièvre). 
Cos (Tam-et-Garonne), 8140. 
Cosnes-sur-Loire (Nièvre), 8274. 
Couchey (Côte-d'Or), 8228. 
Couchezotte (La, Creuse), 8177. 
Coupe, 8083, 8216. 
Couronne, 8222 ; — murale, 8211. 
Croix, 8038 ; — de Saint-André, 8039. 
Crozant (Creuse), 8164. 
Cruche à anse, 8060. 
CuctUiona, C(aii) f(ilia), 8131. 
Cuirasse, 8127, 8128, 8186. 
Cussy-la-Colonne (Côte-d'Or), 8216, 8217. 

Dalle, 8033. 

Dauphins, 8048. 

Déesse (Tête de), 8103. 

Déesse Mère, 8142, 8146, 8148, 8149, 8164, 

8165, 8182. 
Déméter, 8150. 

Demigny (Saône-et-Loire), 8258, 8259. 
Dennevy (Saône-et-Loire), 8263. 
Dents de loup, 8041, 8186. 
Déversoir, 8174, 8229 à 8233. 
Diagonales, 8036, 8039, 8065. 
Dieu celtique assis les jambes repliées, 

8127. 
Dieu chasseur, 8160. 
Dieu au maillet, 8079, 8278, 8282, 8283, 

8286 ; assis, 8249. 

Dieu au serpent, 8161. 

Dieu-cavalier au géant anguipède (Groupe 

du), 8186, 8187, 8276. 
Dieu et déesse assis (Groupe du), 8145, 

8218, 8284. 
Disque, 8197. 
Doloire, 8077. 
Dorât (Le). Voir : VerneuU-Moûthien 

(Haute- Vienne). 
Dracy-le-Fort (Saône-et-Loire), 8264. 
Draperie, 8200, 8201. 

E d V... AUnt, 8228. 

Empiècement scapulaire, 8061. 

Enclume, 8226. 

Enfant, 8150, 8164, 8165 ; — emmailloté, 



8107, 8182 ; — nu, 8223 ; — buste d', 
8058, 8060. 

Enseigne légionnaire, 8159. 

Entrains (Nièvre), 8279, 8280. 

En Surelot. Voir : Alise-Sainte-Reine (Cô- 
te-d'Or). 

En Trie. Voir : Bessey -en-Chaume (Côte- 
d'Or). 

Épée, 8127. 

Épona, 8227, 8234, 8235, 8247, 8248. 

Époux, 8260. 

Eresini Halsconis, 8034. 

Erriapus, 8123, 8124, 8125. 

Esclave, 8252. 

Évaux-les-Bains (Creuse), 8169 à 8172. 

Ex-voto, 8300 à 8306. 

Fa (La). Voir : Verneuil-Moûthiers (Hau- 
te-Vienne). 

FandroUe (La). Voir : Alise-Sainte-Reine 
(Côte-d'Or). 

Fauteuil, 8249. 

Félin (Tête de), 8204. 

Femme assise, 8285 ; — (buste de), 8030, 
8031, 8053, 8055, 8057, 8059, 8060, 

8061, 8062, 8063, 8067, 8070, 8075, 
8109, 8156, 8208, 8251, 8255 ; — debout, 
8133, 8141, 8215, 8216, 8236, 8238, 
8254, 8263; — drapée, 8172, 8178, 
8189 ; — (masque de), 8104 ; — nue, 
8171, 8223; — (tête de), 8088, 8095, 
8114, 8115, 8116, 8117, 8193, 8210, 
8212, 8221, 8241, 8242, 8246, 8301, 
8303 ; — voilée (tête de), 8097 ; — 
(torse de), 8190. 

Ferrières-sur-Sichon (Allier), 8159. 
Festons, 8039, 8040, 8042, 8051, 8058, 

8064, 8066, 8070, 8073. 
Feuillages, 8183, 8184, 8229, 8235. 
Feuilles trilobées, 8122. 
Figues, 8292. 
Flacon, 8216, 8217 ; — (goulot de), 

8260. 
Fleurs, 8148, 8235. 
Fleurons, 8133, 8220. 
Forme de cordonnier, 8156. 
Franges de cuir, 8186. 
Fruits, 8148, 8229, 8292, 8294. 
Frise, 8105 ; — dorique, 8143, 8144. 

Galus Ad... n, 8031. 

Garin (Haute-Garonne), 8048, 8054, 8055, 

8062, 8070. 

Génie : anguipède, 8290 ; — bachique, 

8222, 8229 ; — nu, 8159. 
Gergovie (Puy-de-Dôme), 8184, 8185. 
Générest (Haute-Garonne), 8077. 
Génos (Haute-Garonne), 8033. 



Gilly-Iès-Citeaux. Voir : La Bussihe (Cô- 
te-d'Or). 

Gobelet, 8060, 8208, 8215, 8217, 8236, 
8238. 

Godrons, 8143. 

Gorgengoux. Voir Grosbois-les-Maierot- 
tes (Côte-d'Or). 

Gorgone, 8048, 8049, 8143, 8144, 8185. 

Grenade, 8292. 

Griffon, 8202. 

Grosbois-Ies-Mazerottes (Côte-d'Or), 8238. 

Groupe familial, 8262. 

Gruyère (La, Creuse), 8162. 

Guchan (Haute-Garonne), 8036. 

Guéret (Creuse) (Musée de), 8161 à 8163, 
8165, 8167, 8169 à 8172, 8179, 8182. 

Guerrier celtique, 8147. 

Hache, 8045, 8077. 

Hampe, 8060. 

Hermaphrodite, 8272. 

Hermès, 8214. 

Herminette, 8226. 

Homme : assis les jambes repliées, 8158 ; 
— (buste d'), 8030, 8031, 8032, 8044, 
8045, 8046, 8047, 8053, 8054, 8055, 
8056, 8058, 8059, 8060, 8061, 8062, 
8064, 8065 à 8076, 8094, 8113, 8119 à 
8121, 8127, 8131, 8219, 8261 ; — de- 
bout, 8177, 8269 ; — drapé, 8106, 8160, 
8239 ; — nu, 8098 ; — (tête d'), 8043, 
8078, 8087, 8090, 8101, 8118, 8110, 
8111, 8112, 8135, 8138, 8195, 8196, 
8213, 8250, 8264, 8268, 8270, 8271, 
8273, 8287, 8289, 8301 ; — tête barbue, 
8169, 8237, 8300 ; — casquée, 8194 ; — 
de jeune homme, 8137 ; — torse d', 
8081, 8082, 8086, 8139, 8140, 8151, 
8167, 8170, 8190, 8191, 8208, 8240. 

Ilheu (Haute-Garonne), 8037. 
Intaranum. Voir : Entrains (Nièvre). 

Jambe, 8198, 8228, 8258. 

Jaunac (Hautes-Pyrénées), 8133. 

J(ovi) O(ptimo) M(aximo), 8100. 

Julio Marcia, 8243. 

Julianus, Paulli f(Uius), 8033. 

Jument. Voir : Êpona. 

Jupiter à la roue, 8163 ; — tête de, 8166. 

Justaucorps, 8147, 8152. 

Labastide-I'Évêque (Aveyron), 8188. 
Lavaud (Creuse), 8175, 8176. 
Liboume (Gironde), 8137. 
Lièvre, 8160. 
Limace, 8205. 

Lion : fimêraire, 8153, 8154 ; — mufle 
de —, 8174 ; — tête de —, 8231 à 8233. 



INDEX ALPHABÉTIQUE. 



61 



Lionne, 8265, 8266. 

Lippitudo. Voir : choisie. 

Loculus, 8073, 8074, 8075. 

Lombrès (Haute-Garonne), 8032. 

Losanges, 8071, 8249. 

Loures-Barousse (Haute-Garonne), 8050. 

Lotus, 8206. 

Luchon (Haute-Garonne), 8042, 8044, 
8056, 8057 ; — Musée de —, 8074. 

Lugdunum. Voir : Lyon (Rhône). 

Lugdunum Convenarum. Voir : Saint- 
Bertrand-de-Comminges (Haute-Garon- 
ne). 

Lyon (Rhône), 8189 à 8206. 

Malh de las Figuras. Voir : Saint-Béat 
(Haute-Garonne). 

Maillet. Voir : Dieu au maillet. 

Main, 8197 ; — fermée sur une corne 
d'abondance, 8259 ; — posée sur une 
tête d'homme, 8137 ; — tenant un 
bâton, 8090, 8091, 8093 ; — - tenant un 
gobelet, 8243 ; — tenant un reptile, 
8304 ; — tenant une torche enflammée, 
8224. 

Mainsat (Creuse), 8168. 

Maison, 8040 ; — toit de — , 8042. 

Mandelot (Château de). Voir : Maviily 
(Côte-d'Or). 

Marbrier, 8122. 

Marignac (Haute-Garonne), 8031. 

Mars Sutugius, 8127. 

Marteau, 8076 ; à piquer, 8122. 

Martres-Tolosanes (Haute-Garonne), 81 17. 

Masque, 8100 ; — de divinité celtique en 
bronze repoussé, 8132 ; — comique, 
8206 ; — tragique, 8188, 8230. 

Maviily (Côte-d'Or), 8229 à 8233. 

Mazaire (Vienne), 8151 à 8154. 

Mercure, 8162, 8173, 8181. 

Meursault. Voir : Chauzeaux (Les) (Côte- 
d'Or). 

Minerve, 8220. 

Miroir, 8238. 

Montauban (Musée de), 8140. 

Montigny-sur-Armançon (Côte-d'Or), 
8289. 

Montmauiin (Haute -Garonne), 8078 à 
8080. 

Monument triomphal, 8183. 

Mouhers (Indre), 8158. 

Moulure, 8035. 

Musée des Antiquités Nationales, 8097, 
8132, 8136, 8186, 8277. 

Natalis Martialis, 8122. 
Neschers (Puy-de-Dôme), 8186. 
Nevers (Nièvre), 8272, 8273 ; — Musée de, 
8280. 



Nicretis, civis Suehae, 8256. 

Nuits - Saint - Georges. Voir : Bolar {Le, 

Côte-d'Or). 
Nymphe, 8207, 8222. 

Oenochoé, 8124. 
Officinator(es), 8122. 
Oiseau, 8045, 8159, 8254. 
Ouzoux (Saône-et-Loire), 8247. 
Oves, 8179. 

Palefrenier, 8235. 

Palmette, 8103, 8114, 8116, 8117. 

Pampres, 8133, 8206. 

Panier, 8263. 

Patère, 8058, 8099, 8121, 8149, 8218, 

8227, 8248, 8260, 8274. 
Paysage, 8244. 
Pectoral, 8147. 
Pèlerin, 8294 à 8299. 
Pendentif cordiforme, 8045. 
Perles et pirouettes, 8122. 
Personnage municipal, 8085, 8129, 8130, 

8134. 
Petit-Corbin (Le, Gironde), 8137. 
Pied, 8257 ; — chaussé d'un cothurne, 

8199 ; — de sandales, 8180. 
Pierre (Bloc de), 8122, 8123. 
Pilastre, 8033, 8034, 8035, 8057, 8067, 

8156, 8159. 
Pilier, 8068. 
Pin : — branche de — , 8122 ; pommes 

de —, 8122. 
Plaque funéraire, 8034 à 8036, 8053, 8063, 

8066. 
Plâtre doré et peint, 8206. 
Poitiers (Vienne), 8148 à 8151. 
Pomme, 8252, 8306. 
Pommeraye (La, Saône-et-Loire), 8269, 

8270. 
Pont-de-Jouer (Saône-et-Loire), 8181. 
Port (Hameau du, Saône-et-Loire), 8247. 
Porte, 8033 à 8036, 8041. 
Poulain. Voir : Êpona, 
Prémeaux (Côte-d'Or), 8228. 

Raboursay. Voir : Rully (SaÔne-et-Loire). 

Rais de cœur, 8122. 

Raisins, 8036, 8039, 8135, 8253, 8254. 

Rayons, 8212. 

Rinceaux, 8122. 

Roc de Sers (Le, Charente), 8147. 

Roche d'Y (La). Voir : Montigny-sur- 
Armançon (Côte-d'Or). 

Rocher, 8227, 8291. 

Rocmond (Collection Florimond de), 
8135. 

Rodez (Aveyron), 8187. 



Romegoux. Voir : Vergnie {La, Charente- 
Maritime). 

Rosace, 8035, 8040, 8042, 8049 à 8051, 
8053, 8054, 8061, 8063, 8066, 8067, 
8069, 8072, 8073, 8101, 8123, 8124, 
8125, 8126, 8222, 8231, 8234, 8253. 

Roque de Thau (Carrière de la, Gironde), 
8134. 

Roue, 8163, 8166. 

Rouelle, 8052. 

RuUy (Saône-et-Loire), 8251 à 8253, 8255. 

Sacoué (Haute-Garonne), 8043, 8076. 

Santosse (Côte-d'Or), 8218, 8219. 

Saint - Aventin (Haute - Garonne), 8059, 

8061, 8068. 
Saint-Béat (Haute-Garonne), 8119 à 8126. 
Saint - Bertrand - de - Comminges (Haute - 

Garonne), 8045, 8064, 8081 à 8115. 
Saint-Boil (Saône-et-Loire), 8250. 
Saint-Bonnet-de-Joux (Saône - et - Loire), 

8168. 
Saint-Germain-en-Laye. Voir : Musée des 

Antiquités nationales. 
Saint - Georges - de - Montagne (Gironde), 

Voir : Petit-Corbin (Le). 
Saint-Gilles (Saône-et-Loire), 8261. 
Saint-Goussaud (Creuse), 8180, 8181. 
Saint - Jean - de - Loras (Haute - Garonne), 

8066. 
Saint - Jean - des - Vignes (Saône-et-Loire), 

8249. 
Saint- Julien (Chapelle de). Voir : Saint- 

Plancard (Haute-Garonne). 
Saint - Martin - sous - Montagne (Saône-et- 
Loire), 8248. 
Saint-Martory (Haute-Garonne), 8060. 
Saint - Paul d'Oueil (Haute - Garonne), 

8072. 
Saint-Pé d'Ardet (Haute-Garonne), 8038, 

8039, 8046, 8065, 8071. 
Saint-Pé de la Moraine (Haute-Garonne), 

8048, 8053, 8070. 
Saint-Père (Cimetière). Voir : Alise-Sain- 
te-Reine (Côte-d'Or). 
Saint-Pierre-de-Maillé (Vienne). Voir : 

Mazaire (Vienne). 
Saint-Pierre-en-Vaux (Côte-d'Or), 8236. 
Saint-Plancard (Haute-Garonne), 8127 à 

8131. 
Saint-Révérien (Nièvre), 8276. 
Saint-Sulpice-les-Champs. Voir : Gruyère 

{La, Creuse). 
Saint- Yriex-des-Bois. Voir : ViUerégnier 

(Creuse). 
Sainte-Colombe (Rhône), 8207. 
Saintes (Charente-Maritime), 8141 à 8144. 
Salêcban (Haute-Garonne), 8041. 



62 



INDEX ALPHABÉTIQUE. 



Sammuran (Haute-Garonne), 8051. 

Sanglier, 8228, 8290. 

Sanxay (Vienne), 8155. 

Saulieu (Côte-d'Or), 8277. 

Save (La), 8071 à 8080. 

Scène d'offrande, 8098. 

Scie, 8077. 

Sein, 8305. 

Seine (Temple de la), 8290 à 8306. 

Selle, 8186. 

Sennecé-Iès-Mâcon (Sa6ne-et-Loire), 8271. 

Sercy (Saône-et-Loire), 8257. 

Serpe, 8122. 

Serpent, 8083. 

Serre (La, Aveyron), 8188. 

Siège à haut dossier, 8145, 8146, 8165. 

Silvain, 8128, 8123. 

Sintus, 8112. 

Soleil, 8048, 8049 ; — rayons du—, 8157; 

tête du —, 8279. 
Soudiniac - Roquefait (Lot - et - Garonne), 

8139. 
Sphinge, 8168. 

Spirales, 8034, 8038, 8052, 8053, 8077. 
Statue colossale, 8024 ; — peinte, 8085. 
Stèle funéraire, 8031, 8073 à 8076, 8131, 

8177, 8208, 8215 à 8219, 8236 à 8238, 

8242, 8243, 8246, 8247, 8253, 8254, 

8255, 8260, 8261 à 8264. 



Table, 8272. 

Tarbes (Hautes-Pyrénées), 8132. 

Tartinia Florentiana, 8256. 

Tasse, 8160. 

Tau[rinus], Rus[tici ffiliua)], 8032. 

Teixossix..., 8031. 

Tenaille, 8076. 

Teppe Salomon (La). Voir : Saint-Jean- 

des- Vignes (Saône-et-Lorre). 
Testard (Collection Etienne), 8274. 
Tête de jeune chef aquitain, 8136. 
Thorey (Saône-et-Loire), 8260. 
Tibiray (Haute-Garonne), 8116. 
Torche, 8224. 

Torque, 8142, 8149, 8161, 8187. 
Torsade, 8034, 8124 à 8126. 
Tortue, 8122. 

Toulouse (Musée de), 8031, 8073. 
Toulx-Sainte-Croix (Crevise), 8173, 8174. 
Tranchet, 8156. 
Trébiran (Hautes-Pyrénées). Voir : Jau- 

nac, 
Trébons (Haute-Garonne), 8040. 
Tresse, 8045. 
Trey - Signalés (Collection, 8088, 8089, 

8101, 8107, 8108). 
Triglyphe, 8104, 8143. 
Tvimeur, 8300. 
Tunique à larges manches, 8217, 8238. 



Tutèle, 8211. 

... us BuTunf(ilitis), 8127. 
... ustari ..., 8150. 

Valcabrère (Haute-Garonne), 8043. 

Valentine (Haute-Garonne), 8069. 

Vase, 8098, 8122, 8218, 8263 ; — ovoïde 
à pied, 8157. 

Vasque, 8207. 

Védignat (Creuse), 8161. 

Vénus, 8281. 

Vergnée (La, Charente-Maritime), 8145, 
8146. 

Vemeuil-Moùthiers (Haute-Vienne), 8160. 

Vichy (Musée de), 8186. 

Vierge (Grotte de la). Voir : Roc de Sers 
(Charente). 

Vigne, 8036. 

Vignec (Haute-Garonne), 8074. 

Vigneron, 8253. 

Ville d'Allery (La). Voir : ChapeUe du 
Mont-de-France {La, Saône-et-Loire). 

Villerégnier (Creuse), 8167. 

Villette (La, Creuse), 8166. 
Vincentius, 8124. 

Viry. Voir : Pommeraye {La, Saône-et- 
Loire). 

Volute, 8184, 8206. 



1949. — Imprimerie des Presses Universitaires de France. — Vendôme (France) 
ÉDIT. N° 22.038 IMP. N° 11.918 



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RECUEIL GENERAL 

DES 

BAS-RELIEFS, STATUES ET BUSTES 

DE LA GALLE ROMAINE 

PAR EMILE ESPÉRANDIEU 

MEMBRE DE l'iNSTITUT 

SVITE PUBLIÉE PAR 

L'ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES 



TOME QUATORZIEME 

SUPPLÉMENTS (SUITE) 
PAR 

RAYMOND LANTIER 

MEMBRE DE L'iNSTITUT 

CONSERVATEUR EN CHEF 

DU MUSÉE DES ANTIQUITÉS NATIONALES 




PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE 



COLLECTION 

DE 

DOCUMENTS INÉDITS 

SUR L'HISTOIRE DE FRANCE 

PUBLIÉS PAB LES SOINS 

DU MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE 



\ 



J 



RECUEIL GENERAL 

DES 



BAS-RELIEFS, STATUES ET BUSTES 
DE LA GAULE ROMAINE 

PAR 

EMILE ESPÉRANDIEU 

MEMBRE DE l'iNSTITUT 

SUITE PUBLIÉE 
PAR 

L'ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES 

TOME QUATORZIÈME 

SUPPLÉMENTS (SUITE) 
PAR 

RAYMOND LANTIER 

MEMBRE DE L'iNSTITUT 

CONSERVATEUR EN CHEF 

DU MUSÉE DES ANTIQUITÉS NATIONALES 



OUVRAGE PUBLIÉ AVEC LE CONCOURS 
DO CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE 




PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE 

108, Boulevard Saint-Germain, PARIS 
1955 



DEPOT LÉGAL 
!■■« édition 1<" trimestre 1955 

TOUS DROITS 

de traduction, de reproduction et d'adaptation 

réservés pour tous pays 



A LA MÉMOIRE DE MAURICE BESNIER, 

PROFESSEUR A LA FACULTÉ DES LETTRES DE l'uNIVERSITÉ DE CAEN (1873-1933). 



Son élève, 
R. L. 



INTRODUCTION. 



Avec ce quatorzième volume, dans lequel ont été réunis les nouveaux m.onument8 trouvés dans les 
anciennes provinces de Lyonnaise, de Belgique et de Germanie, se termine la première série des suppléments 
à ce Recueil, commencée avec le tome IX par Emile Espérandieu. 

Dans un quinzième volume, dont la documentation est en grande partie réunie et qu'il suffira de 
tenir à jour, je me propose de reproduire les sculptures, découvertes depuis la publication des tomes XII, 
XIII et XIV. 

De même que pour les deux suppléments que j'ai déjà donnés, je n'aurais pu conduire ma tâche à 
bonne fin, si je n'avais rencontré la plus efficace des collaborations auprès des conservateurs des collections 
publiques d'Allemagne, de Belgique, de France, de Hollande et de Sxiisse, aussi bien que de tous les 
archéologues qui s'intéressent aux antiquités de la Gaule romaine. 

Je ne saurais nommer ici tous ceux qui m'ont prêté leur constant et obligeant appui dans la préparation 
de ce quatorzième volume. Qu'ils veuillent bien agréer les assurances de ma très sincère gratitude. 



Raymond LANTIER. 



Musée des Antiquités Nationales, 
Saint-Germain-en-Laye, le 31 août 1950. 



SUPPLÉMENT AU TOME IV. 



LYONNAISE. 

(PROVINCIA LVGDVNENSIS) 

(suite). 



SENONS. 

(SENONES). 

SENS. 

(AGEDINCVM). 

(Voir les tomes : IV, p. 3 ; IX, p. 329). 



8307. Fragment de frise très mutilé trouvé, lors 
des travaux de construction d'égouts, rue Abélard, 
entre les immeubles n°8 7 et 9. Le bloc avait été 
remployé dans la construction d'un édifice de basse 
époque, comportant un pavement de mosaïque à 
décor géométrique. Au Musée archéologique de Sens. 
Calcaire blanc tendre. Longueur de la partie déco- 
rée, m. 18 ; hauteur, m. 12. (PL I). 

Photographie de M. A. Bret. Renseignements communiqués 
par MM. J. Coudray et P. Parruzot. 

A gauche, un bouclier d'Amazone, brisé à gauche 
et à la partie supérieure. A droite, les restes d'un 
ornement incurvé. 

8308. Fragment de tambour de colonne trouvé 
lors de travaux de construction d'égouts, rue du 
Général AUix, face au n" 15. Il reposait sur la sur- 
face de roulement d'une voie antique, à 1 m. 50 
sous le sol moderne. Au Musée archéologique de 
Sens. Calcaire blanc tendre. Hauteur, m. 40 ; dia- 
mètre, m. 45. (PI. I). 

ESPÉRANDIEU XIV. 



Photographie de M. A. Bret. Renseignements communiqués 
par MM. J. Coudray et P. Parruzot. 

Séparés en compartiments losangiques par de 
larges bandelettes nouées et suspendus à des rubans, 
la partie terminale d'une corne d'abondance et un 
bouclier d'Amazone brisé. 

Les reliefs se détachent sur un fond de couleur 
verte. 

8309. Fragment de fût de colonne trouvé, lors des 
travaux de construction d'égouts, rue Drapés, face 
au nO 9, dans un remblai, ainsi que d'autres maté- 
riaux de construction, fûts de colonnes, modillons. 
Au Musée archéologique de Sens. Calcaire blanc 
tendre. Hauteur, m. 90 ; diamètre, m. 30. 
(PI. I). 

Photographie de M. A. Bret. Renseignements communiqués 
par M. J. Coudray et P. Parruzot. 

Décor de feuillages arasés et de marguerites à 
quatre pétales. 

1 



AUXERRE. 

(AVTESSIODVRVM). 
(Voir le tome IV, p. 75). 



8310. Statue de provenance locale. Elle a été 
placée à une date indéterminée dans le jardin de la 
ville, à Saint-Martin, près du pont de la Tournelle, 
sur la rive droite de l'Yonne. Calcaire compact. 
Hauteur, 1 m. 06. (PI. II). 

Photographie et renseignements conmiuniquês par M. René 
Louis. 

Personnage municipal, debout sur un socle rec- 
tangulaire, drapé dans la toge. La tête et les mains 
ont disparu. 

La statue est aujourd'hui adossée à un pilier de 
la seconde moitié du xii^ siècle, seul reste de l'église 
abbatiale de Saint-Martin, détruite au xvi^ siècle. 

8311. Stèle brisée, encastrée dans le mur d'une 
maison du boulevard Vauban, en face de l'Usine à 
Gaz, détruite par le bombardement du 15 juin 1940. 
Au Musée d'Auxerre. Calcaire jaunâtre tendre. Hau- 
teur, m. 53 ; largeur, m. 40. (PI. III). 

Photographie et renseignements commmiiqués par M. René 
Louis. 



Dans une niche à sommet arrondi, personnage de 
face, vêtu d'une tunique à manches longues, tenant 
dans la main droite, ramenée sur le devant de la 
poitrine, un marteau de tailleur de pierre. Stèle 
funéraire d'un artisan. Travail local. 

8312. Stèle brisée trouvée à la suite du bombar- 
dement du 15 juin 1940. Au Musée d'Auxerre. Cal- 
caire jaunâtre. Hauteur, m. 27 ; largeur, m. 18. 
(PI. III). 

Photographie et renseignements communiqués par M. René 
Louis. 

Dans une niche à sommet arrondi, petit person- 
nage nu, debout, le bras droit ramené sur le ventre, 
l'autre bras retombant le long du corps, un objet 
indéterminé dans la main. Travail indigène. 

Il est probable que l'une et l'autre stèles provien- 
nent du cimetière gallo-romain du Mont-Artre 
(Mons Autricus), nécropole suburbaine A''Autessio- 
durum, dont l'emplacement n'est éloigné que de 
200 mètres des lieux de découverte des stèles. 



SAINT-PÈRE-SOUS-VÉZELAY. 



Les ruines de l'agglomération gallo-romaine de Vercelliticus s'échelonnent sur la rive gauche de la 
Cure, entre le village actuel de Saint-Père-sous-Vézelay et le moulin de Seiglan. Dans le village même, au 
lieu-dit « Derrière les Halles », on découvrit, au siècle dernier, les ruines d'un temple. Depuis 1935, la Société 
des Fouilles archéologiques et des Monuments historiques de l'Yonne poursuit l'exploration de thermes 
doubles aux Fontaines-Salées, sur les bords de la Cure, et d'un fanum de sources au lieu-dit « La Corvée 
Saint- Jean ». 

BIBLIOGRAPHIE. 

I. Abbé Plissibr, Notice historique sur Saint-Père, dans Bulletin de la Société des Sciences de V Yonne, 1902 et 1903. 

II. René Louis, Les fouilles de Saint-Père-sous-Vézelay (de 1934 à 1936), dans Revue des questions historiques, t. LXV, 1937, 
p. 65-85. 

III. Du MÊME, L'exploration archéologique de Vézelay. Les thermes des Fontaines-Salées, dans Les Monuments historiques de 
la France, t. III, 1938, p. 65-75. 

IV. Du MÊME, Les thermes gallo-romains des Fontaines-Salées à Saint-Père-sous-Vézelay (Yonne), Quatrième campagne de 
fouilles (11 août-19 septembre 1937), dans Revue archéologique, 1938, I, p. 233-318. 

V. Du MÊME, Les fouilles des Fontaines-Salêes en 1942 : les thermes, le « temple de Sources » et les puits à cuvelage de bois, dans 
Gallia, t. I, 2, 1943, p. 27-70. 

VI. Robert Dauvergne, Une habitation du IV^ siècle dans les ruines des thermes aux Fontaines-Salées, commune de Saint- 
Père-sous-Vézelay et de Foissy-lès-Vézelay, Paris, 1942, in-S". 



8313. Fragment de statue trouvé, en 1898, en 
creusant les fondations d'une grange, près de la 
maison Soliveau, au lieu-dit « Derrière la Halle », 
à 50 mètres environ au Nord-Ouest de l'église Notre- 
Dame, dans le village de Saint-Père-sous-Vézelay, 
au milieu des ruines d'un édifice gallo-romain. Au 
Musée Leblanc-Davau, à Auxerre. Marbre blanc. 
Hauteur, m. 09. (PI. III). 

Photographie communiquée par M. René Louis. — René 
Louis, Revue archéologique, 1938, I, p. 243. — Du MÊME, Les 
Monuments historiques de la France, t. III, 1938, p. 67. 

Tête de femme, brisée sous le menton. Le nez est 
très mutilé. La chevelure, divisée en deux bandeaux 
ondulés, est réunie en un épais chignon sur le som- 
met de la tête. Peut-être Vénus. 

La pièce, d'un bon travail, a été datée du i^^ siècle 
avant l'ère [Etienne Michon]. Dans le rendu des 
yeux, en particulier, se fait sentir le faire de la 
sculpture grecque d'inspiration praxitélienne [Char- 
les Picard]. 

8314. Fragment d'un bas-relief très mutilé trouvé, 
au mois de septembre 1937, dans un ancien lit de la 
Cure, au Nord-Est des thermes gallo-romains. Pro- 



visoirement à Foissy-lès-Vézelay, chez M^ Wafflart. 
Pierre commune. Hauteur, m. 80 ; largeur, 
m. 40. (PL IV). 

Photographie communiquée par M. René Louis. — R. Louis, 
Gallia, t. I, 2, 1943, p. 54-55, fig. 54. 

Partie inférieure, faite de deux assises, d'une 
stèle. Divinité, probablement masculine, debout 
dans une niche, le corps enveloppé dans de lourdes 
draperies. Dans le bras gauche, les restes d'une 
corne d'abondance. Dans la main droite, les tron- 
çons d'une hampe. Divinité de la source des Fon- 
taines-Salées {?). 

8315. Fragment de statue trouvé, en 1938, dans 
les thermes gallo-romains. Au Musée de la Société 
des Fouilles archéologiques de l'Yonne, à Foissy- 
lès-Vézelay. Pierre commune. (PI. III). 

Photographie communiquée par M. René Louis. — R. LouiS, 
Revue archéologique, 1938, I, p. 298-299. 

Buste de femme, vêtue d'une tunique courte. 
Diane (?). Mais est-ce bien une représentation de 
draperie qui est figurée sur ce bloc ? 



SAINT-PÈRE-SOUS- VÉZELA Y. 



8316. Fragment d'ex-voto trouvé, en 1935, dans 
les thermes gallo-romains. Au Musée de la Société 
des Fouilles archéologiques de l'Yonne, à Foissy- 
lès-Vézelay. Pierre commune. Longueur, m. 065. 
(PL IV). 

Photographie communiquée par M. René Louis. — R. Louis, 
Revue archéologique, 1938, L P- 297. — Du même, Bulletin 
de la Société nationale des Antiquaires de France, 1938, p. 129 
et fig. 4. 

Main tenant un objet rond, fruit ou gâteau. Brisée 
au-dessous du poignet. 



8317. Fragment d'ex-voto trouvé, en 1935, dans 
les thermes gallo-romains. Au Musée de la Société 
des Fouilles archéologiques de l'Yonne, à Foissy- 
lès-Vézelay. Pierre commune. Longueur, m. 12. 
(PI. IV). 

Photographie communiquée par M. René Louis. — R. Louis, 
Revue archéologique, 1938, I, p. 297. — Du même, Bulletin 
de la Société nationale des Antiquaires de France, 1938, p. 129 

et fig. 4. 

Phallus. L'un des testicules manque. Trou de sus- 
pension. 



ORLÉANS. 

(GENABVM, ENSUITE AVRELIANI). 
(Voir le tome IV, p. 112). 



8318. Statuette brisée trouvée, au début de l'été 
de 1947, un peu en aval d'Orléans, à une centaine 
de mètres du champ de courses de l'Ile-Arraut, au 
lieu-dit « Canche Montigny », sur la rive gauche de 
la Loire, dans une décharge publique, constituée par 
des déblais provenant des quartiers bombardés de 
la ville. La statuette pourrait être originaire du 
quartier d'Orléans, situé entre les rues Bannier et de 
la République, derrière l'Hôtel de la Rotonde. Au 
Musée historique d'Orléans. Calcaire à grain assez 
fin, légèrement craquelé et rougeâtre. Hauteur 
m. 60. (PI. IV). 

Photographie et renseignements communiqués par M. Michel 
Le Pesant. — René Louis, Gallia, t. VI, I, 1946, p. 248 
(figure). 



Mercure nu, debout. Les avant-bras, les cuisses, 
les jambes et le sexe sont brisés. Une draperie, posée 
sur les épaules, entoure le cou, barre obhquement la 
poitrine et, de l'avant-bras gauche, retombe en 
larges plis le long du corps. De ce même côté, le dieu 
tient le caducée, dont l'extrémité supérieure et la 
hampe ont disparu. Sur la chevelure, rendue par 
des alignements de grosses perles, est posé le pétase 
dont les ailes manquent. Travail indigène, comme 
le prouve l'exécution de la chevelure et du visage, 
au front bas, avec de lourdes arcades sourcilières, 
abritant de gros yeux globuleux à pupilles poncti- 
formes, nez droit et menton lourd. 

A droite, un tenon brisé marque l'emplacement 
d'un support disparu. 



TOURS. 

(CAESARODVNVM, TVRONES). 
(Voir le tome IV, p. 122). 



8319. Statuette anthropoïde trouvée dans un 
champ, à Pauvrelay, commune de Paulmy (Indre- 
et-Loire). A Pouvrelay, chez le comte de Sarrazin. 
Pierre commune. Hauteur, m. 71 ; largeur, 
m. 29. (PI. V). 

Photographie communiquée par le baron Henry Auvray. 
— Henry Auvray, Bulletin trimestriel de la Société archéolo- 
gique de Tours, 2» sem. 1939, 1^^ trim. 1940 (figure). — 
E. MONTROT, Bulletin de la Société préhistorique française, 
t. XXXVII, 1940, p. 153. 

La base de la stèle est taUlée en forme de borne 
pour être fichée en terre. Personnage mascizlin de- 
bout, les mains, dont la droite comporte six doigts, 
appliquées à plat sur la poitrine. Tête ronde, aux 
gros yeux clos. Un torque à boutons entoure le cou. 
Le sexe est indiqué. 



Le torque précise qu'il s'agit d'une image de divi- 
nité. Le monument est à rapprocher des statuettes 
anthropomorphes trouvées à Jarnac (E., t. II, 
p. 288, no 1379) et sur le Mont-Auxois (E., t. III, 
p. 306, no 2381). 

8320. Chenet trouvé lors des fouilles exécutées à 
Tours, dans les substructions du monastère de 
Saint-Venant, place de La Granchère. Au Musée de 
Tours. Terre cuite. (PI. V). 

Photographie communiquée par le baron Henry Auvray. 
— Henry Auvray, Bulletin trimestriel de la Société archéolo- 
gique de Touraine, t. XXVII, 1941, p. 145. 

Tête et encolure de bélier. La toison est indiquée 
par des pointillés et des feuilles de fougères profon- 
dément incisés. 



VENETI, OSISMI, CORIOSOLITES, REDONES, UNELU. 



(Voir le tome IV, p. 153). 



8321. Buste trouvé à l'Ouest de Toulhouet, com- 
mune de La Vraie-Croix (Morbihan). Au Musée de 
Vannes. Granulite. Hauteur, 1 mètre. (PL V). 

Photographie communiquée par M. Baudré. — P. Mahsille, 
Bulletin de la Société polymathique du Morbihan, 1939, p. 30-31. 

Pilier quadrangulaire, surmonté d'une tête de 
femme. Un bandeau de cheveux encadre le visage, 
de celui-là part une mèche qui, après avoir contourné 
les oreilles, rejoint le chignon. Travail local. 



8322. Statuette brisée trouvée à Locronan (Finis- 
tère). Actuellement chez M. Yves Poreye, à Woluwe- 
Bruxelles. Granulite. Hauteur, m. 40 (PI. V). 

Photographie communiquée par M. Breuer. 

Femme nue, debout, brisée à la hauteur des 
épaides et des genoux. Le bras droit a disparu. Les 
avant-bras étaient repUés à angle droit, les mains 
ramenées sur la poitrine. Travail local grossier. 



VIEUX, LISIEUX, BAYEUX. 

(VIDVCASSES, LEXOVII, BAIOCASSES). 
(Voir le tome IV, p. 162). 



8323. Statue trouvée, en 1943, à Saint- Aubin- sur- 
Mer (Calvados), au lieu-dit « Le Camp des Ro- 
mains », au cours de travaux de fortification exé- 
cutés par l'armée allemande d'occupation. La sta- 
tue, brisée en trois morceaux, avait été précipitée 
dans un puits, creusé sur l'emplacement d'un /anum, 
auquel avait succédé, au ii^ siècle après J.-C, une 
villa à galerie façade, flanquée aux deux extrémités 
de deux avant-corps en saUlie. Au Musée de la So- 
ciété des Antiquaires de Normandie à Caen. Pierre 
calcaire jaune clair. Hauteur, 1 m. 40. (PI. VI). 

Photographies communiquées par M. Yves Béquignon. — 
MObius, Archàologischer Anzeiger, 1943, col. 139. — Du 
MÊME, Parizer Zeitung, 2 avril 1944. — Yves BÉQUIGNON, 
Bulletin de la Société des Antiquaires de Normandie, t. XLIX, 
1942-1945, p. 433-437 et pi. I. — Josef Martin, Wurtzburger 
Jahrbiicher, t. I, 1946, p. 388. — Yves Béquignon, Monu- 
ments Piot, t. XLIII, 1948, p. 83-97 (figures). 

Déesse Mère, assise sur un siège à dossier légère- 
ment incurvé, dépassant quelque peu la hauteur de 
la taille du personnage, les genoux écartés et les 
deux pieds plus rapprochés. Elle est vêtue d'une 
stola phssée, à manches demi-longues, ouverte en 
demi-cercle à la naissance de la poitrine et retenue 
aux épaules par une agrafe. Par-dessus, jetée sur 
l'épaule gauche, une palla dessine de grands plis en 
éventail, formant trois plans, régiiUèrement espacés, 
descendant jusqu'aux pieds, chaussés de sandales 
très effilées et retenues en leur milieu par une lanière 
de cuir. Entre les genoux retombent les extrémités 
d'une étroite ceinture, terminée par des franges. 
Dans le dos, les plis du manteau ne sont plus indi- 
qués que par des incisions. En arrière de la tête, 
au-dessus du cou, une saillie de la pierre prononce 
un fort bourrelet de profil arrondi, qui pourrait 
peut-être avoir appartenu à un capuchon, bien 
qu'il n'y ait aucune trace d'arrachements, ou à une 
sorte de collerette. 

De la tête, trop petite par rapport au corps, et 
dont la partie inférieure, depuis la bouche, a dis- 
paru, il ne reste plus que l'arête du nez, les gros 
yeux, la pupille marquée par un trou de foret, 
aux lourdes paupières, abritées sous de larges 
arcades sourcilières. Les cheveux, séparés en deux 



bandeaux recouvrant le haut des oreilles et dont 
deux mèches retombent de part et d'autre des 
épaules, semblent coiffés d'une sorte de calotte demi- 
sphérique, couvrant le sommet du crâne et retenue 
par un diadème, dont la décoration, disposée en 
métopes, consiste en une rosette à quatre pétales 
et, sur les côtés, en oves et fleurs styUsées. 

Les mains sont brisées, mais les arrachements, 
subsistant sur la poitrine et l'épaule gauche, per- 
mettent de restituer les attributs de la déesse : une 
grande patère dans la main droite et dans le bras 
gauche, incliné vers le bas, une corne d'abondance, 
dont la partie supérieure reposait sur l'épaule. 
De cette corne retombaient, sur le bassin et les 
genoux, deux grandes bandelettes ondidées, aux- 
quelles s'accrochent deux jeunes enfants placés de 
part et d'autre de la déesse et levant la tête vers 
elle : à droite, une fiUette, vêtue d'une tunique serrée 
à la ceinture, présentant de la main gauche un objet 
rond, vraisemblablement une patère de petite di- 
mension ; dans le dos et sur les deirx épaules, retom- 
bent cinq boucles de la chevelure, disparue avec la 
tête. A gauche, un garçonnet, portant une tunique 
à longs plis verticaux, dont la tête manque égale- 
ment, dans un mouvement enfantin de protection, 
saisit de la main droite, un pan du manteau de 
la Mère. Des deux mains libres, disparues, les en- 
fants pouvaient maintenir les bandelettes attachées 
à la corne d'abondance. 

La statue, œuvre d'un tailleur d'images gaulois, 
reproduit un thème qui se retrouve sur les figures 
de Déesses Mères découvertes à Naix-aux-Forges 
(E., t. VI, p. 89, no 4678) et à Cologne (ibid., t. VIII, 
p. 333, no 6420), également flanquées de deux en- 
fants. Par comparaison avec la Déesse Mère de Som- 
merécourt (ibid., t. VI, p. 164, n» 4831), que l'on 
peut dater de l'époque pré-flavienne (Lothar Hahl, 
Zur Stillentwicklung der provinzialrômischen Plastik 
in Germanien und Gallien, p. 45), la statue de Saint- 
Aubin-sur-Mer peut être datée de la fin du i*'' siècle 
de notre ère. De telles œuvres laissent prévoir les 
œuvres des imagiers romans de Toulouse et de 
Moissac. 



VIEUX, LISIEUX, BAYEUX. 



8324. Bloc à quatre faces trouvé à Lisieux (Cal- 
vados), dans la cathédrale, entre le mois de jan- 
vier 1618 et le mois de décembre 1619. Disparu. 
Pierre commune. Hauteur, 2 m. 20. (PI. VII). 

Dessins reproduits d'après le manuscrit français n" 9530, 
fol. 69-71, de la Bibliothèque Nationale. Photographies com- 
muniquées par M. Georges Huard. — Louis Dubois, Histoire 
de Lisieux, t. II, p. 344-345. — Georges Huahd, Bulletin 
de la Société nationale des Antiquaires de France, 1943, p. 30. 

Ces dessins, qui avaient été envoyés à Peiresc par 
le peintre lexovien Marin Bourgeois, malgré leur 
apparente précision, ne reproduisent que bien im- 
parfaitement les sctdptures originales que Peiresc 
désigne, sous le nom, impropre, d'^ra lexoviens(is). 

Face 1. Trois personnages, debout : de gauche 
à droite, une femme nue, de dos, la chevelure 
retombant sur l'épaule gauche, tenant dans la main 
droite abaissée une palme. Au centre, une femme 
nue de face, les cheveux disposés en grosses mèches 
tombant autour du visage, la main droite ramenée 
sur la poitrine à la hauteur des seins, le bras gauche 



écarté du corps, masquant en partie un jeune 
homme dont on ne voit que le buste et la tête. 
S'agit-il de la représentation du Jugement de Paris, 
où deux des déesses seulement seraient figurées, 
ainsi que sur les médaillons décorant les vases de 
Lezoux ? 

Face 2. Mercure debout, la chlamyde barrant la 
poitrine et retombant sur le bras gauche levé, dans 
la main un bracelet-bourse, dans le bras droit 
coudé, le caducée tenu dans la main fermée et 
placée obliquement sur la poitrine. Assis à ses 
pieds, à droite, un quadrupède, au pied d'un arbre 
à feuUles lancéolées (bouc mal interprété par le 
dessinateur ?). 

FoA^e 3. Homme nu, debout, imberbe, le bras droit 
levé, brandissant une arme disparue. A droite, 
l'avant-train d'un sanglier. Hercule et le sanglier 
d'Erymanthe. 

Face 4. HerciUe nu, barbu, de face, la massue 
dans la main droite. Dans l'angle supérieur à gauche, 
une Victoire tenant une palme et une couronne. 



ESPÉRANDIEU 



10 



ÉVREUX. 

(MEDIOLANVM, AVLERCI EBUROVICES). 
(Voir le tome IV, p. 169). 



8325. Masque trouvé, au milieu du xix^ siècle, 
dans la « basilique », à Cracouville-le-Viel-Evreux 
(Eure). Au Musée d'Évreux. Tôle de bronze. Hau- 
teur, m. 235 ; largeur, m. 260. (PI. VIII). 

Théodose Bonnin, Antiquités des Êburoviques, pi. XXVII 
à la page 15. — Otto Benndorf, Antike Geschicluhelme und 
Sepulchralmasken, p. 37, fig. 3. — Raymond Laktieb, Monu- 
ments Piot, t. XXXVII, 1939, p. 107-108. 

La presque totalité de la chevelure a disparu. La 
pointe et la base du nez manquent. La face est 
gravement endommagée par de multiples perfora- 
tions. La pièce est travaillée au repoussé. 

Le cou est remplacé par ime collerette, ornée dans 
le bas d'une rangée de petites bossettes, séparées par 
des barrettes verticales. Les yeux, légèrement obli- 
ques, ont les pupilles évidées et devaient être incrus- 
tés d'émail ou de pâtes de verre. La chevelure est 
figurée par de petites spirales. 

8326. Fragments d'une statue monumentale de 
femme, trouvée dans les ruines d'un important 
fanum, à Cracouville-le-Viel-Évreux, contemporain 
du 1®"^ siècle de notre ère. Au Musée d'Évreux. 
Pierre commune. (PI. VIII). 

Photographies communiquées par M. Marcel Baudot. — 
Marcel Baudot, Bulletin de la Société normande d^Êtudes 
préhistoriques, 1934-1935, p. 68-95. 

1. Deux doigts, dont un pouce (longueur, m. 04, 
m. 07) ; — 2, 3, 4, fragments du bras (longueurs. 



m. 12, m. 14, m. 14) ; — 5, épaule (0 m. 18 X 
X m. 15) ; — 6, chevelure (largeur, m. 10) ; — 
7, 8, vêtement plissé (0 m. 18 X m. 09). 

8327. Fragments de statue. Pierre commune. Bras 
et draperie. (PI. VIII). 

8328. Fragments de vasques. Calcaire à cérithes. 
Feuillages stylisés. (PL VIII). 

8329. Dalle. Calcaire. Longueur, m. 14 ; hau- 
teur, m. 15. (PI. VIII). 

M. Baudot, Bulletin de la Société normande d'Études préhis- 
toriques, 1934-1935, p. 88. 

Dessin grossier, gravé à la pointe, dans lequel 
M. M. Baudot propose, mais sans preuves, de voir 
le plan schématique d'un temple. 

8330. Chapiteau corinthien trouvé à Évreux 
(Eure), dans les fondations du rempart du m^ siècle 
de notre ère, au pont de la route de Grenoble, au 
mois d'avril 1947. Au Musée d Évreux. Pierre cal- 
caire locale. Hauteur, m. 76 ; diamètre, 2 m. 10. 
(PI. IX). 

Photographie communiquée par Mme Anne-M. Baudot. 

Sur un fond de feuilles d'acanthes, se détache un 
masque tragique de style baroque. 



11 



PARIS. 

(LVTECIA, PARISII). 
(Voir le tome IV, p. 204). 



La grande salle du Palais des Thermes de l'Hôtel de Cluny était décorée, à la retombée des voûtes, 
de huit consoles monolithes sculptées. Quatre ont disparu, trois subsistent en place, l'une presque entière, 
les autres gravement mutilées. La présence d'échafaudages, nécessités par des travaux d'entretien des 
parties hautes de la salle, a permis une étude précise de ces décorations. 

Les photographies m'ont été obligeamment communiquées par M. P.-M. Duval. 

BIBLIOGRAPHIE. 

I. Paul-Marie Duval, Les proues de navires dua Palais des Thermes» de Paris, dans Comptes rendus de l'Académie des Inscrip- 
tions et Belles-Lettres, 1946, p. 123-138. 

II. Du MÊME, Proues de navires de Paris, dans Gallia, t. V, 1, 1947, p. 123-142. 

III. M. Durand-Lefebvre, Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France, 1945-1947, p. 33-35, pi. I, 2. 



8331 (= 3204). Console soutenant, sur le mur 
Nord, la retombée de la voûte d'arête à sa jonction 
avec le berceau latéral, à l'angle de la salle et de la 
piscine. Calcaire assez grossier. Largeur de la face, 
1 m. 18 ; hauteur de la face, m. 92 ; longueur en 
queue, 1 m. 87 ; longueur de la partie décorée, 
1 m. 12 ; saillie de la proue, m. 50. La pierre n'est 
engagée dans le mur que sur les quatre cinquièm.es 
de sa longueur. (PL IX, X). 

P.-M. Duval, Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions 
et Belles-Lettres, 1946, p. 210-212. — Du même, Gallia, t. V, 
I, 1947, p. 128-129. 

La proue ventrue est décorée de deux Tritons, un 
sur chaque flanc, tenant, l'un de la main droite, 
l'autre de la main gauche, une rame, dont le manche 
repose sur la saignée du coude. Tous les deux souf- 
flent dans une longue trompe dressée, qu'ils main- 
tiennent, tantôt dans la main droite, tantôt dans la 
main gauche. Au sommet de la proue, dans un évi- 
dement de la pierre, est pratiquée une petite ouver- 
ture carrée, destinée au scellement d'un ornement 
métallique. De part et d'autre de la coque sont dis- 
posées obliquement deux rames, entre elles et la 
coque nagent deux dauphins. Au-dessus des rames 
courent les préceintes et les bastingages. Sur le bord 
de gauche (2) se dessine nettement le premier croi- 
sillon du bastingage, au-dessus duquel on distingue 
un casque de face, avec son panache, et peut-être 
également de face, des cuirasses chargés à bord du 
navire. Sur le côté droit (3), avec préceinte et 



bastingage à quatre croisUlons, quatre rames, incli- 
nées vers l'arrière, sont indiquées par des inci- 
sions. A l'intérieur du navire, deux paquets Hés, 
lances ou javelots, voisinent avec peut-être deux 
jambières, figurées de profil, l'une portant des an- 
neaux vers le haut, un bouclier rond, un casque 
avec son panache, l'un et l'autre de face. Un gros 
poisson nage parallèlement au sens de la marche du 
navire. 

8332. Semblable. Calcaire assez grossier. Sur le 
mur Nord de la salle. Largeur, 1 m. 20 ; hauteur, 
m. 92 ; longueur en queue, 1 m. 72 ; longueur de 
la partie décorée, m. 98 ; « sur la face, la partie 
sculptée a été diminuée en hauteur par un évide- 
ment occupant toute la largeur destinée à recevoir 
toute la retombée de la voûte, ce qui réduit la hau- 
teur visible et sculptée à m. 77 » [P.-M. Duval]. 
(PI. X). 

P.-M. Duval, Gallia, t. V, I, 1947, p. 129-130. 

La proue est, de face, plus évasée que la précé- 
dente et porte au sommet deux trous de scellement, 
dont l'un contient, au fond, des restes de métal. A 
la base de la coque, les trois ou quatre lattes infé- 
rieures de la carène ont été reproduites en léger 
relief. Deux Tritons ornent également la proue, 
mais seuls subsistent quelques fragments de ce décor 
en relief. La moitié gauche de la sculpture a disparu. 
A droite, on distingue la rame oblique en léger 



12 



PARIS. 



relief, ainsi que les restes de la préceinte et du bas- 
tingage. Un seul objet, vraisemblablement une cui- 
rasse, est figuré sur le navire. Sur le bord droit : une 
rame en relief, la préceinte et le bastingage avec 
l'amorce d'un croisillon et, au-dessus du bastingage, 
les restes d'un objet indéterminé. Sur le long côté 
droit, au-dessous de la préceinte et du bastingage, 
dont trois des croisillons sont conservés, neuf rames 
sont représentées, dont sept en bas-relief, et deux 
peut-être en creux, dirigées vers l'arrière. Le charge- 
ment se compose de deux paquets liés, lances ou 
javelots, puis d'un objet massif indéterminé. Un 
gros poisson nage parallèlement à la marche du 
navire. 

8333. Semblable. Calcaire assez grossier, m. 90 X 
X m. 90 ; saillie de la proue, m. 35. 

P.-M. DuvAL, Gallia, t. V, I, 1947, p. 126-127. 

Proue large et ventrue, à base pointue, décorée 
de deux figures de Tritons, en grande partie dispa- 
rues. Au sommet, brisé, deux trous carrés, destinés 
au scellement d'un ornement de métal. A gauche, 
en relief, une rame tronquée à la base. Au-dessus du 
profil du bastingage, un bouclier rond. A droite, 
traces de la préceinte et du bastingage et la face 
interne d'une rame disposée obliquement. Sur le 
bord droit, vu de côté : la rame de droite, l'amorce 
de la préceinte et du bastingage, puis un bouclier 
rond. 

8334. Semblable. Sur le mur Sud de la salle. Cal- 
caire assez grossier. m. 90 X m. 90. 

P.-M. DuvAL, Gallia, t. V, I, 1947, p. 126. 

Très mutilée. Traces de sculptures dans la moitié 
gauche et sur le bord, à droite. A gauche, une rame 
en relief, brisée à l'extrémité inférieure et disposée 
obliquement à la coque. Au-dessus une préceinte 
très saillante, surmontée d'un bastingage à croisil- 
lons, puis une pièce indistincte du chargement. Au 
sommet de la proue apparaît un objet massif et 
tronqué dans le haut. Sur le bord droit : les restes 
du bastingage à croisillons, en partie disparu, au- 
dessous la préceinte ; à la partie supérieure, un 
objet indéterminable. 

8335. Semblable. Calcaire assez grossier. m. 90 X 
X m. 90. 

P.-M. DuvAL, Gallia, t. V, I, 1947, p. 126. 

Sur la moitié droite, en bonne partie érodée, le 
profil d'une proue. 



8336 (= 3161). Petite proue de navire, trouvée, 
vers 1862 dans l'ancienne Cour des Comptes, au 
Sud-Ouest de la Sainte-Chapelle et déposée au Musée 
Carnavalet. Egarée depuis, elle a été retrouvée par 
Mme Durand-Lefebvre, en 1941. Pierre blanche res- 
semblant à du marbre, dont on trouve l'analogue à 
Bourré (Oise). Hauteur, m. 22 ; largeur, m. 32 ; 
largeur, m. 25. (PI. X). 

Photographie communiquée par Mme M. Durand-Lefebvre. 
— M. Durand-Lefebvre, Bulletin de la Société nationale des 
Antiquaires de France, 1945-1947, p. 33-35. — P.-M. Duval, 
Gallia, t. V, I, 1947, p. 139-140. 

Bloc architectonique, dont la queue est brisée, 
fait pour être engagé dans une paroi. La proue, trop 
petite pour supporter la retombée d'une voûte, 
constituait plutôt un ornement fixé dans un monu- 
ment, situé sur l'emplacement de la découverte. Au 
sommet, un trou de scellement carré marque la place 
d'un ornement disparu. 

A la base de la proue s'attachait un éperon dis- 
paru. Une mince préceinte double est surmontée 
d'un bastingage à croisillons. Une même scène se 
déroule sur les deux flancs : Centaure marin, à tête 
barbue et longs cheveux, portant des cornes, peut- 
être des pinces de homard, le bras droit levé, la 
main ouverte, la gauche tenant une patère. Sur sa 
croupe est assise une femme, vue de dos, la main 
gauche levée au-dessus de la tête, soutenant un 
voile retombant le long de son côté gauche, en lais- 
sant le dos à découvert, puis passant sous elle, et 
venant couvrir ses genoux, Néréide ou Amphitrite. 
Le couple est précédé d'un Amour, Vumbella dans la 
main gauche, les jambes croisées, la tête tournée 
vers le Centaure marin, i^r siècle après J.-C. 

8337. Statuette trouvée, vers 1845, dans la Juine, 
à son passage dans le parc du château de Mesnil- 
Voisin, commune de Bouray (Seine-et-Oise). Au 
Musée des Antiquités Nationales de Saint-Germain- 
en-Laye. Tôle et fonte de bronze. Hauteur, m. 42. 
(PI. XI). 

A. HÉRON DE ViLLEFOSSE, Mémoires de la Société nationale 
des Antiquaires de France, t. LXXXIII, 1913, p. 244-274. — 
Raymond Laptiieh, Monuments Piot, t. XXXIX, 1934, p. 35- 
58. — Du MÊME, Bulletin des Musées de France, t. VI, 1934, 
p. 105-106. — P. Lahbrechts, Contribution à Véttule des 
divinités celtiques, p. 21. 

La statuette était primitivement faite de six 
pièces indépendantes les unes des autres : deux 
plaques de métal pour chaque face du tronc et des 
membres inférieurs ; deux cylindres pour les bras 
qui n'ont pas été retrouvés ; deux plaques fondues, 



PARIS. 



13 



assez épaisses, constituant l'une le visage et la 
partie antérieure du cou, l'autre l'occiput et la 
nuque. Ces divers morceaux avaient été soudés, les 
coutures dissimulées par de petites baguettes de 
métal. Le travail a été assez maladroitement exé- 
cuté : la surface du métal est parsemée de soufflures, 
obstruées au moyen de rivets. Des réparations ont 
été faites dans l'Antiquité : pose d'une agrafe sous 
le bras droit et d'une plaquette rectangulaire au bas 
des reins. 

Divinité masculine assise les jambes repliées sous 
le torse et sommairement indiquées. Le bassin dispa- 
rait complètement et les jambes qui, normalement, 
devraient être repliées sous les cuisses, sont pla- 
quées en avant, la gauche ramenée sur la droite. 
Les bras devaient retomber le long du corps, les 
mains reposant sur les cuisses et tenant probable- 
ment un attribut, torque, bourse ou serpent. On 
peut se demander si le dieu n'était pas vêtu d'un 
justaucorps de cuir ou de peau. Un torque entoure 
le cou. 

A la partie supérieure du torse, les deux feuilles 
de métal se terminent par une sorte de collerette 
assez haute, servant de support aux pièces mobiles 
constituant la tête, dont le visage et la coiffure 
reproduisent les caractères des ateliers indigènes, 



travaillant en Caule aux n^ et i^"" siècles avant notre 
ère : visage allongé, nez droit et proéminent, menton 
relevant de la pointe, arcades sourcUières énormes, 
abritant de grands yeux en matières rapportées, 
pâte de verre bleu foncé pour la pupille, blanche pour 
la sclérotique. Le front bas est presque entièrement 
recouvert par les mèches de la chevelure rejetée en 
arrière et retombant sur la nuque en deux étages, 
La multitude des stries, gravées sur les mèches, 
contribue à donner à la chevelure un aspect cala- 
mistré caractéristique. 

8338. Fragment de stèle trouvé dans un jardin, à 
Saint-Germain-lès-Arpajon (Seine-et-Oise). Dans la 
collection du comte René de Saint-Périer, au châ- 
teau de Morigny. Grès très siliceux. Hauteur, 
m. 46 ; largeur, m. 36. (PI. XI). 

Photographie et renseignements communiqués par M. R. de 
Saint-Périer. 

Partie supérieure d'une stèle funéraire très muti- 
lée. Dans une niche à sommet arrondi, une femme 
debout, brisée à mi-corps. Les traits du visage, 
ainsi que les ondulations de la chevelure, ont dis- 
paru. Le bras droit est ramené sur la robe, en avant 
de la poitrine, la main tenant un gobelet. 



14 



VERTAULT. 

(VICUS VERTILLENSIS). 

(Voir les tomes : IV, p. 330 ; XI, p. 344). 



8339. Groupe trouvé à Vertault (Côte-d'Or), 
« dans une entaille de maison, à la pointe Nord du 
plateau ». Au Musée de Châtillon-sur-Seine. Calcaire 
blanc du pays. Hauteur, m. 45 ; largeur, m. 23. 
(PI. XI). 

Photographie communiquée par M. R. Joffroy. — H. Lo- 
RIMY, Revue des Musées, n° 24, 1930, p. 171 (figure). 

Deux Déesses Mères, assises sur un siège à dossier 
légèrement incurvé, tenant, l'une de la main droite, 
l'autre de la main gauche, ramenées sur la poitrine, 
une petite corbeille de fruits. Les deux autres bras 
sont brisés au coude et la tête de la déesse, à droite, 
manque. L'une et l'autre sont vêtues d'une robe 
descendant jusqu'aux pieds chaussés, et dessinant 
sur le torse de grands pUs concaves, verticaux et 
parallèles depuis les genoux. A la base du cou, 
l'échancrure de la robe est bordée d'une collerette. 
Le personnage sans tête porte un bracelet au-dessus 
du coude gauche. 

La rudesse de l'exécution, aussi bien des corps 
que de la tête qui subsiste, entourée d'une chevelure 
aux mèches gaufrées, dénote une fabrication locale 
de ce groupe, qui repose sur un socle grossièrement 
mouluré. 

8340. Autel ou socle trouvé à Vertault, « dans une 
excavation du sol » [H. Lorimy]. Au Musée de Châ- 
tillon-sur-Seine. Calcaire à grain fin jaunâtre. Hau- 
teur, m. 14 ; largeur à la base, m. 09. (PI. XI). 

Photographie communiquée par M. R. Joffroy. — H. Lo- 
BiMY, iievue des Musées, n° 34, 1931, p. 314 (figure). 



Sur chacune des quatre faces, encadré en haut et 
en bas par une ligne de rais de cœur, un oiseau 
(aigle ?), de profil à gauche. Brisé à la partie 
supérieure gauche. 

8341. Fragment de pilastre trouvé à Vertault. Au 
Musée de Châtillon-sur-Seine. Calcaire blanc du 
pays. Hauteur, m. 60 ; largeur, m. 42 ; épais- 
seur, m. 20. (PL XI). 

Photographie et renseignements communiqués par M. R. Jof- 
froy. 

Au sommet d'un pilastre à corniche moulurée, 
couché sur un socle rectangulaire, bon funéraire, les 
pattes antérieures étendues et repliées, la queue 
passant sous la croupe pour ressortir, à droite, en 
avant de la patte postérieure. La tête et le cou du 
félin ont disparu. 

8342. Fragment de cippe trouvé dans le Châtil- 
lonnais. Au Musée de Châtillon-sur-Seine. Calcaire 
blanc. Hauteur, m. 60 ; largeur, m. 40 ; épais- 
seur, m. 30. (PI. XII). 

Photographie et renseignements communiqués par M. R. Jof- 
froy. 

Partie supérieure du corps d'un personnage mas- 
culin, brisé un peu au-dessus des hanches, la poi- 
trine nue, une draperie retombant de l'épaide 
gauche, le long du torse. La tête, au visage complè- 
tement arasé, était tournée de trois quarts à droite. 
La chevelure, dont les détails ont complètement dis- 
paru, paraît avoir été ramenée en une mèche épaisse 
sur l'occiput. 



15 



DIJON ET LOCALITÉS DIVERSES, 
AU SUD DU PLATEAU DE LANGRES. 

(Voir les tomes : IV, p. 370 ; X, p. 165). 



8343. Fragment de bas-relief trouvé, au mois 
d'août 1948, à Dijon, rue Amiral-Ronsin, lors du 
creusement d'une tranchée. Au Musée archéologique 
de Dijon. Pierre calcaire. Hauteur, m. 56 ; lon- 
gueur, m. 75 ; épaisseur, m. 44. (PI. XII). 

Photographie communiquée par M. Albert Colombet. — 
A. Colombet, Annales de Bourgogne, t. XIX, 1947, p. 227. 

Dans un encadrement à bandeau plat : à gauche, 
une cuirasse à lambrequins ; à droite, un bouclier 
d'Amazone, puis un bouclier convexe, orné d'une 
rosace. Entre les deux boucliers, une lame d'épée. 
Traces de couleur rouge sur le bas-relief. 

8344. Fragment de bas-relief provenant du cas- 
trum de Dijon. Au Musée archéologique de Dijon. 
Fonds Baudot. Pierre calcaire. Hauteur, m. 52 ; 
largeur, m. 60 ; épaisseur, m. 11. (PL XII). 

Photographie et renseignements communiqués par M. A. Co- 
lombet. 

Buste de femme nue. Les cheveux sont rassem- 
blés au-dessus de la nuque en un volumineux chi- 
gnon. Le visage est très mutilé. 

8345. Fragment de sculpture trouvé, d'après la 
tradition locale, dans les ruines d'une villa gallo- 
romaine, au lieu-dit « Le Bâmont », près d'une source 
thermale. Dans le mur d'une maison, entre Ruffey- 
lès-Dijon et le hameau d'Échérey (Côte-d'Or). Pierre 
blanche. Hauteur, environ, m. 25. 

Tête d'adolescent ou de femme, les cheveux dis- 
posés en bandeaux sur le sommet du crâne. Le nez 
est mutilé. 

8346. Stèle trouvée « il y a soixante-cinq ans envi- 
ron sur le territoire de la commune de Saulon-la- 
Rue, à 12 kilomètres au Sud-Est de Dijon, au voi- 
sinage du tracé de la grande voie romaine qui, de 
Chalon-sur-Saône, conduisait à Trêves par Langres 
et Metz » [J. Toutain]. A Villotte-Saint-Seine, dans 
la collection Tardivon. Oolithe. Hauteur, 1 mètre ; 
largeur, m. 45 ; épaisseur, m. 12. (PL XII). 

Photographie communiquée par M. Jules Toutain. — 
J. Toutain, Bulletin archéologique du Comité, 1942, p. 381-383 
et pi. XVIII. 

Stèle arrondie à sa partie supérieure. Le revers 
est simplement dégrossi. Dans une niche, arrondie 



également au sommet, une déesse debout, de face, 
vêtue d'une robe descendant jusqu'aux pieds et 
serrée à la taille. La manche droite, seule visible, 
s'arrête au coude. Une draperie retombe de l'épaule 
gauche sur le devant du corps, où elle dessine trois 
plis à la hauteur des cuisses. La chevelure, séparée 
en deux bandeaux par une raie médiane, est sur- 
montée d'une haute coiffure composée d'arceaux 
allongés, couronne tourelée ou modius. Dans la 
main droite, une patère ; dans le bras gauche, une 
corne d'abondance. Debout sur le sol, à gauche de 
la déesse, un paon de face. Junon. 

8347. Statuette trouvée en creusant une tranchée 
sur la route de Ruffy, au Nord de Dijon, au lieu-dit 
« Les Petites Houettes », face à l'immeuble portant 
le n° 18, sur le tracé de la voie d'Agrippa. Au Musée 
archéologique de Dijon. Pierre d'Asnières. Hauteur 
avec le socle, m. 85 ; hauteur du personnage, 
m. 75. (PL XIII). 

Photographie communiquée par M. Gabriel Grémaud. — 
G. Grémaud, Mémoire de la Commission des Antiquités du 
département de la Côte-d'Or, t. XXI, fasc. I-II, 1936-1937, 
p. 141-142 (figure). 

Génie nu, debout, ailé, semblant se préparer à 
prendre son essort. La statuette, brisée à coups de 
pic, lors de la découverte, a beaucoup souffert : la 
tête, les bras et le pied droit ont disparu. Le per- 
sonnage était adossé à mi-corps contre un bloc rec- 
tangulaire. 

8348. Stèle trouvée à Soirans (Côte-d'Or), au lieu- 
dit « Derrière le Meix de la Cure », en aménageant 
une source. A Longeault, chez Mlle E. Bartet. Pierre 
commune. Hauteur, m. 45. (PL XIII). 

Photographie communiquée par M. Gabriel Grémaud. — 
G. Grémaud, Mémoires de la Commission des Antiquités du 
dépariement de la Côte-d'Or, t. XXI, fasc. I-II, 1936-1937, 
p. 180 ; III-IV, p. 231. 

Stèle à sommet cintré brisé. Personnage masculin 
nu, debout. La partie supérieure de la tête est mu- 
tilée, particulièrement à gauche, ainsi que le bras et 
la jambe de ce même côté. Le bras droit est replié, 
la main paraît s'appuyer sur un objet indistinct, 
placé sur une base ou sur un autel. 

M. G. Grémaud propose de reconnaître, dans ce 
relief, une image d'Hercule jeune ou de Bacchus. 



17 



SUPPLÉMENT AU TOME V. 



BELGIQUE. 

(PREMIÈRE PARTIE). 

RÊMES. 

(REMI). 



REIMS 

(DVROCORTORVM). 

ET RÉGION COMPRISE ENTRE L'AISNE, LA VESLE ET LA MARNE. 



(Voir les tomes : V, p. 2 ; IX, p. 35 ; XI, p. 37). 



8349. Tête de statue trouvée, en 1800, à Reims 
(Marne), dans les fondations d'une maison voisine 
de l'ancienne Porte aux Ferrons. La tête est en 
marbre noir, le buste en plâtre. La pièce a fait 
partie des collections du chanoine Brégeat. A la 
vente du cabinet de cet amateur, elle fut achetée 
par un étranger et, depuis, sa trace est perdue. Hau- 
teur, 7 pieds, 8 pouces. (PI. XIII). 

Dessin de Germain ou de Clouet, encarté dans le manus- 
crit n° 1672, folio 109, de la Bibliothèque municipale de 
Reims. — Pavillon-Pierrard, Dissertation sur d'ancierines 
sépultures, p. 12. — Charles Sarrazin, Bulletin de la Société 
archéologique champenoise, t. XXVIII, 1934, p. 12-18 (figure). 

Tête de dieu, le visage encadré par une barbe 
annelée et une abondante chevelure. Jupiter, Es- 
culape, ou peut-être Sérapis ? 

8350. Stèle triangulaire trouvée à Ay (Marne), 
dans la berge de la Marne. A Villevenard, dans la 
collection Rolland. Pierre commune. Hauteur, 
m. 42 ; largeur à la base, m. 25. (PI. XIII, XIV). 

Photographie communiquée par M. Pierre Hue. — J. Fro- 
HOLS, Bulletin de la Société archéologique champenoise,t, XXXII, 
1938, p. 166. 

Sur chacune des trois faces, trois bas-reliefs re- 
présentant, dans une niche, deux têtes d'hommes 

ESPÉRANDIEU XIV. 



barbus et une tête d'homme imberbe, la chevelure 
disposée en mèches parallèles et rejetées en arrière 
sur le crâne. A la partie supérieure, dans les angles, 
trois têtes de béliers prophylactiques ; au centre, un 
anneau ouvert, mutilé, qui pourrait bien être un 
torque. A la base, trou de scellement carré. La stèle 
se rapporte probablement au culte du Dieu Tricé- 
phale, dont les représentations sont fréquentes en 
Champagne. 

Les béliers prophylactiques se retrouvent sur une 
stèle delphique : celle d'Euthycharthidès de Naxos, 
associé à des têtes de Gorgone (Charles Picard, Ma- 
nuel d'archéologie grecque. La sculpture, I, p. 569 et 
fig. 70, p. 212). 

8351. Deux bustes trouvés, en 1939, à Blaise-sous- 
Hauteville (Marne), au lieu-dit « Les Champs le 
Saule ». A Blaise-sous-Hauteville, chez M. Deseulis. 
Pierre commune. Hauteurs, m. 35 à m. 37 ; 
largeurs à la base, m. 30 à m. 38. (PI. XIV). 

Photographie et renseignements communiqués par M. André 
Loppin. 

Bustes funéraires de femmes. Les cheveux dispo- 
sés en deux bandeaux ondulés et réunis en un 
chignon retombant sur la nuque. Les visages ont 
été arrachés par le passage des socs des charrues. 



18 



SENLIS. 

(AVGVSTOMAGVS, SILVANECTES). 

(Voir le tome V, p. 118). 



8352. Fragment d'une frise du temple de Jupiter, 
trouvé à Senlis, dans les soubassements de l'enceinte 
gallo-romaine, au côté Nord de la Porte de Reims. 
Au Musée du Haubergier, à Senlis. Calcaire du pays. 
Hauteur, m. 71 ; largeur, m. 47. (PL XIV). 

Photographie communiquée par M. G. Matherat. — Petit, 
Comité archéologique de Senlis, t. VII, 1869-1871, pi. XLV. 

Partie inférieure du corps d'un homme debout, la 
jambe gauche de profil ; la jambe droite écartée et 
brisée sous le genou. L'extrémité d'une tunique 
courte retombe sur les cuisses. 

8353 (= 3848). Fragment d'une frise du temple 
de Jupiter à Senlis. Même provenance. Au Musée du 
Haubergier. Calcaire du pays. Hauteur, m. 71 ; 
largeur, m. 88. (PI. XIV). 

Photographie communiquée par M. G. Matherat. 

Bélier marin. La partie antérieure de la poitrine 
manque. 

8354. Fragment d'une frise du temple de Jupiter 
à Senlis. Même provenance. Au Musée du Hauber- 
gier. Calcaire du pays. Hauteur, m. 71 ; largeur, 
m. 51. (PI. XV). 

Photographie communiquée par M. G. Matherat. 

Queue de dragon marin. Au-dessous de l'extré- 
mité terminale, la silhouette, très eflfacée d'un 
Amour voltigeant. 

Les fragments 8352 à 8354 appartenaient à une 
frise, sur laquelle se déroulait l'épisode des Noces de 
Neptune et d'Amphitrite. 

8355. Voussoir d'arc provenant du temple de 
Jupiter à Senlis, trouvé dans les assises du mur 
d'enceinte gallo-romain, à côté de la Porte de 
Reims. Au Musée du Haubergier. Calcaire du pays. 
Hauteur, m. 51 ; largeur, m. 68 ; épaisseur, 
m. 61. (PL XV). 

Photographies et renseignements communiqués par M. G. Ma- 
therat. 



Le voussoir, sculpté sur les trois faces, est très 
mutilé. Seules quelques traces du décor subsistent 
sur la face postérieure : feuillages, torsades, oves et 
fleurs carrées stylisées. Assez bon travail. 

8356. Fragments d'un voussoir d'arc provenant 
du temple de Jupiter à Senlis, trouvé dans les assises 
du mur d'enceinte gallo-romain, à côté de la Porte 
de Reims. Au Musée du Haubergier. Calcaire du 
pays. Hauteur, m. 52 ; largeur, m. 78. (PL XV). 

Photographie et renseignements communiqués par M. G. Ma- 
therat. 

Décor de croisillons renfermant un fleuron. Fleurs 

stylisées. 

8357. Coussinet d'arcade trouvé, en 1949, dans 
les fouilles au vieux château de Senlis, dans les sou- 
bassements d'une tour de l'enceinte gallo-romaine. 
Au dépôt régional d'antiquités. Prieuré de Saint- 
Maurice, à Senlis. Hauteur, m. 74 ; largeur, 
m. 112 ; épaisseur, m. 49. (PL XV). 

Photographie et renseignements communiqués par M. G. Ma- 
therat. 

Le fragment est sculpté sur les deux faces et 
rehaussé de peintures : flots, coquilles, rais de cœur, 
feuillages stylisés. I^' siècle après J.-C. 

8358. Fragment de modillon, trouvé en 1949, au 
vieux château de Senlis. Au dépôt régional d'anti- 
quités. Calcaire jaunâtre du pays. Longueur, 
m. 42 ; largeur, m. 22 ; épaisseur, m. 13. 
(PL XV). 

Photographie et renseignements communiqués par M. G. Ma- 
therat. 

Décor de feuillages. 

8359. Modèle de moule trouvé à Senlis, lors de la 
reconstruction d'un immeuble, situé à l'angle de la 
rue du Châtel et de la rue de la Chancellerie (cadas- 
tre : Sion H n^ 203) « derrière un mur de cave 
médiévale et, coupé par celle-ci, un important tron- 



SENLIS. 



19 



çon de large caniveau antique, bordé des dalles 
usées d'une rue enfouie de V ancienne Augustomagus » 
[G. Matherat]. Dans une poche de magma noir à 
poteries rouges sigillées. Bloc cubique de calcaire à 
grain très fin, analogue à la pierre lithographique. 
Largeur, m. 134 ; hauteur, m. 132 ; épaisseur, 
m. 072. Au dépôt régional d'antiquités. (PI. XVI). 

G. Matherat, Bulletin mensuel de la Société d'Histoire et 
d'Archéologie de Senlis, 1948, p. 74. — Du même, Bulletin de 
la Société nationale des Antiquaires de France, 1948, p. 139. 

La face antérieure, seule sculptée, porte, dans un 
cadre de m. 107 de côté, la représentation d'une 
levrette bondissant au-dessus d'une touffe d'herbes 



à feuilles lancéolées. Un collier à anneaux et cabo- 
chons entoure le cou. 

La face postérieure est seulement débrutie, mais 
égalisée. Trois des faces latérales sont lisses ; la qua- 
trième, à gauche, se présente sous forme de cassure, 
comme si un autre motif avait, autrefois, prolongé 
la pièce de ce côté. Les faces supérieure et infé- 
rieure présentent, chacune, une mortaise rectangu- 
laire avec trou central, en regard dans l'axe de la 
pierre ; le tout, du côté de la base, dénote le mode 
de fixation. 

Au-dessus de Tanimal, marque en cursives ro- 
maines (?). 

Travail antérieur au ii^ siècle. 



20 



BEAUVAIS. 

(CAESAROMAGVS, BELLOVACI). 
(Voir le tome V, p. 154). 



8360. Fragment de colonnette trouvé à Beauvais, 
« dans un amas de terres rapportées à 2 mètres de 
profondeur. L'emplacement est à situer à 7 mètres 
au Nord de la rue du Théâtre et à 140 mètres du 
cours actuel du Thérain (rive orientale), dans une 
fouille pratiquées dans les bâtiments de UOise libé- 
rée ». Au Musée de Beauvais. Pierre calcaire. Hau- 
teur, m. 17 ; diamètre, m. 125. (PI. XVI). 

Photographie et renseignements communiqués par M. Ro- 
bert Lemaire. 

Dans un décor de pampres, deux oiseaux ajSirontés 
picorent des raisins. 

8361. Fragment de colonnette trouvé à Beauvais 
sur le même emplacement. Au Musée de Beauvais. 
Pierre calcaire. Hauteur, m. 28 ; diamètre, m. 13. 
(PI. XVI). 



Photographie et renseignements communiqués par M. Ro- 
bert Lemaire. 

Dans des écussons, déterminés par les entrecroi- 
sements d'un ruban, pampres et lièvre de profil à 
gauche. 

8362. Socle et fût de colonne brisés trouvés à 
Beauvais sur le même emplacement. Au Musée de 
Beauvais. Hauteur totale, m. 445 ; largeur du 
socle, m. 238. (PI. XVI). 

Photographie et renseignements communiqués par M. Ro- 
bert Lemaire. 

Socle à trois tores, supportant un fût de colonne, 
décoré à la partie inférieure de feuilles d'acanthes, 
au-dessus desquelles se dressent des feuillages styli- 
sés dressés verticalement. 



21 



AMIENS. 

(SAMAROBRIVA). 
(Voir le» tomes : V, p. 160 ; IX, p. 356). 



8363. Fragment de sculpture, trouvé en 1948, à 
Amiens, rue de l'Amiral-Courbet, dans un blocage 
de maçonnerie. Au Musée d'Amiens. Pierre calcaire. 
Hauteur, m. 27 ; largeur, m. 17 ; épaisseur, 
m. 17. (PI. XVII). 

Photographie et renseignements communiqués par 
M. J. Heurgon. 

Tête de femme. De gros éclats ont entraîné la 
disparition de la partie inférieure du visage. Les 
cheveux, séparés par une raie médiane, sont rame- 
nés sur le sommet de la tête en un chignon, ceint 
d'une bandelette, et retombent en lourdes ondula- 
tions jusque sur le cou. 

8364. Fragment de haut-relief trouvé à Amiens, 
remployé dans la maçonnerie d'une chappe en bé- 
ton, dans un édifice antique de la rue de Beauvais. 
Pierre calcaire. Au Musée d'Amiens. Hauteur, 
m. 22 ; largeur, m. 29. (PI. XVII). 



Photographie communiqpiée par M. J. Heurgon. ■ 
GON, Gallia, VII, 1949, 1, p. 106 (figure). 



-J. Heur- 



Tête de femme, au visage large et arrondi, forte- 
ment érodé en surface. Les yeux, aux lourdes pau- 
pières, ont la pupille marquée par une petite cupule. 
La chevelure était séparée en deux bandeaux par 
une raie médiane. Le fragment appartient peut-être 
au même ensemble sculptural, découvert à proxi- 
mité de ce même emplacement en 1920 (P. M. Sa- 
GNEZ, Pro Alesia, t. IX-X, 1925, p. 5, fig. 6). 

8365. Fragment de statue trouvé sur le même 
emplacement. Pierre calcaire. Hauteur, m. 32 ; 
largeur, m. 17. (PI. XVII). 

Photographie communiquée par M. J. Heurgon. — J. Heub- 
GON, Gallia, VII, 1949, 1, p. 106. 

Main gauche fermée et partie de l'avant-bras. 



22 



BAVAY. 

(BAGACVM, NERVII). 
(Voir les tomes : V, p. 187 ; IX, p. 358 ; X, p. 170). 

L'exploration des ruines de Bavay (Nord), trop longtemps négligée, est entrée dans une phase 
active. Les destructions, dont la malheureuse cité fut la victime, au cours de la dernière guerre, ont permis 
d'envisager vin vaste programme de dégagements, portant sur le grand monument, vraisemblablement des 
thermes d'époque sévérienne, adossé à l'enceinte gallo-romaine de basse époque. De nombreuses découvertes 
ont été faites en divers points de la cité, et principalement dans les sablières qui l'entourent. 

Les photographies m'ont été obligeamment communiquées par M. l'abbé H. Biévelet. 

BIBLIOGRAPHIE. 

I. Abbé Henri Biévelet, L'exploration archéologique de Bavay, dans Gallia, t. I, 2, 1943, p. 159-189. 

II. Du MÊME, L'exploration archéologique de Bavay, dans ibid., t. V, 2, 1947, p. 301-317. 

III. Jac({ues Heuhgon, Les fouilles de Bavay, dans L'Antiquité classique, 1946, p. 313-314. 

IV. Charles Picard, Le grand édifice de Bavay, dans Revue archéologique, 1950, I, p. 200-204. 



8366. Statuette brisée trouvée, le 27 janvier 1944, 
dans les fouilles des thermes. Au Musée de Bavay. 
Pierre blanche grisâtre. Hauteur, m. 60 ; largeur, 
à la partie supérieure, m. 250 ; à la partie infé- 
rieure, m. 34. (PI. XVIII). 

Abbé H. Biévelet, Gallia, t. V, 2, 1947, p. 317. 

Femme debout, brisée aux épaules et à mi- 
jambes. Elle est vêtue d'une longue robe plissée, 
serrée sous les seins par une étroite ceinture, et 
d'un manteau drapé, retombant de l'épaule gauche 
sur l'avant-bras et traversant obliquement, sur le 
devant du corps, le bassin et les cuisses. Les avant- 
bras ont disparu. Près de la jambe gauche, un bloc 
mutUé marque l'emplacement d'une pièce disparue. 

8367. Tête trouvée en bordure de la rue des Gom- 
meries, à l'Est de la zone des fouilles (fouilles 
de 1943). Au Musée de Bavay. Pierre blanche. Hau- 
teur, m. 25 ; largeur, m. 21. (PI. XVIII), 

Abbé H. Biévelet, Gallia, t. V, 2, 1947, p. 317. 

Jupiter. Un éclat a fait disparaître le côté gauche 
de la barbe. Sur la chevelure, dont les mèches 
épaisses sont traitées au trépan, est posée une cou- 
ronne de lauriers. Les pupilles sont creuses. L'extré- 
mité du nez est brisée. 

8368. Tête trouvée, au mois de mai 1927, à 
30 mètres de la chapelle Delbove, sur le côté gauche 
du chemin d'Audignies, dans la propriété de M. Ju- 
lien Quevy. Perdue en gare d'Amiens, lors des bom- 
bardements aériens du mois de mai 1940. Pierre 
blanche d'Avesnes-le-Sec. Hauteur, m. 22 ; lar- 
geur, m. 17. (PI. XVIII). 



M. Hénault, Pro Nervia, t. IV, p. 94 ; t. V, p. 57. 

Tête de femme, coiffée en grosses nattes tordues 
et roulées autour de la tête. La surface de la pierre 
est très usée. Le nez est brisé. Visage rond. 

8369. Tête trouvée, en 1935, près de l'église de 
Louvignies. Au Musée de Bavay. Pierre blanche. 
Hauteur, m. 20 ; largeur, m. 16. (PI. XVIII). 

Renseignements communiqués par M. l'abbé H. Biévelet. 

Tête de femme, au front démesuré et bombé, à 
l'ovale fortement accentué, au nez épaté et aplati, 
fortement arrasé. La bouche est petite, les lèvres 
grosses. Les yeux, enfoncés sous de lourdes arcades 
sourcilières, semblent clos. Les oreilles sont atta- 
chées trop haut. La chevelure semble recouverte 
d'un voile retombant en arrière. Travail indigène. 

8370. Bas-relief mutilé trouvé, le 28 janvier 1944, 
dans les fouilles des thermes. Au Musée de Bavay. 
Pierre blanche. Hauteur, m. 370 ; largeur, m. 20. 
(PI. XIX). 

Stèle à fronton triangidaire, brisée dans le bas et 
à gauche. Diane, debout, de face, vêtue d'une tu- 
nique descendant au-dessus des genoux et formant 
bourrelet à la ceinture. Sur le devant de la poitrine, 
deux larges bretelles, enserrant les épaules, s'entre- 
croisent et sont maintenues, à leur point d'intersec- 
tion, par la représentation d'un ornement métal- 
lique de forme rectangulaire. Le bras droit est 
étendu, l'avant-bras dressé, la main portée vers le 
couvercle conique d'un carquois, suspendu dans le 



BAVA Y. 



23 



dos. Le bras gauche est brisé. Au-dessus de Pépaule, 
de ce même côté, l'extrémité supérieure d'un arc. 
L'exécution du visage, au menton massif et proémi- 
nent, au nez court et épaté, aux lourdes arcades 
sourcilières, indique nettement le faire d'un imagier 
indigène. Les pieds sont brisés au-dessus de la che- 
ville et, près du mollet droit, on distingue l'œil et 
les bois d'un cerf. 

8371. Fragment de bas-relief très mutilé trouvé 
dans les déblais retirés des fouilles exécutées en 1943, 
dans la zone occidentale. Au Musée de Bavay. 
Pierre calcaire. Hauteur, m. 255 ; largeur maxi- 
mum, m. 175. (PI. XIX). 

Abondance tenant dans le bras gauche une corne 
d'abondance, chargée de fruits. Elle porte une tu- 
nique ouverte à la naissance du cou, dessinant sur 
la poitrine de gros plis obliques. Le visage a pres- 
que entièrement disparu, ainsi que toute la partie 
supérieure du corps depuis la taille. 

8372. Fragments de frises trouvés à l'aplomb du 
mur intérieur de l'enceinte, à 97 mètres de l'angle 
formé par le front Ouest et la courtine (fouilles 
de 1938 et 1939). Au Musée de Bavay. Pierre blan- 
che. Hauteur, m. 35 ; largeur, m. 19. (PI. XIX). 

Abbé H. BiÉVELET, Gallia, t. I, 1943, fasc. 2. p. 184-185, 
fig. 23-25. 

Rinceaux d'acanthes, desquels jaUlissent le torse 
d'un joueur de flûte (1), une pomme de pin (2) et 
une tête de grotesque (3). 

8373. Buste trouvé sur l'actuelle frontière franco- 
belge, peut-être à Bavay. Au Musée des Antiquités 
Nationales de Saint-Germain-en-Laye. Cristal de 
roche. Hauteur, m. 162. (PI. XX). 

Raymond Lapïtieb, Monuments Piot, t. XXXVIII, 1940, 
p. 129-146. 

Faustine l'Ancienne. Le visage ferme, aux joues 
pleines, est caractérisé par la petitesse de la bouche, 
bien modelée, mais pincée, à la lèvre inférieure 
quelque peu avançante. Les grands yeux, aux lour- 
des paupières, s'abritent sous de larges arcades 
sourcilières. Le front, haut est en partie recouvert 
par les ondulations d'une abondante chevelure que 
partage une raie médiane. De la naissance de la 
nuque, part une grosse natte, qui remonte en arrière 
pour s'enrouler par trois fois au sommet de la tête 
en un lourd et épais chignon. En avant des oreilles, 
deux bouclettes dessinent un petit accroche-cœur. 
Quelques frisons retombent sur la nuque. Sur le 



torse, taillé en forme de grosse navette convexe, 
deux demi-globes, en assez fort relief, occupent 
l'emplacement des seins, dont les auréoles sont indi- 
quées par deux minuscules dépressions. Avant la 
restauration, le buste était très mutUé. Une brisure 
l'avait, dès l'Antiquité, atteint au point le plus fra- 
gile, le cou, le séparant en deux morceaux. C'est 
alors que l'on pratiqua, à travers la tête un étroit 
canal pour le passage d'une tige de métal, réunissant 
les deux parties de l'objet. D'autres perforations, 
modernes celles-là, traversent le torse, et un emploi 
abusif de la meule amena la disparition de ce qui 
restait encore du cou. Quant à la tête, elle a été 
amputée de toute sa partie postérieure. Le visage 
n'a pas été plus respecté : le nez mutilé a subi une 
grossière retaille en triangle, si ridiculement conduite 
que le profil est désormais concave. Le cou a été 
refait en plexiglas. 

Primitivement, le buste était monté sur un sup- 
port métallique, dont l'armature passait par les deux 
perforations traversant obliquement le torse, légè- 
rement au-dessoiis de l'emplacement des épaules. 

8374. Autel à quatre faces trouvé, en 1922, à Ber- 
meraing (Nord), sur la terre dite « Le Trou au 
Beurre », dans un puits. Disparu. Pierre blanche 
d'Avesnes-le-Sec. Hauteur, m. 44 ; largeur, 
m. 25. (PI. XX). 

M. HÉNAULT, Pto Nervia, t. III, 1927, p. 329-331 (figiires). 

Dans des niches, séparées par des colonnettes 
torsadées, sont figurées en pied quatre divinités : 
Hercule, la main appuyée sur la massue ; — Mars, 
la tête couverte d'un casque à arête médiane, un 
glaive dans la main droite, un bouclier rond à umbo 
central dans l'autre main ; — Mercure, la tête coiffée 
du pétase, une bourse dans la main gauche, peut- 
être un caducée dans l'autre main ; — Vénus, nue, 
les deux mains ramenées sur le ventre. Les visages 
sont mutilés. 

8375. Fragments de sculpture trouvé à Berme- 
raing, réutilisés dans la construction du Puits au 
Beurre. Disparus. Pierre blanche d'Avesnes-le-Sec. 
(PI. XX). 

M. HÉNAULT, Pto Nervia, t. III, 1927, p. 332 (figure). 

1. Femme nue, la main droite levée à la hauteur 
de la chevelure disposée en côtes de melon, l'autre 
main ramenée sous les seins, Vénus ( ?), et dauphins 
nageant à gauche. Bordure inférieure torsadée. 

2. Deux paons affrontés de part et d'autre d'un 
disque. Même bordure inférieure. 



24 



MAESTRICHT. 

(Voir le tome V, p. 202). 



8376. Fragment de statue, trouvé dans les déblais 
romains de l'église Notre-Dame, à Maëstricht. Au 
Musée de Maëstricht. Marbre blanc. Hauteur, 
m. 11. (PI. XXI). 

Photographie communiquée par M. H. Brunsting. — 
C. Leemans, Romeinsche Oudheten te Maastricht, 1843, p. 37, 
pi. VI, I. 

Tête de jeune homme. La chevelure ordonnée en 
calotte, dont les mèches ramenées en avant recou- 
vrent en partie les oreilles, rappelle l'époque de 
Trajan. 

8377. Fragment de bas-relief, trouvé en 1840, 
dans les ruines d'un édifice romain de la Stokstraat, 
à Maëstricht. Au Musée de Maëstricht. Pierre cal- 
caire. Hauteur, m. 30 ; largeur, m. 28 ; épais- 
seur, m. 19. (PI. XXI). 

Photographie communiquée par M. H. Brunsting. — 
C. Leemans, Romeinsche Oudheten te Maastricht, p. 45, 
pi. III, 7. 

Partie inférieure du torse, cuisses, genoux et 
amorce de la jambe d'un personnage drapé. 

8378. Deux fragments d'un bloc aux quatre divi- 
nités trouvé à Maëstricht. Au Musée de Maëstricht. 
Pierre calcaire. Hauteur, m. 42 ; largeur, m. 90. 
(PI. XXII). 

Photographie communiquée par M. H. Brunsting. — De 
Monumenten van Geschiedenis en Kunst in de Provincie Lim- 
burg, I, J. H. W. GOOSSENS, De Monumenten in de gemeente 
Maastricht, fig. 28, 29. 

1. Dans un encadrement de pilastre, orné d'écaillés 
imbriquées, à gauche partie supérieure du corps 
d'une divinité, le visage en partie disparu, encadré 
par une barbe frisée. Le modelé des épaules est 
cerné d'un trait profond. 

2. Dans un encadrement de pilastres, dont le 
décor a disparu, au centre, partie supérieure du 
torse et partie inférieure de la tête d'une divinité, 
le bras droit retombant le long du corps, l'autre bras 
légèrement coudé. 



8379. Fragment de bas-relief, encastré dans un mur 
de l'église Saint-Servais à Maëstricht. Marbre blanc. 
Hauteur, m. 78 ; largeur, m. 33. (PI. XXIII). 

Photographie communiquée par M. H. Brunsting. — 
C. Leeuans, Romeinsche Oudheten te Maastricht, p. 37, pi. VI, I. 

Homme nu marchant à gauche, le torse incliné, 
le poids du corps portant sur la jambe gauche, la 
droite ramenée en arrière, le pied reposant sur la 
pointe. Le personnage paraît porter une poutre ( ?) 
sur l'épaule droite. Le bras gauche manque. 

8380. Fragment de stèle, encastré dans un mur 
de l'église Saint-Servais à Maëstricht. Pierre calcaire. 
Hauteur, m. 46 ; largeur, m. 78 ; épaisseur, 

m. 25. (PI. XXIII). 

Photographie communiquée par M. H. Brunsting. — 
J. H. W. GoossENS, De Monumenten in de gemeente Maa- 
stricht, fig. 23. 

Partie supérieure d'une stèle à sommet rectan- 
gulaire. Dans une niche, terminée par une coquille, 
flanquée aux angles de deux figures de Capricornes, 
de part et d'autre d'un motif central, fait d'ime 
rosace accostée de deux palmettes, se déroulait une 
scène de banquet funéraire, dont il ne subsiste plus 
que la tête des deux personnages. A gauche, mort 
hérolsé, dont le visage a entièrement disparu, la 
chevelure disposée en mèches parallèles rejetées en 
arrière, les épaules couvertes par une robe formant 
de gros plis autour du cou. A droite, la tête d'un 
serviteur, couverte d'une calotte. 

Le monument est à rapprocher de la stèle du 
banquet funèbre du Musée de Leyde (E., t. IX, 
p. 76, no 6669), 

8381. Fragment de colonne trouvé à Maëstricht. 
Au Musée de Maëstricht. Pierre calcaire. Hauteur, 

1 mètre. (PL XXIII). 

Photographie communiquée par M. H. Brunsting. — 
C. Leemans, Romeinsche Oudheten te Maastricht, fig. 33. 

Décoration de feuillages imbriqués. 



25 



TRÉVIRES. 

(TREVERI). 

(Voir lei tomes : V, p. 211 ; VI, p. 318 ; IX, p. 363). 



8382. Statue trouvée dans le castellum de Bru- 
nehaut, à Liberchies (Hainaut), sur la voie de Bavay 
à Cologne, en 1931. Aux Musées royaux d'art et 
d'histoire de Bruxelles. Calcaire jurassique blanc. 
Hauteur, 1 m. 70. (PL XXIII). 

Photographie communiquée par M. Jacques Breuer. — 
Baron DE LoË, Belgique ancienne. Catalogue descriptif et rai- 
sonné. III, Période romaine, p. 347 (figure). — J. Breuer, 
Bulletin des Musées royaux d'art et d'histoire, 1931, p. 102 et 
fig. 4. — H. Van de Weerd, L'Antiquité classique, t. I, 1932, 
p. 349. 

Femme debout, le bras droit replié, la main tenant 
peut-être un fruit. Sur la robe, retombe un voile 
couvrant le sommet de la tête et la nuque. Vraisem- 
blablement la Déesse Mère du vicus romain des 



Bons-Villers, situé à quelques centaines de mètres 
du castrum. Le revers n'est pas travaillé. 

8383. Fragment de bas-relief trouvé à Elewijt 
(Brabant). Au Musée de Malines. Calcaire blanc très 
friable. Hauteur, m. 09. (PI. XXV). 

L'Antiquité classique, t. VIII, 1939, p. 226, pi. XXI. — 
Ch. Picard, Revue des Études latines, 1941, p. 326. 

Partie inférieure d'un torse de femme, recouvert 
d'une tunique courte, serrée et relevée à la taille. 
Brisé aux genoux. Le revers n'est pas travaillé et 
la figurine, plutôt plate, appartient à un bas-relief. 
Diane. 



ESPÉRANOIEU • 



26 



BUZENOL. 

(PROVINCE DU LUXEMBOURG). 

Au lieu-dit Montauban ou Château-des-Quatre-Fils-Aymon, les Musées royaux d'art et d'histoire 
de Bruxelles ont fouillé, en 1913 et en 1914, les ruines d'un fortin du iv^ siècle après J.-C, élevé sur 
l'emplacement d'une forteresse celtique du second âge du Fer. Enfouis aux deux extrémités du vallum, ou 
bien utilisés dans les fondations de la tour, d'importants fragments de bas-reliefs, appartenant à des 
monuments funéraires, ont été recueillis et déposés dans les collections des Musées royaux d'art et d'histoire. 

Quelques-uns ont pu être reconstitués graphiquement : autel et pilier funéraire du type de Neumagen. 
Il semble que, par comparaison, avec certaines sculptures de la région trévire, on puisse dater quelques-uns 
des bas-reliefs de Buzenol des années 165 à 190 de notre ère. 

Les photographies m'ont été obligeamment communiquées par M. Jacques Breuer. 

BIBLIOGRAPHIE. 

I. E. Rahir, Vingt-cinq années de recherches..., Bruxelles, 1928, p. 190-195. 
IL Congrès national des Sciences, Bruxelles, 1930, p. 978-986. 

m. Baron DE LoË, Musées royaux d'art et d'histoire, Belgique ancienne. Catalogue descriptif et raisonné. III, La période romaine, 
Bruxelles, 1937, p. 348-354. 

IV. M.-E. Mariën, Les monuments funéraires de Buzenol, dans Bulletin des Musées royaux d'art et d'histoire, 3' série, t. XV, 
1943 et 1944, extrait. 

V. Du MÊME, L'Antiquité classique, t. XII, 1943, p. 115-116. 

VI. Du MÊME, La sculpture à l'époque romaine, Bruxelles, 1945. 



8384. Bloc rectangulaire trouvé dans la tour. Cal- 
caire gréseux. Longueur, 1 m. 20 ; largeur, m. 63 ; 
épaisseur, m. 57. (PI. XXIV). 

De Loë, Belgique ancienne, t. III, p. 350-351, fig. 153. — 
M.-E. Mabiën, Les monuments funéraires de Buzenol, p. 36-38. 

Scène de pesée de marchandises, dont la partie 
supérieure seule est conservée. Trois personnages 
debout, brisés à la hauteur de la ceinture, entourant 
une balance romaine, avec son contrepoids et ses 
chaînes, suspendue à une poutre par deux tenons. 
Deux hommes en vis-à-vis et tournés de trois 
quarts vers le spectateur, maintiennent à deux mains 
les chaînes de la balance, faites de deux barres mé- 
talliques réunies par un anneau. Ils sont vêtus d'une 
robe serrée à la ceinture, à manches relevées par un 
pli au-dessus du poignet. A gauche, un peu en re- 
trait, un personnage, au corps replet, paraît plus 
âgé. Il note sur une tablette qu'il serre contre sa 
poitrine, les résultats de l'opération, à l'aide d'un 
stylet. Il porte également une tunique à manches, 
ouverte sur un vêtement de dessous. Les visages et 
les chevelures sont indistincts. 

8385. Fragment de frise. Calcaire gréseux. Hau- 
teur, m. 59 ; longueur, m. 88 ; épaisseur, m. 555. 
(PI. XXIV). 



De Loë, Belgique ancienne, t. III, p. 350, n° 56, fig. 152. 
— M.-E. Mariën, Les monuments funéraires de Buzenol, p. 38, 
fig. 26. 

Scène à quatre personnages : deux accoudés à 
une table, l'un assis dans un fauteuil en osier der- 
rière lequel se dresse un quatrième personnage. 
Peut-être une scène de repas funéraire. 

8386. Fragment de pilier trouvé dans la tour. Cal- 
caire gréseux. Hauteur, m. 475 ; longueur, m. 98 ; 
épaisseur, m. 58. (PI. XXV). 

De Loë, Belgique ancienne, t. III, p. 354, fig. 65. — M.-E. Ma- 
riën, Les monuments funéraires de Buzenol, p. 38-39, fig. 28. 

Les deux faces latérales portent chacune sur leur 
moitié inférieure la représentation de deux scènes : 
laboureur portant le cucullus, l'avant-bras droit 
tendu, la main tenant un aiguillon. A gauche, partie 
du corps d'un cheval attelé à une charrue ; — cocher 
conduisant une charrette à ridelles d'osier. Les deux 
bas-reliefs, très mutilés ne laissent plus apparaître 
que des silhouettes. 

8387. Bloc cubique, retaillé, trouvé dans les fon- 
dations de la tour. Calcaire gréseux. m. 81 X 
X m. 62. (PI. XXVI). 



BUZENOL. 



27 



De Loë, Belgique ancienne, t. III, p. 349, n" 49. — M.-E. Ma- 
HIËN, Les monuments funéraires de Buzenol, p. 38, fig. 27. 

La surface de la pierre, très abîmée, laisse entre- 
voir les restes d'un personnage, assis dans un fau- 
teuil d'osier, tenant sur la main un petit veau. 
Restes d'une autre main, le pouce reposant sur le 
médius, l'index en flexion. 

8388. Fragments d'un pilier funéraire, orné de bas- 
reliefs sur trois de ses faces. Trouvé dans le vallum. 
Hauteur, m. 55 ; largeur, m. 60. (PI. XXVI, 
XXVII). 

De Loë, Belgique ancienne, t. III, p. 351-352, u" 60, fig. 155- 
156. — M.-E. Mariën, Les monuments funéraires de Busenol, 
p. 45-46, fig. 34. 

1. Face antérieure : portrait des deux époux, dont 
la partie supérieure du corps et les pieds manquent. 
A gauche, la femme de face, vêtue d'une robe sur 
laquelle retombe un manteau, la main gauche rame- 
née sur le ventre. A droite, l'homme, vêtu d'un 
manteau à manches. 

2. Face latérale droite : dans une niche, dont le 
sommet est orné de la représentation d'une coquille, 
un homme debout, plus petit que les précédents, 
vêtu d'un manteau assez long pourvu de manches 
et d'une tunique formant bourrelet à l'encolure. De 
la main gauche, il tient un rouleau, de l'autre main, 
des tablettes. Le nez et le côté droit du visage ont 
disparu. La chevelure, dont la partie supérieure 
manque, était ordonnée en gros rouleaux. 

3. Face latérale gauche : femme debout devant le 
même baldaquin en coquille, vêtue d'un manteau 
drapé et d'une tunique. Un pan du manteau retombe 
sur l'avant-bras gauche, un autre est ramené sur la 
tête, en forme de voile. De la main gauche, elle 
maintenait un objet, très mutilé, peut-être une cas- 
sette à bijoux. Le visage et la partie supérieure de 
la tête manquent. De chaque côté, les restes des 
gros bandeaux de la chevelure. La coquille était 
flanquée de feuilles d'acanthes. 

8389. Bloc quadrangulaire trouvé dans le vallum. 
Pilier funéraire. Calcaire gréseux. m. 135 X m. 82 
(PI. XXVIII). 

De Loë, Belgique ancienne, t. III, p. 350, n" 54. — M.-E. Ma- 
KIÈN, Les monuments funéraires de Buzenol, p. 14, fig. 6. 

Dans une niche, homme debout, dont l'épaule 
gauche seule est conservée. Il est légèrement tourné 
vers l'intérieur de la niche et porte un vêtement 
sans manches, plaquant sur l'épaule. A droite, siu- 



le pilastre, petit personnage nu, très mutilé, debout 
sur un socle, la jambe droite portée en avant, le 
bras droit levé et replié vers la tête disparue. 

8390. Bloc rectangulaire, brisé en deux morceaux, 
trouvé dans le vallum. Calcaire gréseux. Longueur, 
m. 95 ; largeur, m. 67 ; épaisseur, m. 60. 
(PI. XXVIII). 

De Loë, Belgique ancienne, t. III, p. 350, n" 59, fig. 154. 
— M.-E. Mariën, Les monuments funéraires de Buzenol, p. 14, 
fig. 6. 

Dans une niche, buste d'un personnage masculin, 
vêtu d'un manteau ample, tenant une bourse dans 
la main droite, l'avant-bras replié sur la poitrine. A 
gauche, sur le pilastre, un petit personnage, dont il 
ne reste plus que la jambe gauche et la moitié de 
la jambe droite. En avant, l'extrémité d'une rame 
et un objet indéterminé. 

Les blocs n08 8389 et 8390 appartiennent à un 
même pilier funéraire. L'un et l'autre constituaient 
l'extrémité de l'une des assises supérieures gauches 
de la niche occupant la face principale et à l'inté- 
rieur de laquelle étaient représentées les images des 
défunts. 

8391. Fragment de pilier funéraire trouvé dans 
le vallum. Bloc de calcaire gréseux. Trou de louve 
au côté droit. Hauteur, m. 43 ; largeur, m. 725 ; 
épaisseur, m. 45. (PI. XXIX). 

De Loë, Belgique ancienne, t. III, p. 350, n" 49. — M.-E. Ma- 
riën, Les monuments funéraires de Buzenol, p. 24, fig. 13. 

Torse d'homme, tenant de la main droite les plis 
de la toge. A droite, l'épaule gauche d'un personnage 
plus petit. Les dimensions du premier personnage 
sont plus grandes que nature. Le deuxième person- 
nage représente vraisemblablement l'épouse, tenant 
peut-être les restes d'un coflret à bijoux. 

8392. Fragment de pilier funéraire trouvé dans le 
vallum. Bloc de calcaire gréseux. Hauteur, m. 61 ; 
largeur, m. 865 ; longueur, 1 mètre. (PI. XXIX). 

De Loë, Belgique ancienne, t. III, p. 351, n" 58. — M.-E. Ma- 
riën, Les monuments funéraires de Buzenol, p. 28-29, fig. 18. 

Partie inférieure du corps d'un personnage mas- 
cidin, brisé à la hauteur des cuisses, la jambe droite 
portée en avant, la gauche écartée, le pied légère- 
ment soulevé et en retrait. Il est vêtu d'une tunique 
descendant au genou. Les pieds sont chaussés. Angle 
inférieur du pilier funéraire. 



28 



BUZENOL. 



8393. Bloc rectangulaire, brisé en coin à la partie 
inférieure gauche, trouvé dans le vallum. Calcaire 
gréseux. Longueur, 1 m. 15 ; largeur, m. 40 ; 
épaisseur, m. 66. (PI. XXX). 

De Loë, Belgique ancienne, t. III, p. 354, n° 67. 

Torse d'homme, brisé dans le bas et à gauche. Il 
porte un manteau à capuchon. La main droite est 
ramenée sur le devant du corps. Le visage, dont la 
partie inférieure seule subsiste, a disparu avec les 
arrachements de la pierre. Fragment de pilier funé- 
raire. 



8394. Fragment de pilier funéraire. Calcaire gré- 
seux. Hauteur, 1 m. 20 ; largeur, m. 60 ; épaisseur, 
m. 40. (PI. XXX). 

De Loë, Belgique ancienne, t. III, p. 353-354, n° 64, fig. 160. 

— M.-E. Mahiën, Les monuments funéraires de Buxenol, p. 27, 
fig. 15. 

A droite, partie supérieure du corps d'un person- 
nage masculin, vêtu d'un manteau, la main droite 
ramenée à plat sur la poitrine. L'annulaire et l'auri- 
culaire sont brisés. De gros éclats ont entraîné la 
disparition de la face. Au-dessus de l'épaule, les plis 
d'une tenture. A gauche, sur le pilastre, Génie funé- 
raire, assis dans une attitude pensive, la tête, à la 
chevelure toufiPue, appuyée dans la main droite, le 
coude reposant sur le genou, tandis que le pied pose 
sur un rocher. L'autre jambe, très allongée, a en 
grande partie disparu. 

8395. Fragment de pilier funéraire, trouvé dans 
le vallum. Calcaire gréseux. Longueur, m. 68 ; hau- 
teur, m. 285 ; épaisseur, m. 795. (PI. XXX). 

De Loë, Belgique ancienne, t. III, p. 349, n° 50. — M.-E. Ma- 
RIËN, Les monuments funéraires de Buxenol, p. 46, fig. 35. 

Sur une étagère et à côté, rouleaux d'étoffes 
pliées. 

8396. Bloc rectangulaire. Calcaire gréseux. Lon- 
gueur, m. 80 ; hauteur, m. 595 ; épaisseur, 
m. 54. (PL XXXI). 

De Loë, Belgique ancienne, t. III, p. 349, n° 52, fig. 150. 

— M.-E. Mariën, Les monuments funéraires de Buxenol, p. 22, 
fig. 9. 

Au-dessus d'un bandeau profilé, brisé, composé 
d'un listel disparu, d'un quart de cercle, de deux 
listels en retrait et d'un congé, grecque dans un enca- 
drement, formé d'une bande lisse. 



8397. Bloc rectangulaire. Calcaire gréseux. Lon- 
gueur, Dm. 75 ; hauteur, m. 75 ; épaisseur, 
m. 30. (PI. XXXI). 

De Loë, Belgique ancienne, t. III, p. 349, fig. 151. — 
M.-E. Mariën, Les monuments funéraires de Buxenol, p. 40, 
fig. 30. 

Partie de la frise d'une stèle funéraire. Pilastre à 
décor de feuilles imbriquées et décor losange. Début 
du II® siècle de notre ère. 

8398. Fragment de pilier funéraire trouvé dans le 
vallum. Loculus pour les urnes. Calcaire gréseux 
Longueur, m. 90 ; hauteur, m. 60. (PI. XXXII) 

De Loë, Belgique ancienne, t. III, p. 353, n° 62, fig. 157 
158. — J. Breuer, Annales de l'Académie royale d'Archéologie 
de Belgique, LXXVII, 7» sér., t. VII, p. 43-44. — M.-E. Ma 
RIËN, Les monuments funéraires de Buxenol, p. 30-31, fig. 21 

Sur les petits côtés, au-dessus d'un décor de feuil' 
lages très mutilé, deux Amours nus, soutenant une 
guirlande. Le mouvement est rendu avec violence 
l'une des jambes est pliée, l'autre tendue, et les deux 
petits personnages s'appuient sur un bâton. Le 
large ruban qui entoure Vinfula, retombe oblique- 
ment en avant et, en arrière, se redresse en deux 
grosses coques obliques. Sur la face antérieure, le 
même décor de feuillages est reproduit, au-dessous 
de l'épitaphe de Maius et de Lutissia Résilia. 

8399. Fragment d'autel funéraire trouvé dans le 
vallum. Calcaire gréseux. Longueur, m. 775 ; hau- 
teur, m. 36 ; épaisseur, m. 60. (PL XXXII, 
XXXIII). 

De Loë, Belgique ancienne, t. III, p. 363, n" 51. — M.-E. Ma- 
riën, Les monuments funéraires de Buxenol, p. 3-7, fig. 2. 

Couronnement décoré de deux rouleaux ornés de 
feuillages imbriqués, maintenus en arrière par un 
large ruban plat. En avant, les rouleaux sont décorés 
de rosaces à quatre pétales, assez irrégulières, re- 
liées entre elles par une sorte de fronton à rampants 
infléchis. La décoration repose sur un socle, portant 
un encadrement sur trois de ces côtés. 

Deuxième moitié du ii® siècle de notre ère, ou 
premier quart du m® siècle. 

8400. Fragment d'enceinte funéraire trouvé dans 
le vallum. Calcaire gréseux. Hauteur, 1 m. 15 ; lar- 
geur à la base, m. 55 ; épaisseur : à la base, m. 35 ; 
au sommet, m. 28. (PL XXIII). 

De Loë, Belgique ancienne, t. III, p. 353, n» 63, fig. 159. 
— M.-E. Mariën, Les monuments funéraires de Buxenol, p. 50, 
fig. 37. 



BUZENOL. 



29 



Dans un encadrement rectangulaire, déterminé 
par un bandeau plat, feuillages imbriqués. Ëclats à 
l'angle supérieur gauche. 

8401. Tête de statuette trouvée à Robelmont 
(Luxembourg), dans la villa gallo-romaine des Sar- 
rasins. Aux Musées royaux d'art et d'histoire de 
Bruxelles. Grès de Virton. Hauteur, m. 098. 
(PI. XXXIII). 



L'Antiquité classique, t. VIII, 1939 ; Archéologie, p. 6, 
pi. I, 2. — Ch. Picard, Revue des Études latines, 1941, 
p. 326. 

Tête de femme diadémée. Les cheveux, partagés 
par une raie médiane, sont disposées en grosses on- 
dulations entourant le visage, cachant les oreilles et 
probablement noués sur la nuque. Du diadème, un 
voile retombe en arrière de la tête. Junon (?). 

ne siècle de notre ère. 



30 



TRÊVES. 

(TREVERI). 
(Voir les tome» : V, p. 211 ; VI, p. 213 ; X, p. 175, 204; XI, p. 53). 



8402. Tête trouvée San Barbara Ufer, en remploi 
dans un mur moderne. Au Musée de Trêves. Pierre 
commune. Hauteur, m. 22. (PI. XXXIII). 

Photographie communiquée par le Musée de Trêves. — 
Trierer Zeitschrift, t. XIII, 1938, p. 248, fig. 21. — Ch. Picard, 
Revue des Études latines, 1941, p. 294. 

Divinité masculine, le bas du visage encadré par 
une barbe courte et touffue, moustache. La cheve- 
lure, plantée bas sur le front, entoure la partie supé- 
rieure de la tête d'une haute couronne de boucles 
sommairement indiquées. Visage carré, aux traits 
fortement accentués. Le nez, la bouche et la cheve- 
lure sur le front, ont été endommagés lors de la 
réutilisation du monument. Bon travail de l'époque 
fiavieune. 

8403. Bas-relief mutilé trouvé, en 1938, près de 
l'amphithéâtre, « bei der Kanalisation der Sickinger- 
strasse ». Au Musée de Trêves. Pierre commune. 
Hauteur, m. 40 ; largeur, m. 33 ; épaisseur, 
m. 032. (PI. XXXIV). 

Photographie communiquée par le Musée de Trêves. — 
H. Kœthe, Trierer Zeitschrift, t. XIV, 1939, p. 239, fig. 24. 

Deux Déesses Mères assises sur un banc. La plus 
petite, à gauche, dont la jambe droite est quelque 
peu en retrait, passe le bras gauche sur l'épaule de 
sa voisine. Elle tient une pomme dans la main droite 
posée sur le genou. La plus grande, dont l'avant- 
bras gauche a disparu, soutient de la main droite 
un plateau chargé de fruits placé sur ses genoux. 
L'une et l'autre portent une tunique longue plissée, 
serrée sous les seins par un lien, et un manteau 
ouvert en avant, couvrant les genoux et retombant, 
à gauche, en un pli drapé. Les têtes et les pieds 
manquent. Le revers est brut. 

Bon exemplaire de sculpture provinciale au troi- 
sième quart du i^' siècle de notre ère. 



8404. Statuette mutilée trouvée à Saint-Mathias, 
Valeriusstrasse. Au Musée de Trêves. Pierre com- 
mune. Disparue. (PI. XXXIV). 

Photographie communiquée par le Musée de Trêves. — 
Bonner Jahrbucher, H. 130, 1925, p. 354. — H. Kœthe, 
Trierer Zeitschrift, t. XIII, 1938, p. 196, fig. 2. — Ch. Picard, 
Revue des Études latines, 1941, p. 294. 

Jeune garçon debout, drapé dans la toge, l'avant- 
bras droit ramené sur la poitrine, la main tenant un 
pli du vêtement. Au-dessus des seins, sur la robe de 
dessous, deux bretelles croisées et réunies par un 
motif circulaire. Les pieds sont chaussés. La tête et 
le pied gauche manquent. La main est mutilée. A 
gauche, dans le bas, un petit socle carré. Époque 
claudienne. 

8405. Plaque de revêtement trouvée Thebàer- 
strasse, n°* 59-61, dans un cimetière du Moyen âge, 
où elle avait été utilisée comme couvercle d'une 
tombe d'enfant. Au Musée de Trêves. Marbre noir. 
Hauteur, 1 m. 20 ; largeur, m. 60. (PI. XXXIV). 

Photographie communiquée par le Musée de Trêves. — 
Trierer Zeitschrift, t. XIII, 1938, p. 250, fig. 24. 

Le décor est constitué par deux panneaux rectan- 
gulaires moulurés, disposés dans le sens de la hau- 
teur, au registre supérieur, dans celui de la largeur, 
au registre inférieur. Le premier renferme deux 
bouclierg d'Amazone, réunis sur les côtés par un 
quart de cercle, au centre par un losange. Le second 
est occupé par deux carrés, dont les côtés sont cons- 
titués par des lignes courbes, renfermant un motif 
triangulaire. 

La plaque, qui appartenait à la décoration d'un 
édifice du Bas-Empire, est le seul exemplaire d'un 
revêtement de ce genre qui ait été retrouvé dans 
son intégrité. Sur ces décors, voir : Kremker, Die 
trierer Kaiserthermen, t. I, p. 306 et suiv. 



31 



TRÊVES. 

SANCTUAIRE DE L'ALTBACHTAL. 



La vaste « cité divine », découverte au Sud des thermes impériaiix, dans la partie méridionale de 
Trêves, a des origines anciennes qui remontent au début de l'ère chrétienne : aux constructions primitives 
en bois, succèdent des édifices de pierre et, jusqu'à l'époque des Antonins, on assiste à un accroissement 
continu du lieu de culte. Autour de Ritona, les dieux honorés, Vorio, Epona, les Déesses Mères, témoignent 
de la persistance de la piété locale des fidèles. Au cours de la lutte entre Septime-Sévère et Albinus, la « cité 
divine » disparaît violemment. Entre 205 et 275 après J.-C, les ruines sont relevées et des aménagements 
nouveaux apparaissent : la rotonde et la chapelle à l'Ouest du Temple de Ritona sont remplacées par un 
sanctuaire de Mercure. Vers 337, une fois encore, la « cité divine » est ravagée. Le règne de Julien marque 
une nouvelle résurrection, mais de courte durée. 

Les photographies m'ont été obligeamment communiquées par le Musée de Trêves. 

BIBLIOGRAPHIE. 

Der Tempdbezirk im Albachtale su Trier. Herausgegeben von Siegfried LoESCHKE, Heft. I. Planausschnitt. Ritonatempel 
und Umgebung, bearbeitet von Erich GoSE, Ludwig HussoNG, Wilhem JovY und Siegfried Loeschke. Text und Tafeln. Berlin, 
1938. — Heft 2, Planausschnitt 2. Die bahndurschnittenen Tempel und Umgebung, bearbeitet von Ericb GoSE, Ludwig HussONG, 
Wilbem JovY und Siegfried Loeschke. Zwei BeitrSge von Hemnann Mylius. Text und Tafeln. Berlin, 1942. 



8406. Base de statue, trouvée dans la chapelle de 
Mercure. Grès rouge. Hauteur, m. 55 ; largeur, 
m. 29 ; épaisseur, m. 30. (PI. XXXIV). 

Der Tempelbezirk im Albachtale zu Trier, I, p. 51, n° 2 a, 
pi. 20, I. 

Sur une base profilée, les pieds d'une statue de 
Mercure debout et la partie inférieure d'un bouc 
placé en arrière du dieu. Sur la face antérieure du 
socle, l'inscription : In hfonorenj d(omus) d(ivinae) 
deo Mercurio, Securius Severus, v(otum) s(olvit) 
l(ibens) mferito). 

8407. Fragments de statue trouvés dans la cha- 
pelle de Mercure. Calcaire jurassique. (PI. XXXV). 

Tempelbezirk .... I, p. 55, nP^ 2, 3, pi. 21, 2, 4. 

1. Tête, cou, épaules et bras d'un géant, ayant 
appartenu à un groupe de Jupiter au Géant angui- 
pède, la bouche ouverte, encadrée par une courte 
barbe (longueur du visage, m. 08). 

2. Sabot du cheval (hauteur, m. 10). 

8408. Fragment de tête trouvé près du temple de 
Ritona. Calcaire jurassique. Largeur environ, m. 25 
(PI. XXXV). 

Tempdbezirk ..., I, p. 55, n° 4, p. 22, 5. 



Partie supérieure de la tête d'un Géant anguipède, 
brisée sous les yeux, au front lourd et fuyant, que 
cerne une couronne de boucles. Nez élargi à l'attache 
et yeux profondément enfoncés sous les orbites. 
Groupe de Jupiter au Géant anguipède. 

8409. Fragment de bas-relief trouvé près de la 
chapelle d'Épona. Grès blanc. Hauteur, m. 48 ; 
largeur, m. 48 ; épaisseur, m. 17. (PI. XXXV). 

Tempelbezirk ..., I, p. 56, n" 8, pi. 21, 8. 

Dans une niche brisée à environ la moitié de sa 
hauteur, Épona, assise à droite sur une jument mar- 
chant à droite. Elle est vêtue d'une robe qui l'en- 
serre comme dans un sac. La tête de l'animal, la 
partie supérieure du corps de la déesse manquent. 

8410. Fragment de bas-relief trouvé dans la rue, 
près du temple de Ritona. Calcaire. Hauteur, 
m. 35 ; largeur, m. 43 ; épaisseur, m. 20. 
(PI. XXXV). 

Tempelbezirk .... I, p. 55, n» 2, pi. 22, 6. 

Partie supérieure du corps d'une danseuse, agi- 
tant un voile de la main droite au-dessus de la tête. 
Elle est vêtue d'une tunique dégageant le haut de 
la poitrine et maintenue par une fibule ronde, ou 
un bouton, à la naissance des bras. La chevelure. 



32 



TRÊVES. 



séparée par une raie médiane, forme, en avant du 
front, deux rouleaux terminés par deux courtes 
nattes sur les épaules. Les pupilles sont indiquées. 
Le nez et le bas du visage ont été endommagés par 
des éclats. Le côté droit de la figure manque. 

8411. Fragment de bas-relief trouvé près de la 
chapelle de Mercure H. Calcaire jurassique. Hau- 
teur, m. 115. (PI. XXXV). 

Tempelbesirk ..., H. I, p. 59, n» 1, pi. 21, 9. 

Portrait de vieillard, imberbe, à l'ovale accentué, 
aux lèvres épaisses. Sur le front en coupole et ridé, 
une couronne de boucles de cheveux. Brisé à la nais- 
sance du cou. 

8412. Fragment de bas-relief, encastré dans un 
mur près du temple de Ritona. Calcaire jurassique. 
Hauteur, m. 13. (PL XXXV). 

Tempelbexirk .... H. I, p. 56, vfi 12, pi. 26, 1. 

Torse de femme nue, brisé en biseau sous les seins 
et à mi-cuisses. 

8413. Fragment de bas-relief trouvé près du tem- 
ple de Ritona. Calcaire jurassique. Longueur, 
m. 26. (PI. XXXV). 

Tempelbexirk ..., H. I, p. 57, n" 18, pi. 22, 4. 

Deux mains tenant un bloc de rocher qui, d'après 
leur position, devait être porté sur la tête. 

8414. Plaque votive trouvée dans les déblais des 
murs de la cella du temple de Ritona. Marbre blanc. 
Longueur, m. 23. (PI. XXXVl). 

Tempelbexirk ..., H. I, p. 57, n° 21, pi. 22, 1. 
Deux plantes de pieds gravées. 

8415. Fragment de sculpture trouvé à l'Est de la 
chapelle de Mercure H. Calcaire jurassique. Hau- 
teur, m. 10. (PI. XXXVI). 

Tempelbexirk ..., H. I, p. 57, n" 24, pi. 21, 7. 

Partie antérieure du corps d'un coq : cou, poitrine 
et ailes. Les plumes sont indiquées au trait. Le corps 
de l'animal avait été exécuté en deux parties, réu- 
nies par un tenon de fer. 

8416. Fragment de base de statue trouvée près du 
pilier de Vorio. Calcaire jurassique. Longueur, 
m. 26. (PI. XXXVI). 

Tempelbexirk .... H. I, p. 57, n" 22, pi. 21, 3. 
Fragment d'un corps de serpent enroulé. 



8417. Fragment d'architrave, trouvé près du 
temple de Ritona. Calcaire. Longueur, 1 m. 17 ; 
largeur, m. 44 ; épaisseur, m. 30. (PI. XXXVI). 

Tempelbexirk .... H. I, p. 60, n° 4, pi. 23, 3. 

A la partie supérieure court une frise d'armes : 
boucliers d'Amazone, boucliers ronds de face, de 
profil et de revers, visière, casque rond à crête et 
feuille latérale, jambières, épées. 

8418. Fragment de bas-relief trouvé près du tem- 
ple de Ritona. Calcaire jurassique. Hauteur, m. 44 ; 
largeur, m. 43 ; épaisseur, m. 23. (PI. XXXVI). 

Tempelbexirk ..., H. I, p. 60, n° 1, pi. 28, 8. 

Pilastre cannelé, surmonté d'un chapiteau compo- 
site, dont la corbeille est décorée de feuilles d'acan- 
thes. Au-dessous, rais de cœur. 



8419. Bas-relief mutilé trouvé à Môhn (cercle de 
Trier-Land), au Môhner-Berg, sur l'emplacement 
d'un sanctuaire. A fait partie de la collection KnoU. 
Au Musée de Trêves. Pierre commune. Hauteur, 
m. 40. (PI. XXXVII). 

Trierer Zeitschrift, t. 13, 1938, p. 256, fig. 27. 

Dans une niche, Apollon nu, debout, le bras droit 
écarté du corps, la main à demi-fermée reposant sur 
le montant droit d'une lyre, placée sur un petit 
autel, flanqué de deux tores à la partie supérieure. 
Le relief est brisé en biseau à la partie supérieure. 
Manquent le cou, la tête, l'épaule et le bras gauche, 
la main tenant le plectre, le sexe. La main droite 
est mutUée, ainsi que le montant gauche de la lyre. 
Dans le bas, à gauche, les traces d'un animal 
(chien ?) tournant la tête vers le dieu. 

Le relief reproduit le type de l'Apollon de Liver- 
pool et celui des Apollons de bronze du pays éduen. 

8420. Haut-relief, découvert à 3 km. 800 à l'Ouest- 
Sud-Ouest de l'église de Schillingen (cercle de Trier- 
Land). Au Musée de Trêves. Grès rouge. Hauteur, 
m. 26. (PI. XXXVII). 

Photographie communiquée par le Musée de Trêves. — 
Trierer Zeitschrift, t. 14, 1939, p. 247-248 et fig. 29. 

Tête d'homme. Le nez et le menton sont brisés. 
La chevelure, plantée bas sur le front, est disposée 
en mèches irrégulières et bouflfantes, rejetées en 
arrière et dégageant les oreilles. Travail indigène de 
basse époque. 



TRÊVES. 



33 



8421. Bas-reliefs mutilés, ayant appartenu à un 
monument funéraire, trouvé à Igel, à la sortie occi- 
dentale du village, au cours de travaux militaires. 
Au Musée de Trêves. Pierre calcaire. Hauteur, 
m. 60 ; largeur, m. 90 ; épaisseur, m. 90. 
(PI. XXXVIII). 

Trierer Zeitschrift, t. 16-17, 1941-1942, p. 228-229 et pi. 30, 
2 ; 31, 1-2. 

Sur la face antérieure, de part et d'autre d'un 
pilier en forme de candélabre, deux Génies nus ailés, 
le poids du corps reposant sur l'une des jambes 
tendue, l'autre repliée, les bras levés, soutiennent 
des deux mains un motif disparu, vraisemblable- 
ment l'inscription. Sur la face orientale de la pierre, 
d'un canthare à panse godronnée, le col orné de 
motifs trapézoïdaux réunis par un lien à rosace 
centrale, jaillissent des rinceaux d'acanthes et des 
sarments de vignes avec grappes de raisins que pico- 
rent deux oiseaux, placés aux angles inférieurs du 
relief. Sur la face occidentale, le même motif, mais 
simplement épannelé. 

8422. Bloc trouvé à Aulenbach (cercle de Baumhol- 
der). Au Musée de Trêves. Grès rouge. Longueur, 
m. 47 ; largeur, m. 27. (PI. XXXVI). 

Photographie communiquée par le Musée de Trêves. — 
Trierer Zeitschrift, t. 12, 1937, p. 288 et fig. 24. 

Amour ailé, nu, la tête tournée vers la gauche, le 
bras droit tendu en avant, marchant à droite au 
milieu de feuilles d'acanthes stylisées. A gauche, 
restes d'une bordure rectangulaire. 

8423. Bloc d'angle d'un monument funéraire, 
trouvé à Bethingen (cercle de Saarburg). A Bethin- 
gen, sur la place, en avant de la chapelle. Pierre 
commune. Hauteur, m. 90, (PI. XXXVIII). 

Photographie communiquée par le Musée de Trêves. — 
E. Krûger, Bonrier Jahrbucher, Heft 127, 1922, p. 302. — 
Trierer Zeitschrift, t. 14, 1939, p. 248-249 et fig. 30. 

Sur la face antérieure : à l'une des extrémités, 
pied droit chaussé d'un personnage masculin ; à 
l'extrémité opposée, enfant nu. Sur les côtes du pi- 
lastre : un brûle-parfum à panse godronnée et 
feuilles d'acanthes. Sur le socle, méandres et, peut- 
être, une frise d'animaux marins. 

8424. Acrotère trouvée à Biidlicherbrûck, dans les 
travaux de fondation de la nouvelle route condui- 
sant au pont sur la Dhron. Au Musée de Trêves. 
Grès. Hauteur, m. 35. (PI. XXXIX). 

ESPÉRANDIEU — XIV. 



Photographie communiquée par le Musée de Trêves. — 
Germania, t. 18, 1934, p. 57, et fig. 17. 

Tête de femme, brisée à la naissance du menton. 
Les pupilles sont creusées et les sourcils indiqués 
par de petites incisions, parallèles. La bouche est 
grande, les lèvres épaisses, l'inférieure légèrement 
avancée. La chevelure est disposée en trois nattes 
parallèles encadrant le visage. Éclats à l'extrémité 
du nez. 



8425. Stèle votive, trouvée « am Grossen Weiher- 
damm », entre Ludweiler et Lauterbach (Cercle de 
Sarrebriick). Au Musée de Sarrebriick. Grès jaune 
rougeâtre. Hauteur, m, 50. (PI. XXXIX), 

Photographie communiquée par M. W. Schleiermacher. — 
W. Schleiermacher, Germania, t. 26, 1942, p. 132, pi. 23, 1. 

Dans une niche en forme de pyramide tronquée, 
dont le rebord est orné d'une guirlande de lauriers, 
Epona, assise à droite sur une jument marchant à 
droite. Un objet, en forme de massue, mais dans 
lequel il faut reconnaître la représentation défigurée 
d'une corne d'abondance, est placée dans le bras 
droit. La main gauche est posée derrière la tête de 
la monture. A l'exception de la tête de la déesse, 
dont la chevelure est disposée en grosses mèches 
parallèles, la sculpture est très grossièrement exé- 
cutée. 

8426. Stèle votive, trouvée « am Grossen Weiher- 
damm », entre Ludweiler et Lauterbach. Au Musée 
de Sarrebriick. Grès jaune rougeâtre. Hauteur, 
m. 45. (PI, XXXIX), 

Photographie communiquée par M. W. Schleiermacher. — 
W. Schleiermacher, Germania, t. 26, 1942, p. 133, pi. 23, 2. 

Dans une niche à sommet cintré, Épona assise à 
droite sur une jument marchant à droite. La tête 
de la déesse, celle de la monture, la jambe antérieure 
droite et la jambe postérieure gauche de l'animal 
sont arasées. La déesse ne paraît pas assise sur la 
jument, mais appuyée, à droite, contre le flanc. De 
la main droite, elle tient, non pas un sceptre, mais 
une hampe terminée par une pointe. M. W. Schleier- 
macher propose de reconnaître, dans cet objet, un 
aiguillon, comme en utilisent les pâtres, les labou- 
reurs et les conducteurs (voir E., t. II, n° 2080 ; 
t. IV, no 3467 ; t. VI, n» 5175 ; t. VII, n" 5727), 
En pays mosellan, on constate une certaine tendance 
à donner, pour attributs aux divinités, des objets 
ou des instruments de caractère indigène. 



34 



TRÊVES. 



8427. Stèle votive, trouvée « am Grossen Weiher- 
damm », entre Ludweiler et Lauterbach. Au Musée 
de Sarrebrûck. Grès jaune rougeâtre. Hauteur, 
m. 43. (PI. XXXIX). 

Photographie communiquée par M. W. Schleiermacher. — 
W. Schleiermacher, Germania, t. 26, 1942, p. 133, pi. 23, 3. 

Dans une niche à sommet arrondi, Epona assise 
à califourchon sur une jument marchant à droite, 
tenant peut-être une patère dans la main droite 
ramenée sur la croupe. L'autre main est posée sur 
la crinière. Les membres antérieurs de la monture 
sont mutilés et les jambes postérieures ont disparu. 
On notera des disproportions accentuées entre les 
volumes de la tête, couronné d'une haute chevelure 
à deux étages de tresses sur le sommet du crâne, 
et la jambe trop longue ramenée en arrière. 

8428. Stèle votive, trouvée « am Grossen Weiher- 
damm », entre Ludweiler et Lauterbach. Au Musée 
de Sarrebrûck. Grès jaune rougeâtre. Hauteur, 
m. 295. (PI. XL). 

Photographie communiquée par M. W. Schleiermacher. — 
W. Schleiermacher, Germania, t. 26, 1942, p. 133, pi. 23, 4. 

Dans une niche à fronton triangulaire, flanquée 
aux angles supérieurs d'ornements triangulaires, 
profondément incisés, Epona assise à droite sur une 
jument marchant à droite, s'appuie de la main 
gauche sur la tête de sa monture et de l'autre main 
levée tient une hampe, terminée dans le bas par une 
sorte de spatule. La partie antérieure de la tête et 
la jambe droite de l'animal manquent. 

Faut-il reconnaître dans l'instrument terminé par 
une sorte de spatule, une houlette de pâtre ? L'exé- 
cution de ce bas-relief diffère de celle des précédents 
par un certain souci dans le rendu des détails : plis 
de la longue robe de la déesse ; crinière de la jument. 

8429. Stèle mutilée, trouvée « am Grossen Weiher- 
damm », entre Ludweiler et Lauterbach. Au Musée 
de Sarrebrûck. Grès jaune rougeâtre. Hauteur, 
m. 32. (PI. XL). 

Photographie communiquée par M. W. Schleiermacher. — 
W. Schleiermacher, Germania, t. 26, 1942, p. 133, n<> 5, 
pi. 23, 5. 



Dans une niche à sommet cintré, Épona assise à 
droite sur une jument marchant à droite. De la 
déesse, il ne subsiste plus que la tête et les pieds ; 
de la monture, que la tête, une partie de la croupe 
et trois des sabots. 



8430. Fragment de bas-relief, trouvé à Jûngke- 
rath. A Gérolstein, Heimatsmuseum, Villa Sarabodis. 
Grès rouge. Hauteur, m. 50 ; largeur, m. 96 ; 
épaisseur, m. 97. (PI. XL). 

H. Kœthe, Trierer Zeitschrift, t. 11, 1936, Beiheft, p. 88, 
et fig. 8. 

Partie supérieure droite de l'angle postérieur d'un 
monument funéraire. Cavalier passant sous l'arc 
d'une porte, soutenu par un pilier à chapiteau. Les 
têtes du cheval et du cavalier, les corps brisés à 
mi-poitraU et à la ceinture, manquent. Le person- 
nage porte une tunique, sur laquelle est posée un 
manteau court à capuchon. Traces de polychromie : 
couleur bleu clair et verte, sur fond blanc. Sur la 
face opposée, rosettes réunies par des bandelettes. 
Dans les angles, rosaces à trois pétales. 



8431. Fragment de monument funéraire, bas- 
relief, trouvé à Jûngkerath « im Schutt bei Turm H ». 
Au Musée de Trêves. Grès. Hauteur, m. 40 ; lar- 
geur, G m. 29. (PI. XL). 

H. Kœthe, Trierer Zeitschrift, t. 11, 1936, Beiheft, p. 86, 
fig. 6. 

Moitié droite de la partie supérieure du corps d'un 
personnage masculin drapé, debout, l'avant-bras ra- 
mené sur la poitrine et tenant peut-être un objet. 

8432. Fragment de bas-relief, trouvé à Jûngke- 
rath, dans les fondations de la tour B. Au Musée de 
Trêves. Grès rouge. Hauteur, m. 29 ; largeur, 
m. 31. (PI. XL). 

H. Kœthe, Trierer Zeitschrift, t. 11, 1936, Beiheft, p. 88, 
fig. 8. 

Angle supérieur droit d'un monument funéraire. 
Dans un cadre rectangulaire, amphore vinaire, avec 
clissage d'osier et bouchon. 



3S 



HOCHSCHEID. 

(CERCLE DE BERNKASTEL). 

Au lieu-dit « Heiliggeist », à Hochscheid, près de l'une des sources du Koppelbach qui descend de 
l'un des sommets de l'Idarkopf, s'étendent les ruines d'un petit temple à cella carrée, entouré d'un portique. 
Au centre du sanctuaire, un petit bassin reçoit l'eau de la source, amenée par une canalisation. Les inscriptions 
et les sculptures recueillies font connaître que le temple de source était consacré à Apollon et à Sirona. Le 
mobilier cultuel comportait également un certain nombre de figurines en terre cuite, découvertes près de la 
source : Apollon lyricine, Minerve, Diane, Vénus, SUvain, Fortune, Déesses Mères, enfant au maillot. Le 
temple, élevé sur un emplacement occupé dès la seconde moitié du i^' siècle avant J.-C, fut fréquenté des 
fidèles pendant les ii^ et me siècles de notre ère. Les sculptures sont conservées au Musée de Trêves, qui 
m'a obligeamment communiqué les photographies. 

BIBLIOGIUPHIE. 

V. VON Massow, Der Hunsruck, 1939, p. 150 et suiv. 
W. Dehn, Trierer Zeitschrift, t. 15, 1940, p. 71, pi. 21-22. 
Du MÊME, Rheinische Vorzeit in Wort und Bild, t. 5, 1940, p. 81, et fig. 2. 

Du MÊME, Ein Quellheiligtum des Apollo und der Sirona bei Hochscheid, Kr. Bemkastel, dans Germania, t. 25, 1941, p. 104- 
111 et pi. 14-15. 



8433. Statue mutilée trouvée dans une couche de 
débris, non loin de l'entrée de la cella. Pierre calcaire 
de Tholeyer. Hauteur environ, 1 m. 38. (PI. XLI). 

W. Dehn, Trierer Zeitschrift, t. 15, 1940, p. 71, pi. 22 ; 
— Germania, t. 25, 1941, p. 109, pi. 15. 

Apollon nu, debout, sur un socle, la jambe droite 
ramenée devant le mollet gauche, le bras gauche 
écarté du corps, coudé à angle aigu, la main repliée, 
la paume reposant sur le sommet d'une lyre, placée 
sur le sommet de la tête d'un grifiFon ailé, à crinière 
et barbiche, tourné à gauche. Le bras droit est 
replié derrière la tête, la main portée en arrière de 
la couronne de lauriers, posée sur le sommet du 
crâne. Sur l'épaule gauche, l'enroulement d'une dra- 
perie brisée, retombant en arrière, sur le côté. Le 
visage, aux traits juvéniles, est encadré par les 
mèches de la chevelure ramenées en arrière et de 
laquelle deux boucles ondulent en avant, sur les 
épaules. La main gauche, le pied et le bas de la 
jambe droite, la jambe gauche depuis la moitié du 
mollet jusqu'à la cheville, le muffle et les pattes du 
griffon, la branche gauche de la lyre manquent. Un 
gros éclat affecte le côté droit de la poitrine. Environ 
le milieu du ii^ siècle après J.-C. Le type est dérivé 
de l'Apollon Lycien. 



8434. Fragments d'une statue très mutilée d'Apol- 
lon, plus grande qpie nature, trouvés dans une couche 
de débris, non loin de l'entrée de la cella. Pierre cal- 
caire de Tholeyer. 



W. Dehn, Trierer Zeitschrift, t. 15, 1940, p. 71 ; 
mania, t. 25, 1941, p. 109. 



Ger- 



Main droite tenant une lyre ; bras, jambe, pied. 

8435. Haut-relief trouvé, brisé en deux morceaux, 
à l'intérieur de la cella, au voisinage de la capture 
de la source. Pierre calcaire de Tholeyer. Hauteur, 
1 m. 20. (PL XLI). 

W. Dehn, Trierer Zeitschrift, t. 15, 1940, p. 71, pi. 21 ; 
— Germania, t. 25, 1941, p. 109, pi. 14. 

Sirona debout, adossée à une stèle à sommet dé- 
coupé. La partie inférieure du corps manque depuis 
les genoux. Dans la main gauche, la déesse tient une 
petite patère, contenant trois œufs (?) qu'elle pré- 
sente à un serpent enroulé autour de son avant-bras 
droit et qu'elle maintient de la main, dont l'index 
s'appuie sur l'un des œufs. Le médius et l'annulaire 
sont brisés. Elle est vêtue d'une tunique longue, 
plissée, à manches courtes, serrée sous les seins. Une 



36 



HOCHSCHEID. 



draperie s'enroule autour du poignet gauche et re- 
tombe en biais sur le devant du corps. Sur la che- 
velure, disposée en bandeaux ondes, séparés par 
une raie médiane, est posé un diadème surmonté 
d'un cabochon en son milieu. L'exécution du 
visage, dont les yeux ont les pupilles indiquées, 
est très voisine de celle de la statue d'Apollon 
(n° 8433). Les deux statues sortent d'un même 
atelier, travaillant vers le milieu du ii® siècle de 
notre ère. 



8436. Tête, trouvée dans le voisinage de la source 
calcaire de Tholeyer. Hauteur, m. 26. (PI. XLII). 

W. Dehn, Trierer Zeitschrifi, t. 15, 1940, p. 71 ; — Ger- 
mania, t. 25, 1941, p. 109. 

Sirona. La chevelure, divisée en deux bandeaux 
ondulés par une raie médiane et ramenée en chignon 
en arrière de la tête, est surmontée d'un diadème 
sommé d'un cabochon. L'exécution de la tête, la 
disposition de la chevelure sont les mêmes que sur 
la statue précédente. 



37 



MÉDIOMATRIQUES. 

(MEDIOMATRICI). 



METZ. 

(DIVODVRVM). 
(Voir les tomes : V, p. 379 ; IX, p. 371). 



8437. Fragments d'un groupe trouvé, en 1933, à 
Uckange (Moselle), dans les fouilles eflFectuées par 
l'Administration des Ponts et Chaussées, au Sud- 
Est de l'agglomération, pour la construction des 
remblais d'accès aux nouveaux ponts sur la Moselle. 
Au Musée lapidaire de Metz. Calcaire grossier blanc. 
Longueur, m. 92 ; hauteur, m. 62. (PI. XLII). 

R. Clément, Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéo- 
logie de la Lorraine, LXV, 1936, p. 157-159 (figures). — 
M. Toussaint, Répertoire archéologique du département de la 
Moselle (période gallo-romaine), p. 238. 

Groupe du Dieu cavalier à l'Anguipède, très mu- 
tilé. Du dieu subsistent : la tête barbue (hauteur, 
m. 17), brisée sous la lèvre inférieure ; la main 
gauche qui tenait les rênes ; la partie inférieure du 
torse et les jambes, sectionnées au-dessous du ge- 
nou ; du vêtement, il ne reste que les plis inférieurs 
du manteau et l'extrémité du jupon de la cuirasse. 
Le cheval, dont les pattes et la queue rapportées 
manquent, était représenté se dressant à l'avant, 
probablement supporté par le géant, dont on ne 
possède plus que la tête au rictus douloureux. Le 
harnachement, très complet, était orné de phalères. 
Sous la phalère, suspendue au poitrail, un croissant 
renversé. 

8438. Stèle mutilée, trouvée à Metz, rue des Murs, 
dans la muraille de l'enceinte gallo-romaine, en 1938. 
Au Musée lapidaire de Metz. Calcaire oolithique du 
pays. Hauteur, 1 m. 02 ; largeur, m. 55 ; épais- 
seur, m. 48. (PI. XLIII). 

Photographie communiquée par M. André Bellard. — ■ 
R. Clément, Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie 
de la Lorraine, t. LXV, 1939, p. 208 (figure). — M. Toussaint, 
Répertoire archéologique du département de la Moselle (période 
gallo-romaine), p. 149-151. 



Dans une niche à sommet cintré, homme debout, 
vêtu d'une tunique descendant au genou, plissée 
dans le bas. De la main droite, il s'appuie sur une 
longue hampe, ayant supporté un motif disparu, et 
de la main gauche, retombant le long du corps, il 
tient un sac double. Les cheveux, disposés en mèches 
parallèles, sont rejetés en arrière, et une courte 
barbe encadre le visage. Monument funéraire. 

La partie supérieure de la stèle a été retaillée et 
de l'inscription funéraire, il ne reste que la seconde 
ligne : Carnatidio Gaioli. 

8439. Stèle mutilée trouvée à Metz, rue des Murs, 
dans la muraille de l'enceinte gallo-romaine. Au 
Musée lapidaire de Metz. Calcaire oolithique de la 
région. Hauteur, m. 55 ; largeur, m. 45 ; épais- 
seur, m. 26. (PI. XLIII). 

Photographie communiquée par M. André Bellard. — 
R. Clément, Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie 
de la Lorraine, t. LXV, 1939, p. 209 (figure). 

Dans une niche à sommet cintré et fronton trian- 
gulaire, supporté par deux pilastres et flanquée 
d'acrotères, jeune femme debout, brisée à la hau- 
teur des genoux, tenant un petit enfant au maillot. 
Elle est vêtue d'une tunique à manches, serrée sous 
les seins. Les cheveux, séparés par une raie médiane, 
sont disposés en gros bandeaux ondulés. Sur le côté 
gauche de la stèle, une ascia, gravée en creux. Mo- 
nument funéraire. 

8440. Stèle trouvée, en 1938, à Metz, rue des Murs, 
dans la muraille de l'enceinte gallo-romaine. Au 
Musée lapidaire de Metz. Calcaire oolithique de la 
région. Hauteur, m. 37 ; largeur, m. 17 ; épais- 
seur, m. 09. (PI. XLIII). 



38 



METZ. 



Photographie communiquée par M. André Bellard. — 
R. Clément, Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie 
de la Lorraine, t. LXV, 1939, p. 210 (figure). 

Sous un fronton triangulaire, femme à mi-corps, 
de face, le poignet droit appuyé sur un bandeau pas- 
sant en écharpe autour du cou, la main placée sur la 
poitrine. La tête ronde, aux larges oreilles, touche 
la base du fronton. La chevelure, plate sur le som- 
met du crâne, se poursuit sur les côtés par des ban- 
deaux. A gauche, en avant du corps, une corbeUle 
remplie de fruits. Monument funéraire. 

8441. Stèle trouvée à Metz, en 1935, a à l'occasion 
des fouilles pratiquées pour les constructions nou- 
velles de l'École Industrielle, dans la partie bordant 
la rue de Verdun, en face de l'église Sainte-Thérèse ». 
Au Musée lapidaire de Metz. Calcaire. Hauteur, 
m. 57 ; largeur, m. 43 ; épaisseur, m. 31, 
(PI. XLIII). 

Photographie communiquée par M. André Bellard. — 
R. Clément, Annuaire de la Société d^Histoire et d^Archêologie 
de la Lorraine, t. LXV, 1939, p. 160-161 (figure). 

Dans une niche à sommet légèrement cintré et à 
fronton triangulaire, supporté par deux pilastres, 
personnage, peut-être un enfant, vêtu d'une tunique 
courte, tenant dans la main droite un objet indéter- 
miné. Le visage a complètement disparu. Dans le 
fronton, l'épitaphe : D(is) M(anihus) Lupio Eusta- 
chio. Au bas du monument funéraire, est pratiquée 
une petite ouverture, large de m. 02. L'arrière de 
la stèle est galbé, suivant une courbure à grand 
rayon. Ses côtés rectdignes n'ont qu'environ quel- 
ques centimètres d'épaisseur et sont, ainsi que le 
dessus, striés de brettelures au marteau. 



8442. Stèle trouvée, en 1938, à Metz, rue des 
Murs, dans la muraille de l'enceinte gallo-romaine. 
Au Musée lapidaire de Metz. Calcaire oolithique de 
la région. Hauteur, 1 m. 40 ; largeur, m. 93 ; 
épaisseur, m. 32. (PL XLIII). 

Photographie communiquée par M. André BeUard. — 
R. Clément, Annuaire de la Société d^Histoire et d'Archéologie 
de la Lorraine, t. LXV, 1939, p. 211 (figure). 

Dalle à sommet cintré, dont la partie supérieure 
est occupée par l'épitaphe : D(is) M(anihus) Ca- 
riano Belliani ffilioj et Felici Cariani f(ilio) Bellia- 
nus Boudilli et Augusta Crobi f(ilia) patres p(e)- 
c(unia). Au-dessous, la représentation des instru- 
ments de travail d'un forgeron : au registre infé- 
rieur, une enclume, un cabestan ou une roue, et un 
petit tonnelet ; au registre supérieur, suspendus à 
une traverse, trois masses ou marteaux, une paire 
de tenailles et une ascia. Monument funéraire d'un 
forgeron, appartenant à une série de stèles avec 
représentations d'outillages artisanaux, particulières 
au Pays Trévire. (E., t. VI, nos 5006, 5226, 5227). 

8443. Stèle, trouvée en 1933, dans une sablière, 
située au Sud de la gare d'Augny (Moselle). Au 
Musée lapidaire de Metz. Pierre calcaire. Hauteur, 
m. 78 ; largeur, m. 43. 

R. Clément, Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéo- 
logie de la Lorraine, t. LXV, 1936, p. 157. 

Stèle très usée, à sommet triangulaire, flanquée 
de deux acrotères. Dans une niche, femme debout, 
vêtue d'une tunique et d'un manteau, un objet 
indéterminable dans la main gauche. 



39 



SUPPLÉMENT AU TOME VI. 



BELGIQUE. 

(DEUXIÈME PARTIE). 

LEUQUES. 

(LEVCI). 

SAINT-LAURENT-SUR-OTHAIN. 

(Voir le tome VI, p. 75). 

A la smte de découvertes effectuées sur la pente du Châtelet, à Saint-Laurent-sur-Othain (Meuse), 
des fouilles, entreprises sur le site, en 1929 et 1939, ont fait connsûtre les substructions d'un petit ouvrage 
fortifié du iii^ siècle après J.-C, à angles saillants, dépourvu de tours. Dans la maçonnerie, on découvrit, 
en remploi, un certain nombre de sculptures d'art moseUan, probablement du ii^ siècle de notre ère. 

Les photographies m'ont été obligeamment communiquées par MM. Brun et Delangle. 

BIBLIOGRAPHIE. 

I. Georges Chenet, Pierres sculptées gallo-romaines de Saint-Laurent-sur-Othain (Meuse), dans iievue des Musées, n° 26, 
1930, p. 45-49 (figures). 

II. Maurice Toussaint, Répertoire archéologique du département de la Meuse (Période gallo-romaine), p. 121-124. 



8444. Fragment de sculpture, trouvé dans le mur 
de la forteresse. Au Musée de Verdun. Pierre cal- 
caire. Hauteur, m. 17. (PI. XLIV). 

G. Chenet, Revue des Musées, n<> 26, 1930, p. 48 (figure). 
— M. Toussaint, Répertoire... Meuse, p. 123. 

Tête d'éphèbe, le nez et la bouche sont mutilés ; 
une partie de la nuque manque. La chevelure est 
ordonnée en larges boucles ondées, et au sommet du 
crâne, une ouverture était, semble-t-il, destinée à 
l'insertion d'un ornement métallique, « nimbe ou 
rayons ». [G. Chenet]. 

8445. Fragment de sculpture trouvé dans le mur 
de la forteresse. Au Musée de Verdun. Pierre cal- 
caire. Hauteur, m. 15. (PI. XLIV). 



G. Chenet, Revue des Musées, n° 26, 1930, p. 48 (figure). 

— Maurice Toussaint, Répertoire... Meuse, p. 123. 

Tête d'homme. La chevelure est rejetée en arrière. 
La face, large, offre une certaine rudesse. Le nez est 
droit, élargi à la base, la bouche arquée, les yeux 
abrités sous de lourdes arcades sourcilières. Gaulois 
ou Barbare. 

Au-dessus de la tête, vm large tenon appartient 
au monument auquel la tête paraît avoir servi de 
support. 

8446. Fragment de sculpture trouvé dans un 
puits. Au Musée de Verdun. Pierre calcaire. Hau- 
teur, m. 12. (PI. XLIV). 

G. Chenet, Revue des Musées, n" 26, 1930, p. 48 (figure). 

— M. Toussaint, Répertoire... Meuse, p. 122. 



40 



SAINT-LA URENT-S UR-OTHAIN. 



Tête de jeune homme, la chevelure disposée en 
grosses boucles encadrant le visage. Le nez est 
mutilé à l'arête. Génie ? 



8447. Fragment de statue trouvé dans un puits. 
Au Musée de Verdun. Pierre calcaire. 

G. Chenet, Revue des Musées, n° 26, 1930, p. 48 (figure). 

— M. Toussaint, Répertoire... Meuse, p. 122. 

Jambe humaine, en ronde bosse, sensiblement 
plus grande que nature. 

8448. Fragment de stèle trouvé dans le mur de 
la forteresse. Au Musée de Verdun. Pierre calcaire. 
Hauteur, m. 17 ; largeur, m. 30 ; épaisseur, 
m. 15. (PI. XLIV). 

G. Chenet, Revue des Musées, n° 26, 1930, p. 46 (figure). 

— M. Toussaint, Répertoire... Meuse, p. 123. 

Partie supérieure d'une stèle funéraire. Dans un 
encadrement rectangulaire, un homme debout, brisé 
à mi-corps, vêtu d'une tunique à manches. Le bas 
du visage est encadré par une barbe courte et touf- 
fue. La chevelure est disposée en mèches parallèles 
et rejetées en arrière. Au-dessus du personnage, est 
suspendue une balance romaine. Traces de couleur 
rouge à la surface. Stèle d'un marchand. 

8449. Fragment de bas-reHef trouvé dans le cime- 
tière barbare, oii il avait été utUisé pour recouvrir 
une tombe. Collection de M. Léon Brun, à Homé- 



court. Pierre calcaire. Hauteur, m. 46 ; largeur, 
m. 40 ; épaisseur, m. 20. (PI. XLIV). 

G. Chenet, Revue des Musées, n° 26, 1930, p. 45 (figures). 
— M. Toussaint, Répertoire... Meuse, p. 122. 

La pièce appartient à un décor d'architecture. 
Sur l'une des faces, une volute ajourée. Les trois 
autres faces sont occupées par un Satyre nu, debout, 
jouant de la double flûte ; par une danseuse nue, le 
poids du corps reposant sur la jambe gauche, l'autre 
jambe fléchie presque à angle droit, le pied appuyé 
contre l'encadrement du relief. La chevelure dessine 
une couronne couvrant les oreilles et que surmonte 
un chignon à triple étage. Sur la face du bloc opposé 
au Satyre, danseur nu, vu de dos aux trois quarts, 
le bras gauche étendu, l'avant-bras levé, presque en- 
tièrement disparu. Le poids du corps repose sur la 
jambe gauche, l'autre jambe légèrement fléchie est 
portée en arrière. Un large éclat a entraîné la dis- 
parition de la partie postérieure de la tête. 

8450. Fragment de bas-relief ayant recouvert l'ori- 
fice d'un puits. Au Musée de Verdun. Pierre cal- 
caire. Longueur, 1 mètre ; largeur, m. 70 ; épais- 
seur, 1 m. 29. (PI. XLV). 

G. Chenet, Revue des Musées, n" 21, 1929, p. 88-89 (figure) ; 
n" 26, 1930, p. 45. — M. Toussaint, Répertoire archéologique... 
Meuse, p. 122. 

Bucrâne et bandelettes, sous un bandeau de feuil- 
lages stylisés. Fragment du socle d'un moniunent 
funéraire. 



41 



LA ROMANETTE, A VELOSNES (MEUSE). 

La Romanette est un camp, du type de l'éperon barré, réutilisé entre le i^' et le rv^ siècle après J.-C. 
Des travaux de fortification, entrepris par le Génie militaire sur cet emplacement, en 1935, mirent au jour, 
à l'intérieur de l'enceinte, un petit temple à cella carrée, avec galerie et autel. Dans un puits, situé à l'extrémité 
méridionale du camp, on recueillit un certain nombre de fragments et de bas-reliefs, déposés au Musée de 
Verdun. 

Les photographies m'ont été obligeamment communiquées par M. Delangle. 

BIBLIOGRAPHIE. 

I. M. Delangle, Le camp retranché de La Romanette à Velosnes, dans Bulletin de la Société des Naturalistes et Archéologues 
du Nord de la Meuse, t. XLVII, 1935, n"" 3-4, p. 56-65. 

II. G. Chenet, Le fanum de La Romanette à Velosnes, dans ibid., 1936, p. 65-76. 

III. Maurice Toussaint, Répertoire archéologique^ du département de la Meuse (Période gallo-romaine), 1946, p. 118-119. 



8451. Statuette. Calcaire blanc jaunâtre. Hau- 
teur, m. 70. (PI. XLV). 

M. Delangle, Bulletin de la Société des Naturalistes et 
Archéologues du Nord de la Meuse, 1939, p. 62-63. — G. Che- 
net, ibid., p. 76 (figure). 

Victoire debout. Les bras et les jambes manquent. 
La tête est détachée et un large éclat a emporté le 
nez, l'œil, la bouche et la joue, à droite. La cheve- 
lure, disposée en bandeaux ondulés, retombe en 
arrière sur le cou. Sur une robe, fendue en avant et 
qui laisse apparaître la cuisse gauche, retombent les 
deux étages de gros volants tuyautés et superposés 
d'une tunique courte, serrée sous les seins par une 
cordelière. Une palme, brisée dans le haut, est 
plaquée contre l'épaule gauche. 

8452. Bloc quadrangulaire. Calcaire blanc jau- 
nâtre. Longueur, m. 63 ; hauteurs, m. 17, 
m. 22 ; épaisseur, m. 42. Disparu. (PI. XLV). 

Dessin du lieutenant Jacqueline. 



Sur l'une des faces, à l'intérieur d'une niche à 
sommet cintré, partie supérieure d'un corps de 
femme, vêtu d'une tunique, le bras droit étendu 
dans le prolongement de l'épaule. 

8453. Fragment de bas-relief. Calcaire blanc jau- 
nâtre. Longueur, m. 57 ; hauteur, m. 34 ; épais- 
seur, m. 15. (PI. XLV). 

Sur la tranche de la pierre, deux monstres à torse 
humain, dont la partie inférieure du corps se ter- 
mine par les enroulements d'un corps de serpent. 
Les têtes manquent. Monument funéraire. 

8454. Fragment de bas-relief. Disparu. Calcaire 
blanc jaunâtre. Hauteur, m. 80 ; largeur, m. 24 ; 
épaisseur, m. 72. (PL XLV). 

Dessin du lieutenant Jacqueline. 

Deux ballots cordés. A la partie supérieure, roue 
à douze rayons, avec umbo central. Monument 
funéraire. 



ESPÉRANDIEU 



42 



TOUL. 

(Voir le tome VI, p. 108). 



8455. Stèle brisée, trouvée à Toul, dans l'enceinte 
du castrum, à la suite du bombardement de 1940. 
Au Musée de Toul. Pierre calcaire. Hauteur, 
m. 67 ; largeur, m. 70. (PI. XLVI). 

Abbé J. Choux, Gallia, VII, 1, 1949, p. 97 (figure). 

Mercure nu, debout, de face, dans une niche car- 
rée, tenant dans le bras gauche le caducée. Brisé en 
deux parties. Le bras droit et la partie inférieure du 
corps ont disparu. Un large éclat a entraîné la des- 
truction de la totalité du visage. 

8456. Bas-relief mutilé, trouvé dans le puits n" 1. 
Au Musée de Toul. Pierre. Hauteur, m. 42 ; lar- 
geur, m. 49. (PI. XLVI). 

Abbé J. Choux, GaUia, VII, I, 1949, p. 97-98 (figure). 



Triade de divinités masculines. Au centre, assis 
sur un trône, peut-être Zeus, le bas du corps recou- 
vert d'une draperie, le pied gauche reposant sur un 
coussin. Dans la main gauche, retombante, il tient 
un attribut indistinct. La tête et l'avant-bras droit 
manquent. A droite, Gad Syrien, debout, le bas du 
corps drapé dans un manteau retombant dans le 
dos et s'enroulant autour du bras gauche, dont la 
main tient une corne d'abondance. A ses pieds, 
un globe. La jambe gauche est brisée à mi-hauteur 
du mollet. A gauche, également debout, une troi- 
sième divinité masculine, le bas du corps drapé, 
l'avant-bras gauche enroulé dans la draperie. La 
tête, le bras droit, la jambe gauche et le pied 
droit ont disparu. Ces divinités sont chaussées de 
brodequins. 



43 



LOCALITÉS DIVERSES DE LA HAUTE-LORRAINE. 



(Voir le tome VI, p. 131). 



8457. Partie supérieure d'un autel votif, trouvé 
en remploi dans une muraille de la villa gallo- 
romaine d'Auzéville (Meuse), au lieu-dit « Sur le 
Moulin ». Au Musée des Antiquités Nationales de 
Saint-Germain-en-Laye. Calcaire corallien compact. 
Largeur, m. 65 ; hauteur, m. 46 ; épaisseur, 
m. 46. (PI. XLVI). 

G. Chenet, Revue des Musées, t. V, 1930, p. 109, fig. 4-5. 
— M. Toussaint, Répertoire archéologique du département de 
la Meuse (Période gallo-romaine), p. 152. 

Dans une niche à sommet arrondi, supportée par 
deux pilastres, partie supérieure d'un corps de fem- 
me, brisé au-dessus des seins, le bras droit levé, la 
main tenant une draperie. Sur la chevelure, séparée 
en deux bandeaux ondulés par une raie médiane, 
est posé un diadème. Deux mèches de cheveux re- 
tombent en avant sur le cou. La face latérale, à 
gauche, a été aplanie. Du côté opposé, sous une arca- 
ture, partie droite de la tête et du buste d'un per- 
sonnage, vêtu d'une tunique à plis, très mutUé. 

8458. Fragment de bas-relief trouvé au champ 
Lécaillon, à Auzéville. Autrefois conservé chez l'abbé 
Giland, au presbytère d'Auzéville. Disparu. Pierre. 

G. Chenet, Revue des Musées, 1930, p. 109 (figure). 

Homme nu, debout de face, les jambes écartées, 
les bras ramenés sur le ventre. La pierre a pu faire 
partie du monument décrit sous le n" 8457. [G. Che- 
net]. 

8459. Bas-relief, de provenance vosgienne, ayant 
fait partie de la collection A. Voulot. Au Musée des 
Antiquités Nationales de Saint-Germain-en-Laye. 
Plaque de terre cuite. Hauteur, m. 28 ; largeur, 
m. 29. (PI. XLVII). 

Raymond Lantier, Bulletin des Musées de France, t. XI, 
1946, décembre, p. 31-32. 

Dans un édicule à triple arcature, supporté par 
deux colonnes dressées sur des socles carrés, sont 
représentés debout, de face. Mercure, Minerve et 
Apollon. A droite, Mercure, coiflFé du pétase, est nu, 
une chlamyde fixée sur l'épaule droite par une 
fibule ronde, barre obliquement la poitrine et couvre 
en partie le bras gauche, dont la main s'appuie sur 
le caducée, reposant sur le sol par son extrémité 



inférieure. Le bras droit retombe parallèlement au 
corps, la main fermée sur une grosse bourse. Au 
centre. Minerve, un casque posé sur sa longue che- 
velure, vêtue d'une tunique longue sans manches, 
descendant jusqu'aux pieds chaussés, et sur laquelle 
est posé un manteau retombant sur le côté gauche 
du corps, tient de la main droite levée une lance, 
dont le fer n'est pas figuré et s'appuie de l'autre 
main sur un bouclier ovale, dont le revers laisse 
apercevoir le manipule. Contre l'épaule gauche de 
la déesse, les traces d'une chouette. A l'extrémité 
gauche du panneau, Apollon, nu, le poids du corps 
reposant sur la jambe gauche, la droite légèrement 
fléchie, le pied reposant sur le sol par les doigts, 
tient la lyre dans le bras gauche. L'autre bras est 
plié à angle droit sur la poitrine, la main pinçant 
les cordes de l'instrument. La chevelure, séparée par 
une raie médiane, se répand sur les épaules. Au 
revers du tableau est estampée une marque de coro- 
plathe complètement écrasée et illisible. 

Travail d'un atelier indigène de la Gaule orientale 
de la première moitié du iii^ siècle après J.-C. 

Le monument est à rapprocher d'une suite de 
plaques, généralement en grès, sur lesquelles on 
retrouve l'association : Mercure, Minerve, Apollon 
(E., n° 5701). Parfois, ce dernier est remplacé par 
Vulcain (E., nos 5753, 6019) et, sur la plaque de 
Rheinzabern (E., n° 5924), apparaît le groupement : 
Apollon, Junon, Vulcain, Minerve et Mercure. L'aire 
de répartition de ces plaques est localisée à la Ger- 
manie romaine (Steetfeld, Nassenfels) (E., Germanie 
romaine, no» 370, 709) et à la vallée du Rhin. 

8460. Fragment de sculpture, recueilli par M. l'ab- 
bé Albizer, chez un habitant de Lerrain (Vosges). 
Au presbytère de Jézonville. Grès sableux des Vos- 
ges. Hauteur, G m. 12. (PI. XLVII). 

Bulletin de la Société archéologique champenoise, t. XXXII, 
1928, p. 115-116. 

Tête d'homme de style celtique, les yeux profon- 
dément enfoncés sous de lourdes arcades sourci- 
lières, nez droit à large méplat, bouche entr'ouverte 
encadrée par une moustache et une barbe courte. 
La chevelure est disposée en mèches parallèles, re- 
jetées en arrière. Travail indigène. 



44 



LOCALITÉS DIVERSES DE LA HAUTE-LORRAINE 



8461. Fragment de stèle trouvé à Jézonville (Vos- 
ges), au lieu-dit « Gomand ». Au presbytère de Jézon- 
ville. Grès bigarré local. Hauteur, m. 50 ; largeur, 
m. 46 ; épaisseur, m. 13. (PL XLVIII). 

Photographie communiquée par M. l'abbé Albizer. — 
J. Fromols, Bulletin de la Société archéologique champenoise, 
t. XXXIII, 1939, p. 22. — M. Toussaint, Répertoire archéo- 
logique du département des Vosges (Période gallo-romaine), 
p. 31. 

Torse d'un personnage masculin, vêtu d'une tu- 
nique à manches longues, tenant dans la main droite 
une bourse, dans l'autre main une cruche, dont 
l'anse est visible. Stèle funéraire d'un vigneron. 

8462. Tête trouvée, à 2 mètres de profondeur, 
dans les substructions de la chapelle Saint- Rémy, à 
Hannogne (Ardennes). A Bray-Hannogne-Saint- 
Rémy, dans la collection J. Carlier. Pierre com- 
mune. Hauteur, m. 075. (PI. XLVIII). 

Photographie communiquée par M. J. Carlier. — J. Car- 
lier, Bulletin de la Société archéologique champenoise, t. XXXII, 
1938, p. 29 (figure). 

Homme au cou épais et trapu, le visage rond, le 
front bas, les yeux largement ouverts, la bouche 
souriante. La chevelure, ordonnée en grosses mèches 
parallèles, retombe en arrière sur la nuque. Le nez 
et le front, à gauche, sont mutilés. Travail indigène. 

8463. Bas-relief trouvé à Carignan (Ardennes), 
lors de travaux de construction à l'angle des routes 
Mézières-Montmédy et Mouzon-Tremblois, à peu de 
distance de l'église, avec deux chapiteaux corin- 
thiens et des fragments de colonnes. Au Musée de 
Mézières. Calcaire à grain grossier. Hauteur, m. 62 ; 
largeur, m. 39 ; épaisseur, m. 15. (PI. XLVIII). 

Photographie communiquée par M. R. Robinet. — R. Ro- 
binet, Le Rimbaldien. Revue ardennaise de culture et d'études, 
n» 16, 1949, p. 26-27. 

Dans un encadrement rectangulaire, portant les 
traces d'une inscription presque entièrement effacée. 
Mercure debout, coiffé du pétase, porte une chla- 
myde, attachée sur l'épaule droite par une grosse 
fibule ronde décorée et dont un pan retombe sur 
l'avant-bras gauche. Le bras droit est écarté du 
corps, la main fermée sur la hampe, en partie brisée 
d'un caducée, dont l'extrémité supérieure repose sur 
la poitrine. De l'autre main. Mercure soutient l'en- 
fant Bacchus, assis dans le pan de la chlamyde et 
qui tend la main gauche. Entre les jambes du dieu. 



légèrement écartées, la droite portée en avant, une 
tortue ; près de l'autre jambe, un coq. 

Le relief se rattache à un groupe de sculptures 
représentant Mercure portant Bacchus enfant, su- 
jet très en faveur dans la Gaule orientale : monu- 
ments du Hiéraple (E., n° 4471), de Hatrize (E., 
no 4413), de Lhore (E., n» 4491), de Sparbach (E., 
no 5569). 

8464. Bas-relief mutilé trouvé à Saint-Marceau 
(Ardennes). Au Musée de Mézières. Pierre calcaire. 
Hauteur, m. 50 ; largeur, m. 30. (PI. XLVIII). 

Photographie et renseignements communiqués par M. R. Ro- 
binet. 

Mercure debout, de face, une chlamyde retombant 
sur le côté gauche du corps, la main droite appuyée 
sur une tête de bélier, l'extrémité du caducée dans 
l'autre main. La tête et les épaules manquent. 

8465. Stèle funéraire trouvée à Librecy (Arden- 
nes), au lieu-dit « La Petite Charbonnière ». Conser- 
vée sur place. Grès. Hauteur, 1 m. 40 ; largeur, 
m. 72. (PI. XLIX). 

Photographie et renseignements communiqués par M. Jules 
Carlier. 

Stèle en forme de maison à sommet triangulaire. 
Dans une niche cintrée à la partie supérieure, deux 
époux l'un à côté de l'autre. L'un des personnages 
tient sur la poitrine un objet indéterminable. La 
surface est fortement érodée. 

8466. Chapiteau trouvé à Voncq (Ardennes) et 
transporté dans l'église de la localité. Hauteur, 
m. 90. (PI. XLIX). 

Photographie communiquée par M. Dubiest. — J. Fro- 
MOLS, Bulletin de la Société archéologique champenoise, 
t. XXXIII, 1939, p. 9. 

La corbeille est décorée de deux rangées de 
feuilles d'acanthes et de quatre têtes très mutilées. 
Plutôt qu'à une colonne du dieu au géant anguipède, 
le chapiteau paraît avoir appartenu à la décoration 
d'un édifice, temple ou tombeau. 

Sur ce type de chapiteaux, voir : H. Herbig, Der 
korintische-dorischen Tempeln in Forum von Paes- 
tum. Denkmâler antiker Architektur, t. VII. Ce mo- 
dèle, originaire de la Grande Grèce, d'où il s'est ré- 
pandu jusqu'à Tarquinies, Pérouse et Nîmes, appa- 
raît, environ 90 avant l'ère, dans la décoration du 
temple au forum de Paestum. 



45 



SUPPLÉMENT AU TOME VIL 



GAULE GERMANIQUE. 

I. - GERMANIE SUPÉRIEURE. 

SÉQUANES. 

(SEQUANI). 

BESANÇON. 

(VESONTIO). 
(Voir les tomes : VII, p. 4 ; X, p. 6). 



A. Castan, dans sa fouille du pseudo-théâtre, tout près du puits antique, « à 2 mètres au-dessus du 
pavé de l'ancienne église Saint- Jean-Baptiste », découvrit une série de bas-reliefs, dont le Recueil n'a encore 
publié que quelques exemplaires (E. a9^ 5283-5285, 5288), et qui appartiennent vraisemblablement à la 
décoration d'un même édifice, peut-être le château d'eau d'Arcier. « Ces fragments » — écrivait Castan — 
« sont enchâssés dans un groupe qui se trouve en avant de notre estrade ». 

M. Louis Lerat a fait extraire ces reliefs (1948) de ce massif composite et les a exposés, au Musée de 
Besançon, dans la nouvelle salle des sculptures gallo-romaines, auprès d'autres bas-reliefs, eux-mêmes encastrés 
dans un assemblage composite. Les photographies et les renseignements m'ont été obligeamment commu- 
niqués par M. L. Lerat. 

BIBLIOGRAPHIE. 

A. Castan, Mémoires de la Société d^Êmulation du Douhs, 1872, p. 477-478. 



8467. Fragment de bas-relief, brisé à droite et à gau- 
che. Pierre commune. Hauteur, m. 82 ; épaisseur, 
m. 40. Trou de mortaise, m. 06 X m. 06). 
(PI. XLIX). 

Au-dessus de l'arcade, sur un sol pierreux, partie 
inférieure d'une figure féminine drapée, le pied droit 
légèrement relevé ; à l'arrière-plan, partie de l'orbe 
interne d'un bouclier. Minerve ou Rome. Devant le 



personnage, une jambe nue. Sur l'autre face, au- 
dessus de l'arcade, un feston. 



8468. Fragment de bas-relief. Pierre commune. 
Hauteur, m. 85 ; longueur, m. 64 ; épaisseur, 
m. 55. Trou de mortaise (0 m. 125 X m. 003 
à m. 05). (PI. XLIX). 



46 



BESANÇON. 



Arête gauche intacte avec anathyrose. D'un côté : 
jambe nue fléchie, conservée jusqu'au haut du mol- 
let ; en arrière, une souche d'arbre d'où sort un 
rameau fleuri. De l'autre côté : feston. 

8469. Semblable. Pierre commune. Hauteur, 
m. 585 ; longueur, m. 74 ; épaisseur, m. 48. 
(PI. L). 

Sur une face : partie supérieure du corps d'une 
Victoire ailée, de face, la tête tournée vers l'épaule 
gauche et inclinée, le bras gauche étendu, la cheve- 
lure ondée retombant en un chignon sur la nuque. 
Elle est vêtue d'un péplum agrafé sur l'épaule gauche 
et très échancré sur la poitrine. Sur l'autre face : 
Dieu fluvial barbu, une couronne de feuillages dans 
la chevelure, assis, le torse de face, la jambe droite 
relevée et pliée, le bras levé et plié, maintenant une 
orne d'où l'eau jaillit. 

8470. Bas-reliefs composites, trouvés dans les fon- 
dations du couvent des Minimes, près de la Porte 
Notre-Dame (actuelle Gendarmerie). Jadis, dans le 
jardin de M. de Jallerange. Au Musée. Les deux bas- 
reliefs n'appartiennent pas à un même ensemble. Le 
second de ces fragments provient vraisemblable- 
ment d'un sarcophage. Pierre. Longueur, m. 80 ; 
hauteur, m. 40 ; épaisseur, m. 125. (PI. L). 

Deux bas-reliefs, séparés par un ressaut vertical 
et tournés en sens inverse. 1. Amour tenant une 
épée dans son fourreau, de face, le torse incliné vers 
la droite, la tête, disparue, tournée vers l'épaule 
droite. Le corps est brisé à mi-cuisse. — 2. Attis 
assis, le bras droit appuyé sur les genoux, la tête 
penchée et reposant sur la main gauche. Il porte 
une tunique boufi"ant au-dessus de la ceinture. Sur 
la tête, un bonnet phrygien, dont manque l'apex. 
Derrière le personnage, partie supérieure d'une tor- 
che, à gauche, les traces d'un demi-croissant. 

8471. Fragment de sculpture, trouvé dans le 
Doubs. Ancienne collection Champy. Marbre. Hau- 
teur, m. 075. (PI. L). 

Tête d'homme avec moustaches. Dans la cheve- 
lure, forée de nombreux trous de trépan, est posée 
un bandeau. Les pupilles sont indiquées. 

8472. Fragment de statue trouvé rue Gustave- 
Courbet. Marbre. Hauteur, m. 13. (PI. L). 

Femme nue. Vénus (?). Brisée à la taille et aux 
genoux. 



8473. Buste. Provenance inconnue. Jadis « conser- 
vée dans la bibliothèque léguée pour la ville en 1694, 
par le président Boizot » (A. Castan, Catalogue, 
p. 142, nO 19). Marbre. Hauteur, m. 18. (PI. L). 

Buste de fillette. La chevelure est enfermée dans 
un serre-tête, qui enveloppe toute la partie arrière 
du crâne et prend appui à l'avant par un cordon. 
Sur le sommet de la tête, une ouverture, dans le 
serre-tête, laisse échapper un nœud de cheveux. Le 
visage est nettement dissymétrique. 

8474. Fragment de sctdptuxe. Pierre. Hauteur, 
m. 135. (PI. LI). 

Tête féminine, dont il ne subsiste que le masque. 
Profil très écrasé. Toute la partie postérieure est 
brisée. 



8475. Fragment de stèle funéraire. Pierre. Hau- 
teur, m. 18 ; largeur, m. 32 ; épaisseur de la 
plaque, m. 10 ; du cadre, m. 14. (PI. LI). 

Tête masculine, la chevelure disposée en mèches 
parallèles, couvrant la presque totalité du front ; 
oreilles décollées. Restes de l'encadrement latéral à 
droite. 



8476. Fragment de stèle. Pierre. Hauteur, m. 50 ; 
largeur, m. 52 ; épaisseur, m. 235. (PI. LI). 

Dans une niche à fronton, accosté de deux volutes 
et orné d'un croissant en son milieu, restes du buste 
d'un personnage masculin, dont on ne distingue plus 
que les épaules et les plis du vêtement. La tête était 
peut-être pourvue de cornes ou d'ailerons. 

8477. Fragment de bas-relief, trouvé peut-être à 
Osselle (Doubs). Au Musée de Besançon. Marbre de 
Paros. Hauteur, m. 195 ; largeur, m. 185 ; épais- 
seur, m. 06. (PI. LI). 

Photographie et renseignements communiqués par M. L. Le- 
rat. 

Centaure barbu, la chevelure rejetée en arrière, 
galopant à droite au-dessus d'un personnage, vêtu 
d'une chlamyde, tombé à terre, un bouclier ovale 
dans le bras gauche tendu en avant. Le bras droit, 
replié vers la ceinture, devait tenir une arme dis- 
parue avec la main. Le bas du corps et le visage 
du personnage tombé manquent, ainsi que les jam- 
bes postérieures et le bras gauche du Centaure. 



BESANÇON. 



47 



8478. Fragment de bas-relief, trouvé peut-être à 
Osselle (Doubs). Au Musée de Besançon. Marbre de 
Parcs. Hauteur, m. 153 ; largeur, m. 165 ; épais- 
seur, m. 065. (PI. LI). 

Photographie et renseignements communiqués par M. L. Le- 



rat. 

Personnage debout, drapé, faisant une libation 
avec une patère sur un autel en forme de thymia- 
thérion, où brûle une flamme. La tête, la partie 
supérieure du torse et les pieds manquent. 

8479. Fragment de bas-relief. Provenance incon- 
nue. Au Musée de Besançon. Marbre. Hauteur, 
m. 097 ; largeur, m. 067 ; épaisseur, m. 080. 
(PI. LU). 

Photographie et renseignements communiqués par M. L. Le- 
rat. 

Tête de jeune Faune ( ?), au nez camard brisé, 
aux lèvres épaisses et surmontée d'une épaisse che- 
velure. 

8480. Fragment de bas-relief. Provenance incon- 
nue. Au Musée de Besançon. Marbre. Hauteur, 
m. 08. (PI. LU). 



Photographie et renseignements communiqués par M. L. Le- 
rat. 

Tête d'homme, brisée aux arcades sourcilières. A 
droite, extrémité de la chevelure. 

8481. Fragment de bas-relief. Provenance incon- 
nue. Au Musée de Besançon. Marbre. Hauteur, 
m. 095 ; largeur, m. 087 ; épaisseur, m. 07. 
(PI. LU). 

Photographie et renseignements communiqués par M. L. Le- 
rat. 

Tête de femme. La surface du marbre est forte- 
ment corrodée. La chevelure ondulée est enserrée 
dans un bandeau au sommet du crâne. 

8482. Buste trouvé dans le Doubs. Au Musée de 
Besançon. Tuf. Hauteur, m. 30 ; largeur, m. 13. 
(PI. LU). 

Photographie et renseignements communiqués par M. L. Le- 
rat. 

Portrait d'homme à large visage, au menton épais. 
Le nez est gros, les yeux, grands, surmontés de lour- 
des arcades sourcilières. Une couronne de cheveux 
ras entoure le crâne. Sur l'épaule gauche, le pan 
d'une draperie. L'épaule droite est brisée. 



48 



MANDEURE. 

(EPAMANDVODVRUM). 

(Voir le tome VII, p. 38). 

Les photographies et les renseignements m'ont été obligeamment communiqués par M. L. Lerat. 



8483. Fragment de scvilpture. Au Musée de Mont- 
béliard. Pierre. Hauteur, m. 41. (PI. LU). 

Tête de Jupiter de type pathétique, dérivé d'un 
modèle hellénistique. Manquent la partie supérieure 
du front et la calotte crânienne qui étaient rapportées. 

8484. Statuette. Pierre. Au Musée de Montbéliard. 
Hauteur, m. 55. (PL LUI). 

Déesse Mère assise dans un fauteuil à haut dos- 
sier, aux bras recouverts de coussinets, les pieds 
reposant sur un tabouret mouluré. Elle est vêtue 
d'un manteau rabattu derrière la tête, formant 
voile. Sur chaque épaule, une fibule ; une rouelle 
suspendue sous l'épaule droite ; bracelets aux poi- 
gnets. La main droite, mutilée, tenait un attribut 
indistinct. Dans la main gauche, une patère, conte- 
nant un gâteau, repose sur le genou. 

8485. Fragment de base ou d'autel. Au Musée de 
Montbéliard. Pierre. Hauteur, m. 45 ; largeur, 
m. 32. (PI. LUI). 

Deux faces seulement portent des sculptures. 
1. Mercure, debout, de face, la partie inférieure du 
corps se détachant sur le fond formé par la chla- 
myde ; fragment du caducée dans la main gauche ; 
bourse pendant de la main droite. A droite du dieu, 
une tortue. — 2. Partie inférieure d'un personnage, 
vêtu d'une tunique tombant au-dessus du genou ; 
une œnochoé dans la main gauche, peut-être un 
rhjrton dans l'autre main. 



8486. Fragment de base trouvé à Neuchâtel, près 
de Pont-de-Roide (Doubs). Au Musée de Montbé- 
liard. Pierre. Hauteur, m. 95 ; largeur, m. 305, 

m. 28. (PI. LUI). 

Sur deux des faces, une même scène est représen- 
tée : personnage juvénile debout, de face, la tête 
tournée vers l'épaule gauche. La plus grande partie 
du visage, la partie supérieure du bras droit et le 
bas de la jambe manquent. Il est vêtu d'une tunique 
courte et, des deux mains, croisées sur la hanche 
gauche, tient par les pattes de derrière un lapin, 
dont la plus grande partie du corps retombe sur 
l'autre côté de la base, sur laquelle un chien de 
chasse, dont les pattes antérieures prennent appui 
sur un objet indistinct, dresse son museau pointu 
vers la tête du lapin. Sur l'autre face, un second 
chien, placé devant la jambe droite du personnage, 
lève la tête vers les mains tenant le lapin. 

Dieu chasseur. Le relief est à rapprocher de celui 
figuré sur l'autel de Lamerey (Vosges) (E., n° 4797) 
et des images de dieux chasseurs d'Épinal (E., 
no 4896) et du Touget (Gers) (E., n» 1050). 

8487. Fragments de frise décorative. Au Musée 
de Montbéliard et à Valentigney (Doubs), dans le 
jardin du D'' Marcel Duvernoy. Pierre. Longueur, 

1 m. 75, 1 m. 45 ; hauteurs, m. 40, m. 75. 
(PI. LIV). 

Armes diverses, dont des boucliers. On peut se 
demander si ces fragments sont antiques. 



49 



HELVÈTES. 

(HELVETII). 

NYON. 

(COLONIA JVLIA EQVESTRIS NOVIODUNVM). 
(Voir le tome VII, p. 82). 



8488. Fragment de sculpture trouvé en remploi 
dans un mur du château de Nyon. Au Musée de 
Nyon. Calcaire du Jura. Hauteur, m. 37. (PI. LIV). 

W. Deonna, Uart suisse des origines à nos jours. Exposition 
de Genève, 1943, p. 24, n° 145. — Du même, Vart romain en 
Suisse, fig. 79. — Ur-Schweiz, t. 9, 1947, n° 2, p. 27, fig. 15. 

Tête de Jupiter. Les cheveux et la barbe sont 
traités au trépan en larges mèches. Le nez est brisé 
à l'arête et à la base. D'après un prototype hellé- 
nistique. 

8489. Fragment de haut-relief, en remploi dans 
la tour dite de César. Moulage au Musée de Nyon. 
Calcaire du Jura. Hauteur, 1 m. 05. (PI. LV). 

Photographie communiquée par M. E. Pellichet. — W. Deon- 
na, Sculpture romaine de Nyon (Suisse), dans Indicateur 
d'antiquités suisses, 1924, p. 207-211. 

Attis debout. La partie inférieure du corps, depuis 
la ceinture, manque. L'avant-bras gauche offre une 
surface plane qui paraît avoir été sciée. Il est vêtu 
d'une tunique à manches longues, serrée à la cein- 
ture, et d'un manteau attaché sur l'épaule droite. 
Un bonnet conique, à rubans retombant sur les 
épaules, est posé sur la tête, appuyée sur le bras 
gauche dressé verticalement et soutenu par l'autre 
bras, appliqué horizontalement sur la poitrine. Des 
éclats, en sautant, ont endommagé le nez et l'œil 
droit. Fin du i^r ou début du ii^ siècle de notre ère. 

8490. Fragment de sculpture trouvé rue du Vieux- 
Marché. Au Musée de Nyon. Marbre. Hauteur, 
m. 187. (PI. LV). 

Photographie communiquée par M. E. Pellichet. 

Torse de Silène. Dans le dos, les restes d'une 
draperie. 

ESPÉRANDIF.U XFV. 



8491. Hermès bifrons trouvé avenue VioUier. Au 
Musée de Nyon. Marbre. Hauteur, m. 23. (PI. LVI). 

Photographie communiquée par M. E. Pellichet. — W. Deon- 
na, Exposition de Genève, p. 24, n» 150. — Du même. L'on 
romain en Suisse, fig. 74. 

Tête de Dionysos, la barbe calamistrée selon la 
mode archaïsante, et tête de femme (Ariadne ?), la 
chevelure disposée en lourds bandeaux ondulés, 
dont les mèches, retombant sur les épaules, sont 
accolées à celles du dieu. Un même bandeau ceinture 
les chevelures au sommet du front. Eclats à la 
pointe du nez. La pièce est brisée à la hauteur de 
la naissance de la poitrine. 

8492. Fragment de sculpture de provenance locale. 
Au Musée de Nyon. Calcaire du Jura. Longueur, 
m. 377. (PI. LV). 

Photographie communiquée par M. E. Pellichet. 

Partie du corps d'un lion mithriaque, autour du- 
quel s'enroulent les tronçons d'un serpent. Le pelage 
est indiqué par de larges mèches sur chaque flanc. 
A l'intérieur d'un petit triangle en creux, un scor- 
pion a été gravé. 

8493. Fragment de statue trouvé à la sortie de 
Nyon, au lieu-dit « La Banderolle », dans la pro- 
priété Stœcklin de Luc, en élargissant la voie can- 
tonale nO 1, en direction de Lausanne. Au Musée de 
Nyon. Marbre originaire du Sud des Alpes. Hauteur, 
m. 27. (PI. LVII). 

Photographie communiquée par M. E. Pellichet. — Ur- 
Schweiz, t. III, 1939, p. 57, fig. 39. — Revue historique vau- 
doise, 1939, p. 319 (figure). — XXXI^ Rapport de la Société 
suisse de Préhistoire, 1940, p. 118. — Genava, t. XIX, 1941, 
p. 171, n" 3. — W. Deonna, Exposition de Genève, p. 24, 
no 154. — Du MÊME, L'art romain en Suisse, fig. 75. 

7 



so 



NYON. 



Tête de Julia Domna, peut-être copie d'un mo- 
dèle officiel. 

8494. Fragment de sculpture trouvé dans la 
Grande-Rue. Au Musée de Nyon. Marbre. Hauteur, 
m. 18. (PI. LVII). 

Photographie communiquée par M. E. PeUichet. — W. Deon- 
NA, Exposition de Genève, p. 24, n" 151. — Du même. L'art 
romain en Suisse, fig. 78. 

Tête de jeune homme imberbe, la chevelure dis- 
posée en mèches parallèles rejetées en arrière. 
i^"" siècle de notre ère. Vraisemblablement un por- 
trait, de même que la tête en bronze, découverte à 
Prilly, près de Lausanne (E., n° 5383). 

8495. Fragment de statue de provenance locale. 
Au Musée de Nyon. Calcaire crayeux de-Bourgogne. 
Hauteur, m. 105. (PI. LVIII). 

Photographie communiquée par M. E. Pellichet. 

Partie supérieure d'une tête féminine brisée sous 
le nez et de chaque côté. La chevelure mutilée est 
séparée par une raie médiane. 

8496. Fragment de demi-ronde-bosse de prove- 
nance locale. Au Musée de Nyon. Calcaire du Jura. 
m. 205 X m. 150. (PI. LVIII). 

Photographie communiquée par M. E. Pellichet. 



Partie supérieure d'une tête de cheval et fragment 
de bride. 

8497. Stèle trouvée Grande-Rue. Au Musée 
de Nyon. Calcaire du Jura. Hauteur, m. 372. 
(PL LVIII). 

Photographie communiquée par M. E. PeIKchet. 

Tête d'homme de face, très mutilée, reposant sur 
un piédestal rectangulaire, portant la dédicace : 
MercuT(ius) \ v(otum) s(olvit) l(ihens) m(erito) | 
I Ocellio. Ex-voto à Mercure. Travail indigène. 

8498. Stèle brisée, trouvée en remploi à l'église 
Notre-Dame. Au Musée de Nyon. Calcaire du Jura. 
Hauteur, m. 60. (PI. LVIII). 

Photographie communiquée par M. E. PeIKchet. 

Dans une niche à sommet cintré, partie supérieure 
d'un corps de femme, brisé à la hauteur du ventre, 
vêtue d'une tunique, serrée à la taille par une cein- 
ture et agrafée sur l'épaule droite. Les traits du 
visage et la coiffure ont presque entièrement disparu. 

8499. Fragment de frise, trouvé en remploi place 
du Marché. Au Musée de Nyon. Calcaire du Jura. 
(PI. LVIII). 

Dans les enroulements d'une acanthe avec baies, 
deux petits quadrupèdes. 



51 



AVENCHES. 

(AVENTICVM). 
(Voir le tome VII, p. 89). 



8500. Buste trouvé, le 19 avrU 1939, dans la vase 
d'un cloaque romain, près de la colonne du temple, 
au lieu-dit « Le Cigognier ». Au Musée d'Avenches. 
Or. Hauteur, m. 334 ; titre 22 carats ; poids après 
restauration, 1 kg. 589,54. (PI. LIX). 

Photographie Boissonnas, communiquée par M. J. Beau- 
quier. — Illustrated London News, 6 mai 1939. — XXXI» Rap- 
port de la Société suisse de Préhistoire, 1939, p. 24, pi. II. — 
Ur-Schweiz, 3 mai 1939, p. 1-3. — E. Vogt, Archàologisches 
Institut des deutschen Reiches, Bericht iiber den VI international 
Kongress fur Archdologie, Berlin, 21-26 August 1939, p. 495. 
— P. SCHATZMANN, ZeitschriftfUr schweizerischeArchàologie und 
Kunstgeschichte, II, 1940, p. 69-93, pi. XXV-XXVI. — 
W. Deonna, Exposition de Genève, p. 18, n" 79. — Du même, 
Vart romain en Suisse, pi. XLVII. — ■ Ch. Picard, Revue 
des Études latines, 1941, p. 305-306. 

Buste de Marc-Aurèle, aux deux tiers du naturel, 
travaillé au repoussé, revêtu de la cuirasse à écailles, 
ornée d'un Gorgoneion, et du paludamentum, placé 
sur l'épaule gauche. Quelques rivets d'or, encore en 
place, fixaient au buste, une tunique probablement 
de cuir. L'épaulière ne porte aucun insigne. 

« Il peut s'agir d'un portrait tardif de l'empereur 
philosophe, datant des dernières années de sa vie, 
quand il était déjà oppressé par la maladie et le 
poids des guerres difficiles contre les Marcomans » 
[Ch. Picard]. On est en présence d'une effigie pos- 
thume, exécutée alors que Marc-Aurèle, déjà divus, 
bénéficiait de l'apothéose, émanant de l'un de ces 
ateliers d'orfèvres locaux, déjà connus sur place, où 
persistaient, à la fin du ii^ siècle de notre ère, les 
traditions de l'art celtique : front bas, énormes 
arcades sourcilières, nez droit, élargi à la base. Fin 
du 11^ siècle. 

La découverte d'Avenches fait connaître l'un de 
ces bustes impériaux, signalés dans les textes an- 
ciens, mais que leur matière précieuse vouait le plus 
souvent à la destruction. 

8501. Applique trouvée, en 1940, au lieu-dit « Le 
Pastlac », près du Cigognier, dans la tranchée ou- 
verte pour découvrir le mur extérieur du portique 
du temple, du côté du Sud-Est. Au Musée d'Aven- 
ches. Bronze doré. Hauteur, m. 15 ; épaisseur, 
m. 004-0 m. 005. (PI. LIX). 



Photographie Boissonnas, communiquée par M. J. Beau- 
quier. — W. Deonna, Association Pro Aventico, bulle- 
tin nO XIV, 1943, p. 53-61, pi. XIII. 

Tête de jeune Barbare, vraisemblablement un 
Gaulois, dont le profil droit devait seul être appa- 
rent. L'œil droit, oblique et abaissé vers l'extérieur, 
est à demi fermé. L'œil gauche, qui devait être ca- 
ché, n'a pas été modelé. Le nez, court, aplati à 
l'arête, s'élargit à la base. La bouche, aux lèvres 
épaisses, est fermée, les commissures abaissées. La 
chevelure, partagée par une raie médiane, retombe en 
larges mèches parallèles et plates presque sur le cou. 

Il se dégage « un pathétique triste et morne » 
[W. Deonna] de ce visage de mort, au regard 
vitreux, à la bouche désabusée. 

L'applique était destinée à être fixée au moyen 
d'un gros clou, conservé au sommet de la pièce, 
peut-être sur l'une des portes du temple du Cigo- 
gnier. W. Deonna propose d'y reconnaître alors 
l'image d'une tête coupée, ii^ siècle de notre ère. 

8502. Fragment de statue colossale, trouvée dans 
l'égout traversant la cour du Cigognier, entre les 
deux murs méridionaux. Bronze doré. Longueur 
totale, m. 65 ; de la main, m. 25 ; du médius, 
m. 16. 

Genava, t. XIX, 1941, p. 132, n° 4. — Ur-Schweix, 
t. III, nos 3.4^ 1939^ p_ 49^ fig. 24. — Association Pro Aventico, 
buUetin n" XIV, 1943, p. 19, 55, n» 3, pi. V, 2. 

Bras et main droite, les trois premiers doigts 
étendus, l'index brisé. Sur l'avant-bras, l'extrémité 
du paludamentum, 

8503. Statue trouvée au pied de la tour du Mar- 
ché. Au Musée d'Avenches. Pierre commune. Hau- 
teur, m. 75. (PI. LX). 

Photographie communiquée par M. J. Beauquier. — 
W. Deonna, L'art romain en Suisse, fig. 92. 

Lion et taureau. Assis sur une plinthe rectangu- 
laire, les pattes antérieures appuyées et étendues sur 
une tête de taureau. La queue passe entre les mem- 
bres postérieurs et retombe à droite, passant sur la 
patte jusque sur la plinthe. Monument funéraire. 



52 



AVENCHES. 



8504. Fragment trouvé au Cigognier. Au Musée 
d'Avenches. Calcaire du Jura. Hauteur, m. 35. 
(PI. LX). 

Photographie Boissonnas, communiquée par M. J. Beau- 
quier. — Ur-Schweit, t. II, 1939, p. 57 (figure). — XXX" Rap- 
port de la Société suisse de Préhistoire, t. XXXVI, pi. III, 2. 
— W. Deonna, L'art romain en Suisse, fig. 81. 

Tête d'homme barbu, appartenant à une série 
connue par des exemplaires antérieurs (E., n" 5402). 

8505. Fragment de la partie supérieure de la cor- 
niche du temple du Cigognier. Musée d'Avenches. 
Calcaire dur. Hauteur, 1 mètre ; longueur, m. 96 ; 
épaisseur, m. 58. (PI. LXI). 

Photographie communiquée par M. J. Beauquier. 

Panthères marines assises, affrontées de part et 
d'autre d'un canthare à panse godronnée, un rang 



de perlettes à mi-hauteur du col. Feuilles d'acanthes 
au bandeau inférieur. Lignes de postes au bandeau 
supérieur. 

Le fragment fait partie du décor architectural du 
temple (E., nf» 5418, 5419). 

8506. Statue mutilée, trouvée à Soleure, a il y a 
quelque cent ans ». Au Musée historique de Soleure. 
Marbre de Carrare. Hauteur, m. 73. (PI. LXI). 

Photographie communiquée par le Musée historique de 
Soleure. — W. Deonna, L'art romain en Suisse, fig. 71. 

Vénus nue, debout sur un socle, le bras gauche 
légèrement ployé, la main disparue était placée à la 
hauteur du bas-ventre. Le bras droit est brisé sous 
l'épaule. La chevelure est séparée par une raie mé- 
diane en deux bandeaux ondulés, dont les extré- 
mités retombent en deux boucles sur les épaules. 



53 



STRASBOURG 

(ARGENTORATVM). 



ET LOCALITES DIVERSES 
DE LA BASSE-ALSACE (BAS-RHIN) 



DACHSTEIN. 

(Voir les tomes : VII, p. 141 ; X, p. 14). 

A l'Ouest de Strasbourg, dans la plaine de Bruche, tout près du promontoire subvosgien de la région 
de Molsheim, au Nord du château de Dachstein, dans le parc du baron Bernard de Tiirckheim, les fondations 
d'une tour forte, édifiée au iv^ siècle de notre ère, volontairement évacuée et incendiée par ses occupants, 
ont donné un autel anépigraphe, un bas-relief et des stèles funéraires, prélevées sur des constructions romaines 
et dans un cimetière des ii^ et iii^ siècles. 

Les photographies m'ont été obUgeamment communiquées par M. J.-J. Hatt. 

BIBLIOGRAPHIE. 

I. Robert Forher, Découverte d'une tour forte évacuée et brûlée à la fin de Vépoque romaine, dans Comptes rendus de l'Académie 
des Inscriptions et Belles-Lettres, 1940, 176-181. 

II. Du MÊME, Découverte à Dachstein d'une tour forte évacuée et brûlée à la fin de Vépoçpte romaine, dans Cahiers d'archéologie 
et d'histoire d'Alsace, n°^ 121-147, 1940-1946, p. 205-220 (figures). 



8507. Fragment de bas-relief. Au Musée de Stras- 
bourg. Grès rose. Hauteur, m. 27 ; largeur, 
m. 42 ; épaisseur, m, 65. (PI. LXI). 

R. FORRER, Comptes rendus de l'Académie des Inscrip- 
tions..., 1940, p. 177. — Du MÊME, Cahiers d'archéologie et 
d'histoire d'Alsace, 1940-46, p. 206-207. 

Dans un encadrement à bords plats, tête juvénile. 
Les boucles de la chevelure sont maintenues par un 
étroit ruban. A droite, dans le champ, l'extrémité 
enrubannée d'un thyrse. Personnage du thiase ba- 
chique. 11^ siècle de notre ère. 

8508. Fragment de stèle funéraire. Au Musée de 
Strasbourg. Grès rose. Hauteur, m. 735 ; largeur, 
m. 78 ; épaisseur, m. 23. (PI. LXII). 

R. FoRRER, Comptes rendus..., 1940, p. 177. — Du même. 
Cahiers..., 1940-46, p. 207. 

Dans une niche, dont la coupole est en forme de 
coquille, deux têtes mutilées : à gauche, tête de 
femme, les cheveux disposés en épais bandeaux ; à 
droite, tête d'homme, la chevelure ordonnée en 



mèches parallèles rejetées en arrière. La partie supé- 
rieure de la stèle est occupée par un cartouche, 
flanqué de deux putti, tenant d'une main l'un le 
cartouche, l'autre une couronne. Tous les deux ont 
la chevelure disposée en mèches parallèles rejetées 
en arrière. Dans le cartouche, l'épitaphe : D(is) 
M(anihus) | Marcelli \ no et Paulli | nae. Travail 
indigène du ii^ siècle de notre ère. 

8509. Stèle funéraire. Au Musée de Strasbourg. 
Grès rose. Hauteur, m. 92 ; largeur, G m. 78 ; 
épaisseur, G m. 24. (PI. LXII). 

R. FoRRER, Comptes rendus..., 1940, p. 177. — Du MÊME, 
Cahiers..., 1940-46, p. 207. 

Dans une niche rectangulaire, deux têtes d'hom- 
mes, portant moustache et barbe courte, la cheve- 
lure disposée en mèches parallèles et rejetées en 
arrière. Au-dessous, l'épitaphe : D(is) M(anibus) \ 
I Loconi I et Crohio \ Tutul(us) fil(ius) bfenemeren- 
tibus) f(ecit). Brisée à la partie inférieure. Travail 
indigène du ii^ siècle de notre ère. 



54 



DACHSTEIN. 



8510. Fragment très mutilé de stèle funéraire. Au 
Musée de Strasbourg. Grès rose. Hauteur, 1 mètre ; 
largeur, m. 60 ; épaisseur, m. 68. 

R. FoRRER, Cahiers..., 1940-46, p. 207-208. 

Partie inférieure du corps de trois personnages 
debout : couple et enfant, celui-ci vêtu d'une tunique 
courte, arrêtée au genou. Travail indigène du 
11^ siècle de notre ère. 

8511. Bas-relief mutilé, trouvé dans une maison 
du village de Mertzwiller, sur la route de Neubourg 
(Bas-Rhin). Au Musée de Niederbronn. Grès blanc. 
Hauteur, m. 45 ; largeur, m. 38 ; épaisseur, 
m. 10. (PL LXIII). 

Ad. Malye, Cahiers d'archéologie et d'histoire d'Alsace, 
n»» 93-98, 1933, p. 117. 

Dans une niche, dont le sommet a disparu, à 
gauche, Diane, debout, vêtue d'une tunique courte, 
l'avant-bras gauche levé, la main tenant un arc. Le 
bras droit retombe le long du corps, la main posée 
sur la tête d'un quadrupède, chien ou biche. De 
multiples éclats ont mutilé le corps depuis les seins. 
Le bras gauche est ramené sur la poitrine ; l'autre 
bras est légèrement écarté du corps. Deux mèches 
retombent de la chevelure sur le cou. La partie 
supérieure des têtes manque. A droite, Apollon de- 
bout, les jambes légèrement écartées, appuyé de la 
main gauche sur la lyre. Deux boucles de la cheve- 
lure retombent sur la nuque. Tout ce côté du relief 
est fortement endommagé. 

8512. Fragment de bas-relief trouvé en forêt de 
Tœgelsbuch, à 2 kilomètres environ de Niederbronn, 
à gauche de la route menant à Jaegerthal. Au Musée 
de Niederbronn. Grès rougeâtre. Hauteur, m. 38 ; 
épaisseur, m. 17. (PI. LXIII). 

Ad. Malye, Cahiers d'archéologie et d'histoire d'Alsace, 
nos 93.98, 1933, p. us (figure). 

Mercure debout, brisé au-dessous des seins. Le 
bras gauche a disparu ; il ne reste que l'amorce de 
l'autre bras. Le dieu est coiffé du pétase ailé. 

8513. Fragment de bas-relief trouvé à la limite 
des communes d'Eckbolsheim et de Kœnigshoffen 
(Bas- Rhin), rue de la Couronne. Au Musée de Stras- 
bourg. Grès. Hauteur, m. 45 ; largeur, m. 17 ; 
épaisseur, m. 30. (PI. LXIII). 

R. FoRRER, Cahiers d'archéologie et d'histoire d'Alsace, 1927, 
p. 64-67, fig. 38 ; — Strasbourg-Argentorate, p. cxui. — 
G. Sauer, Cahiers d'archéologie et d'histoire d'Alsace, 1938, 
p. 213-214, fig. 46. 



Extrémité supérieure d'une corne d'abondance, 
entourée d'un double bourrelet torsadé et chargée 
de pommes. Ce fragment appartient à la base du 
buste, publié sous le n" 7608. 

8514. Stèle découverte à Oberhalslach (Bas-Rhin). 
Au Musée de Strasbourg. Grès rouge. Hauteur, 
2 m. 05 ; largeur, m. 75 ; épaisseur, m. 19, 
m. 20. (PI. LXIII). 

R. FORRER, Cahiers d'archéologie et d'histoire d'Alsace, 
nO' 117-120, 1939, p. 33-50. — G. Behrens, Germania, t. 24, 
1940, p. 202-212. — R. Lantier, Revue archéologique, 1940, 
I, p. 108-109 ; 1941, 2, p. 282. 

Sous une double arcature, un couple debout. A 
droite, l'homme, un collier de barbe encadrant le 
bas du visage, les cheveux disposés en mèches 
rigides et parallèles rejetées en arrière, porte un 
manteau sur une tunique descendant un peu au- 
dessous des genoux. Un torque est passé autour du 
cou. Entre le pouce et l'index de la main droite, 
ramenée sur la poitrine, il tient un petit gobelet à 
pied circulaire. Dans l'autre main est placée la poi- 
gnée d'un bâton qui retombe obliquement le long 
du manteau, à gauche. La femme, à gauche, la che- 
velure divisée en deux bandeaux par une raie mé- 
diane et, en grande partie, cachée par un bonnet 
rond, est vêtue d'une tunique à manches larges, 
retombant sur une robe descendant jusqu'aux che- 
villes et serrée à la taille par une ceinture. Les 
épaules sont couvertes par un mantelet passant en 
écharpe sur la poitrine et terminé aux deux extré- 
mités par deux pompons de laine. Elle tient, dans 
la main droite, un petit flacon à panse circulaire, 
col élancé et anse ; dans l'autre main, un sac rond, 
à anse, dans l'ouverture duquel apparaissent des 
baies rondes. Les pieds des personnages sont chaus- 
sés. 

Au-dessus de la tête de la femme est ménagée une 
petite ouverture quadrangulaire, dans laquelle était 
encore fiché, au moment de la découverte, un clou 
de fer, destiné à supporter un appareil qui, de son 
vivant, devait cacher l'image de celle qui avait sur- 
vécu à son mari. A la partie inférieure de la stèle, 
une petite ouverture traverse entièrement la pierre, 
comme sur les stèles-maisons. 

Le même costume de la femme et le même sac 
rond apparaissent sur une stèle de Heidelsburg 
(E., t. VIII, p. 41, nO 5938), que l'on peut dater du 
troisième tiers du iii^ siècle après J.-C. (L. Hahl, 
Zur Stilentwicklung der provinzialrômischen Plastik 
in Germanien und GoUien, p. 43, n. 58). 



55 



MAYENCE. 

(MOGONTIACVM). 

(Voir les tomes : VII, p. 261 ; X, p. 27). 



8515. Tête trouvée à l'angle de la Goldgrube 
et de l'Hechtsheimerstrasse. Au Musée de la ville 
de Mayence, disparue depuis la guerre. Pierre 
commune. (PL LXIV). 

Photographie communiquée par le Musée de Mayence. — 
Behn, Mainzer Zeitschrift, t. XXXII, 1937, p. 140-141 et 
fig. 7. 

Tête de femme. Le nez a disparu. La chevelure, 
séparée sur le sommet du crâne par une raie et re- 
tombant en grosses mèches parallèles sur les côtés, 
n'est pas indiquée sur le reste de la tête. Les pu- 
pilles sont creusées, i^'' siècle après J.-C. 

8516. Bas-relief mutilé, trouvé, en 1939, « am 
Leichhof », au Sud du chœur occidental de la 
cathédrale. Au Musée de Mayence. Pierre calcaire 
jaunâtre. Hauteur, m. 37 ; largeur, m. 51 ; 
épaisseur, m. 23. (PI. LXIV, LXV). 

Photographie communiquée par le Musée de Mayence. — 
G. Behrens, Mainzer Zeitschrift, t. XXXIV, 1939, p. 105 et 
fig. 1-2. 

Trois Déesses Mères assises sur un banc à haut 
dossier et accoudoirs, orné de panneaux rectangu- 
laires tracés sur les petits côtés. Les têtes manquent 
et, à l'exception du personnage central qui tient un 
petit quadrupède sur les genoux, de larges éclats 
ont fait disparaître presque entièrement les deux 
autres déesses, qui portaient des corbeilles. 

8517 (= 7354). Fragments de bas-relief trouvés 
dans les anciennes murailles « auf dem Kâstrich ». 
Ils semblent provenir du camp légionnaire et 
avoir appartenu à la décoration du prétoire. Au 
Musée de Mayence. Grès. Hauteur, 1 m. 10 ; 
longueurs, m. 78, m. 99. (PI. LXV). 

Photographies communiquées par le Musée de Mayence. 
— G. Behrens, Germania, t. 26, 1942, p. 36-38 et pi. 4. — 
R. Knohh, ibid., p. 154-155 et fig. 1-2. 

Deux cornes d'abondance, remplies de pommes 
entourant une grosse pomme de pin et d'où retom- 
bent des épis et des grappes de raisins, sont flan- 
quées de deux Capricornes, dont la tête a disparu. 



La partie postérieure de l'animal se termine par le 
corps écailleux et la queue d'un poisson, pourvu de 
nageoires ventrales. Les pattes antérieures brisées 
reposaient sur un motif circulaire disparu, proba- 
blement un médaillon renfermant une image impé- 
riale. 

Par le style, comme par l'exécution, les reliefs 
sont étroitement apparentés à ceux de la colonne de 
Jupiter à Mayence et appartiennent au règne de 
Néron. Plutôt qu'à la décoration d'un fronton, ils 
semblent se rattacher à l'ornementation des écoin- 
çons d'un arc. 

8518 (= 7364). Fragments de bas-relief ayant 
appartenu à un fronton, trouvés sur le même em- 
placement que les reliefs précédents. Au Musée de 
Mayence. Grès. Hauteur, m. 73 ; largeur, m. 32, 
m. 35. (PI. LXVI). 

Photographies communiquées par le Musée de Mayence. 
— G. Behrens, Germania, t. 26, 1942, p. 38-39 et pi. 5. 

Au-dessus d'un ornement central, en forme de 
bouclier circulaire, flanqué de chaque côté de deux 
Capricornes, dont il ne subsiste plus, à gauche, 
qu'un fragment de l'avant-train et la patte anté- 
rieure droite posée sur le rebord du motif central, à 
droite que la tête de l'animal au corps de poisson, 
se dresse un homme nu, brisé à mi-corps, le torse 
puissamment musclé ; la tête aux traits fortement 
accentués, surmontée d'une épaisse chevelure dis- 
posée en grosses mèches bouclées, repose directe- 
ment sur les épaules. La partie inférieure du corps 
depuis les hanches manque. M. G. Behrens suggère 
de reconnaître dans ce personnage un Mars foulant 
aux pieds les boucliers ennemis. 

Les reliefs, par leur style et les caractères de leur 
exécution, sont contemporains des scidptures de la 
colonne de Jupiter à Mayence. 

8519. Couronnement d'autel, trouvé à Mayence. 
Au Musée de Mayence. Grès. Hauteur, m. 45 ; 
largeur, m. 21. (PI. LXVI). 

Photographie communiquée par le Musée de Mayence. — 
G. Behrens, Germania, t. 26, 1942, p. 39 et fig. 2. 



56 



MAYENCE. 



Rinceaux et feuilles d'acanthe, i^' siècle après 
J.-C. Le décor est à rapprocher de celui de l'autel 
des Statii, à Aquilée (G. Brussin, Nuovi monumenti 
di Aquileia, 1941, p. 18, fig. 3 ; p. 20, fig. 6 et 6 a). 

8520. Fragment de stèle funéraire, brisé en deux 
morceaux, trouvé dans une muraille de la cave de 
la maison, située Quintingasse n° 10. Au Musée de 
Mayence. Pierre commune. Hauteur, 1 m. 50 ; 
largeur, m. 60. (PI. LXVII). 

Photographie communiquée par le Musée de Mayence. — 
G. Behrens, Mainzer Zeitsckrift, t. XXVI, 1932, p. 104; 
t. XXXIII, 1938, p. 33-34, fig. 8. 

A la partie supérieure, dans une niche, les jambes 
d'un homme drapé. A gauche, un ornement foliacé. 
Au-dessous, l'inscription : D(is) M(anihus) Aur(e- 
lius) GeTm(a)n[us\ m(iles) coh(ortis) Pr(aetoriae) 
c(enturia) Casti natione D\a\cus lectus ex [Ifegio- 
ne)] XIII factus d[is]ges(tor) armor(um) stfipen- 
diorum) VI mil(itavit) ann(os) VI... Hères factus 
est Marce[llus com]manipulus) v(ivus) f(ecit) s(ibi) 
b(onae) mfemoriae). 

8521. Stèle funéraire trouvée, Schlesische Strasse, 
nO 20, à proximité du fort Stahlberg. Au Musée de 



Mayence. Pierre commune. Hauteur, 1 m. 50 ; lar- 
geur, m. 56 ; épaisseur, m. 26. (PI. LXVII). 

Photographie communiquée par le Musée de Mayence. — 
G. Behrens, Mainzer Zeitschrift, t. XXXI, 1936, p. 85-86, 
pi. VI, 3 ; t. XXXIII, 1938, p. 32. 

A la partie médiane du couronnement, un pyra- 
midon. Au-dessous, dans un encadrement rectangu- 
laire, de gauche à droite : un double miroir, un 
peigne à deux rangées de dents, deux petits flacons 
à parfums à panse ronde. Au-dessous, dans un cadre 
mouluré, l'inscription : Paulla Ti(heri) Juli Selvani, 
ex c(o)horte Sur(orum), anno(rum) XXIIX. H(ic) 
s(ita) e(st). (H)ospes si vacum est tumuli cognas- 
cere cassus, perlege, nam mortis JHH caussa dolenda 
fuit die Togo nunc iuvenis : sit tibi terra levis. 

8522. Stèle funéraire brisée, trouvée à Weisenau. 
Au Musée de Mayence. Pierre calcaire. Hauteur, 
m. 89 ; largeur, m. 42. (PI. LXVII). 

G. Behrens, Germania, t. 26, 1942, p. 40-42, fig. 3. — 
Du MÊME, Mainzer Zeitschrift, 37/38, 1942/43, p. 28. 

Dans le fronton triangulaire, accosté de deux 
demi-acrotères, une rosace florale. Au-dessous, dans 
un cadre rectangulaire, l'inscription : Pradus Sarni 
f(ilius) mil(es) ex cohfortej VII Breucorum anfno' 
rum) XXV stip(endiorum) IIII h(ic) s(itus) e(st). 



57 



SELZEN. 

(CERCLE D'OPPENHEIM, HESSE RHÉNANE). 

En 1935, lors des travaux de régularisation du cours de la Selz, on mit au jour les fragments de plusieure 
monuments funéraires gallo-romains, utilisés dans le pavage d'un gué, situé à l'Ouest du pont traversant 
le cours d'eau, en direction de la gare du chemin de fer de Selzen-Hahnheim. De même que la stèle de BIussus 
(E., t. VII, p. 327, nO 5815), ces monuments sont l'œuvre d'un même atelier de sculpteurs rhénans, travaillant 
sous le règne de Claude. 

Les stèles sont conservées au Musée central romano-germanique de Mayence, qui m'a obligeamment 
communiqué les photographies. 

BIBLIOGRAPHIE. 

Hans Klumbach, Rômische Grabsteine von Selzen (Rheinhessen), dans Mainzer Zeitschrift, t. XXXI, 1936, p. 33-39. 

Lothar Hahl, Zur Stilentwicklung der provinzialrômischen Plastik in Germanien und Gallien, p. 14, n. 43. 



8523. Stèle. Pierre commune. Hauteur, 1 m. 74 ; 
largeur, m. 90 ; épaisseur, m. 35. (PI. LXVIII). 

H. Klumbach, Mainzer Zeitschrift, t. XXXI, 1936, p. 34- 
35 et pi. I, 1. 

La surface des reliefs est fortement corrodée. 
Dans une niche à sommet en forme de coquille, pro- 
bablement surmontée d'une figure de couronnement 
disparue, sphinx ou lion, une famille de trois per- 
sonnes : au centre, debout, une figure de fillette, le 
visage et le cou réduits à l'état de simples silhouet- 
tes. On distingue cependant, à la hauteur des oreilles, 
les enroulements d'une chevelure ramenée en ar- 
rière. Le costume se compose d'une robe à manches 
courtes qui, sur la poitrine, dessine de gros plis 
semi-circulaires et sur laquelle est posé un manteau 
passant en écharpe de l'épaule gauche à la hanche 
droite, pour s'enrouler autour de l'avant-bras. Un 
collier est passé autour du cou. La main droite 
tient une corbeille ou un sac à anse ; l'autre main 
est dissimulée sous les plis du manteau. La partie 
supérieure du corps est cachée par la figure du père 
et de la mère, assis à droite et à gauche de leur 
enfant et dont il ne subsiste plus que les silhouettes. 

Sur les petits côtés, deux figures dansantes, de- 
bout sur un autel, orné sur la face antérieure de 
deux personnages : à droite, un Attis debout, de 
face, les jambes croisées, la tunique courte serrée à 
la taille, le manteau retombant en arrière, en partie 
effacé : à gauche, également debout, un personnage, 
dans le même costume que l'état de conservation 
de la pierre ne permet pas d'identifier. A la partie 
supérieure, les restes d'une arcature, à laquelle est 

ESPÉRAiroiEU XIV. 



suspendu un bouclier d'Amazone décoré d'un feuil- 
lage. A droite, une danseuse, vêtue d'un chiton sans 
manches dont la partie inférieure est entraînée dans 
le mouvement de la danse. Le bras droit a disparu 
avec tout le reste du corps de ce côté. Elle agitait 
au-dessus de la tête un voile, retombant en demi- 
cercle à gauche où il est maintenu par l'autre main. 
A gauche, un Satyre, reconnaissable à sa petite 
queue, vêtu d'une nébride, tenant un bâton dans 
la main droite et, peut-être un thyrse dans l'autre 
main, disparue avec le côté droit de la poitrine. Le 
poids du corps repose sur la pointe du pied gauche, 
la jambe droite est rejetée en arrière. 

8524. Stèle. Pierre commune. Hauteur, 1 m. 74 ; 
largeur, 1 m. 01 ; épaisseur, m. 25. (PI. LXVIII). 

H. Klumbach, Mainzer Zeitschrift, t. XXI, 1936, p. 33-34 
et pi. I, 4. — G. Behhens, ibid., t. XXXIII, 1938, p. 38. — 
A. Grenier, JRetiue des Études anciennes, t. XXXIX, 1937, 
p. 60. 

La partie supérieure de la stèle a disparu, entraî- 
nant la perte de la tête du personnage central, assis 
sur un siège à pieds tournés, les mains fermées et 
posées sur les genoux, tenant dans la droite une 
fleur, dans la gauche un petit chien. Il est vêtu 
d'une tunique plissée et d'un manteau qui barre 
obliquement la poitrine et retombe en avant depuis 
l'épaule gauche sur laquelle il est maintenu par une 
fibule. A droite, une femme debout, le corps enve- 
loppé dans une robe longue, formant corsage sur la 
poitrine qu'une fibule retient aux épaules et que 
recouvre un manteau ramené en avant du corps à 



58 



SELZEN. 



la hauteur de la ceinture et dans lequel se dissimule 
la main droite. Un fuseau et une quenouille sont 
placés dans l'autre main. Autour du cou est sus- 
pendu un collier à pendentif. Le visage et la cheve- 
lure sont arasés. A gauche, une fillette, également 
debout, le visage est très mutilé, la chevelure nattée. 
Sur une longue robe est posé un manteau dont les 
plis sont maintenus par la main gauche. Dans l'autre 
main, peut-être un petit oiseau. La partie supérieure 
de la niche était probablement ornée d'une coquille. 
La haute base ne porte pas d'inscription, mais 
entre les pieds du personnage assis, on lit : vticvs, 
ou iCTisvs, ou bien encore CYTISVS, tracé au pinceau. 

8525. Stèle brisée. Pierre commune. Hauteur, 
m. 90 ; largeur, m. 70 ; épaisseur, m. 28. 
(PL LXVIII). 

H. Klumbach, Mainzer Zeitschrift, t. XXXI, 1936, 
p. 37-38, fig. 5. 

Partie supérieure d'une stèle à fronton triangu- 
laire portant en bas-relief la représentation de deux 
époux debout, de face dans une niche à arcature en 
forme de coquille. Les visages et les cous ont dis- 
paru, et toute la partie inférieure des corps, depuis 
les jambes, manque. A gauche, l'épouse, entière- 
ment enveloppée dans les plis d'un manteau cou- 
vrant le bras droit dont la main, ramenée sur la 
poitrine, tient peut-être un oiseau. Dans l'autre 
main, un objet carré qui pourrait être une tablette. 
Un peu en retrait, à droite, l'époux portant un 
curieux vêtement, composé d'un justaucorps en 
cuir ou en peau (?) recouvrant la poitrine et les 
avant-bras et dont l'extrémité inférieure barre obli- 
quement le devant du corps qu'une étoffe retom- 
bant à gros plis recouvre dans le bas. Sur l'épaule 
gauche, une sorte de manteau aux franges duquel 
sont suspendus de petits disques. Dans la main 
gauche, placée le long du corps, un objet rond et 
plat. Le bras droit, passe derrière les épaules de la 
femme, la main retenant l'extrémité du manteau. 

8526. Fragment de stèle. Pierre commune. Hau- 
teur, 2 m. 35 ; largeur, m. 82 ; épaisseur, m. 37. 
(PI. LXVIII). 

H. Klumbach, Mainter Zeitschrift, t. XXXI, 1936, p. 38, 
fig. 6. 

Partie droite d'une stèle. Homme debout, les 
pieds chaussés de hautes bottines, le corps enve- 
loppé dans les plis d'un manteau. Toute la surface 
de la pierre est profondément piquetée. 



8527. Fragment de stèle. Pierre commune. Hau- 
teur, m. 40 ; largeur, m. 32. (PI. LXVIII). 

H. Klumbach, Mainzer Zeitschrift, t. XXXI, 1936, p. 35-36. 

Partie inférieure du torse d'un personnage assis, 
vêtu d'une tunique sur laquelle est posée un man- 
teau dont les plis s'étendent en arc-de-cercle entre 
les genoux. La main droite, posée sur le giron, tient 
un objet rond, peut-être une pomme. Autour du 
poignet, est passé un bracelet. A gauche, arrache- 
ments d'un second personnage. 

Il n'est pas exclu que le fragment n'appartienne 
au relief précédent dont la surface est très mutilée. 



8528. Fragment de stèle. Pierre commune. Hau- 
teur, m. 30 ; largeur, m. 52 ; épaisseur, m. 08. 
(PI. LXIX). 

H. Klumbach, Mainzer Zeitschrift, t. XXXI, 1936, p. 35- 
36 et pi. I, 4. 

Deux pieds chaussés reposent sur un tabouret 
dont le cadre est constitué par deux montants ho- 
rizontaux supportés par des pieds tournés. Entre le 
pied gauche et la bordure de la stèle, les restes de 
l'un des pieds du siège. A gauche, un roquet, un 
collier à pendentif autour du cou, lève la tête en 
direction de son maître. 



8529. Partie supérieure d'une stèle. Pierre com- 
mune. Hauteur, m. 48 ; geur, m. 61 ; épais- 
seur, m. 18. (PI. LXIX). 

H. Klumbach, Mainzer Zeitschrift, t. XXXI, 1936, p. 39. 
— G. Behbens, ibid., t. XXXIV, 1938, p. 38 (figures). 

Dans un fronton triangulaire, une double rosace 
et des feuilles d'acanthe. Rosettes et acrotères dans 
les écoinçons. Au-dessous, dans un cadre rectangu- 
laire mouluré, l'inscription : Sutta Cantilii f(iUus ou 
ilia) Aniu ... 



8530. Fragment de bandeau trouvé à Planig, dans 
une maison sise Belzgasse n^ 19. Dans la muraOle. 
Longueur, m. 77 ; largeur, m. 30. (PI. LXIX). 

Photographie communiquée par le Musée de Mayence. — 
Mainzer Zeitschrift, t. XXVIII, 1933, p. 79 et fig. 10. 

Deux griffons affrontés de part et d'autre d'un 
canthare à panse godronnée. Du griffon de droite, 
il ne subsiste plus, fortement arasés, que la tête et 
l'avant-train. Fragment de monument funéraire. 



59 



SPIRE. 

RÉGION COMPRISE ENTRE LA QUEICH ET L'ISENACH. 
(NOVIOMAGVS NEMETVM). 

(Voir les tomes : VIII, p. 51 ; X, p. 107, 183). 



8531. Bloc quadrangulaire trouvé à GanglofiF, 
dans le cimetière. Au Musée de Spire. Grès. Hauteur, 
m. 88 ; largeur, m. 55. (PL LXIX, LXX). 

Photographie commumquée par le Musée de Spire. — 
Sprater, Germania, t. 19, 1935, p. 71 et fig. 16. 

Quatre divinités debout, de face. 1. Jupiter nu, 
imberbe, élevant la roue de la main droite et s'ap- 
puyant de l'autre main sur la hampe d'un sceptre. — 
2. Hercule barbu, nu, la peau du lion sur le bras 
gauche, la main tenant la massue. De l'autre main, 
il semble verser sur un autel le contenu d'une patère. 
— 3. Vtdcain barbu, vêtu de l'exomis qui laisse à 
nu le côté droit de la poitrine et les genoux. Le bras 
droit est replié, la main ramenée à la hauteur de 
l'épaule tenait un marteau disparu. Le bras gauche 
retombe le long du corps ; dans la main, les tenailles 
reposant sur l'enclume. — 4. Junon. La déesse, dia- 
démée et vêtue, sur la tunique, d'un manteau ouvert 
en triangle sur la poitrine, s'appuie sur un sceptre 
de la main gauche dressée à la hauteur du visage. 



De l'autre main, elle verse le contenu d'une patère 
sur un petit autel. Les surfaces de la pierre sont 
fortement corrodées, plus particulièrement aux 
visages. 

8532. Statuette brisée, trouvée à Heidenfels, entre 
Landstuhl et Kindsbach. Au Musée de Spire. Grès. 
Hauteur, m. 37. (PI. LXXI). 

Photographie communiquée par le Musée de Spire. — 
Klein, Germania, t. 16, 1932, p. 324 ; t. 17, 1933, pi. 9, 1. 

Homme debout, le genou gauche porté en avant, 
tenant une lance dans la main droite et s'appuyant 
de l'autre main sur un bouclier circulaire à umbo 
central. Le torse est drapé dans un manteau, dessi- 
nant une pointe en avant du corps et dans le dos. 
Il est maintenu sur l'épaule droite par une fibule 
ronde. Les plis sont indiqués par des traits profon- 
dément incisés, déterminant, en avant, une sorte 
d'écusson. 



60 



UBIENS. 

(UBII). 

RÉGION COMPRISE ENTRE LA MOSELLE ET LA NAHE. 

(Voir le tome VIII, p. 159). 



8533. Statuette brisée, trouvée à Boppard (cercle 
de Saint-Goar), Hindenburgstrasse no 48, à 13 mètres 
environ de l'intersection du mur occidental de l'en- 
ceinte. Au Musée provincial rhénan de Bonn. Pierre 
commune. Hauteur, m. 50. (PI. LXXI). 

Photographie communiquée par le Musée de Bonn. — Bon- 
ner Jahrbûcker, Heft 146, 1941, p. 218, 327 et pi. 46, 3-4. 

Dadophore debout sur une base rectangulaire, 
adossé à un rocher ou à un tronc d'arbre, la jambe 



droite disparue ramenée devant la gauche. Dans la 
main gauche, il tient une tête de taureau appuyée 
contre la poitrine. Dans la main droite disparue, 
ainsi que le bras, était placée une torche. Le costume 
est composé d'un pantalon long, d'une tunique 
courte à manches collantes, terminées au poignet 
par un double bourrelet, et d'un manteau noué 
par devant et retombant en arrière dans le dos. 
Traces de réparations anciennes sur le cou. La tête 
manque. 



61 



COBLENCE. 

(CONFLVENTES). 
(Voir le tome VIII, p. 198). 



8534. Fragment de stèle, trouvé à Coblence, sous 
le poste des sapeurs-pompiers, à 1 m. 50 de profon- 
deur, dans les fondations de la vieille enceinte. Au 
Musée de Coblence. Calcaire commun. Hauteur, 
m. 80 ; largeur, m. 60 ; épaisseur, m. 35. 
(PI. LXXII). 

Photographie communiquée par le Musée de Coblence. — 
Adam Gûnther, Bonnet JahrbUcher, Heft 142, 1937, p. 55, 
no 31 à pi. 16, 1. 

Torse d'un soldat debout, de face, vêtu d'une 
tunique relevée sur les côtés et sur laquelle est posé 
un manteau flottant couvrant la poitrine et les 
épaules. Le torse est protégé par une cuirasse, bordée 



de franges à l'extrémité inférieure et aux emman- 
chures. Deux ceinturons, garnis de plaques de métal 
décorées de rosettes, supportent, à droite, une épée, 
à gauche, un poignard. Sur le ventre, six lanières de 
cuir, également revêtues de métal. Le bras gauche 
retombe le long du corps, la main tenant un bouclier 
entièrement disparu. Le bras droit manque. 

Le fragment reproduit, presque sans modifica- 
tions, la même posture et le même équipement que 
ceux figurés sur la stèle d'Andernach (E., t. VIII, 
p. 216, no 6213). 

Près l'année 70 de notre ère (Lothar Hahl, Zur 
Stilentwicklung der provinzialrômischen Plastik in 
Germanien und Gallien, p. 18). 



62 



BONN, REMAGEN, ZULPICH, BILLIG 

(BONNA, RIGOMAGVS, JVLIACVM, TOLBIACVM, VICVS BELGICA). 

ET RÉGION COMPRISE ENTRE L'AHR, 
LA ROER ET LE CONFLUENT DE L'ERFT. 

(Voir les tomes : VIII, p. 218 ; X, p. 216 ; XI, p. 77). 



8535. Fragments de bas-reliefs, trouvés à Bonn, 
en 1935, dans une fontaine romaine, lors de l'éta- 
blissement de canalisations sur la Dietrich-Eckart 
Allée, à 72 mètres de l'angle formé par les Sieben- 
gebirgstrasse et Lôwenburgerstrasse. Au Musée de 
Bonn. Pierre calcaire. (PI. LXXII, LXXIII). 

Photographies communiquées par le Musée de Bonn. — 
Bonner Jahrbùcher, Heft 142, 1937, p. 194 et pi. 49, 3, 50, 1-4. 

1. (0 m. 18 X m. 20). Tête d'homme de face, 
aux traits fortement accentués : bouche aux lèvres 
charnues, surmontées d'une moustache et encadrées 
par une barbe courte. Les pupilles sont indiquées. 
Sur la chevelure épaisse, ordonnée en grosses mèches 
qui recouvrent en partie le front, est posé un voile, 
retombant un peu en arrière sur le côté droit de la 
tête. Le nez est brisé à l'arête. 

2. (0 m. 15 X m. 20). Tête d'homme, le bas du 
visage encadré par une barbe courte, moustaches. 
Sur la chevelure, disposée en lourdes mèches, est 
posé un voile retombant en arrière sur le côté gau- 
che. Le nez est brisé. 

3. (0 m. 26 X m. 18). Tête de jeune homme 
imberbe. Les pupilles sont indiquées. La pointe du 
nez est brisée. La chevelure paraît frisée. 

4. (0 m. 25 X m. 25). Tête de jeune homme aux 
lèvres épaisses. Une chevelure bouclée encadre le 
visage. Le nez est brisé. 

5. Dans une niche rectangulaire, la partie infé- 
rieure du corps d'un personnage drapé, les pieds 
chaussés de sandales. 

Ces divers fragments appartiennent peut-être aux 
restes de la décoration d'un arc de triomphe. 

8536. Face antérieure du bloc n» 7791 (t. XI, 
p. 105), trouvé dans la cathédrale. Au Musée de 
Bonn. Grès. Hauteur, m. 53 ; largeur, m. 28 ; 
épaisseur, m. 26. (PI. LXXIII). 

Photographie communiquée par le Musée de Bonn. — 
Bonner Jahrbùcher, Heft 136/137, 1932, p. 146, no 89, et 
pi. 20 b. 



Junon ( ?) debout dans une niche, le corps hanche 
à droite, appuyée de la main gauche sur un long 
sceptre, une coquille dans la main droite abaissée 
et légèrement tendue en avant. Elle porte une robe 
ajustée à la taille, ouverte en triangle sur la poitrine. 
Un diadème est posé sur le sommet de la tête. En 
arrière retombe un voile, retenu sur le bras gauche. 
Une large bandelette descend de l'oreille droite jus- 
qu'à la ceinture. Brisée à mi-jambes. Des éclats ont 
entraîné la disparition du visage et de la coiflFure. 

8537. Fragment de bas-relief, trouvé dans la ca- 
thédrale. Au Musée de Bonn. Pierre calcaire. Hau- 
teur, m. 31 ; largeur, m. 14 ; épaisseur, m. 12. 
(PI. LXXIII). 

Photographie communiquée par le Musée de Bonn. — 
Bonner Jahrbùcher, Heft 136/137, 1932, p. 151, n° 116 et 
pi. 22 c. 

A droite, reste de la niche dans laquelle est repré- 
sentée une femme debout, vêtue d'une robe ajustée 
et serrée à la taille. La main droite qui sort d'une 
manche large, est ramenée sur la poitrine et fermée 
sur l'extrémité d'une draperie retombant de l'épaule 
gauche. Brisée aux épaules, aux genoux et sur le 
côté droit. 

8538. Partie inférieure d'un grand monument 
votif, trouvé dans la cathédrale. Au Musée de Bonn. 
Pierre calcaire. Hauteur, m. 40 ; longueur, 1 m. 05 ; 
épaisseur, m. 30. (PI. LXXIV). 

Photographie communiquée par le Musée de Bonn, — 
Bonner Jahrbùcher, Heft 136/137, 1932, p. 147, n" 92 et 
pi. 26 d. 

Sur une base moulurée, la partie inférieure d'un 
bas-relief très mutilé et portant des traces de feu. 
Près de la bordure, un mouton, de profil à gauche, 
à côté, la partie inférieure du corps d'un homme 
drapé et, devant lui, les jambes d'un deuxième per- 
sonnage marchant à gauche. 



BONN, REMAGEN, ZULPICH, BILLIG. 



63 



8539. Fragment de sculpture, trouvé dans la ca- 
thédrale. Au Musée de Bonn. Pierre calcaire. Lon- 
gueur, m. 18. (PI. LXXIV). 

Photographie communiquée par le Musée de Bonn. — 
Bonner Jahrbucher, Heft 136/137, 1932, p. 145, n» 79, et 
pi. 25 a. 

Partie supérieure d'une corbeille remplie de fruits 
qu'une Déesse Mère maintenait sur ses genoux, la 
main gauche placée à l'extrémité, l'autre main repo- 
sant, les doigts étendus, l'index écarté parmi les 
fruits. Les avant-bras sont brisés au-dessus des poi- 
gnets. Restes du manteau sur le poignet gauche. 

8540. Fragment de fronton, trouvé dans la cathé- 
drale. Au Musée de Bonn. Pierre calcaire. Hauteur, 
m. 24 ; largeur, m. 20 ; épaisseur, m. 07. 
(PI. LXXIV). 

Photographie communiquée par le Musée de Bonn. — 
Bonner Jahrbucher, Heft 136/137, 1932, p. 155, pi. 21 e. 

Fragment de guirlande inachevée, ou dont le 
décor était peint. 

8541. Fragment de bas-relief trouvé dans la ca- 
thédrale. Au Musée de Bonn. Pierre calcaire. Hau- 
teur, m. 50 ; largeur, m. 14 ; épaisseur, m. 16. 
(PI. LXXIV). 

Photographie communiquée par le Musée de Bonn. — 
Bonner Jahrbucher, Heft 136/137, 1932, p. 151, n° 112 et 
pi. 28 a. 

A droite, restes d'une corne d'abondance ; à 
gauche, une fleur à quatre pétales, suspendue à une 
longue tige sinueuse. 

8542. Fragment de pilier sculpté, trouvé dans la 
cathédrale. Au Musée de Bonn. Pierre calcaire. Hau- 
teur, m. 60 ; largeur, m. 20 ; épaisseur, m. 17. 
(PI. LXXV). 

Photographie communiquée par le Musée de Bonn. — 
Bonner Jahrbucher, Heft 136/137, 1932, p. 147, n° 90 et 
pi. 22 a. 

A la partie supérieure, feuilles stylisées. Sous le 
bandeau, dans un encadrement rectangulaire, rin- 
ceaux de vignes et raisins parmi lesquels picore un 
oiseau. 



8543. Partie supérieure d'un autel, trouvée dans 
la cathédrale. Au Musée de Bonn. Pierre calcaire. 
Hauteur, m. 21 ; largeur, m. 20 ; épaisseur, 
m. 23. (PL LXXV). 



Photographie communiquée par le Musée de Bonn. — 
Bonner Jahrbucher, Heft 136/137, 1932, p. 150, a° 107 et 
pi. 21 d. 

Angle droit d'un fronton triangtilaire, à l'intérieur 
duquel est figurée une corbeille renversée d'où retom- 
bent six pommes. Au-dessus, acrotère en forme de 
tête humaine. A la partie inférieure du fragment, 
traces de la niche à l'intérieur de laquelle était une 
représentation figurée. 

8544. Fragment de bas-relief, trouvé dans la ca- 
thédrale. Au Musée de Bonn. Pierre calcaire. Hau- 
teur, m. 46 ; largeur, m. 45 ; épaisseur, m. 35. 
(PI. LXXV). 

Photographie communiquée par le Musée de Bonn. — 
Bonner Jahrbucher, Heft 136/137, 1932, p. 150, n° 106 et 
pi. 27 /. 

Partie supérieure de la face latérale d'un monu- 
ment à sommet en forme de toit supporté par une 
architrave que soutient un pilastre orné d'un fleu- 
ron. Entre le pilastre et l'architrave, décor de 
feuilles de laurier. 

8545. Fragment d'un édicule en forme de temple, 
trouvé dans la cathédrale. Au Musée de Bonn. 
Pierre calcaire. Hauteur, m. 21 ; largeur, m. 60 ; 
épaisseur, m. 42. (PI. LXXV). 

Photographie communiquée par le Musée de Bonn. — 
Bonner Jahrbucher, Heft 136/137, 1932, p. 150, n» 105 et 
pi. 27 o. 

Fronton triangulaire, flanqué d'acrotères aux 
deux extrémités. Trous de fixation pour des acro- 
tères faîtières disparues. L'appareillage des dalles ou 
des tuiles de la toiture est indiqué par des incisions 
disposées en losange. 

8546. Ébauche de statue trouvée dans la ville. Au 
Musée de Bonn. Pierre calcaire. Hauteur, m. 625. 
(PI. LXXV). 

Photographie communiquée par le Musée de Bonn. — 
Bonner Jahrbucher, Heft 146, 1941, p. 371 et pi. 46, 2. 

Figure de divinité masculine, peut-être Mercure 
avec le bélier, la bourse et le caducée, ou bien un 
Génie avec une corne d'abondance, versant le con- 
tenu d'une patère sur un autel. La nudité des 
jambes interdit de rechercher dans cette ébauche 
une image de déesse, telle la Fortune. Sur la partie 
antérieure du socle, un cartouche est réservé pour 
la gravure d'une inscription. 



64 



BONN, REMAGEN, ZULPICH, BILLIG. 



8547. Autel trouvé en avant du camp légionnaire. 
Au Musée de Bonn. Tuf. Hauteur, m. 53 ; largeur, 
m. 39 ; épaisseur, m. 28. (PI. LXXVI). 

Photographie communiquée par le Musée de Bomi. — 
Bonner Jahrbucher, Heft 146, 1941, pi. 52, 2. 

Brisé au milieu en deux morceaux. Haut socle 
mouluré. Le couronnement a disparu. Sur les petits 
côtés : à droite, une patère à umbo central, autour 
duquel rayonnent les feuilles d'une rosace ; à gauche, 
un vase à libation à panse ovoïde, col haut, bec à 
déversoir et anse. Sur la face antérieure, l'inscrip- 
tion : Sabinus lib(ertus) L(ucii) Petroni Nepot[is] 
[centurionis ?] leg(ionis) XXI p. .. [et cum Sa]turnina 
Apollini v(otum) s(olvit) l(ihens) m(erito). 

8548. Tête trouvée à Harzheim (cercle de Schlei- 
den), à l'Est de la voie romaine et à 400 mètres au 
Nord de la cote 4551 (Flur 35, « In oberen Saals- 
busch », Parz. 109). Au Musée de Bonn. Hauteur, 
m. 175. (PI. LXXVI). 

Photographie communiquée par le Musée de Bonn. — 
Bonner Jahrbucher, Heft 146, 1941, p. 335, pi. 45, 1-2. 

Jupiter. Le nez est brisé. Au revers, traces an- 
ciennes de sciage. La chevelure est disposée en ran- 
gées de grosses boucles superposées, ainsi que la 
barbe. 



8549. Autel votif trouvé, le 20 avril 1844, dans 
un sarcophage dont il constituait le couvercle avec 
deux autres pierres, au lieu-dit « Heerstrasse », près 
de Piitzdorf, à Aldenhoven (cercle de Jiilich). Au 
Musée de Bonn. Pierre calcaire jaune. Hauteur, 
m. 88 ; largeur, m. 47 ; épaisseur, m. 25. 
(PI. LXXVII). 

Photographie communiquée par le Musée de Bonn. — 
Bonner Jahrbucher, Heft 5, 1846, p. 339; Heft 83, 1887, 
p. 150, no 309; Heft 140/141, 1936, p. 450, pi. XIII, 1 ; 
— C. I. L., XIII, 7860. 

Sur les petits côtés, une corne d'abondance, char- 
gée de fruits ronds, sans doute des pommes, dont 
la base est faite d'une gaine en forme de fleuron, 
terminée dans le bas par un bouton. Elle est accos- 
tée, à droite, d'un croissant de lune (?) ; à gauche, 
d'une roue à dix rayons mutilée. Sur la face anté- 
rieure, l'inscription : Junonihus M(arcus) Aemilius 
Genialispro se et Aemilius Avita et Lupula liberis svis, 

8550. Partie supérieure d'une colonne à chapiteau 
circulaire, trouvée près de Weilerswist (cercle d'Eus- 



kirchen), dans la sablière « am Swisterberg ». Au 
Musée de Bonn. Pierre calcaire. Hauteur, m. 44. 
(PI. LXXVII). 

Photographie communiquée par le Musée de Bonn. — 
Bonner Jahrbucher, Heft 133, 1927, p. 273 ; Heft 142, 1937, 
p. 193-194 et pi. 49, 2. 

Adossée à l'une des faces de la colonne, ornée 
d'un décor de feuilles imbriquées, partie supérieure 
d'un torse de femme, brisé au-dessous de la ceinture. 
Dans la main droite une cruche à anse ; dans l'autre 
main une patère. Elle est vêtue d'une robe bordée 
à la naissance du cou, dégageant entièrement le bras 
droit et couvrant le bras gauche. Le visage et la 
chevelure ont disparu. 

8551. Stèle funéraire brisée à la partie inférieure, 
trouvée à Kierdorf (cercle d'Euskirchen), sur les 
terrains de la société houillère Ville. Au Musée de 
Bonn. Pierre commune. Hauteur, m. 80 ; largeur, 
m. 57 ; épaisseur, m. 16. (PI. LXXVIII). 

Photographie communiquée par le Musée de Bonn. — 
Bonner Jahrbucher, Heft 136/137, 1932, p. 343 et pi. LXII, 3. 

A la partie supérieure, une guirlande et deux 
oiseaux afl'rontés de part et d'autre d'une rosace. 
Au-dessous, dans une niche rectangulaire allongée, 
trois têtes de face, dont les visages ont disparu. 
L'un des personnages porte une coiffure aux grosses 
mèches rigides, rejetées en arrière. De chaque côté 
de la niche, un torque. Au-dessous, l'inscription : 
A. VolsoniusA.f. ClaPaulusvet(eranus) ex leg(ione) 
I h(ic) s(itus) efst) Vimpa C ... D ... Première moitié 
du i®^ siècle avant J.-C. 

8552. Fragment de stèle funéraire, trouvé à Zûl- 
pich (cercle d'Euskirchen), à l'angle formé par 
la Miinsterstrasse et la Kôlnstrasse, au voisinage 
immédiat de la voie romaine. Au Musée de 
Ziilpich. Grès. Longueur, 1 m. 50 ; largeur, m. 52. 
(PI. LXXVIII). 

Photographie communiquée par le Musée de Bonn. — 
Von Petrikovits, Bonner Jahrbucher, Heft 143/144, 1939, 
p. 440, et pi. 61, 2. 

Partie médiane d'un torse d'homme debout, brisé 
sous les seins et à la hauteur des genoux, dans l'atti- 
tude classique de 1' « écrivain », la main gauche, 
ramenée sur la poitrine et tenant un livre qu'il 
devait désigner de l'autre main. Il est vêtu d'une 
tunique longue sur laquelle est passé un manteau à 
larges manches. De chaque côté du personnage, deux 
enfants nus dansant, brisés à mi-corps, le bras 
gauche levé, la main tenant une grappe de fruits 
ronds. Dans les compartiments supérieurs, le bas 



BONN, REMAGEN, ZULPICH, BILLIG. 



65 



des jambes et les pieds de deux autres petits 
danseurs. Sur le côté gauche de la stèle, on 
retrouve les mêmes figures mutilées de danseurs. 
Stèle funéraire. Le bloc avait été utilisé pour une 
corniche. 

8553. Stèle mutilée trouvée à Uebach-Palenberg 
(cercle de Geilenkirchen-Heinsberg), dans la sablière 
Lehnen, à 300 mètres au Nord-Est de l'église, dans 
la clôture d'un cimetière franc à tombes plates. Au 
Musée provincial rhénan de Bonn. Grès rouge. Hau- 
teur, 1 m. 06 ; largeur, m. 56 ; épaisseur, m. 28. 
(PL LXXIX). 

Photographie communiquée par le Musée de Bonn. — 
Kehsten, Bonner Jahrbiicher, Heft 146, 1941, p. 359, et 
pi. 49, 1. 

Dans un cartouche rectangulaire, à la partie infé- 
rieure de la stèle, un oiseau dont la tête manque, 



peut-être un paon, debout sur une guirlande de 
fruits. A la partie supérieure, l'inscription : D(is) 
M(anibus) Holdaniae. Sur les petits côtés : deux 
lauriers arborescents stylisés. Stèle funéraire. 

8554. Stèle mutilée trouvée à Uebach-Palenberg, 
dans la sablière Lehnen, à 300 mètres au Nord-Est 
de l'église, dans la clôture d'un cimetière franc à 
tombes plates. Au Musée provincial rhénan de Bonn. 
Grès rouge. Hauteur, 1 m. 34 ; largeur, m. 60 ; 
épaisseur, m. 29. (PI. LXXIX). 

Photographie communiquée par le Musée de Bonn. — 
Kersten, Bonner Jahrbiicher, Heft, 146/147, 1941, p. 359 
et pi. 49, 2. 

Sur la face antérieure, l'inscription : Dis Mfani- 
bus) 1 Kriomathin \ a Animula | Severio Vero | coniugi 
dul I cissimo \f (aciendum) c(uravit). Sur les petits 
côtés, deux lauriers arborescents stylisés. 



ESPÉRANDIEU — XIV. 



66 



COLOGNE. 

(COLONIA CLAUDIA AUGUSTA AGRIPPINENSIUM). 

(Voir les tomes : VIII, p. 306; X, p. 110). 



8555. Autel trouvé Caecilienstrasse, dans la cour 
de l'Hôpital civil. Au Wallraf-Richartzmuseum. 
Pierre commune. Hauteur, m. 8 ; largeur, 
m. 42 ; épaisseur, m. 26. (PI. LXXX). 

Photographie communiquée par le Wallraf-Richartzmuseum. 
— Fr. Fremersdorf, Bonner Jahrbiicher, Heft 146, 1941, 
p. 422 et pi. 78, 1-4. 

Autel dédié à Jupiter. Sur la face antérieure, l'ins- 
cription : IfoviJ O(ptimo) Mfaximo). Au bandeau 
supérieur, en avant et en arrière, les restes de trois 
petits bustes très mutilés. Au milieu de la table, un 
fruit. Sur la face postérieure retombe une draperie, 
semblable à celle figurée sur la statuette de Jupiter, 
découverte dans le temple de Kleinen Griechen- 
markt. Sur les petits côtés : debout sur une console, 
ornée de feuilles d'acanthes, à droite, un porteur 
d'offrandes, vêtu d'une tunique descendant aux 
genoux, tenant une bourse dans la main droite et 
maintenant sur l'épaule gauche une amphore ; à 
gauche, porteuse d'offrandes, vêtue d'une longue 
robe à manches longues, serrée à la taille, le bras 
droit retombant le long du corps, une serviette dans 
la main ; dans l'autre main, une quenouille. 

8556. Stèle funéraire trouvée, en 1939, Ulmen- 
allee n° 130. Au Wallraf-Richartzmuseum. Pierre 
calcaire. Hauteur, 2 m. 30 ; largeur, m. 77 ; épais- 
seur, m. 36. (PI. LXXXI). 

Photographie communiquée par le Wallraf-Richartzmu- 
seum. — Wilhem Reusch, Germania, t. 25, 1941, p. 98-104 
et pi. 11-12. 

A la partie inférieure, en relief méplat, combat de 
deux gladiateurs : à gauche, en posture d'attaque, 
un oplomachus, le corps protégé jusqu'aux genoux 
par un bouclier semi-circulaire (scutum) tenu dans 
le bras gauche, l'épée courte (gladius) dans la main 
droite, le bras entouré de la manica. U est vêtu d'un 
caleçon (suhligaculum), serré à la taille par une 
ceinture (halteus). La tête est couverte d'un casque 
(galea), surmonté d'un panache de plumes. A droite, 
un gladiateur thrace, dans la même attitude, le 
corps protégé jusqu'aux genoux par un petit bou- 
clier (parmaj, tenu dans la main droite. Dans 



l'autre main, la sica, le sabre thraco-illyrien. Aux 
jambes, les ocrea. Sur la tête, un casque à visière 
fermée et à panache de plumes, dont le cimier paraît 
terminé par une tête d'animal. 

Le relief porte des traces de repentirs : primitive- 
ment le gladiateur, à droite, était représenté tenant 
la sica dans la main droite et le bouclier dans l'autre 
main. Le raclage de la sica a laissé une trace en 
forme de croissant. 

Au-dessus de la scène de combat, dans un enca- 
drement rectangulaire, l'épitaphe : Aquilo C(ai) et 
M(arci) Versulati(or)um l(ibertus) h(ic) s(itus) 
efst) patToni p(ientissimi) f(aciendum) c(uraverunt) 
et Murano l(iberto). 

Le couronnement de la stèle reproduit le motif 
fréquent sur les tombes gallo-romaines de la vallée 
du Rhin : un sphinx entre deux lions, les pattes 
antérieures maintenant une tête de bélier. Le sphinx 
à tête de femme, aux cheveux légèrement ondulés, 
a le visage mutilé. Seule, la partie antérieure des 
corps est traitée en ronde-bosse, la partie postérieure 
étant exécutée en bas-relief. 

Sur les deux petits côtés apparaissent des motifs 
de caractère apotropaïque, disposés dans un enca- 
drement rectangulaire : à gauche, un griffon à cri- 
nière, au repos, la patte antérieure gauche dressée, 
rappelant un prototype grec ; à droite, un chien de 
profil à gauche, la tête tournée vers l'échiné, les pattes 
de devant arc-boutées sur le sol, l'arrière-train rele- 
vé, la queue redressée en demi-cercle. 

Stèle funéraire d'un gladiateur, probablement 
d'origine germanique, qui se rattache à « l'art des 
soldats » et que le peu de profondeur des niches et 
la faible saillie des reliefs permettent de dater de la 
période antérieure aux Flaviens (Lothar Hahl, Zut 
Stilentwickïung der provinzialrômischeh Plastik in 
Germanien und Gallien, p. 12. — E. Gerster, Mit- 
telrheinische Bildhauerverkstetten in I Jahrhundert 
nach Christus, p. 60-86). 

8557. Fragment de stèle trouvé, en 1934, Aache- 
nerstrasse n^ 69. Au Wallraf-Richartzmuseum. Pierre 
calcaire à grain fin. Hauteur, G m. 28 ; largeur, 
m. 20 ; épaisseur, m. 09. (PI. LXXXII). 



COLOGNE. 



67 



Photographie communiquée par le Wallraf-Richartzmu- 
seum. — Fr. Fremersdorf, Germania, t. 19, 1935, p. 135, 
n» 12 et pi. 11, 3. 

Dans un encadrement formé gauche par les 
restes d'un étroit listel, la partie inférieure d'un 
buste, probablement de femme, vêtue d'une robe 
dont les plis sont nettement entaillés dans la pierre. 
Les deux mains, la droite en léger repli, la gauche 
sur laquelle retombe un pli du vêtement, tenant 
une feuille lancéolée à large tige, reposent sur la 
plinthe. Au-dessous, l'inscription : ... licus [ami] 
cis suis. 

8558. Sarcophage trouvé Jakobstrasse, dans le 
jardin du couvent des Augustins. Au Wallraf- 
Richartzmuseum. Tuf. Longueur, 2 m. 13 ; hauteur, 
m. 60 ; épaisseur, m. 80. (PI. LXXXII). 

Photographie communiquée par le Wallraf-Richartzmu- 
seum. — Fr. Fremersdorf, Germania, t. 19, 1935, p. 134, 
n" 8, pi. 11, 1. 

Sur la face antérieure de la cuve, deux Amours 
nus, grossièrement exécutés, soutiennent des deux 
mains un cartouche rectangulaire, dont les petits 
côtés, taillés en accolades, se terminent en haut et 
en bas par deux volutes. Dans le cartouche, l'ins- 



cription : Decci(a)e Maternfaje Decci Fruendi quon- 
dam decurionis Cfoloniae) C(laudiae) A (rae) A (grip- 
pinensium) filiae Deccivs Certilianus frater et Julia 
Vera neptia eius hfejr(edes) secvndo (sic) volumtatem 
t(estamento) f(aciendum) c(uraverunt). 

Travail d'un atelier local, caractérisé par le motif 
des cartouches soutenus par deux Amours (E., 
t. VIII, p. 344, no 6437 ; p. 378, no 6488). 

8559. Partie supérieure d'une stèle trouvée sur 
l'emplacement de l'Hôtel central des Postes. Au 
Wallraf-Richartzmuseum. Pierre calcaire à grain 
fin. Hauteur, m. 46 ; largeur, m. 44 ; épaisseur, 
m. 15. (PI. LXXXII). 

Photographie communiquée par le Wallraf-Richartzmu- 
seum. — Fr. Fremersdorf, Germania, t. 19, 1935, p. 133, 
n" 6, pi. 11, 4. 

A la partie supérieure, dans un fronton triangu- 
laire, une double rosette florale, sur un fond de 
feuilles d'acanthes. Dans les écoinçons, feuilles d'a- 
canthes d'oii sortent trois acrotères, entre lesquelles 
s'insinuent les replis d'une bandelette ondulant vers 
le sommet du fronton. Au-dessous, l'inscription : 
Aniceto P. Graecinti Albani ser[vo]. 

Début du i^' siècle de notre ère. 



69 



SUPPLÉMENT AU TOME IX. 



GAULE GERMANIQUE. 

(TROISIÈME PARTIE). 



BATAVES, CANNINEFATES. MARSES, FRISONS. 

(BATAVI, CANNINEFATES, MARSACI, FRISAVONES, FRISII). 

(Voir tome IX, p. 40). 



8560. Fragments de monument funéraire trouvé 
à Heerlen dans les thermes romains. Au Musée 
de Leyde. Pierre calcaire. Longueur, m. 735 ; 
hauteur, m. 60 ; épaisseur, m. 435, m, 85. 
(PI. LXXXIII). 

Photographie et renseignements communiqués par 
M. H. Brunsting. 

1. A gauche, torse d'homme drapé ; à droite, pi- 
lastre avec feuilles d'acanthes. — 2. Partie supé- 
rieure du corps et pied droit d'une femme, dan- 
seuse (?) ; à droite, canthare à panse godronnée, 
une couronne de feuillages lancéolés au col et 
acanthe, qui se retrouve sur la face latérale. 

8561. Fragment de stèle funéraire trouvé à Heer- 
len, dans les thermes romains. Au Musée de Leyde. 
Grès du pays. Longueur, m. 70 ; hauteur, m. 47 ; 
épaisseur, m. 25. (PI. LXXXIII). 

Photographie et renseignements communiqués par 
M. H. Brunsting. 

Dans une niche brisée, ornée de feuillages sur le 
côté long, personnage assis, dont il ne subsiste plus 
que la jambe et le pied gauches, ainsi que la partie 
inférieure du vêtement. Le siège est recouvert d'une 
étoffe dessinant de gros plis incurvés. A la partie 
inférieure, l'épitaphe : AMULLUAE | ... idavvo m ( ... 

MAFOB I ...AVVE 1 ...E. 



8562. Fragment de statue trouvé à Vœrendaal, 
près de Heerlen, en 1917. Au Musée de Maestricht, 
Hauteur, m. 33 ; largeur, m. 22. (PI. LXXXIV). 

Photographie et renseignements communiqués par 
M. H. Brunsting. 

Tête féminine. La chevelure, disposée en une 
double rangée de coquilles recouvrant en partie le 
front, est réunie en tresses sur le sommet du crâne. 
Les pupilles sont indiquées par un trou au trépan. 
La pointe du nez est brisée. Diane (?). 



8563. Fragment de statue trouvé à Wessen (Lim- 
bourg hollandais), dans les ruines de la tour occiden- 
tale de l'église, détruite au cours de la dernière 
guerre. Au Musée de Leyde. Pierre commune. Hau- 
teur, m. 44. (PI. LXXXIV). 

Photographie communiquée par M. P. Glazema. — P. Cla- 
ZEMA, Publications de la Société historique et archéologique dans 
le Limbourg, t. LXXXIII, p. 244. — P. Hombert, American 
Journal of archaelogy, t. 52, 1948, p. 220 ; t. 53, 1949, p. 173. 

Brisé en deux morceaux. Divinité féminine assise. 
La tête et les jambes manquent. Une draperie couvre 
les cuisses et les jambes et s'enroule autour du bras 
gauche. De ce même côté, les restes d'une corbeille 
remplie de fruits, dont la partie supérieure, seule, 
est conservée. Déesse Mère. 



70 



BATAVES, CANNINEFATES. MARSACI, FRISONS. 



8564. Fragment de base ou d'autel trouvé, en 1883, 
dans le mur de l'église romane à Saint-Odiliënberg, 
près de Rœrmond. Disparu. (PI. LXXXIII). 

Photographie communiquée par M. H. Brunsting. — Litho- 
graphie extraite de J. Habets, Over eene romeinsche Ara te 
Odiliënberg bij Rœrmond, dans Verslagen en Mededeelingen 
der Koninglijke Académie van Wetenschappen, Afdeeling Let- 
terkunde, III Reeks, 1885, p. 73, pi. II-III. — Hertlein, 
Juppiter- Gigantensàulen, p. 53. 

Fragment d'une pierre aux quatre divinités. 

1. Minerve debout, le bras droit dressé tenant la 
lance. A droite, sur une colonne, la chouette. — 

2. Apollon avec la lyre. 

8565. Fragment de statue trouvé à Melenborg, 
près de Rœrmond. Au Musée de Leyde. Pierre cal- 
caire. Longueur, m. 60. (PI. LXXXIV). 

Photographie communiquée par M. H. Brunsting. — 
J. H. HoLWERDA, Musée de Leyde, Catalogue, p. 288, n" 40. 

Peau, tête et pattes de la dépouille du lion, ayant 
appeirtenu à une statue d'Hercule. 



8566. Fragment d'un autel funéraire trouvé, 
en 1926, sur la rive droite de la Meuse, à Lottum, 
commune de Grubbenvorst, au Nord de Venloo. 
Pierre calcaire. Hauteur, m. 53 ; largeur, m. 20 ; 
épaisseur, m. 07. (PI. LXXXV). 

Photographie communiquée par M. H. Brunsting. — 
J. H. A. MiALARET, De Monumenten van Geschiedenis en Kunst 
in de Provincie Limburg, II, Nord Limburg, p. 66, fig. 215. 

Face latérale gauche. A la partie supérieure, fron- 
ton triangulaire, renfermant une marguerite à trois 
pétales. Corne d'abondance, brisée à la base, chargée 
de fruits et d'épis. 

8567. Fragment de bas-relief funéraire, trouvé à 
Cuyk. Encastré dans la maçonnerie d'une tour du 
xv^ siècle, élevée sur l'emplacement d'un édifice 
romain du IV® siècle. Pierre calcaire. Environ gran- 
deur nature. (PI. LXXXV). 

Photographie et renseignements communiqués par 
M. H. Brunsting. 

Tête de face, la chevelure ordonnée en plis gau- 
frés. Les pupilles sont indiquées. 



71 



NIMÈGUE. 

(COLONIA ULPIA NOVIOMAGUS, FORUM HADRIANI, ou PRAETORIUM AGRIPPINAE). 

(Voir le tome IX, p. 42). 



8568. Fragment d'autel ou de base, trouvé à Ni- 
mègue au cours des fouilles de 1934. Au Musée de 
Leyde. Pierre calcaire. Hauteur, m. 475 ; diamètre, 
m. 18. (PI. LXXXV). 

Photographie communiquée par M. H. Brunsting. — 
J. H. HoLWERDA, Musée de Leyde; Catalogue, p. 228, n° 45. 

Pierre aux quatre divinités. Apollon et Mars (?). 

8569. Stèle, anciennement conservée dans la col- 
lection Guyot à Nimègue. La provenance de Ni- 
mègue est incertaine. Au Musée de Leyde. Marbre 
pentélique. Hauteur, m. 25 ; largeur, m. 11 ; 
épaisseur, m. 06. (PI. LXXXV). 

Photographie commumquée par M. H. Brunsting, — 
J. H. HoLWERDA, Musée de Leyde, Catahgue, p. 228, n" 46. 

Dans une niche à sommet cintré, sur les côtés 
longs de laquelle se déroule une « inscription gnos- 
tiquf », femme nue, debout, la main droite ramenée 
sur les seins, l'autre main cachant le sexe. Une 
accolade marque le nez et les sourcils, les yeux sont 
figurés par deux grosses circonférences en léger 
relief, la bouche par un trait incurvé. 

8570. Fragment de statue trouvé dans le camp de 
la X^ légion. La provenance n'est pas certaine. An- 
ciennement conservé dans la collection Gildemees- 
ter. Au Musée de Leyde. Marbre. Hauteur, m. 25. 
(PI. LXXXVI). 

Photographie communiquée par M. H. Brunsting. — 
W. C. Braat, Oudheidkundige Mededeelingen, 1939, p. 24. 

Portrait d'un homme âgé, le visage ridé, donné 
comme celui de Jules César. La pointe du nez 
manque. 

8571. Fragment de monument funéraire trouvé à 

Nimègue, dans les fondations du château Valkof, 

démoli en 1796. Au Musée municipal de Nimègue. 

Pierre calcaire. (PI. LXXXVL 1). 

Photographie communiquée par M. H. Brogges. — Cata- 
logue du Musée de Nimègue, XV, 354. 

A droite d'un cartouche, ayant renfermé l'épi- 
taphe disparue, les restes d'un personnage masculin 
debout, probablement un soldat romain, d'après 
une aquarelle exécutée, en 1809, par H. Hoggers et 
conservée au Musée de Nimègue. (PI. LXXXVI, 2). 

8572. Fragment d'un autel trouvé à Nimègue 
en 1931. Au Musée de Nimègue. Pierre calcaire. 
(PI. LXXXVII). 



Photographie communiquée par M. J. Brunsting. — Compte 
Tendu du Musée municipal, 1931, p. 5. 

Partie supérieure avec deux tores latéraux et 
globe central. Fruits sur les petits côtés. Sur la face 
principale, la dédicace : Matr | ibus | sive | Matronis. 

8573. Autel trouvé à Zennewijnen, près de Tiel, 
en 1930. Au Musée de Leyde. Pierre calcaire. Hau- 
teur, m. 925 ; largeur, m. 48 ; épaisseur, m. 17. 
(PI. LXXXVIII). 

Photographie communiquée par M. H. Brunsting. — 
A. OxÉ, Ein rômisches Weihedenkmal fiir eine germanische 
Gôttin, dans Oudheidkundige Mededeelingen, N. R., XII, 1931, 
p. 5-12. 

Dans une niche à sommet triangulaire, déesse 
debout, vêtue d'une tunique courte, le bras droit 
levé, l'autre bras retombant le long du corps et 
maintenant un pli du vêtement. A sa droite, 
un chien. Sur le soubassement, la dédicace : De \ 
I aefise ?) \ Nfejbucaege | Ulp(ius) Filinus p(rimi) 
p(ilaris) trihun(us) \ \leg(ionis)] XXX V(lpiae) 
V(iitricis) Severian(a)e | [Alexandrinae] [ar]am 
cum (a)ede sua a se | [re]fecit. V(otum) s(olvit) 
l(ibens) mferitoj imp(eratore) | d(omino) nfostro) 
Severo [Alexandre] Aug(usto) co(n)s(uleJ]. 222 de 
notre ère. 

Sur les côtes, feuilles de vignes et grappes de 
raisins ; acanthes. 

8574. Stèle funéraire, très mutilée, trouvée, en 
1938, à Lobith. A la mairie de Lobith. Pierre. Hau- 
teur, m. 79 ; largeur, m. 65. (PI. LXXXVII). 

Photographie communiquée par M. H. Brunsting. ^ 
VoLLGRAFT, Mededeelingen der Koninklijke Nedertandsche 
Akademie van Wetenschappen, Afd. Letterkunde, N. R., Deell, 
1938, p. 555. — J. H. Holwerda, Germania, t. 23, 1939, 
p. 31. — A. W. Byvanck, Nederland in den Romeinschen 
tijd, II, 1943, p. 392. 

Pieds d'un soldat debout, à la partie supérieure 
du monument. Au-dessous, dans un cartouche rec- 
tangulaire, l'épitaphe : M Manlius (ou Mallius) \ 
I M(arci) f(ilius) Galer(ia) Genua \ mik(s) le- 
g(ionis) I (centuriae) Rusonis \ annofrumj XXXV, 
stip(endioTum) XVI \ Carvio ad molem \ sepuUus 
est. Ex test(amento) \ heredes duo f(aciendum) c(ura- 
verunt). 

Le texte mentionne le môle de Drusus et le nom 
de lieu Carvio (Tab. Peut., Carvone). 



72 



VECHTEN. 

(Voir le tome IX, p. 75). 



8575. Fragment de statue trouvé à Vechten, 
en 1870. Au Musée de Leyde. Pierre calcaire. Hau- 
teur, m. 215 ; largeur, m. 10. (PI. LXXXIX). 

Photographie communiquée par M. H. Brunsting. — 
J. H. HoLWERDA, Catalogue, p. 228, n» 44. 

Tête de Jupiter. 

8576. Fragment de sculpture trouvé à Vechten- 
Fectio, en 1947, dans les débris remplissant le fossé 
du castellum en tuf, daté des années 210-260 de 



notre ère. Au Musée de Leyde. Hauteur, m. 18. 
(PI. LXXXIX, XC). 

Photographie communiquée par M. A. E. Van Giffen. 

Tête de divinité masculine, assise sur un trône, 
dont il ne subsiste plus que la partie supérieure du 
dossier, ornée à l'arrière de deux volutes. La partie 
inférieure du visage est encadrée par les lourdes 
boucles parallèles de la barbe et de la moustache. 
Sur la chevelure, disposée en grosses boucles paral- 
lèles, maintenues par un bandeau, était placé un 
modius, dont l'arrachement seul subsiste. Sérapis ( ?). 



73 



GERMANIE ROMAINE. 

BADE. 

(CIVITAS AURELIA AQUENSIS). 

(Voir : Germanie romaine, p. 292). 



MŒRSCH. 

(BADE). 



Au cours de l'exploration d'une sablière, à St. Johann (canton de Môrsch, près d'Ettlingen), au mois 
de juillet 1939, on mit au jour un puits maçonné qui avait été comblé, à une date qui ne peut être postérieure 
à 260 après J.-C, avec des fragments de statues et de bas-reliefs qu'un autel, recueilli sur le même empla- 
cement, fait connaître comme représentant les statues de culte d'un sanctuaire dédié, antérieurement à 213 
de notre ère, à Mercure et à Maia, par Lucius Cornélius Augurinus, decurio civitatis Aquensis. Un second 
sanctuaire existait également à cet endroit, mais on ignore l'emplacement occupé par l'un et l'autre de ces 
lieux de culte qui devaient probablement s'élever au voisinage de la sablière, près du croisement des voies 
romaines, mettent en communication le limes avec la Rétie. 

Les sculptures ainsi découvertes sont l'œuvre de tailleurs de pierres du pays, d'une exécution peu 
soignée. EUes sont conservées au Musée d'Ettlingen. Les photographies m'ont été obligeamment communiquées 
par M. Joseph Alfs. 

BIBLIOGRAPHIE. 

Joseph Alfs, Rômische Skulpturen von Môrsch bei Ettlingen (Baden), dans Germania, t. 25, 1941, p. 111-120. 



8577. Fragments d'une statue de Mercure. Grès. 
Probablement grandeur nature. (PI. XCI). 

J. Alfs, Germania, t. 25, 1941, p. 115-117, pi. 19, 2-5. 

Mercure debout. Quatre fragments ont été retrou- 
vés : 1, Base (largeur, m. 58 ; hauteur, m. 12 ; 
épaisseur, m. 30). Deux pieds nus, le gauche, un 
peu en retrait, repose sur une carapace de tortue. 
Un léger ressaut paraît marquer l'emplacement de 
l'extrémité terminale de la hampe d'un caducée. 
Tout à fait à droite, les traces d'un sabot marquent 
l'emplacement occupé par un bélier. — 2, Fragment 
de jambe droite, brisée au genou et au-dessus de la 
cheville. En arrière, tête de bélier, penchée en avant 
et partie de l'avant-train. — 3, Fragment du bras 
droit, brisé en deux morceaux. — 4, Tête de Mer- 
cure, coiffée du pétase posé sur une rangée de grosses 
bouclettes parallèles. L'extrémité inférieure du nez 
est brisée, ainsi que la bouche. Grands yeux globu- 
leux. Menton épais et lourd. 

ESPÉRANDIEU XIV. 



8578. Stèle ou bas-relief, brisé en trois morceaux. 
Grès. Hauteur, m. 46 ; largeur moyenne, m. 31 ; 
épaisseur, en haut, m. 04 ; en bas, m. 020. 
(PI. XCI). 

J. Alfs, Germania, t. 25, 1941, p. 115, pi. 18, 2. 

Brisé à droite et dans le haut. Mercure nu, debout, 
la tête coiffée du pétase, tournée vers la gauche. La 
chlamyde, posée sur l'épaule, retombe sur le côté 
gauche de la poitrine et sur l'avant-bras tendu en 
avant, la main tenant le caducée par son extrémité 
terminale. Dans l'autre main, une bourse reposant 
entre les cornes d'un bélier, couché sur le sol aux 
pieds du dieu. A sa gauche, un coq, placé légèrement 
en dehors du champ de la stèle. Dans le fond, assez 
indistinct, un petit édicule avec colonne et, à la 
hauteur des épaules de Mercure, une architrave. 

8579. Stèle brisée. Grès. Hauteur, m. 69 ; lar- 
geur, m. 40 ; épaisseur, m. 045. (PI. XCI). 

10 



7» 



MŒRSCH. 



J. Alps, Germania, t. 25, 1941, p. 114-115, pi. 18, 1. 

Haut-relief. Mercure nu, debout, brisé aux genoux, 
les bras retombant naturellement le long du corps, 
tenant la bourse dans la main droite, dans l'autre 
main le caducée dont l'extrémité terminale est main- 
tenue entre le pouce et les autres doigts, le fût repo- 
sant dans le bras, l'autre extrémité appuyée contre 
la chlamyde dont les plis réguliers retombent sur 
l'épaule et le bras. Sur la chevelure, disposée en 
couronne de bouclettes stylisées, est posé le pétase 
dont le sommet, les ades, ainsi que la bourse dépas- 
sent le ch.-imp de la stèle contre laquelle est adossée 
la figure ont disparu. Travail de stylisation compli- 
quée dans le rendu du caducée et de mollesse dans 
l'exécution de la musculature. 

8580. Fragments de statue. Grès. Hauteurs, 
m. 144, m. 30. (PI. XCII). 

J. AtFS, Gemumia, t. 25, 1941, p. 117, pi. 20, 1-2. 



Partie supérieure d'une corne d'abondance, rem- 
plie de fruits ; main gauche enserrant du pouce et 
de l'auriculaire l'extrémité terminale d'une corne 
d'abondance, les trois autres doigts étendus sur le fût. 
L'index et l'annulaire portent des anneaux gemmés. 
Fragments d'une statue de la Fortune. 

8581. Statuette mutilée. Grès. Hauteur, m. 55. 
(PI. XCII). 

J. Aus, Germania, t. 25, 1941, p. 117-118, pi. 20, 3-4. 

Amour étendu sur ses ailes déployées et en partie 
brisées, les avant-bras repliés derrière la tête. Le 
bras droit et la jambe coudée à angle aigu, le pied 
appuyé contre le genou gauche, manquent. Bien 
que non destiné à être vu, le revers est travaillé. 

L'exécution du modelé du corps et du visage, aux 
traits empâtés dans les chairs, est grossier. Les yeux 
sont ouverts et de simples incisions marquent les 
empennes des ailes. 



75 



BRETTEN. 

(BADE). 

Au Sud-Est de Bretten, au lieu-dit « Hâssloch » et à 300 mètres environ du carrefour des routes Bretten- 
Knittlingen, G. Wôrner explora, en 1885, un petit temple à cella carrée, entouré d'un portique à piliers de 
bois supportant la toiture. Dans les décombres du fanum, un certain nombre de statues de culte et de bas- 
reliefs, contemporains du ii^ siècle de notre ère, furent recueillis, ainsi que des objets en bronze, dont un 
brûle-parfum, des outils en fer, des éléments de coUiers en verre et des monnaies de bronze, dont une de 
Faustine l'Ancienne. De même qu'à Hochscheid (voir p. 35), le temple était situé au voisinage d'une source. 

Les sculptures et les bas-reliefs, dont les photographies m'ont été obligeamment communiquées par 
M. Joseph Alfs, sont conservés au Musée de Bretten. 

BIBLIOGRAPHIE. 

Emst Wagner, Fudstâtten und Funde aus vorgeschichtlicher, rômischer und alamannisch-fTÔnkischer Zeh im GTossherxogtunt 
Baden. B. II, Das badische Unterland, p. 103-104. 

Joseph Alfs, Ein gallo-rômischer Tempd bei Bretten (Baden), dans Germania, t. 24, 1940, p. 128-140, pi. 26-28. 



8582. Bas-relief brisé en treize morceaux. Grès. 
Longueur, 1 m. 06 ; largeur, Cm. 76 ; épaisseur, 
m. 036. (PI. XCIII). 

J. Alfs, Germania, t. 24, 1940, p. 131-133, pi. 26, 5. 

Dans un encadrement rectangulaire mouluré, 
quatre divinités debout, de face. De gauche à droite : 
Mercure nu, une chlamyde retombant de l'épaule 
sur le côté gauche du corps, le caducée dans le bras 
gauche, la bourse dans la main droite, l'avant-bras 
légèrement écarté. Au-dessous, la tête et le cou d'un 
bélier, couché aux pieds du dieu. Les jambes sont 
brisées, la gauche au-dessous du genou, la droite à 
mi-mollet. — Rosmerta tenant de la main droite le 
caducée dont l'extrémité supérieure repose sur le 
sol, dans l'autre main, ramenée à la hauteur de la 
ceinture, la bourse. Elle est vêtue d'une longue robe 
et d'un manteau enroulé autour des hanches et de 
l'avant-bras droit. Son extrémité retombe sur le 
côté gauche. Sur la chevelure aux mèches stylisées 
et disposées en couronne, est placé un diadème. Le 
visage est mutilé. Toute la partie droite du torse et 
les bras manquent. — Partie inférieure du corps, 
brisé à la hauteur de la ceinture et à mi-jambes 
d'une divinité féminine, tenant de la main gauche 
une corne d'abondance, un attribut indistinct dans 
l'autre main retombant le long du corps. Elle porte 
une longue robe et un manteau formant bourrelet à 
la hauteur des hanches. La présence de la corne 
d'abondance et la disposition des draperies rendent 



vraisemblable l'attribution de ce fragment à une 
image de la Fortune. — Du quatrième personnage 
féminin, à droite, il reste le côté droit de la poitrine, 
couvert par une légère draperie qu'une fibule cir- 
culaire fixe sur l'épaule, laissant le bras nu, et la tête 
sur la chevelure de laquelle est posée une couronne, 
ou qui est peut-être recouverte d'une coiffure. La 
position du bras indique que la figure était tournée 
vers la droite. M. J. Alfs propose de reconnaître dans 
cette dernière divinité une Victoire, et fait remar- 
quer que le bas-relief présente, pour la première fois, 
l'association de Mercure et de trois divinités fémi- 



nines. 



8583. Fragments de bas-relief. Grès. Longueur, 
m. 395 ; hauteur, m. 30. (PI. XCIII). 

J. Alfs, Germania, t. 24, 1940, p. 134-135, pi. 27, 4. 

Dans un encadrement rectangulaire, trois Déesses 
Mères assises, de face, les pieds chaussés posés sur 
un tabouret rectangulaire, chacune d'elles à l'inté- 
rieur d'une niche en grande partie disparue, formant 
une sorte de baldaquin. Entre les genoux, repose 
une corbeille contenant des fruits ronds que la 
Déesse Mère, placée à gauche, maintient des deux 
mains. Les deux autres personnages soutiennent la 
corbeille de la main droite, l'autre main repose sur 
le genou, à plat. Le vêtement se compose d'une robe 
longue descendant jusqu'aux pieds, aux plis symé- 



76 



BRETTEN. 



triquement ordonnés, que recouvre un voile ou un 
manteau. 

Trois fragments seulement ont été retrouvés : 
1, angle supérieur droit ; 2, 3, partie inférieure du 
corps des déesses, brisé à gauche à la hauteur de la 
ceinture, au centre, coupé en biais sous les seins. Du 
personnage, à droite, il ne subsiste plus que le frag- 
ment central, depuis la ceinture jusqu'à mi-jambes. 

8584. Fragments d'une statuette de Mercure. 
Grès. Hauteur, environ m. 40. (PI. XCIII, XCIV). 

J. Alfs, Germania, t. 24, 1940, p. 134, pi. 26, 2, 3. 

De la statuette représentant le dieu debout sur 
une base rectangulaire, la chlamyde retombant de 
l'épaule sur le côté gauche du corps, le caducée dans 
le bras gauche, un bouc couché à ses pieds, 
il ne subsiste plus que la base avec les deux 
pieds et la tête de l'animal (hauteur, m. 065). 

8585. Fragment de statuette. Grès. Longueur, 
m. 135. (PI. XCIV). 

J. AiFS, Germania, t. 24, 1940, p. 134, pi. 26, 4. 

Bras et main droite fermée sur une bourse. Frag- 
ment de statuette de Mercure ou de Rosmerta. 

8586. Tête de femme mutilée. Grès. Hauteur, 
m. 185. (PI. XCIV). 

J. AlFS, Germania, t. 24, 1940, p. 135-136, pi. 27, 1. 

Les cheveux sont disposés en bandeaux ondulés, 
séparés par une raie médiane. Les paupières sont 
indiquées avec soin. Le nez, la bouche et le côté 
droit du visage ont disparu. 

8587. Bas-relief votif brisé en deux morceaux. 
Grès. Hauteur, m. 30. (PI. XCIV). 



J. Au?s, Germania, t. 24, 1940, p. 135, pi. 27, 2. 

Enfant emmailloté dans une étoffe ne laissant 
apparaître que la tête et maintenue par une bande 
enroulée. 

8588. Fragment de bas-relief. Grès. Hauteur, 
m. 08. (PI. XCIV). 

J. Alfs, Germania, t. 24, 1940, p. 135, pi. 27, 3. 

Partie inférieure du corps d'un enfant emmailloté. 
Les extrémités des pieds sortent des langes. 



8589. Fragment de statuette, trouvé dans les 
fouilles d'une villa gallo-romaine, à Laufenburg 
(Bade). Au Musée de Stuttgart. Grès. Hauteur, 
m. 149. (PI. XCV). 

Photographie communiquée par M. Emst Samesreuther. — 
E. Samesreuther, Germania, t. 24, 1940, p. 35 et fig. 3. 

Tête et buste de femme, brisé à la hauteur des 
seins. La chevelure, divisée par une raie médiane, 
retombe en deux grosses boucles sur les épaules. Le 
revers n'est pas travaillé. Elle paraît vêtue d'une 
robe, dont le col forme un léger bourrelet à la nais- 
sance du cou. Le nez et la chevelure à droite sont 
brisés. Les traits du visage reproduisent le faire des 
tailleurs de pierre celtiques : traits empâtés dans 
les chairs, menton épais, grands yeux à la pupille 
indiquée, enfouis sous de puissantes arcades sourci- 
lières, sourcils soulignés par un trait de ciseau. Les 
mèches de la chevelure sont rendues par de pro- 
fondes incisions parallèles. 

A quelque distance de la tête, on recueillit une 
petite tête de taureau, en grès, en très mauvais état 
de conservation. Hauteur, m. 062. 



77 



STUTTGART 

ET RÉGION COMPRISE ENTRE L'ENZ, 

LE HAUT NECKAR, LA WUTACH ET LE RfflN. 

(Voir Germanie romaine : p. 320). 



8590. Fragment de bas-relief, encastré dans le 
mur d'un jardin, chez M. Queva, à Oggersheim. 
Grès. Hauteur, m. 64 ; largeur, m. 70. (PI. XCV). 

Photographie communiquée par M. W. Schleiennacher. — 
Karl Kreuter, Heimat-Blàtter fiir Ludwigshafen am Rhein 
und Umgebung, 1936, n° 1. 

Mercure nu, debout, brisé à la hauteur des aines, 
coiffé du pétase, une chlamyde retombant sur 
l'épaule gauche et couvrant le bras dans lequel est 
placé le caducée, dont la partie supérieure seule est 
conservée. L'avant-bras gauche manque. Le bras 
droit est écarté du corps et la main disparue tenait 
la bourse. 

8591. Haut-relief mutilé trouvé à Bondorf, dans 
une fosse à déchets attenante à une officine de po- 
tiers, utilisée à la fin du ii^ siècle de notre ère. Au 
Musée de Stuttgart. Grès de Rottenburg. Hauteur, 
m. 56 ; largeur, m. 37 ; épaisseur, m. 09. 
(PI. XCV). 

Photographie communiquée par le Musée de Stuttgart. — 
H. Stall, Germania, t. 18, 1934, p. 231 et fig. 16. — O. Paret, 
Fundberichte aus Schwaben, N. F., VIII, p. 98. 

Mercure debout. Les jambes brisées, la droite à 
mi-cuisse, la gauche au genou, manquent. Un man- 
teau, agrafé sur l'épaule droite par une fibule ronde, 
couvre la poitrine et retombe en arrière dans le dos. 
Dans le bras gauche, l'extrémité supérieure du ca- 
ducée dont la hampe a disparu avec la main qui la 
tenait. Le bras droit, écarté du corps, est brisé en 
avant du poignet. La main devait tenir la bourse. 

8592. Statuette trouvée, en 1931, au bord de 
l'Echaz, sur la rive gauche, à environ 600 mètres de 
son confluent avec le Neckar. Au Musée de Stutt- 
gart. Pierre calcaire. Hauteur, m. 74. (PI. XCVI). 

Photographie communiquée par le Musée de Stuttgart. — 
P. Gœssler, Germania, t. XVII, 1932, p. 201 et pi. 10, 1-2. 

Diane chasseresse debout sur une base rectangu- 
laire. Un long séjour dans un milieu aqueux a cor- 
rodé la surface de la pierre, entraînant la disparition 



de la partie droite du visage. Brisée au-dessus de 
l'épaule gauche. Le revers n'est pas travaillé. Le 
poids du corps repose sur la jambe droite, la jambe 
gauche portée en avant. La chevelure, disposée en 
boucles rigides sur le sommet de la tête, retombe de 
chaque côté du visage. Sur un chiton à gros plis, 
descendant jusqu'aux genoux, est posé un manteau 
court, passant de l'épaule droite en travers de la 
poitrine, remontant sur l'épaule gauche et retom- 
bant dans le dos. De la main droite, eUe maintient 
un arc contre le devant du corps, tandis que de 
l'autre main elle saisit une flèche dans le carquois, 
suspendu dans le dos par une courroie. Deux ani- 
maux, probablement un chien et un lièvre, sont 
placés de part et d'autre des jambes de la déesse. 

— La statuette appartient au même laraire qui 
renfermait une figurine de la Victoire, découverte 
à 150 mètres plus loin (E., Germanie romaine, 
p. 394, n° 627). Sur l'association de Diane et de la 
Victoire, voir Drexel, 14. Bericht rômisch-germ. 
Kommission, 1922, p. 50, n. 245. 

8593. Stèle brisée en trois morceaux, trouvée, 
en 1933, à Walheim, au Nord-Ouest de Kastell. Au 
Musée de Stuttgart. Grès argileux. Hauteur, 
m. 325. (PI. XCVI). 

Photographie communiquée par le Musée de Stuttgart. — 
O. Paret, Fundberichte aus Schwaben, N. F., VIII, p. 117 ; 

— Germania, t. 18, 1934, p. 63, fig. 22. 

Fortune debout, la main gauche abaissée tenant 
le gouvernail. Une corne d'abondance dans le bras 
gauche. Elle est vêtue d'une robe, descendant jus- 
qu'aux pieds chaussés, par-dessus laquelle est posé 
un manteau. La presque totalité du corps et le men- 
ton ont disparu. Les deux tiers du socle rectangu- 
laire manquent. 

La pierre avait été recouverte d'un enduit de 
couleur blanche, sur lequel se détachent, en rouge 
brun, les sourcils et les pupilles, les cheveux, séparés 
en bandeaux ondulés par une raie médiane, les plis 
du vêtement et Pédicule à fronton triangulaire sur 
lequel apparait la figure en bas-relief. 



78 



CANNSTATT. 

(CASTELLUM N" 59). 
(Voir Germanie romaine : p. 345). 



8594. Bloc hexagonal trouvé à Cannstatt, dans 
une fontaine, lieu-dit « auf der Steig ». Au Musée 
de Stuttgart. Grès. Hauteur, m. 66 ; largeur, 
m. 40. (PI. XCVII). 

Photographie communiquée par le Musée de Stuttgart. — 
P. Gœssleh, Germania, t. 17, 1932, p. 204. — O. Pahet, 
Fundberichte ans Schwaben, N. F., VII, 1931, p. 46. 

Dans six profondes niches, de gauche à droite : 
1. Sol, la chlamyde sur l'épaule droite, couronné de 
rayons, tenant dans la main droite levée une torche, 
dans l'autre main une patère. — 2. Luna, vêtue 
d'une longue robe en forme de péplum, serrée à la 
taUle et maintenue dans la main gauche ; une torche 
dans l'autre main. — 3. Mars nu, une coiffure en 
forme de casque sur la tête, tenant la lance de la 
main droite, l'autre main appuyée sur le bouclier. 
— 4. Mercure portant la chlamyde, le caducée dans 
le bras gauche, la bourse dans la main tom- 
bant le long du corps dont la partie inférieure a 
disparu. — 5. Jupiter nu, la barbe et les cheveux 
bouclés, tenant la lance dans la main droite et le 
foudre dans l'autre main. — 6. Vénus nue, l'avant- 
bras droit replié derrière la hanche, un miroir dans 



la main gauche levée à la hauteur du visage. Divi- 
nités des jours de la semaine dont six seulement sont 
figurées. 

8595. Autel trouvé à Cannstatt, dans une fon- 
taine, lieu-dit « auf der Steig ». Au Musée de Stutt- 
gart. Grès. Hauteur, 1 m. 14 ; largeur, m. 41 ; 
épaisseur, m. 34. (PI. XCVIII). 

Photographie communiquée par le Musée de Stuttgart. — 
P. Gœssleh, Germania, t. 17, 1932, p. 203. — O. Paret, 
Fundberichte aus Schwaben, N. F., VII, 1931, p. 46. 

Sur la face antérieure, dont le sommet est flanqué 
de deux volutes, dédicace à Jupiter : / (ovi) Ofpti- 
mo) Mfaximo) Paterni(us) Aprilis Crescens v(o- 
tum) s(olvit) l(aetus) l(ihens) m(erito). Sur les deux 
petits côtés, deux figures assez effacées : à gauche, 
Saturne, probablement barbu, voilé, tenant dans la 
main gauche une corne d'abondance et s'appuyant 
de l'autre main sur un gouvernail. A droite, un 
Génie debout, nu, la chlamyde sur l'épaule gauche, 
une corne d'abondance dans le bras gauche et de 
l'autre main faisant une libation sur un autel à 
l'aide d'une patère. 



79 



OEHRINGEN. 

(Voir Germanie romaine, p. 421). 



8596. Stèle rectangulaire trouvée, en 1932, au 
Sud-Ouest de Bûrgkastell. Au Musée d'Ohringen. 
Grès argileux. Hauteur, m. 38 ; largeur, m. 40 ; 
épaisseur, m. 065. (PI. XCVI). 

Photographie communiquée par le Musée de Stuttgart. — 
O. Paret, Fundberichte aus Schivaben, N. F., VIII, 1932, 
p. 53 ; — Germania, t. 17, 1933, p. 232 et fig. 22. 

Dans un cadre rectangulaire, trois divinités de- 
bout, de face. De gauche à droite : Mercure nu, 
coiffé du pétase, la chlamyde sur l'épaule et le bras 
gauche, le caducée dans la main ; le bras droit, 
écarté du corps, la main tombante, tenant une bourse 
qui repose entre les cornes d'un bouc, couché aux 
pieds du dieu. Un éclat a emporté le menton de 
Mercure. Au milieu. Minerve drapée et casquée, la 
lance dans la main gauche et s'appuyant de l'autre 
main sur un bouclier. Ensuite, Apollon nu, la main 
droite, ramenée sur la poitrine, tenant le plectre ; le 
bras gauche retombe le long du corps, la main posée 
sur la lyre qui n'est pas figurée. Les chevelures sont 
rendues par de petites boucles stylisées disposées en 
couronne. Sculpture, d'un faire rude, œuvre d'un 
sculpteur indigène de la deuxième moitié du 



iii^ siècle après J.-C. (Voir Lothar Hahl, Zur Stil- 
entwicklujig der provinzialrômischen Platik in Ger- 
manien und Gallien, p. 43). On rapprochera ce bas- 
relief de celui découvert à Stettfeld. (E., Germanie 
romaine, p. 237, n° 370). 

8597. Stèle trouvée, en 1932, au Sud-Ouest de 
Biirgkastell. Au Musée d'Ohringen. Grès argileux. 
Hauteur, m. 32 ; largeur, m. 22 ; épaisseur, 
m. 07. (PI. XCVI). 

Photographie communiquée par le Musée de Stuttgart. — 
O. Paret, Fundberichte aus Schwaben, N. F., 1932, p. 53 ; 
— Germania, t. 17, 1933, p. 252. 

Dans un encadrement rectangulaire, Vulcain de- 
bout, vêtu de l'exomis, qui laisse à nu le côté droit 
de la poitrine et les genoux. Le bras droit est replié, 
la main ramenée à la hauteur des seins, tenant le 
marteau dont le manche s'appuie à l'épaule. Le bras 
gauche, est plié à angle droit, la main pendante main- 
tenant les tenailles qui reposent sur l'enclume. Une 
courte barbe encadre le visage. La chevelure est 
ramenée en une mèche pointant sur le sommet du 
crâne. 



81 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



TOME IV. 



SENONS. 

P. 4, nO 2756. Ajouter à la bibliographie : E. KbOgbr, 
Trierer Zeitschrift, t. 15, 1940, p. 23, n» 33 (figure). 

P. 6, n° 2760. Ajouter à la bibliographie : J.-J. Hatt, Orfè- 
vreries hellénistiques, céramique et sculpture hellénistiques, dans 
Mélanges Charles Picard = Revue archéologique, 1948, I, 
p. 433. 

Les personnages du cycle d'Iphigénie, reproduits sur l'autel 
funéraire de Sens, au lil^ siècle, ont inspiré les potiers Dexter 
et Censor, travaillant à Trêves dans le même temps. Leurs 
poinçons reproduisent, à l'envers, les motifs de Sens, qui repa- 
raissent également sur un cratère néo-attique de Bal£ik, décoré 
au repoussé. De même que pour les reliefs qui se déroulent 
aux flancs des vases arrétins, les emprunts n'ont pas été 
directement faits à la grande sculpture, mais par les intermé- 
diaires de surmoulages, exécutés sur des orfèvreries. Ces décors 
céramiques, que l'on peut souvent dater avec une assez 
grande précision, fournissent de précieux éléments à la chro- 
nologie de la statuaire gallo-romaine. 

P. 13, nos 2770, 2771. Ajouter à la bibliographie : Lothar 
Hahl, Zur Stilentwicklung der provinzialrômischen Plastik in 
Germanien und Gallien, p. 48. Deuxième moitié du ii® siècle 
de notre ère. 

P. 50. Ajouter à la bibliographie : Franz CuMONT, Recherches 
sur le symbolisme funéraire des Romains, p. 216, n° 23. 

VILLY. 

P. 92, n° 2917. Ajouter à la bibliographie : Revue historique 
et archéologique du Libournais, 1948, p. 21-22. 

AUXERRE. 

P. 96, n» 2927. La statue a été mise en dépôt an Musée 
du Louvre. 

RAMBOUILLET. 

P. 110, no 2956. Ajouter à la bibliographie : Jean Babelon, 
Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France, 
1941, p. 115. 

TOURS. 

P. 122, n" 2989. Ajouter à la bibUographie : Franz Cumont, 
op. cit., p. 216, n" 21. 

ANGERS. 

P. 139, n" 3002. Ajouter à la bibliographie : F. KuTSCH, 
Schumacher Festschrift, p. 276. I'"' siècle après J.-C. 

NANTES. 

P. 150, n" 3022. Ajouter à la bibliographie : Franz CuMONT, 
op. cit., p. 216, n° 22. 

P. 161, n" 3039. Le monument a été découvert en 1850, 
en démolissant un talus. 

ESPÉRANDIEU XIV. 



ROUEN. 

p. 175. Ajouter à la bibliographie : Louis Deglatigny, 
Inventaire archéologique de la Seine- Inférieure. Période gallo- 
romaine. Évreux, 1931. — Du même. Additions et corrections. 
Évreux, 1931. 

PARIS. 

P. 207, n» 3132. Ajouter à la bibliographie : Lothar Hahl, 
op. cit., p. 14 et pi. 5, 1. — E. Khûgeb, Trierer Zeitschrift, 
t. 15, 1940, p. 23, no 34 (figure) ; t. 16/17, 1941, p. 3-4. 

P. 223, n° 3143. L'autel n'a pas été trouvé, comme l'indique 
Espérandieu d'après Grivaud de La Vincelle (Antiquités 
gauloises et romaines... Jardin du Palais du Sénat, 1807, 
p. 231-232), dans la « pile de l'ancien Pont au Change ». Le 
même Grivaud de La Vincelle précise d'ailleurs que le monu- 
ment a été découvert « lors de la construction d'un bâtiment 
contigu au Palais de Justice, vis-à-vis le chevet de la Sainte- 
Chapelle » (Recueil de monuments antiques ... ancienne Gaule, 
1817, t. II, p. 124-125, pi. XV, 1-4). Il cite Passumot, ingénieur 
du Roi, qui avait donné dans le Journal de Paris, du mardi 
14 septembre 1784, n° 2058, p. 1092, des précisions dont, 
semble-t-il, on ne saurait douter. L'autel aurait été trouvé, le 
27 août 1 784, « parmi les matériaux qui venaient d'être tirés 
des fondations antiques placées à environ 10 pieds en terre ». 

Ajouter à la bibliographie : Salomon Reinach, Catalogue 
illustré du Musée des Antiquités Nationcdes, t. I, p. 114-115. 
L'auteur indique que le monument a été découvert « derrière 
la Sainte-Chapelle », en 1784. 

P. 227, n° 3146. Ajouter à la bibliographie : André PlGA- 
NIOL, Comptes rendus de V Académie des Inscriptions et Bdles- 
Lettres, 1937, p. 206-207. 

M. A. Piganiol reprend l'étude des deux figures parisiennes, 
dont l'attribution à Julien l'Apostat avait été abandonnée. La 
condamnation lui semble trop rigoureuse. Certains textes per- 
mettent, en eflfet, de conjecturer que Juhen a porté, d'abord 
à Athènes, puis en Grèce, la couronne d'agonothète, avec 
laquelle il est représenté sur ces effigies. 

P. 250, n° 3138. Ajouter à la bibUographie : F. KuTSCH, 
Schumacher Festschrift, p. 276. I"" siècle de notre ère. 

LINGONS. 

P. 267. Ajouter à la bibliographie : Georges Drioux, Cultes 
indigènes des Lingons. Paris, Langres, 1934. 

P. 271, n° 3224. Le monument n'a pas été trouvé au Bas 
des Fourches. L'indication donnée par le catalogue est fausse. 
G. Drioux, Bulletin archéologique du Comité, 1936-1937, 
p. 483. 

P. 273, n° 3228. Ajouter à la bibliographie : Franz Cumont, 
op. cit., p. 225, n. 3 et fig. 46. 

On pourrait croire à une influence mithriaque, si, sur les 
monuments de ce culte, la Lune n'était régulièrement placée 
à droite et le Soleil à gauche. 

11 



82 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



P. 274, n" 3220. Ajouter à la bibliographie : F. KuTSCH, 
Schumacher Festsckrift, p. 276. Règne de Claude. 

P. 275, n° 3232. Le monument a été trouvé au Bas des 
Fourches, et non au n" 15 de la rue Gambetta, à Langres. 
G. Drioux, Bulletin archéologique du Comité, 1936-1937, 
p. 483. 

Ajouter à la bibliographie : W. Schleiermacheh, Ein neues 
Attribut fur Epona, dans Germania, t. 26, 1942, p. 154. 

P. 294, n° 3272. Ajouter à la bibliographie : Revue historique 
et archéologique du Liboumais, 1948, p. 21-22. 

P. 299, n° 3280. Ajouter à la bibhographie : Lothar Hahl, 
op. cit., p. 33. Le monument peut être daté entre les années 160 
et 170 après J.-C. 

P. 304, n° 3293. Ajouter à la bibliographie : Franz CuMONT, 
op. cit., p. 216-217, no 28. 

P. 307, no 3301. Ajouter à la bibliographie : Franz Cdmont, 
op. cit., p. 216. 

P. 311, n" 3317. Ajouter à la bibliographie : Franz Cumont, 
op. cit., p. 216. Sous les acrotères, sandales ? 

P. 314, n" 3326. Ajouter à la bibhographie : Franz Cumont, 
op. cit., p. 216. 

P. 318, n° 3338. Ajouter à la bibliographie, Franz CuMomr, 
ibid., p. 216. 

P. 323, n° 3351. Ajouter à la bibliographie : Franz Cumont, 
ibid., p. 217. 

VERTAULT. 

P. 331. Ajouter à la bibliographie : Georges Drioux, Cultes 
indigènes des Lingons. Paris, Langres, 1934. 

P. 335, u» 3376. Ajouter à la bibliographie : G. Drioux, 
op. cit., p. 112. 

P. 336, n° 3377. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 109. 

P. 338, no 3382. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 101. 

P. 340, uo 3385. Ajouter à la bLbUographie : ibid., p. 94. 

CHÂTILLONNAIS. 

P. 344, no 3394. Ajouter à la bibliographie : A. Colombet, 
Mémoires de la Société êduenne, t. L, 1947-, p. 38. 

P. 352, n" 3410. Ajouter à la bibliographie : Le ChâtUlonnais 
et l'Auxois, 1909. 

P. 353, Essarois. Ajouter à la bibliographie : G. Drioux, 
op. cit. 

DIJON. 

P. 380, no 3455. Ajouter à la bibliographie : Fétu, Mémoires 
de la Commission des Antiquités du département de la Côte- 



d'Or, t. XIII, 1896-1897, p. xlii. — Morillot, ibid., p. ucxxm. 
— Porcherot, ibid., p. 228. — D'Arbaumont, ibid., t. XIV, 
1898-1899, p. en. — Henri Corot, ibid.. Comptes rendus, 
novembre-décembre 1924, p. xlvi. — Le Bien public, 12 oc- 
tobre 1896. — G. Drioux, op. cit., p. 48. — M. Porcherot, 
Mémoires de la Commission des Antiquités du département de la 
Côte-d'Or, t. XIII, 1896-1897, p. 230-232, pense que la tête 
découverte avec la statue représente la déesse Sirona. 

P. 382, no 3458, et p. 385, n» 3464. Ajouter à la bibhogra- 
phie : P. Quarré, Un curieux monument de la Renaissajice. 
Le bas-relief des Triumvirs à Dijon, et Annales de Bourgogne, 
t. XX, 1948, p. 132-136. 

Le bas-relief a été transporté, en 1942, au Musée de Dijon. 
Le monument n'est certainement pas antique, mais l'œuvre 
d'un atelier de sculpture travaillant à Dijon au xvi« siècle. 
P. 386, n° 3467. Ajouter à la bibUographie : W. Schij:ier- 
HACHER, Ein neues Attribut fiir Epona, dans Germania, t. 26, 
1942, p. 134. 

P. 390, no 3474. Peut-être daté environ 240-250 après J.-C. 
Lothar Hahi,, op. cit., p. 35. 

P. 399, 402, 406, 417, 439, n"» 3493, 3500, 3513, 3600, 3601. 
Ajouter à la bibliographie : M. Garnier, Le domaine et les 
collections de Philibert de La Mare à Conternon, dans Mémoires 
de la Commission des Antiquités du département de la Côte-d'Or, 
t. XVIII, p. 15 sqq. 

P. 422, nO 3555. Ajouter à la bibUographie : d'Arbaumont, 
Catalogue..., n° 148. 

P. 426, n° 3567. Le monument est contemporain du dernier 
quart du li« siècle de notre ère. Lothar Hahl, op. cit., p. 46. 
Ajouter à la bibUographie, op. cit., p. 101. 
P. 432, n" 3584. Ajouter à la bibliographie : A. CoLOHBET, 
Mémoires de la Société éduenne, t. L, 1947, p. 37. 

P. 434, n° 3586. Ajouter à la bibUographie : A. Colohbet, 
Les divinités aux oiseaux, le dieu aux colombes d'Alise, dans 
Mélanges Charles Picard = Revue archéologique, 1948, I, 
p. 228. 

P. 435, n" 3588. Ajouter à la bibUographie : Revue des 
Musées, n" 27, p. 66 (figure). 

P. 437, n° 3595. Ajouter à la bibUographie : G. Drioux, 
op. cit., p. 6. 

P. 446, n° 3617. Ajouter à la bibUographie : Mémoires de 
la Commission des Antiquités du département de la Côte-d'Or, 
t. VI, 1862-1863, p. 41. 

P. 447, Temple de Beire-le-Châtel. Ajouter à la bibUographie : 
G. Drioux, op. cit., p. 82. 

P. 452, n° 3636. Ajouter à la bibUographie : A. Colombet, 
Revue archéologique, 1948, I, p. 228. 



TOME V. 



RÈMES. 

P. 5, n" 3653. Ajouter à la bibUographie : H. Kœthe, Revue 
archéologique, 1937, 2, p. 216. 

P. 18, n" 3666. Le monument est daté de l'année 232 
après J.-C. (Lothar Hahl, Zur Stilentwicklung provinzialrômi- 
schen Plastik in Germanien und Gallien, p. 42). 

P. 22, n° 3667. Fin du ii« siècle après J.-C. (Lothar Hahl, 
op. cit., p. 34). 

P. 37, n" 3680. Ajouter à la bibUographie : Revue historique 
et archéologique du Liboumais, 194, p. 21-22. 



P. 44, n» 3693. Avant la fin du ni» siècle après J.-C. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 48). 

P. 53, n" 3717. Avant le miUen du ni» siècle après J.-C. 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 48). 

P. 54, n° 3720. Avant le miUeu du m» siècle après J.-C. 
(Lothar Hahl, ibid.). 

P. 55, 56, nos 3722-3725. Avant le miUeu du ni« siècle 
après J.-C. (Lothar Hahl, ibid.). 

P. 56-57, nos 3727-3729. Avant le miUeu du m» siècle 
après J.-C. (Lothar Hahl, ibid.). 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



83 



p. 59, n" 3735. Avant le milieu du lll^ siècle après J.-C. 
(Lothar Hahl, op. cit., ibid.). 

P. 60-61, n° 3738. Tombes militaires du rv^* siècle de notre 
ère. (Lothar Hahl, op. cit., p. 30, n. 126. — H. Kœthe, Revue 
archéologique, 1937, 2, p. 230). 

P. 165-166, n<" 3940-3943. Ces monuments peuvent être 
attribués au rv* siècle de notre ère. (Harald Kœthe, op. cit., 
p. 30, n. 126). 

AMIENS. 

P. 160. Ajouter à la bibliographie : Germaine Deneck, Les 
origines de la civilisation dans le Nord de la France, dans 
Mémoires de la Commission départementale des Monuments 
historiques du Pas-de-Calais, t. IV, fasc. 2, 1943. 

P. 165, n" 3941. Ajouter à la bibliographie : G. Deneck, 
op. cit., pi. après p. 208. 

P. 166, Dp 3843. Le personnage ne tient pas une lance, mais 
l'emblème indique son titre d'imogini/er (A. Bianchet, 
Congrès archéologique de France, Amiens, 1936, p. 628). Le 
cippe peut être daté du iv'' siècle de notre ère. (Lothar Hahl, 
op. cit., p. 30, n. 126). 

P. 167, n" 3944. Ajouter à la bibliographie : G. Deneck, 
op. cit., pi. et la p. 208. — Silvio Ferri, Osservazioni a un 
monumento funerario di Amiens, dans Latomus, t. VIII, 1949, 
p. 275-280 (figure). L'auteur propose de ramener ce monument 
à l'époque trajane, plutôt que de le faire descendre à la fin 
du iii^ siècle. 

Le vieillard n'est pas imberbe, mais porte barbe et mous- 
tache. 

La stèle représente un sujet caractéristique de la sculpture 
funéraire trévire : le père et la mère sous les traits de vieillards, 
et le fils, un jeune homme, prématurément disparu. 

BELGIQUE. 

P. 189, n° 3980. Ajouter à la bibliographie : Baron DE LoË, 
Musées royaux d^art et d''histoire. Belgique ancienne. Catalogue 
descriptif et raisonné, t. III, Période romaine, p. 339, u° 18. 

P. 189, no 3982. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 313- 
314, n» 83, fig. 127. 

P. 190, no 3984. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 339, 
no 20. 

P. 192, n» 3985. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 339, 
nO 21. 

P. 194, n" 3990. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 317- 
319, n» 89, fig. 132-133. 

P. 196. Ajouter à la bibliographie : ibid, 

P. 196, n° 3995. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 312, 
no 83, fig. 127. 

P. 197, n" 3997. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 344, 
n" 42. 

P. 202, n" 4003. Le bloc sculpté, contrairement à la des- 
cription donnée, comporte une quatrième face, décorée d'un 
bas-relief représentant, dans une niche à sommet cintré une 
divinité debout, de face, une draperie tombant de l'épaule 
gauche, enroulée sur le bras gauche et le poignet, dont la main 
est mutilée, et couvre le côté gauche du corps jusqu'au genou. 
L'autre bras retombe, légèrement écarté du torse, au-dessous 
de lui. Une sphère repose sur un rocher. La tête, dont le visage 
a disparu, paraît couverte d'un bonnet phrygien. (PI. XCIX). 
J. W. GooSENS, De Monumenten van Geschiedenis en Kunst 
in de Provincie Limburg, I, De MonumerUen in de gemeente 
Maastricht, p. 45, fig. 27. 

P. 207, n" 4007. Ajouter à la bibliographie : DE LoË, Bel- 
gique ancienne, t. III, p. 315-316, n° 86, fig. 130. 



P. 208, n» 4008. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 340, n» 5. 

P. 212. Ajouter à la bibliographie : A. Bebtran, Les fouilles 

d'Arlon en 1936, dans Annuaire de la Société des Amis des 

Musées dans le Grand-Duché de Luxembourg, 1937, p. 93-102. 

P. 218, n° 4019. Ajouter à la bibliographie : DE LoË, op. cit., 

p. 338, n° 8. 

P. 227, n° 4035. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 337, n» 4. 
P. 229, n° 4040. Ajouter à la bibliographie : H. Kœthe, 
Revue archéologique, 1937, 2, p. 124, fig. 8. — De Loë, op. cit., 
p. 337, n» 3. 

P. 240, n° 4049. Ajouter à la bibliographie : DE LoË, op. cit., 
p. 337, n° 7. — R. de Mayer, Interprétation d'un relief romain 
d'Arlon, dans Bulletin trimestriel de l'Institut archéologique de 
Luxembourg, 1938, p. 16-19. Une nouvelle interprétation du 
bas-relief est proposée : brasseur, ou son intendant, goûtant 
la bière avant la mise en futailles. La scène se rattacherait à 
d'autres représentations relatives à la fabrication de la bière 
(E., 4125, 4136). 

P. 241, n" 4053. Ajouter à la bibUographie : DE LoË, op. cit., 
p. 338, n" 10. — M. E. Mariën, Les monuments funéraires 
d'Arlon, dans Annales de l'Institut archéologique de Luxem- 
bourg, t. LXXVI, 1945, p. 84-85. — Du même, La sculpture 
à l'époque romaine. Bruxelles, 1945, pi. XXII. — M. Renard, 
La Louve androphage d'Arlon, dans Latomus, t. VIII, 1949, 
p. 254-262. 

Les dimensions du monument sont à rétablir ainsi : largeur, 
m. 72 ; hauteur, m. 72 ; épaisseur, m. 60. L'ensemble 
devait présenter une hauteur totale de 1 m. 60. n» siècle 
après J.-C. 

Ce type iconographique est parvenu dans la Gaule septen- 
trionale par l'intermédiaire de la vallée du Rhône. Son origine 
est à rechercher en Étrurie. 

P. 280, n° 4118. Ajouter à la bibliographie : DE LoË, op. cit., 
p. 343, n" 37. 

P. 290, n° 4130. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 342, 
n° 35. 

P. 292, n» 4132. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 342, 
n° 33. — E. Thévenot, Mémoires de la Commission des Anti- 
quités du département de la Côte-d'Or, t. XXI, fasc III-IV, 
1938-1939, p. 497. 

P. 295, n" 4133. Ajouter à la bibUographie : DE LoË, op. cit., 
p. 342, no 34. 

P. 297, n» 4134. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 341, 
no 31. 

P. 298, n» 4137. Ajouter à la bibUographie : ibid., p. 342, 
n» 36. 

P. 284, nO 4126. L'image de Cérès ou de Diane serait à rat- 
tacher à l'école de sculpture qui a produit la colonne de 
Mayence. (H. Kœthe, op. cit., p. 21 1. — L. Hahl, op. cit., p. 41). 
P. 292, n" 4132. Le monument a bien été découvert à 
Semond. 

Ajouter à la bibliographie : BuLLiOT et Thiollier, Mis- 
sion..., 106. — G. Drioux, Cultes indigènes des Lingons, p. 46. 
— MiGNARD, Excursions archéologiques, dans Nesle, Statis- 
tique monumentale ... de l'arrondissement de Châtillon-sur-Seine, 
pi. XXXI-XXXII. — E. Thévenot, Mémoires de la Commis- 
sion des Antiquités du département de la Côte-d'Or, t. XXI, 
fasc. III-IV, 1938-1939, p. 497. 

P. 335, n° 4195. Ajouter à la bibUographie : E. Krûgeb, 
Germania, t. 23, 1939, p. 252-254, fig. 1. 

Je donne (pi. XCIX) une meilleure photographie du bas- 
relief, communiquée par le Musée de Luxembourg. 

P. 340, n° 4208. Ajouter à la bibUographie : DE LoË, op. cit., 
p. 341, n" 28. 



84 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



P. 370, n° 4273. Le monument peut être daté environ 200 de 
notre ère, et représente le style des sculpteurs trévires au 
Luxembourg. (H. Kœthe, op. cit., p. 224). 

MÉDIOMATRIQUES. 

P. 377. Ajouter à la bibliographie : Maurice Toussaint, 
Répertoire archéologique du département de la Moselle (période 
gallo-romaine). Nancy, 1940. 

P. 379. Ajouter à la bibliographie : Maurice Toussaint, 
Metz à l'époque gallo-romaine, Metz, 1948. 

P. 392, n" 4303. Environ 199 de notre ère. (L. Hahl, op. cit., 
p. 23, n. 99 o). 

P. 400, no 4313. Environ 250 de notre ère. (H. Kœthe, 
op. cit., p. 226). 

P. 416-419, n08 4350-4356. Les bas-reliefs d'Epona ont été 
trouvés dans un cimetière gallo-romain. M. Toussaint, Metz 
à Vépoque gallo-romaine, p. 109-110. 

P. 420, n° 4359. Ajouter à la bibliographie : E. KhûGER, 
Trierer Zeitschrift, t. 15, 1940, p. 22, n» 50 (figure). 

P. 424, n" 4367. La frise de losanges sur l'archivolte est 
traitée dans le goût de l'époque de La Tène. Le monvunent 
est certainement l'un des plus anciens parmi les stèles funé- 
raires, trouvées dans la zone militaire et peut être daté ap- 



proximativement par la coiffure de la femme des années 50 
à 60 de notre ère. (H. Kœthe, op. cit., p. 204). 

P. 452, n° 4425. Dernier quart du II* siècle de notre ère. 
(L. Hahl, op. cit., p. 39). 

P. 460, n" 4429. Le monument serait contemporain de 
l'époque constantinienne. (H. Kœthe, op. cit., p. 232). 

P. 462, u° 4433. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana. Ein Bilder-Atlas, IV, Die Weihedenkmàler, 1928, 
p. 52, pi. XXXL 5. 

P. 462, n° 4435. Ajouter à la bibliographie : A. Colombet, 
Revue archéologique, 1948, l, p. 227. — W. Deonna, Genava, 
1941, p. 122. 

P. 472, n° 4461. Provient de Cappel, canton de Saint-Avold, 
arrondissement de Forbach. 

P. 479, n° 4474. Le rocher scvdpté se trouve sur le territoire 
de Roppeviller, canton de Bitche, et non sur celui d'Eppen- 
brunn (Palatinat). 

P. 479, n» 4475. Milieu du iii« siècle de notre ère. (L. Hahl, 
op. cit., p. 47). 

P. 483, n° 4485. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IH, Die Grabdenkmàler, p. 54, pi. XLIH, 2-5. 

P. 491, n" 4495. Entre les années 164-181 de notre ère 
(L. Hahl, op. cit., p. 39). 



TOME VI. 



METTERSHEIM. 

P. 14, no 4530. Le groupe a été trouvé près d'une mare. 

LE KEMPEL. 

P. 16. Au lieu de 4536, lire : 4537. 

P. 17, n° 4539. Le monument provient, non de Hultenhau- 
sen (canton de Phalsbourg), mais de Garrebourg (canton de 
Phalsbourg). 

HOMMERT. 

P. 22. Au Ueu de 4549, lire : 4551. 

Ajouter à la bibliographie : Franz Cumont, Recherches sur 
le symbolisme funéraire des Romains, p. 127, n° 29. 

SARREBOURG. 

P. 28, n" 4563. Environ 255 de notre ère. (Lothar Hahl, 
Zur StilentivicMung der provinzialrômischen Plastik in Ger- 
manien und Gallien, p. 24, n. 99 d). 

P. 35, n° 4566. Ajouter à la bibliographie : Germania romana, 
t. III, p. 59, pi. XXVI, 2. — A. Colombet, Revue archéolo- 
gique, 1948, I, p. 227. 

P. 37, n° 4568. Ajouter à la bibliographie : A. Colombet, 
op. cit., p. 227. 

LE DONON. 

P. 47, n° 4585. Ajouter à la bibliographie : E. Linckelheld, 
Deux nouvelles stèles du« Dieu au Cerf» du Donon, dans Mé- 
moires de la Société nationale des Antiquaires de France, 
t. LXXXI, 1944, p. 174-175. 

« En réalité, le dieu porte une ascia, semblable à celle de la 
nouvelle stèle (E., n° 7800) ; cette ascia est même bien visible 
sur le dessin reproduit. L'animal qui accompagne le dieu n'est 
pas un bouc, mais un cerf, en tout pareil à celui de la nouvelle 
stèle. Il n'est pas à gauche du dieu, mais bien représenté der- 



rière lui dans toute sa longueur, comme sur notre stèle. Les 
cornes sont particulièrement bien reconnaissables. Le dieu 
tient, comme ici, sa main droite entre les bois du cerf. La 
pierre est trop effritée pour laisser reconnaître les autres 
détails. Malgré ces mutilations, nous sommes en droit de 
voir, dans ce monument, un doublet de la nouvelle stèle. » 
[E. Linckelheld]. 

VERDUN. 

P. 65, n° 4628. Après l'an 200 de notre ère. (L. Hahl, op. cit., 
p. 40). 

LEUQUES. 

P. 76, n» 4650. Entre 211 et 222 de notre ère. (L. Hahl, 
op. cit., p. 27). 

P. 89, n" 4678. i*'' siècle de notre ère. La statue peut être 
comparée à une Madone romane. Le corps est divisé en plans 
remplis, bombés et étirés. Les draperies enveloppent les 
formes ou ne les laissent apparaître que comme des éléments 
secondaires. On retrouve également la même tendance à 
l'ornementation qui permet de rapprocher la statue de celles 
du tombeau de Nickenich (E., n»' 7758, 7859 ; voir pi. CV). 
H. Kœthe, Revue archéologique, 1937, 2, p. 210. 

TOUL. 

P. 110, n° 4712. Environ les trente premières années du 
111° siècle de notre ère. (L. Hahl, op. cit., p. 35). 

ÉPINAL. 

P. 121. Ajouter à la bibliographie : Maurice Toussaint, 
Répertoire archéologique du département des Vosges (période 
gallo-romaine). Ëpinal, 1948. 

P. 132, n" 4764. Le monument a été trouvé à Harol (Vosges). 
(M. Toussaint, Répertoire ... Vosges, p. 35). 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



85 



P. 133, no 4766. Le monutaent a été trouvé à Escles (Vosges). 
(M. Toussaint, op. cit., p. 27). 

P. 140, n" 4780. Le monument a été trouvé à Charmois- 
rOrgueilleux (Vosges). (M. Toussaint, op. cit., p. 20). 

LE GRAND-MALDHEUX. 

P. 147, n" 4795. Ajouter à la bibliographie : A. Colombet, 
op. cit., 226. 

XERTIGNY. 

P. 151, n° 4800. Le fragment fait double emploi avec le 
n" 4762. Les fragments ont été trouvés entre Uriménil et 
Uzemain. 

DARNAY. 

P. 158, n° 4815. Lire : lieu-dit « La Hutte», commune de 
Hennezel. (M. Toussaint, op. cit., p. 30). 

MONTHREUX-SUR-SAÔNE. 

P. 160, n° 4822. Le monument a été trouvé à Moblots, 
près de Monthreux-sur-Saône. M. Toussaint, op. cit., p. 43. 

P. 165, n° 4832. Le monument a été trouvé à Harol. (M. Tous- 
saint, op. cit., p. 35). 

MONTAGNE DE SION. 

P. 165, n° 4835. Ajouter à la bibliographie : J. Fromols, 
Bulletin de la Société archéologique champenoise, 1930, p. 18. 
— R. Lantier, Revue archéologique, 1940, I, p. 263-264. — 
L. Ombredanne, Les hermaphrodites et la chirurgie, Paris, 
1939, p. 6-10, fig. 2, 5. 

P. 168, n» 4839. Début de l'Empire. (L. Hahl, op. cit., p. 44). 

SOULOSSE. 

P. 172, n° 4845. Ajouter à la bibliographie : L. Hahl, op. 
cit., p. 23, n. 99 a. 

P. 173, n° 4846. Comme le repas de paysans de Neumagen 
(E., n" 5155 et t. IX, p. 406), que l'on peut dater des années 250- 
275 de notre ère, la stèle marque une renaissance des modes 
nationales. (H. Koethe, op. cit., p. 227). 

P. 186, n" 4869. Après 250 de notre ère. (L. Hahl, op. cit., 
p. 31, n. 126). 

P. 194, no 4887. Après 230 de notre ère. (I6i<i., p. 31, n. 126). 

GRAND. 

P. 197, n» 4892. Le monument représente l'apparition du 
tableau de mœurs qui sera très en faveur, dans l'art sépulcral, 
à partir de la seconde moitié du li^ siècle de notre ère. — 
(H. Kcethe, op. cit., p. 216). 

Le monument peut être daté avant 164. 

P. 202, n» 4898. Ajouter à la bibliographie : F. BENOrr, 
La victoire sur la mort et le symbolisme funéraire de l'Angui- 
pède, dans Latomus, t. VIII, 1949, p. 274. 

Sur le monument à l'Anguipède, image de la mort et per- 
sonnification de l'Océan, conducteur du mort, est substitué 
un Génie ailé, précédant le cheval et porteur du trait de 
foudre, vainqueur de la mort et véritable démon conducteur, 
évoquant l'ange étrusque de la mort. 

TRÊVES. 

P. 214. Ajouter à la bibliographie : Josef Steinhausen, 
Archàologische Siedelungskunde des Trierer Landes. Trêves, 
1936. • — Du MÊME, Archàologische Karte der Rheinprovint. 
T. I, Halbblatt fiir rheinische Geschichtskunde, XII. Bonn, 
1932. — Siegfried Lœschke, Denkmàler von Weinbau aus der 
Zeit Rômerkerrschaft am Mosel, Saar und Ruuier. Trêves, 1933. 



P. 215, n° 4916 et t. IX, p. 387. Le monument, que l'on 
peut rattacher à la période des années 70-80, garde des traces 
de l'influence celtique dans le rendu de la draperie. (H. Kœthe, 
op. cit., p. 212). 

P. 216, n° 4917. Ajouter à la bibliographie : P. Lambrechts, 
Recherches nouvelles sur la colonne du dieu cavalier au géant 
anguipède, dans Bulletin de l'Académie royale de Belgique, 
classe des Lettres, 1948, p. 535-548. 

P. 221, n° 4925. Ajouter à la bibliographie : Der Tempel- 
bexirk im Altbachtale %u Trier, herausgegeben von Siegfried 
Lœschcke. Heft I, Planausschnitt. Ritonatempel und Umge- 
bung, bearbeitet von Erich GoSE, Ludwig HussONG, Wilhem 
JovY und Siegfried Lœschcke, p. 82 et pi. 17, 1. 

P. 222, no 4927. Ibid., p. 83, n° 3 et pi. 18, 1 a-d. 

P. 223, n" 4929. Ëpoque préflavienne. (Lothar Habl, op. 
cit., p. 37). 

P. 227, n" 4935. Fin de la période flavienne (ibid., p. 37). 
H. Kœthe, p. 293. 

P. 231, n° 4941. Ajouter à la bibliographie : Der Tempei- 
besirk im Altbachtale sa Trier. Heft I, p. 85-86, n" 6 et pi. 17, 
2 ; 20, 1, 2. 

P. 234, n" 4951. Ajouter à la bibliographie : Germania, 
1935, p. 262. — J. TouTAiN, B. S. N. A. Fr., 1944, p. 346. 

P. 233, n» 4947. Ibid., p. 84, n» 5 et pi. 19, 1 a, b. 

P. 242, n° 4970. Ces reliefs, représentant un combat de 
Gaulois dans le goût des Galatomachies hellénistiques, sont 
contemporains de l'époque des Flaviens. (H. Kœthe, Revue 
archéologique, 1937, 2, p. 216 et fig. 6). 

P. 243, n" 4971. Ce piédestal, qui peut être daté de la pre- 
mière moitié du l'^'' siècle après J.-C, est traité suivant la 
technique des sculpteurs sur bois, bien que tentant de se 
conformer à un modèle romain. (H. Kœthe, op. cit., p. 204 
et fig. 1). 

P. 244, n" 4974. Vers 300 après J.-C. (ibid., p. 231). 

P. 259, n° 5009. Pour la datation de la scidpture et son déve- 
loppement en pays trévire, on devra tenir compte des dates 
nouvelles que Harald Kœthe (Germania, t. 20, 1936, 
p. 27 sqq.) propose pour la fondation de la ville de Trêves 
qu'il attribue à Claude, en 41 après J.-C. Auparavant, il n'exis- 
tait qu'un camp, d'où les stèles militaires. Mais, dès 45, la 
cité est désignée comme florissante par Pomponius Mêla. 
(A. Grenier, Comptes rendus de VAcadémie des Inscriptions 
et Belles-Lettres, 1936, p. 166). 

P. 262, n" 5017. Ajouter à la bibliographie : W. Schleier- 
HACHER, Studien an GOttertypen der rômischen Rkeinprovint, 
dans 23. Bericht der rôm. germ. Kommission, 1933, pi. II, A. 

P. 271, n» 5035. Environ 164 après J.-C. (Lothar Hahl, 
op. cit., p. 46). 

P. 287, n" 5083 ; t. X, p. 210, n° 7595. Le monument 
de la Charlottenau, le temple de Champlieu (E., 3803-3840), 
les thermes de Sens (E., 2850), la Porte Noire à Besan- 
çon (E., 5270), peuvent être rapportés à la période entre 
les années 130 et 170 environ, pendant laquelle prennent 
naissance de grandes architectures où les murs, les colonnes, 
les piliers sont recouverts d'ime texture d'ornements en relief 
très variés. (H. Kœthe, Revue archéologique, 1937, 2, p. 214- 
215). 

P. 290, n" 5091. Le sujet représenté est Danaé, dans le 
style de l'époque d'Hadrien, attendant, en compagnie d'im 
Êros, son divin amant. (H. Kœthe, op. cit., 216 et fig. 5). 

THELEY. 

P. 301, n» 5116. Après 250 de notre ère. (Lothar Hahl, 
op. cit., p. 43). 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



SCHWARZERDEN. 

P. 305, n° 5119. Ajouter à la bibliographie : Germania to- 
mana, t. III, p. 53, pi. XL, 1. 

SAINT-WENDEL. 

P. 308, no 5123. Le relief représente une scène d'expertise 
d'étoffes. Il offre un exemple caractéristique du style des 
ateliers trévires dans lequel dominent les proportions trapues 
pour les figures humaines. C'est aussi une des premières mani- 
festations de cet art, peu avant la première moitié du il^ siècle. 
(H. Kœthe, Revue archéologique, 1937, 2, p. 221). 

RUWERTHAL. 

P. 313, n° 5133. La femme porte une coiffure à la mode 
à'Ulpia Severina et de Gcderia Severa. Fin du m® siècle après 
J.-C. (H. Kœthe, op. cit., p. 230). 

KENN. 

P. 314, n» 5135. Époque d'Hadrien. (Ibid., p. 316). 

RINZENBERG. 

P. 315, n° 5136. Ajouter à la bibliographie : Germania ro- 
mana, t. IV, p. 52, pi. XXXI, 2. 

SCHWARZENDEN. 

P. 316, n" 5139. Ajouter à la bibliographie : Germania ro- 
mana, t. FV, p. 52, pi. XXXI, 3. Deuxième moitié du m" siècle 
après J.-C. (Lothar Hahl, op. cit., p. 48). 

NEUMAGEN. 

P. 319 ; t. IX, p. 403. Ajouter à la bibliographie : W. VON 
Massow, Die Grabmàler von Neumagen. Rômische Denkmàler 
der Mosell und der angrenzenden Gebiete. Band II. Berlin, 1932. 

P. 320, n" 5142. Ajouter à la bibliographie : Germania 
Tomana, t. III, p. 53, pi. XXXVIII, 2. — Lothar Hahl, 
op. cit., p. 35. — H. Kœthe, Revue archéologique, 1937, 2, 
p. 224-226. 

Aux environs de 230 après J.-C. 

P. 335, n" 5147. Ajouter à la bibliographie : Germania ro- 
mana, t. III, p. 55, XL VII, 1. — H. Kœthe, op. cit., p. 226. 

La femme, à gauche, porte une coiffure à la mode des 
environs de l'année 230 aprè J.-C. 

P. 337, n° 5148. Ajouter à la bibliographie : Germania 
Tomana, t. III, p. 53, pi. XL, 2. 

Un peu avant la moitié du n^ siècle après J.-C. (H. Kœthe, 
Revue archéologique, 1937, 2, p. 222). 

P. 343, n° 5149. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 53, pi. XXXVIII, 4. — H. Kœthe, op. cit., 
p. 222. Entre 160 et 180 après J.-C. 

P. 348, n° 5150. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 52, pi. XXXVII, 1. — Lothar Hahl, op. 
cit., p. 23, pi. 8. — H. Kœthe, Revue archéologique, 1937, 
2, p. 214. 

Les reliefs que l'on classe généralement au temps d'Hadrien, 
doivent être ramenés à la fin du l^' siècle, ou au début du n^, 
car ils sont encore très voisins de la Fortune de Mayence, 
qui date des années 90 après J.-C. environ. 

P. 360, n° 5155. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 52, pi. XXXVIII, 1. Après le milieu du 
ni« siècle de notre ère. (Lothar Hahl, op. cit., p. 36). 

P. 362, n° 5155. Ces reUefs marquent, vers le milieu du 
ni^ siècle après J.-C, une sorte de renaissance des modes 
celtiques, en particulier dans le traitement des chevelures 
longues, à la gauloise. (H. Kœthe, Revue archéologique, 1937, 
2, p. 227-228 et fig. 9). 



P. 364, n° 5139. Dans les draperies se manifeste l'influence, 
d'un atelier mayençais. (H. Kœthe, op. cit., p. 211). 

P. 374, n" 5175. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 53, pi. XL, 4. — H. Kotthe, op. cit., p. 226. 
— W. Schleiermacheh, Germania, t. 26, 1942, p. 134. Début 
du lu^ siècle de notre ère. 

P. 386, n° 5193. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 53, pi. XXXIX, 2. Début du m» siècle 
de notre ère. 

mOhn. 

P. 409, n° 5229. Antérieurement à l'avènement des Flaviens. 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 35, n. 25). 

EHRANG. 

P. 412, n° 5233. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 32, pi. VI, 5. 

WINTERSDORF. 

P. 419, n" 5237. Environ l'an 300 après J.-C. (Lothar Hahl 
op. cit., p. 36 ; — H. Kœthe, Revue archéologique, 1937, 2, 
p. 231). 

jtJNKERATH. 

P. 422, n" 5243. Ajouter à la bibliographie : H. Kœthe, 
Strassendorf und Kastell bei Jiingkerath, dans Trier er Zeit- 
schrift, t. II, 1936, Beiblatt, p. 82-90 (figures). 

Trouvé dans l'assise supérieure de la tour B. — Deuxième 
moitié du n« siècle après J.-C. 

P. 428, no 5251. Je donne (pi. C) la photographie de la 
sculpture, dont un dessin seul avait été publié. 

Ajouter à la bibUographie : H. Kœthe, Trierer Zeitschrift, 
1936, p. 84 et pi. 3. Le monument que l'onpeut difficilement ratta- 
cher à un groupe du dieu cavalier à l'anguipède, semble plutôt 
devoir être attribué à la tombe d'un cavalier auxiliaire. Par 
le style, il peut être daté de la seconde moitié du II* siècle 
après J.-C. 

P. 432, n" 5261. Je donne (pi. CI) la photographie complète 
du fragment, trouvé dans la tour B. 

P. 434, n° 5263. Première moitié du IV* siècle après J.-C. 
(H. Kœthe, Revue archéologique, 1937, 2, p. 222-223 et fig. 10). 

P. 435, n" 5265. Deuxième moitié du il* siècle après J.-C. 
(H. Kœthe, Trierer Zeitschrift, 1936, p. 88-89 et pi. 6, 1-2). 

P. 436, n° 5266. Ajouter à la bibliographie : H. Kœthe, 
op. cit., p. 85-86 et pi. 5, 2. 

P. 436, n" 5267. Je donne (pi. CI) une photographie du 
fragment de sculpture, dont seul un dessin avait été pviblié. 
Trouvé dans les fondations de la tour B. Il* siècle après J.-C. 
(H. Kœthe, Trierer Zeitschrift, 1936, p. 87-88, pi. 4, 2). 

IGEL. 

P. 437, n* 5368. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 34, pi. XXVII, 2-5. (Lothar Hahl, op. 
cit., p. 36). 

Le monument se place après le milieu du lll* siècle de 
notre ère. 

P. 437, n° 5268. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 49-51, pi. XXXIV-XXXV. — P. Clemen, 
Kunstdenkmàler der Rheinprovinz, t. X. 

P. 453, n" 5268. Sur une face est représentée l'apothéose 
d'Hercule qui, par un symbolisme transparent, figure l'hé- 
rolsation du défunt, ou plus généralement la destinée de l'âme 
qui, avec l'aide des puissances célestes, atteint le séjour des 
bienheureux. (F. Cumont, op. cit., p. 174-175, p. 28, n. 1 ; 
p. 98 ; p. 402, n. 3). 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



87 



TOME VII. 



BESANÇON. 

P. 28, n" 5271. Ajouter à la bibliographie : Franz CuMONT, 
Recherches sur le symbolisme funéraire des Romaijis, p. 216, 
n. 26. 

Le Musée de Besançon conserve d'autres stèles de même 
forme, avec le même croissant lunaire au centre. La prove- 
nance n'est pas encore certaine. [L. Lerat]. 

P. 28, n" 5272. Un viel inventaire du Musée précise le lieu 
de la découverte : cour des Frères de Marie (Institution Saint- 
Jean), près de l'actuel square Castan. Renseignement com- 
muniqué par M. L. Lerat. 

P. 29, n" 5275. Le monument aurait été trouvé à Jallerange 
(Doubs). [L. Lerat]. 

P. 32, n" 5278. Ajouter à la bibliographie : Vaissieb, Mé- 
moires de la Société d'Émulation du Doubs, 1903-04, p. 131-137. 

P. 33, n" 5279. Ajouter à la bibliographie : F. CuMOPn', 
op. cit., p. 216, n. 27. 

P. 34, n" 5281. L'indication « trouvée à La Viotte » est 
erronée. Les deux têtes ont été acquises, en 1852, avec l'en- 
semble de la collection Champy. Elles avaient appartenu à 
l'ancien Cabinet Riduet. Le plus ancien inventaire du Musée 
indique « trouvées dans le Doubs », comme la plupart des 
objets de cette collection. [L. Lerat]. 

P. 36, n" 5287. Plutôt qu'une bandelette, le petit person- 
nage tient une cnémide et se rattache aux représentations des 
Amours jouant avec des armes. [L. Lerat], 

MANDEURE. 

P. 38, n" 5290. Le fragment est actuellement conservé chez 
M. Grisey, cafetier, à Mandeure. Renseignement de M. Du- 
vemoy, communiqué par M. L. Lerat. 

BOURBONNE-LES-BAINS. 

P. 44, n° 5304. Ajouter à la bibliographie : F. Cumont, 
op. cit., p. 216, n. 27. 

LUXEUIL. 

P. 49. Les monuments ne proviennent ni de l'établissement 

hermal, ni de ses abords immédiats, mais ont été découverts, 

en 1845 et 1847, remployés dans les fondations de l'enceinte 

médiévale. Abbé J. Roussel, Luxovium, Paris, 1924, p. 110 

et suiv. 

P. 57, n° 5330. A dater entre les années 150 et 160 de notre 
ère. (L. Hahl, Zur Stilentwicklung der provinzialrômischen 
Plastik in Germanien und Gallien, p. 33). 

P. 59, n° 5333. Les trois fragments disparus de la partie 
supérieure du monument ont été retrouvés par M. L. Lerat. 

P. 64, n" 5347. Les sculptures en bois, figurées à la page 65, 
ire rangée, n°' 1 et 2, 2^ rangée, n» 3, ont été volées posté- 
rieurement à 1939. [L. Lerat]. 

P. 67, n" 5354, Le monument n'est pas conservé à l'éta- 
blissement thermal, mais dans la cour de M. Chamagne, Espla- 
nade du Chêne, à Luxeuil, ainsi que la partie supérieure d'une 
stèle, avec tête, et un fragment de relief représentant Mercure 
dont la tête et les pieds manquent, le tout en très mauvais 
état. [L. Lerat]. 

P. 68, n° 5337. Ajouter à la bibliographie : F. Benoit, La 
victoire sur la mort et le symbolisme funéraire de Vanguipède, 
dans Latomus, t. VIII, 1949, p. 74, 



Jupiter, portant le costunxe militaire, est dissocié du défunt, 
nu, qu'il soulève de terre, appuyé au flanc de sa monture, 
l'entraînant vers l'outre-tombe, tandis que le cheval pose ses 
sabots antérieurs sur un anguipède hippophore. 

P. 78, n" 5373. Le monument a été retrouvé, par M. L. Le- 
rat, dans les réserves du Musée de Besançon et il est exposé 
dans les salles de sculptures gallo-romaines. 

HELVÈTES. 

P. 81. Ajouter à la bibliographie : Fr. Staheijn, Die Schweiz 
in rômischer Zeit, 2» éd., 1931. — W. Deonna, L'art suisse 
des origines à nos jours. Exposition. Ville de Genève. Musée 
d'art et d'histoire, Genève, 1943. — Du même. L'art romain 
en Suisse, Genève, 1944. 

P. 82, n» 5382. Ajouter à la bibliographie : W. Deonna, 
Ville de Genève. Musée d'art et d'histoire. Choix de monuments 
de l'art antique, Genève, 1923, fig. 22. — Du même. L'art 
romain en Suisse, fig. 73. 

Œuvre archaïsante du l^' siècle de notre ère, moins un 
portrait qu'une image idéalisée de divinité féminine, peut-être 
Isis à laquelle on donne volontiers cette coiffure, dont les 
boucles en tire-bouchon, alignées en deux rangées sur le front, 
rappellent les dispositions en usage à la fin du vi^ et au début 
du v^ siècle avant notre ère. [W, Deonna], 

P, 84, n° 5384. Ajouter à la bibliographie : W. Deonna, 
La divinité aux Oiseaux de Martigny et d'Avenches, dans Ge- 
nava, t. XIX, 1941, p. 120. — Du même. Exposition à Genève, 
p. 23, n" 137. — A, Colohbet, Revue archéologique, 1948, 
1, p, 227. 

P. 88, n" 5389. Ajouter à la bibliographie : W. Deonna, 
L'art romain en Suisse, fig. 85. 

P. 88, n" 5390. Ajouter à la bibliographie : F. CumOnt, 
op. cit., p. 216, n. 24. — F. Stahelin, Die Schwei» in rômischer 
Zeit, p. 528, fig. 159. 

P. 95, a° 5402. Ajouter à la bibliographie : W. Deonna, 
L'art romain en Suisse, fig. 84. 

P. 104, n" 5428. Ajouter à la bibUographie : ibid., fig. 72. 

P. 107, n" 5433. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 42, pi. XI, 3. 

P. 109, n" 5437. Ajouter à la bibliographie : W. Deonna, 
Genava, t. XIX, 1941, p. 120. — Du même. Exposition Genève, 
p, 23, n» 137, 

P, 117, n" 5449, Ajouter à la bibUographie : W, Schijiier- 
HACHER, Ein neues Attribut fUr Epona, dans Germania, t, 26, 
1942, p. 134. 

rauraques et TRIBOQUES. 

P. 119, n" 5470. Ajouter à la bibliographie : Fromols, Une 
réplique du héros-cavalier tkrace à Belfort, dans Revue archéolo- 
gique, 1946, I, p. 229-231. 

P. 130, n» 5472. Après 200 de notre ère, (L, Hahl, op. cit., 
p, 40). 

P. 134, n° 5477. Environ le troisième tiers du m* siècle de 
notre ère. (Ibid., p. 43). 

P. 140, n° 5530 ; t. X, p. 15-16. Ajouter à la bibliographie : 
Ernest Will, Le bas-relief mithriaque de Strasbourg-Kœnigs- 
hojfen, dans Revue archéologique, 1950, I, p. 66-85. 



88 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



Avec le secours qu'apportent les monuments mithriaques 
de la région rhénane, l'auteur tente de retrouver, au moins 
partiellement, l'ordonnance des scènes décorant les encadre- 
ments du bas-relief de Strasbourg. Sur le pilier de droite, la 
succession peut être ainsi restituée : de haut en bas, Mithra 
portant le taureau ; Mithra traînant le taureau ; lion ; Sol 
agenouillé devant Mithra ; alliance des deux dieux ; apo- 
théose : Mithra sur le char de Sol. — Sur le pilier de gauche : 
Mithra dans l'arbre ; Mithra coupant la branche ; naissance ; 
gigantomachie ; Jupiter, Saturne. — Sur la frise : Mithra ; le 
banquet ; l'assemblée des dieux ; incendie de la maison du 
taureau ; capture du taureau. 

P. 144, n" 5493. Le monument est traité dans un style 
élégant, rare dans les sculptures des ateliers trévires, mais 
qxii apparaît en Alsace et en Belgique, environ 200 après J.-C. 
(H. KcETHE, Revue archéologique, 1937, 2, p. 224). 

P. 146, n" 5495. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 27, pi. I, 1. — Lothar Hahl, op. cit., p. 14, 
pi. 2, 1. — E. W. Gerster, Mittelrkeinische Bildhauer Werk- 
stàtten im I. JiJirundert nach Christus, p. 52-59. 

Entre les années 13 et 43 après J.-C. 

Atelier de Musius. 

P. 147, n° 5496. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 34, pi. IX, 2. — Lothar Hahl, op. cit., 
p. 30, n. 126, pi. 23, 1. 

La fibule ronde et bombée permet de rapporter la stèle 
au iv^ siècle après J.-C. 

P. 148, n" 5499. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 39, pi. XIV, 2. — W. Schleiermacher, 
Einneues Attribut fiir Epona, dans Germania, 26, 1942, p. 134. 

P. 154, n° 5510. Ajouter à la bibliographie : R. Delbruck, 
Spàtrômiscke Kaiserportrâts, Berlin, 1933, p. 173-174. — 
H. Kœthe, Revue archéologique, 1937, 2, p. 234-235. 

P. 164, n° 5530. Début de l'époque des Antonins. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 24, n. 102. — F. Cumont, op. cit., p. 173). 

P. 166-168, n08 5534, 5535. Environ 150 après J.-C. 
(H. KcETHE, op. cit., p. 216). 

P. 169, n" 5538. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 58, pi. XXXV, 4. 

P. 171. Ajouter à la bibliographie : E. Khûger, Trierer 
Zeitschrift, t. 16/17, 1941-42, p. 26, n° 59 (figure). 

P. 183, n» 5563. Après 200 de notre ère. (Lothar Hahl, 
op. cit., p. 40). 

P. 186, n» 5566. Entre les années 211 et 222 après J.-C. 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 27). 

P. 192, n" 5579. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 42, pi. XVII, 4. 

P. 224, n» 5656. Ajouter à la bibliographie : L. Hahl, op. 
cit., p. 25, n. 99 6. 

P. 242, n" 5693. Ajouter à la bibliographie : F. Cumont, 
op. cit., p. 173. 

P. 247, u° 5701. iil<= siècle de notre ère. (L. Hahl, op. cit., 
p. 42). 

MAYENCE. 

P. 261. Ajouter à la bibliographie : Ernst Wilhem Gerster, 
Mittelrheinische Bildhauerwerkstàtten im I Jahrhundert nach 
Christus. Bonn, 1938. 

Dans cet essai, l'auteur a tenté de grouper par ateliers un 
certain nombre de monuments funéraires, d'après le style et 
la technique. Il reconnaît l'existence de six de ces ateliers, 
ayant travaillé en Rhénanie, entre 10 et 100 de notre ère : 
en Germanie supérieure, ateliers de Caelius, de Niger et de 



Durius. Parallèlement aux recherches de Lothar Hahl, ce* 
travaux préparatoires, malgré leur part d'incertitude — et 
même leur arbitraire — sont appelés à donner de fructueux 
résultats dans le classement d'un matériel souvent trop 
négligé. 

P. 263, no 5724. Après 200 de notre ère. (Lothar Hahl, 
op. cit., p. 40). 

P. 266, n" 5726. La figure peut être datée environ 90 après 
J.-C, d'après la disposition de la chevelure en toupet, aiix 
cheveux bouclés, portée par les impératrices Julia et Domitia. 
(H. Kœthe, Revue archéologique, 1937, 2, p. 213). 

P. 267, n° 5727. Le monument appartient à la fin de la 
période trajane. (Lothar Hahl, op. cit., p. 38). 

Ajouter à la bibliographie : Germania romana, t. IV, p. 31, 
pi. VI, 1. 

P. 272, n" 5728. Le monument peut être rapporté à l'an- 
née 225 après J.-C. (Lothar Hahl, op. cit., p. 27, pi. 14, 3 sqq.). 

P. 273, n° 5729. Époque préflavienne. (Lothar Hahl, op. 
cit., p. 37). 

P. 274, n" 5730. Ajouter à la bibliographie : Lothar Hahl, 
op. cit., p. 26, pi. 14, 1 sqq. 

P. 281, n" 5739. Dernier quart du li« siècle après J.-C. 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 46). 

P. 281, n° 5740. Le monument appartient à l'époque pré- 
flavienne. (Lothar Hahl, op. cit., p. 37). 

P. 282, n" 5742. Époque des Flaviens. (Lothar Hahl, op. 
cit., p. 37). 

P. 286, n" 5748. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 34, pi. VII, 5. 

P. 287, n° 5751. Ajouter à la bibliographie : Ernst RiNK, 
Der Genius eines Kaisers auf einem rômischen Relief in Mains, 
dans Mainzer Zeitschrift, t. XXIX, 1934, p. 26-27. 

Ce n'est pas Junon, ou l'Abondance, tenant une corne 
d'abondance et faisant une libation sur un autel, mais le Génie 
de l'empereur. 

P. 288, n° 5752. Ajouter à la bibliographie : W. Schleier- 
macher, Studien an Gôttertypen der rômischen Rheinprovinzen, 
dans 23. Bericht der rôm. germ. Kommission, 1933, pi. 10, 2. 

P. 294, n° 5757. Époque préflavienne. (Lothar Hahl, op. 
cit., p. 37). 

P. 294, n" 5758. Ajouter à la bibliographie : Lothar Hahl, 
op. cit., p. 23, n. 99 6. — E. Krûger, Trierer Zeitschrift, 
t. 16/17, 1941-42, p. 22. 

P. 299, n» 5769. Ajouter à la bibliographie : Lothar Hahl, 
op. cit., p. 30. 

P. 299, n° 5770. Époque de Néron (?). (Lothar Hahl, op. 
cit., p. 45). 

P. 300, n» 5774. Début de l'époque des Flaviens. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 17). 

P. 301, n" 5775. Ajouter à la bibliographie : F. CuMONT, 
op. cit., p. 150, fig. 20. 

Le souffle impétueux est matérialisé par une sorte de cornet 
qui sort des lèvres et va en s'élargissant. 

P. 302, n" 5776. Ajouter à la bibliographie : E. KrûGER, 
Trierer Zeitschrift, t. 16/17, 1941-42, p. 23, n° 54 (figure). 

P. 303, n" 5778. Ajouter à la bibliographie : Lothar Hahl, 
op. cit., p. 40. — E. Kruger, op. cit., p. 26, n" 60. 

Après l'année 200 de notre ère. 

P. 304, n" 5779. Ajouter à la bibliographie : E. KrOgeh, 
op. cit., p. 23, n" 53 (figure). 

P. 306, n" 5784. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 34, pi. VIII, 3. — E. Gerster, op. cU., 
p. 52-59. 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



89 



Atelier de Musius. Entre les années 40 et 45 après J.-C. 

P. 307, n° 5785. Ajouter à la bibliographie : Gemiania 
Tomana, t. III, p. 33, pi. VII, 1. • — Lothar Hahl, op. cit., 
p. 17. — E. Geksteb, op. cit., p. 97, 99. 

Avant l'année 89 après J.-C. Atelier d'Annauso. (E. Gers- 
TER, op. cit., p. 96, 98). 

P. 307, n» 5786. Avant l'année 74 après J.-C. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 17). 

P. 310, n» 5787. Environ 20-30 après J.-C. (E. Gekster, 
op. cit., p. 52-59). 

P. 310, n" 5788. Ajouter à la bibliographie : Germania 
Tomana, t. III, p. 33, pi. VIII, 1. — Lothar Hahl, op. cit., 
p. 17, pi. 5, 2. — E. Gerster, op. cit., p. 52-59. 

Époque julio-claudienne. Atelier de Musius. 

P. 311, n" 5789. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, 34, pi. VIII, 4. — Lothar Hahl, op. cit., p. 15, 
n. 44. 

Avant la période des Flaviens. Entre les années 5 et 12 
après J.-C. Atelier de Musius. (E. Gebster, op. cit., p. 52-55). 

P. 311, n° 5790. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 32, pi. V, 3. — A. OxÉ, in Schumacher- 
Festschrift, 1930, p. 302, fig. 1. — E. Gebsteb, op. cit., p. 52- 
59. — Lothar Hahl, op. cit., p. 14. 

Entre les années 13 et 43. 

P. 313, n° 5792. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 31, pi. V, 1. — Lothar Hahl, op. cit., p. 17. 

Début de l'époque des Flaviens (70-92 avant J.-C). 

P. 315, n° 5795. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 41, pi. XIX, 2. — E. Gerster, op. cit., 
p. 52-55. Environ 30-40. Atelier de Musius. 

P. 317, n° 5798. Époque des Flaviens. (Lothar Hahl, op. 
cit., p. 14, 22. — E. Gerster, op. cit., p. 77, 85). 

P. 318, n» 5799. Entre les années 70 et 90. (Lothar Hahl, 
op. cit., p. 17). 

P. 319, n" 5800. Début de l'époque des Flaviens. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 21, n. 85). 

P. 319, no 5801. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 28, pi. II, 2. — Lothar Hahl, op. cit., p. 15, 
n. 44. 

Avant l'avènement des Flaviens : entre 5 et 12 ap. J.-C. 
(E. Gerster, op. cit., p. 52-59). 

P. 322, n° 5804. Environ 40-45 après J.-C. Atelier de Mu- 
sius. (E. Gerster, op. cit., p. 52-59). 

P. 322, n» 5805. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 42, pi. XXI, 1. 

Avant l'année 43 après J,-C. 

P. 322, n" 5806. Environ 12-17 après J.-C. Atelier de Mu- 
sius. (E. Gerster, op. cit., p. 52-55). 

P. 323, n" 5807. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 28, pi. II, 1. — Lothar Hahl, op. cit., p. 14. 

Entre les années 13 et 43. 

P. 325, n° 5812. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 43, pi. XXII, 4. Atelier de Musius. Envi- 
ron 12 après J.-C. (E. Gerster, op. cit., p. 52-55). 

P. 326, n° 5813. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 42, pi. XX, 1. — Lothar Hahl, op. cit., 
p. 45. 

Avant l'époque des Flaviens. Peut-être entre 5-12 après J.-C. 
(E. Gerster, op. cit., p. 52-55). 

P. 327, n" 5815. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 39-40, pi. XV, 1, 2. — Lothar Hahl, op. cit., 
p. 14, n. 43. — G. Behrens, Provinsialrômische Grabsteine 

ESPÉRANDIEU XIV. 



mit Verhiillung der Kôpfe der noch Lebenden, dans Germa- 
nia, t. 24, 1940, p. 209-212 ; — Maimer Zeitschrift, 1927, 
p. 41 sqq. 

L'image des personnages représentés sur la stèle, mais 
encore vivants était cachée par un appareil dont les trous de 
fixation sont encore visibles autour des visages. 

La stèle est contemporaine du règne de Claude. 

P. 329-332, no8 5816-5819, 5822. Début de l'époque des 
Flaviens. (Lothar Hahl, op. cit., p. 17). 

P. 333, n" 5823. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 40, pi. XVI, 1. — E. Gerster, op. cit., 
p. 75, 82. Atelier d'Annaius. 35-43 après J.-C. 

P. 334, n" 5824. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 39, pi. XIV, 3. — E. Gerster, op. cit., 
p. 52-55. Ateher de Musius. Entre 30 et 40 après J.-C. 

P. 334, n» 5824. Ajouter à la bibliographie : G. Behrens, 
Germania, t. 16, 1932, p. 32. 

P. 336, n" 5826. MiUeu du iii" siècle après J.-C. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 47). 

P. 336, n" 5827. Environ 160 après J.-C. (Lothar Hahl 
op. cit., p. 23, n. 99 d). 

P. 339, n" 5829. Début de l'époque des Flaviens. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 17). 

P. 340, n° 5833. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 53, pi. XXXIX, 3-5. 

P. 341, n" 5834. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 37, pi. XII, 4, 6. 

P. 342, n" 5835. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 30, pi. III, 3. — Lothar Hahl, op. cit., 
p. 14, pi. 2, 1. — E. Gerster, op. cit., p. 75, 83. 

Entre les années 13 et 43 avant J.-C. 

P. 344, n» 5838. Entre les années 70 et 90 après J.-C. 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 19, pi. 3, 3. — E. Gerster, op. 
cit., p. 77, 85. — CuMONT, Recherches, p. 435, fig. 89). 

P. 346, n° 5840. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 31, pi. IV, 5. — Lothar Hahl, op. cit., p. 16. 

Époque de Vespasien. 

P. 347, n° 5841. Entre 70 et 80 après J.-C. (E. Gehster, 
op. cit., p. 97, 99). 

P. 349, n" 5847. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 35, pi. X, 1. 

P. 350, n° 5850. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 30, pi. IV, 2. — Lothar Hahl, op. cit., 
p. 16, pi. 4, 2. — H. Kœthe, Revue archéologique, 1937, 2, 
p. 211. 

Le monument, qui peut être daté de l'époque de Vespasien, 
a subi, particuhèrement dans l'exécution des draperies, l'in- 
fluence de l'atelier mayençais de la Colonne. 

P. 352, n" 5852. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 33, pi. VII, 3. — Lothar Hahl, op. cit., 
p. 17, pi. 5, 2. — E. Gerster, op. cit., p. 77, 85. 

Peut être de l'époque de Néron. 

P. 354, n" 5854. Ajouter à la bibUographie : Germania 
romana, t. III, p. 34, pi. IX, 1. — Lothar Hahl, op. cit., p. 17. 

Entre les années 70 et 75 après J.-C. 

P. 358, n" 5860. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 38, pi. XIII, 5. — Lothar Hahl, op. cit., 
p. 17. 

Entre les années 70 et 78 après J.-C. 

P. 358, n» 5861. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 28, pi. I, 3. — E. Gerster, op. cit., p. 52- 
55. Atelier de Musius. Environ 20-30 après J.-C. 

12 



90 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



P. 359, n° 5862. Ajouter à la bibliographie : Lothar Hahl, 
op. cit., p. 29, pi. 21, 2. 

P. 363, no 5866. 170 après J.-C. (Lothar Hahl, op. cit., 
p. 25, pi. 12). 

P. 365, n" 5867. Entre les aimées 70 et 90 (?). (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 21, n. 85). 

P. 365, n" 5868. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 41, pi. XVIII, 5. 

P. 366, n° 5870. Atelier d'Annaius. Entre 45 et 50 après 
J.-C. (£. Gebster, op. cit., p. 75, 83). 



P. 367, no 5873. Fin du il« siècle ou début du nie siècle 
après J.-C. (Lothar Hahl, op. cit., p. 39). 

P. 369, n° 5875. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 42, pi. XXI, 2. 

P. 377, n» 5887 et t. X, p. 93. Ajouter à la bibliographie : 
Germania romana, t. IV, p. 28-30, pi. I-V, 2. — Lothar Hahl, 
op. cit., p. 15, pi. 3, 2. — H. Kœthe, Revue archéologique, 
1937, 2, p. 211. — W. Schleiermacheb, Germania, 26, 1942, 
p. 134. 

Entre les années 54 et 58 après J.-C. 



TOME VIII. 



NÉMÉTES. 

P. 5, n° 5893. Environ 240 après J.-C. (Lothar Hahl, Zur 
Stilentwicklung der provinzialrômischen Plastik in Germanien 
und Gallien, p. 41). 

P. 12, n" 5907. Après 200 de notre ère. (Lothar Hahl, 
op. cit., p. 40). 

P. 15, no 5910. Après 200 de notre ère. (Lothar Hahl, 
op. cit., p. 40). 

P. 31, n° 5924. m» siècle après J.-C. (Lothar Hahl, op. cit., 
p. 42, pL 21, 1). 

VALLÉE DE L'ERBACH ET SES AFFLUENTS. 

P. 41, n" 5938. Troisième tiers du m« siècle après J.-C. 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 43, n. 58). 

P. 41, n" 5939. Troisième tiers du m^ siècle de notre ère. 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 43). 

P. 43, n° 5940. Troisième tiers du nje siècle de notre ère. 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 43). 

P. 46, n° 5942. Milieu du m" siècle après J.-C. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 48). 

SPIRE ET RÉGION COMPRISE ENTRE LA QUEICH 
ET L'ISNACH. 

P. 51, n° 5953. Ajouter à la bibliographie : E. Khûger, 
Trierer ZeUschrift, t. 16/17, 1941-42, p. 24, n» 56. 

P. 53, a° 5955. Ajouter à la bibliographie : Germania romana, 
t. III, p. 40, pi. XVI, 2. — Lothar Hahl, op. cit., p. 43, n. 58. 
— E. Gersteh, op. cit., p. 52-55. 

!«' siècle après J.-C. Atelier de Musius. 15 après J.-C. 

P. 63, n» 5973. Après l'an 200 de notre ère. (Lothar Hahl, 
op. cit., p. 40). 

P. 63, no 5974. Troisième tiers du m» siècle après J.-C. 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 43). 

P. 66, n» 5980. Après l'an 200 de notre ère. (Lothar Hahl, 
op. cit., p. 40). 

P. 72, n° 5988. Ajouter à la bibliographie : E. Krugeb, 
Trierer Zeitschrift, t. 16/17, 1941-42, p. 29. 

P. 76, no 5993. Ajouter à la bibliographie : Lothar Hahl, 
op. cit., p. 25, pi. 13, 1. — H. Kœthe, Revue archéologique, 
1937, 2, p. 221. 

Le monument offre un style « massif», qui règne encore aux 
environs de l'année 181. 

VANGIONS. 

P. 90, n° 6011. Ajouter à la bibliographie : Germania romana, 
t. III, p. 35, pi. X, 3. — Lothar Hahl, op. cit., p. 17. — 
E. Gersteh, op. cit., p. 52-55. 

Avant l'année 50 après J.-C. et peut-être en 43. 



P. 92, n" 6014. Ajouter à la bibliographie : Germania romana, 
t. III, p. 32, pi. VI, 4. — Lothar Hahl, op. cit., p. 15, n. 44. 

Avant l'avènement des Flaviens. 

P. 94, n» 6016. Avant l'avènement des Flaviens. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 15, n. 44). 

P. 96, n° 6018. Avant l'avènement des Flaviens. Atelier 
d'Annauso. (Lothar Hahl, op. cit., p. 15, n. 44. — E. Gersteh, 
op. cit., p. 97, 98). 

P. 106, n» 6040. Milieu du ni» siècle après J.-C. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 48). 

P. 106, n° 6041. Ajouter à la bibliographie : E. Kruger, 
Trierer Zeitschrift, t. 16/17, 1941-42, p. 25, n° 58 (figure). 

P. 106, n" 6044. rv» siècle après J.-C. (Lothar Hahl, op. cit., 
p. 30, n. 126). 

P. 115, no 6062. Ajouter à la bibliographie : Lothar Hahl, 
op. cit., p. 23, n. 99 a. 

VALLÉE DU GLAN ET SES AFFLUENTS. 

P. 123, n° 6067. Troisième tiers du me siècle après J.-C. 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 43). 

P. 126, n° 6074. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 51, pi. XXX, 2. 

P. 133, n" 6078. me siècle après J.-C. (Lothar Hahl, op. 
cit., p. 42). 

P. 136, no 6082. me siècle après J.-C. (Lothar Hahl, op. 
cit., p. 42). 

P. 146, n" 6098. Troisième tiers du me siècle après J.-C. 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 43). 

P. 150, n» 6108. Époque de Trajan. (Lothar Hahl, op. 
cit., p. 38). 

P. 154, n" 6117. Troisième tiers du m* siècle après J.-C. 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 43). 

UBIÈNS. 

P. 158, a° 6121. Probablement période claudienne. 
(F. KuTSCH, in Schumacher Festschrift, p. 276). 

P. 160, n» 6124. Environ 240 après J.-C. (Lothar Hahl, 
op. cit., p. 41). 

P. 161, no 6125. Avant les années 42-61 après J.-C. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 14, n. 40, pi. 4, 1. — E. Gersteh, op. cit., 
p. 75, 83). Atelier d'Annaius. 

P. 163, no 6126. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 43, pi. XXI, 3. 

P. 167, n" 6136. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 30, pi. IV, 1. — Lothar Hahl, op. cit., 
p. 15, n. 44. — E. Gersteh, op. cit., p. 75, 83. 

Avant l'avènement des Flaviens ; environ 43-50 après J.-C. 
Atelier d'Annaius. 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



91 



P. 168, n° 6137. Avant l'avènement des Flaviens. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 15, n. 44. — E. Gerster, op. cit., p. 75, 83). 
Entre 43 et 50. Atelier d'Annaius. 

P. 169, n" 6138. Époque de Claude. (Lothar Hahl, op. cit., 
p. 14, n. 43). 

P. 172, n" 6144. Entre les années 170 et 180 après J.-C. 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 39). 

Ebert, Reallexikon der Vorgeschichte, s. v., Sankt Goarstein. 
— Bonner Jahrbûcher, Heft 145, 1940, p. 195, pi. 36-37. 

Le monument a été transporté au Musée de Bonn. Lors de 
son enlèvement, on a pu constater que le pilier reposait sur 
un soubassement, ayant la forme d'une demi-sphère. 

P. 191, n" 6170. Ajouter à la bibliographie : G. Behrens, 
Germania, t. 16, 1932, p. 34, fig. 6 ; essai de reconstitution 
avec la tête placée au sommet du pilier. — H. Kœthe, Revue 
archéologique, 1937, 2, p. 203-204. 

Le pilier de Pfalzfeld « est probablement la reproduction 
en pierre d'un revêtement métallique d'un pilier de bois, car 
le style n'est pas celui de la sculpture sur bois. Le monument, 
qu'on n'a pas encore réussi à interpréter, portait sur sa partie 
supérieure, aujourd'hui perdue, une tête humaine. Le fait de 
la reproduction en pierre pourrait bien indiquer le commen- 
cement d'une influence de la sculpture romaine importée, 
quoique le style appartienne encore entièrement à l'époque de 
La Tène ». [H. Kœthe]. 

P. 192, n" 6171. Avant l'avènement des Flaviens. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 37). 

P. 195, n° 6177. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 34, pi. VIII, 1. 

P. 198, n° 6179. Ajouter à la bibliographie : E. KrOger, 
Trierer Zeitschrift, t. 16/17, 1941-42, p. 18, n" 46 (figure). 

KOBLENTZ ET LA RÉGION COMPRISE ENTRE LA 
MOSELLE ET L'AHR. 

P. 198. Ajouter à la bibliographie : Adam Gûntheb, Das 
rômische Kobleng, dans Bonner Jahrbûcher, Heft 142, 1937, 
p. 35-76. 

P. 201, no 6184 (= 5770). Ajouter à la bibliographie : Adam 
Gunther, Das rômische Koblenz, dans Bonner Jahrbûcher, 
Heft 142, p. 54-55, pi. 17-18. — E. Krugeh, Ein rômischer 
Familie Grabstein in Koblenz, dans Festchrift fur August Oxé, 
1938, p. 128-134 (figures). Photographie communiquée par le 
Musée de Coblence. (PI. Cil). 

Le décor est divisé en deux registres par un bandeau sur 
lequel est gravée l'épitaphe. En haut, dans une niche dont le 
sommet est orné de la représentation d'une coquille, flanquée 
de feuilles d'acanthes dans les écoinçons, trois personnages 
sont réunis : à droite, une femme est assise, vêtue à la romaine 
d'une robe dont les plis retombent sur les pieds chaussées de 
bottines à bouts efillés. Sur le même banc, au centre, un homme, 
portant autour du cou le foulard indigène et une tunique des- 
cendant à la cheville. Visage et cheveux ont disparu. A gauche, 
assis dans un fauteuil à pieds tournés, les pieds chaussés posés 
sur un tabouret bas, un jeune homme tient un volume déployé 
sur les genoux. En avant de lui, une table pliante. Au registre 
inférieur, les bustes de cinq jeunes filles, la chevelure retom- 
bant en arrière sur les épaules de chaque côté du cou, autour 
duquel est passé un collier, portant parfois en pendentif, un 
anneau ou un disque. Elles tiennent dans la main droite un 
éventail ou une fleur. Sur les petits côtés de la stèle, debout 
sur les feuillages, issus d'un arbre, un Attis, en costume 
thrace, le menton reposant dans la main, dans l'attitude de la 
tristesse. Au-dessus, un grand bouclier d'amazone, orné d'une 



feuille, auquel sont suspendus en diagonale deux autres bou- 
cliers d'amazone plus petits. 

Première moitié du l" siècle après J.-C. 

P. 202, n» 6186. AjoMer à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 56, pi. XLVIII, 4. — Adam GtJNTHEH, 
Bonner Jahrbûcher, Heft 142, 1937, pi. 16. 

P. 202, n» 6189. Ajouter à la bibliographie : Adam Gun- 
ther, op. cit., p. 53 et pi. 16, 1. La tête a été trouvée à Co- 
blence, Florinspfefi'engasse, au cours de travaux d'édihté. 

P. 203, no 6190. Entre les années 130 et 160 après J.-C. 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 138). 

P. 212, n" 6207. Ajouter à la bibliographie, Germania romana, 
t. III, p. 38, pi. XIII, 1. — Lothar Hahl, op. cit., p. 22. 

Époque des Flaviens. 

P. 215, n" 6211. Entre les années 170 et 180 après J.-C. 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 39). 

P. 215, n» 6212. Ajouter à la bibliographie : DE LoË, Bd- 
gique ancienne, t. III, p. 343, n" 39. 

P. 216, n" 6213. Ajouter à la bibliographie : E. Gersteh, 
op. cit., p. 75, 84. Milieu du i""' siècle après J.-C. 

Atelier d'Annaius. Environ 50 après J.-C. 

P. 217, n» 6214. Ajouter à la bibliographie : Helmuth 
ScHOPPE, Ein griechischer Vorbild fur Kôlner TerrakoUen, 
dans Germania, t. 22, 1930, p. 240-244. 

BONN ET LA RÉGION COMPRISE, ENTRE L'AHR, LE 
ROER ET LE CONFLUENT DE L'ERP. 

P. 218-219. Ajouter à la bibliographie : F. Œlmann, Das 
rheinische Landesmuseum in Bonn. Seine Enluiicklung und 
Aufgaben. Festschrift, 1936. 

P. 220, n" 6220. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. V, pi. VIII, 4, p. 35. 

P. 230, n" 6239, 6240. Ajouter à la bibliographie : E. KBtJ- 
GEH, Trierer Zeitschrift, t. 16/17, 1941-42, p. 20, n» 51 (figure). 

P. 234, n° 6248. Avant l'année 42 de notre ère. (E. Gers- 
ter, op. cit., p. 109-111. — L. Hahl, op. cit., p. 17). 

P. 236, n" 6251. Entre les années 30 et 60 de noUe ère. 
(E. Gersteh, op. cit., p. 109). 

P. 237, no 6252. Entre les années 43 et 50 de noUe ère. 
(Ibid., p. 109, 110). 

P. 237, n° 6253. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 30, pi. III, 4. — L. Hahl, op. cit., p. 14. 
— E. Gerster, op. cit., p. 109, 110. 

Entre les années 40 et 70 de notre ère. 

P. 238, n° 6254. Entre les années 43 et 50 de notre ère. 
(E. Gerster, op. cit., p. 109, 111). 

P. 239, n° 6255. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 38, pi. XIII, 2. — Lothar Hahl, op. cit., 
p. 15, n. 44. — E. Gerster, op. cit., p. 109, 110. 

Avant l'époque des Flaviens, entre 60 et 65 après J.-C. 

P. 241, n" 6257. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 31, pi. IV, 4. — E. Gerster, op. cit., p. 109, 
111. 

Entre les années 50 et 70 après J.-C. 

P. 241, n° 6259. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 28, pi. II, 3. — Lothar Hahl, op. cit., p. 15t 
n. 45. — E. Gerster, op. cit., p. 78, 84. 

Avant l'avènement des Flaviens, et peut-être entre les 
années 35 et 42 avant J.-C. ; 50 à 60, selon E. W. Gerster. 

P. 243, n° 6262. Après l'année 100 de notre ère, mais avant 
le règne d'Hadrien. (Lothar Hahl, op. cit., p. 20, pi. 6, 4). 

P. 244, no 6264. Probablement en 101 de notre ère. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 20, pi. 6, 3). 



92 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



P. 245, n» 6265. Environ 43-50 après J.-C. (E. Gehsteh, 
op. cit., p. 109, 110). 

P. 247, n" 6268. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 35, pi. X, 4. — Lothar Habl, op. cit., p. 21, 
n. 85. — E. Gersteh, op. cit., p. 76, 84. 

Début de l'époque des Flavieng : entre 50 et 60. Atelier 
d'Annaius. 

P. 247, no 6269. Entre 43 et 50 après J.-C. (E. Gebster, 
op. cit., p. 109, 110). 

P. 247, n" 6270. Entre les années 70 et 90 après J.-C. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 21, n. 85). 

P. 249, n° 6273 (et non : 6373). Entre les années 70 et 90 (?) 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 21, n. 85). 

Atelier de Caelius, environ 20-30 de notre ère. (Gerster, 
op. cit., p. 31-33). 

P. 250, n» 6275. Début de la période des Flaviens. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 21, n. 85). 

P. 252, n" 6282. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 32, pi. VI, 1. — Wilhem Zwikker, Bemer- 
kungen su den rômischen Heeresfahnen in der àlteren Kaiserzeit, 
dans 27. Bericht der rôm. germanischen Kommission, 1937, 
p. 16, pi. I, 2. — Lothar Hahl, op. cit., p. 15, n. 44. — E. Gers- 
ter, op. cit., p. 109, 111. 

Avant ravènement des Flaviens, environ 57 après J.-C. 

P. 253, n° 6283. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 32, pi. VI, 3. — Lothar Hahl, op. cit., 
p. 15, n. 44. — E. Gerster, op. cit., p. 109, 110. 

Avant l'avènement des Flaviens. Environ 43-50 après J.-C. 

P. 254, n» 6284. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 38, pi. XII, 5. 

P. 255, n° 6286. Avant l'avènement des Flaviens. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 37, n. 29). 

P. 257, n" 6289. Avant l'avènement des Flaviens. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 15, n. 44. — E. Gerster, op. cit., p. 109, 
110). 

P. 258, n" 6292. Avant l'avènement des Flaviens, entre 60 
et 65 après J.-C. (Lothar Hahl, op. cit., p. 15, n. 44. — E. Gers- 
ter, op. cit., p. 109, 111). 

P. 262, no 6300. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 44, pi. XXIII, 6. 

P. 263, n° 6303. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 40, pi. XVII, 2. 

P. 266, n" 6307. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 46, pi. XXII, 1. — Lothar Hahl, op. cit., 
p. 27, pi. II, 1. — H. Kœthe, Revue archéologique, 1937, 2, 
p. 220. 

Deuxième décade du ll» siècle après J.-C. 

P. 271, n° 6316. Ajouter à la bibliographie : Bonner Jahr- 
bucher, Heft 145, 1940, p. 196, pi. 38. — Lothar Hahl, op. 
cit., p. 38. 

Le monument, que l'on peut dater environ 164 après J.-C, 
est entré dans les collections du Musée de Bonn. 

P. 274, n" 6320. Ajouter à la bibliographie : Gennania 
romana, t. III, p. 38, pi. XIII, 6. — Lothar Hahl, op. cit., 
p. 15, n. 44. — E. Gerster, op. cit., p. 76, 85. 

Avant l'avènement des Flaviens ; entre 50 et 60 après J.-C. 
Atelier d'Annaius. 

P. 276, n° 6321. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 54, pi. XLIII, 1. — Lothar Hahl, op. cit., 
p. 34. 

Environ le dernier tiers du ii« siècle après J.-C. 

P. 279, n» 6330. Début de la période des Antonins. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 23, n. 99 d). 

P. 282, n° 6335. Ajouter à la bibliographie : Germania 



romana, t. IV, p. 57, pi. XXXV, 1. — Lothar Hahl, op. cit., 
p. 23, n. 99 d. — H. Kœthe, Revue archéologique, 1937, 2, 
p. 216. 

De même que le précédent monument, le relief peut être 
daté de l'année 150 avant J.-C. 

P. 281, n" 6333. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 50, pi. XXVII, 2. 

P. 283, n° 6336. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 46, pi. XXII, 3. — Alfons M. Beck, Die 
lateinischen Offenbarungsinschriften des rômischen Germaniens. 
Ein Beitrag sur Volskunde unserer Urfahren, dans Mainser 
Zeitschrift, t. XXXI, 1931, p. 24 (figure). — Lothar Hahl, 
op. cit., p. 51. 

Environ 170 après J.-C. 

P. 284, n° 6337. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 34, pi. VIII, 2. 

P. 285, n° 6338. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 42, pi. XVII, 3. 

P. 286, n" 6349. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 46, pi. XXII, 2. 

P. 287, n° 6342. Ajouter à la bibliographie : W. Schleier- 
macher, Studien sur Gôttertypen der rômischen Rheinprovinzen, 
dans 23. Bericht der rômisch, germanischen Kommission, 1933, 
p. 16. 

P. 294, no 6355. Environ 230/240 après J.-C. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 53). 

P. 296, n° 6358. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 46, pi. XXII, 4. 

P. 301, nO 6369. Entre les années 70 et 90 après J.-C. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 54). 

COLOGNE. 

P. 310, n" 6384. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 41, pi. XVI, 5. 

P. 315, no 6390. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 40, pi. XVI, 3. 

P. 317, no 6393. Entre les années 164 et 181. (Lothar Hahl, 
op. cit., p. 39). 

P. 320, n» 6398. Je donne (pi. CIII) une meilleure photogra- 
phie que celle publiée précédemment. Photographie commu- 
niquée par le Musée de Bonn. 

Le monument est entré par échange avec le Musée de 
Cologne, dans les collections du Musée de Bonn. (Bonner 
Jahrbucher, Heft 143/144, 1939, p. 333, pi. 61, 1. 

Hauteur, m. 226 ; largeur, m. 250 ; épaisseur, m. 45. 

P. 323, n° 6402. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 53, pi. XXXII, 4. 

P. 326, n» 6407. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 35, pi. IX, 2. — Lothar Hahl, op. cit., p. 38. 

Entre les années 130 et 160 après J.-C. 

P. 330, n° 6412. Environ 170 après J.-C. (Lothar Hahl, 
op. cit., p. 51). 

P. 331, n" 6413. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 42, pi. XVIII, 3. 

P. 332, n" 6416. Ajouter à la bibliographie : Lothar Hahl, 
op. cit., p. 23, n. 99 a. 

P. 333, no 6420. Deuxième quart du in« siècle après J.-C. 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 47). 

P. 335, n" 6425. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 37, pi. XII, 3. 

P. 336, n° 6426. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 56, pi. XLVIII, 2. 

P. 337, n» 6428. Peut-être entre les années 35 et 42 après J.-C. 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 17). 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



93 



P. 340, n° 6434. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 39, pi. XV, 9. 

P. 341, n° 6435. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 44, pi. XXV, 3. — E. Gersteh, op. cit., 
p. 97, 99. 

Entre 70 et 80 après J.-C. 

P. 342, no 6436. Entre 50 et 70 après J.-C. (E. Gersteb, 
op. cit., p. 97, 98). 

P. 345, n° 6439. Ajouter à la bibliographie : E. KrCger, 
Zwei Darstellungen der germanischen GSttin Vagdavercustis, 
dans Germania, t. 22, 1938, p. 100-104. — Lothar Hahl, 
op. cit., p. 104. — H. Kœthe, Revue archéologique, 1937, 2, 
p. 220. 

Germania romana, t. IV, p. 48, pi. XXV, 3. — • Hennann 
ScHNiTZ, Die Weihung eines Gardeprâfekten an die Dea Vagda- 
vercustis, dans Germania, t. 24, 1940, p. 255-266. 

L'autel a été consacré entre les années 165 et 167 après J.-C. 

P. 345, n" 6440. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 41, pi. XVIII, 4. — Lothar Hahl, op. cit., 
p. 18. — E. Gerster, op. cit., p. 77, 86. 

Entre les années 70 et 90 après J.-C. 

P. 346, n" 6441. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 43, pi. XVIII, 5. 

P. 347, n° 6443. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 29, pi. II, 4. — E. Gerster, op. cit., p. 31-33. 

Atelier de Caelius. 35 après J.-C. 

P. 348, n» 6446. Entre les années 10 et 35 après J.-C; 
peut-être 20 après J.-C. (Lothar Hahl, op. cit., p. 14, pi. 2, 3. 
— E. Gerster, op. cit., p. 31-33). 

P. 349, n" 6447. Fin du règne de Néron et début du règne 
de Vespasien. (Lothar Hahl, op. cit., p. 19, pi. 6, 2. — 
E. Gerster, op. cit., p. 97, 98). 

P. 350, no 6448. Entre 70 et 80 après J.-C. (E. Gerster, 
op. cit., p. 97, 99). 

P. 351, n» 6449. Après Hadrien. (Lothar Hahl, op. cit., 
p. 21, n. 98). 

P. 352, n" 6450. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 40, pi. XVI, 3. — Lothar Hahl, op. cit., 
p. 14. 

Le monument peut être daté de la période comprise entre 
les années 10 et 35 après J.-C. ; et plutôt avant 42. 

P. 353, n° 6452. Entre les années 10 et 35 après J.-C. 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 14. — E. Gerster, op. cit., p. 31-33). 

P. 354, n" 6454. Entre les années 70 et 90 après J.-C. 
(Lothar Hahl, op. cit., 21, n. 85. — E. Gerster, op. cit., 
p. 97, 99). 

P. 356, n» 6455. Début de l'époque des Flaviens. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 21, n. 85. — E. Gerster, op. cit., p. 120). 

P. 357, no 6456. Environ 92 après J.-C. (E. Gerster, op. 
cU., p. 121, 130-131). 

P. 357, n" 6457. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 35, pi. XI, 3. — W. Schleiermacher, 
Studien an Gottertypen der rômischen Rheinprovinzen, dans 



23. Bericht der rOmisch-germanischen Kommission, 1933, 
pi. 15, 2. — Lothar Hahl, op. cit., p. 20, pi. 7, 1. 

Entre les années 89 et 104 après J.-C. 

P. 360, no 6460. Début de l'époqne des Flaviens. (Lothar, 
Hahl, op. cit., p. 21, n. 85). 

P. 361, n" 6463. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 35, pi. XI, 2. — Lothar Hahl, op. cit., 
p. 20. — E. Gerster, op. cit., p. 121. 

Entre les années 70 et 90, plutôt vers la fin de l'époque 
des Flaviens. 

P. 363, no 6466. Entre les années 70 et 92 après J.-C. 
(E. Gerster, op. cit., p. 121. — Lothar Hahl, op. cit., p. 19). 

P. 364, n" 6467. 85 après J.-C. (E. Gerster, op. cit., p. 120). 

P. 365, n" 6468. Environ 30-40 après J.-C. Atelier de 
Musius. (E. Gerster, op. cit., p. 52-55). 

P. 366, n" 6469. Début de la période des Flaviens. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 21, n. 85). 

P. 368, n" 6472. Début de la période des Flaviens. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 21, n. 85. — E. Gerster, op. cit., p. 97, 98). 

P. 370, n° 6478. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 41, pi. XVIII, 1. 

P. 371, n° 6479. Première moitié du ni» siècle après J.-C. 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 24, n. 99 d). 

P. 374, n" 6483. Fin de la période des Flaviens. (Lothar Hahl, 
op. cit., p. 19, n. 71 ; p. 20. — E. Gerster, op. cit., p. 121). 

P. 379, n" 6488. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 55, pi. XLVIII, 1. 

P. 379, n" 6489. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 42, pi. XIX, 3. 

P. 382, n" 6495. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 40, pi. XVII, 6. 

P. 383, n° 6497. Entre les années 30 et 35 après J.-C 
(E. Gerster, op. cit., p. 31-33). 

P. 383, n" 6498. Entre les années 70 et 90 après J.-C. 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 21, n. 85). 

P. 384, n° 6499. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 40, pi. XVII, 4. 

P. 387, n° 6506. Entre les années 220 et 230. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 53). 

P. 388, n» 6508. Ajouter à la bibliographie : E. KrOgeb, 
Trierer Zeitschrift, t. 16/17, 1941-42, p. 20, n» 49 (figure). 

P. 389, n° 6510. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 41, pi. XVIII, 6. — E. Gersteb, op. cU., 
p. 31-33. 

Atelier de Caelius. 20-30 après J.-C. 

P. 393, n" 6250. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 43, pi. XXI, 4. 

P. 396, n° 6528. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 62, pi. XLII, 3. 

P. 407, n" 6555. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. III, p. 44, pi. XXV, 2. 

P. 411, n» 6559. Ajouter à la bibliographie : Germania 
romana, t. IV, p. 46, pi. XXIII, 2. 



TOME IX. 



AIX-LA-CHAPELLE ET LA RÉGION COMPRISE ENTRE 

LA MEUSE ET LA ROER. 

P. 10, n° 6575. Ajouter à la bibliographie : Germania romana, 
t. III, p. 2, pi. V, 2. 

Le mobilier funéraire permet de dater le monument du 
début du II* siècle après J.-C. Le traitement souple et tran- 
quille du vêtement paraît contemporain de la fin de la période 



trajane et des premières années du règne d'Hadrien. (H. Kœthe, 
Revue archéologique, 1937, 2, p. 213-214. — Lothar Hahl, Zur 
Stilentwicklung der provinxialrômischen Plastik in Germanien 
und Gallien, p. 18, pi. 4, 4). 

Le monument est entré, par échange avec le Musée de 
Neuss, dans le» collections du Musée de Bonn. (Bonner Jahr- 
biUher, Heft 143/144, 1939, p. 333 et pi. 60). 



94 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



XANTEN ET LA RÉGION COMPRISE ENTRE L'ERFT 
LA MEUSE ET LE RHIN JUSQU'AU VAHAL. 

P. 15, no 6577. Ajouter à la bibliographie : Germania romana, 
t. IV, p. 32, pi. VI, 6. — Lothar Hahl, op. cit., p. 28, pi. 17, 3. 

P. 16, nO 6578. Ajouter à la bibUographie : Germania romana, 
t. IV, p. 30, pi. V. — Lothar Hahl, op. cit., p. 28, pi. 17, 1. 

P. 18, no 6581. Ajouter à la bibliographie : Germania romana, 
t. III, p. 28, pi. I, 2. — Lothar Hahl, op. cit., p. 13. —E. Gebs- 
TEB, Mittelrheinische Bildhauenverkstàtte im I. Jahrhundert, 
n. Chr., p. 31-33. 

Après l'année 9 de notre ère. 

P. 21, no 6583. Ajouter à la bibliographie : Germania romana 
t. IV, p. 39, pi. XV, 6. — Lothar Hahl, op. cit., p. 27. 

Entre les années 222 et 235 après J.-C. 

P. 23, no 6589. Ajouter à la bibUographie : Germania romana, 
t. III, p. 35, pi. XL 1. — Lothar Hahl, op. cit., p. 21, n.87. 

Fin de la période des Flaviens. 

P. 25, no 6592. Règne de Claude. (Lothar Hahl, op. cit., 
p. 18, n. 68). ^ 

P. 29, no 6597. Avant l'avènement des Flaviens, entre 50 
et 60 après J.-C. (Lothar Hahl, op. cit., p. 15, n. 44. — E. Gers, 
TER, op. cit., p. 76, 84). 

P. 33, no 6606. Milieu du m« siècle. (Lothar Hahl, op. cit., 
p. 47). 

P. 33, no 6607. Ajouter à la bibliographie : Germania romana, 
t. III, p. 40, pi. XVII, 3. — Lothar Hahl, op. cit., p. 13. 
— E. Gerster, op. cit., p. 31-33. 

Entre les années 10 et 43 après J.-C. Avant l'année 17. 
[E. Gerster]. 

BATAVES, CANNINÉFATES, MARSES, FRISONS. 

P. 25, no 6610. Ajouter à la bibliographie : H. Harden- 
BEHG, Uautel de Mercure Arveme à Horn, dans V Antiquité 
classique, t. XV, 1946, p. 5-42. 

P. 43-44, nos 6618 à 6621. Les monuments ont été trouvés 
à une date mconnue. Ils ne figuraient pas dans la coUection 
de Smetms. Ils ont été mentionnés pour la première fois dans : 
In DE Betouw, De castris veteribus, p. â6. (Renseignement 
commumqué par M. Daniels). 

P. 44, no 6623. Le monument a été trouvé à une date in- 
connue. Gravure dans Smetius, Antiquitates Neomagenses 
(1678), p. 66 et frontispice. Il a fait partie de la collection 
de bmetms. (Renseignement communiqué par M. Daniels) 
P 45 no 6624. Ajouter à la bibliographie : J. H. Holwerda, 
Uudheidkundige Mededeelingen, N. R., t. VI, 1925, p. 80-94 
P. 46^ no 6625. La main fermée a été trouvée 'également 
sur le Hunerberg, mais antérieurement et non sur le même 
emplacement que le fragment d'Attis. Abeleven et Buleved 
Catalogue, B. A. L, 12. (Renseignement commumqué par 
M. Daniels). *^ 

P. 48, no 6627. La pièce a été trouvée lors de la démolition 

du château Valkkof, de même que les monuments nos 6626, 

6628, en 1796. (Renseignement communiqué par M. Daniels)! 

P. 49, nO 6629. La provenance est inconnue. (Renseignement 

commumqué par M. Daniels). 

P. 50, no 6630. Lire : 6631. 

P. 51, no 6634. Découverte lors des fouilles de C J Reo 
^NS et C. Leemans, en 1834, sur l'emplacement du fort 
Krayenhofif, près de Nimègue, dans les fondations d'un grand 
édiface mdéterminé d'Ulpia Noviomagus. 

P. 51, no 6635. Le monument a été découvert à Heerlen 
de même que le no 6670, et non à Nimègue. (Renseignement 
commumqué par M. H. Brunsting). 



P. 51, no 6636. Le monument a été extrait des fondation» 
d un mur, près de la tour principale du château de Volkhof. 
(Renseignement commumqué par M. Daniels). 

P. 76, nO 6668. La disposition des fragments est inexacte. 
(Voir la lithographie pubhée dans W. Pleyte, Nederlandsche 
Oudheden, Batavia, pi. XI, 2 a, b). Guirlande entre deux 
médaillons ; à droite, xme grande figure assise (?) ; au centre, 
quatre figures plus petites, dont une fileuse avec quenouiuè 
et fuseau ; à gauche, peut-être un second personnage. Sur la 
face latérale droite du monument funéraire : une grande 
figure masculine nue, peut-être Jupiter avec le foudre et la 
lance. [H. Brunsting]. 

P. 76, n» 6669. Le nom officiel du village est Dodewaard. 

Fin de la période flavienne. (L. Hahl, op. cit., p. 21, 

pl. /, Zlf, 

P. 77, no 6671. Le petit autel a été rettouvé (Pl. CIII). Sur 
chaque côté, un arbre stylisé. Trouvé, en 1870, dans le castellum 
romain. Hauteur, m. 27 ; largeur, m. 245; épaisseur, 
m. 08. (Renseignement communiqué par M. Brunsting). 

P. 77, no 6673. Le monument a été trouvé dans le castellum 
romain de Fectio. Au Moyen âge : Wiltenbourg. (Renseigne- 
ment communiqué par M. H. Brunsting). 

Après le règne d'Hadrien. (L. Hahl, op. cit., p. 21, n. 89). 

P. 77, no 6673. Même provenance. 

P. 82, no 6680. Même provenance. 

NARBONNAISE. 

P. 87, n" 6685. Ajouter à la bibliographie : Franz Cumont, 
La stèle au danseur d'Antibes et son décor végétal. Étude sur 
le symbolisme funéraire des plantes. Paris, 1942. 

La reproduction donnée sous le no 6685, d'après un moulage 
et « détourée », peut induire en erreur. Le registre inférieur 
était complété par deux signes qui ont disparu de la gravure. 
A.U delà des moulures dessinant un arc de chaque côté, on 
distingue une étoile à six rayons, intacte à gauche et mutilée, 
mais encore bien distincte à droite (p. 35) ; à la partie supé- 
rieure, un tronc qui va en s'élargissant au ras du sol. La forme 
conique de la rainure qu'il soutient est celle du cyprès pyra- 
midal, dont la pointe a disparu en partie par suite de la muti- 
lation du monument (p. 33). 

La partie la mieux conservée, sous l'épitaphe, montre un 
vase sans anses d'où sortent deux tiges terminées par une 
feuille de lierre (p. 5). M. de La Souchère propose d'y voir : 
ce Le filet ou réticule fermé par une coulisse terminée par 
deux glands, dans lesquels le pantomime mettait ses objeU 
de toilette, en somme les armes parlantes du danseur» (p. 5). 
P. 96, no 6693. Ajouter à la bibliographie : P. de Brun, 
Les dieux de Glano et de Glanum près Saint-Remy-de-Provence, 
dans Provincia, t. XV, 1935, p. 249-250 et pl. L — Ch. Picard, 
Revue des Études latines, 1938, p. 375. 

P. 100, no 6701. Ajouter à la bibliographie : E. Cohen, Les 
monuments de l'art gallo-grec et gallo-romain en Basse-Provence, 
p. 15, pl. IV, fig. 3. 

P. 105, no 6711. Ce qui reste de la statue, découverte à 
Arles, en 1750, est conservé au Musée de Saint-Remy-de- 
Provence, et non à celui d'Arles. Elle avait été transportée 
au château de Lagoy, où elle fut brisée pendant la Révolu- 
tion. Un fragment, bas de jambe et extrémité de chaussure, 
se trouve encore dans la chapelle Saint-Bonnet, au château 
de Lagoy. 

Ajouter à la bibliographie : Héron DE Villefosse, Bulletin 
de la Société nationale des Antiquaires de France, 1908, p. 227. 
— FOR. F. Benoit, Bouches-du-Rhône, fasc. V, p. 152. 
no 43. 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



95 



p. 104, n" 6707. Ajouter à la bibliographie : P. Jacobsthal, 
Journal of hellenic Studies, t. 59, 1939, p. 69 et suiv. — 
Ch. Picard, Revue archéologique, 1945, 2, p. 135-137. 

Par les dimensions, le type, la technique du dos et de la 
base, la Niobide d'Arles est à rapprocher de la statue de 
Médée, tenant un glaive et s'apprêtant à massacrer ses enfants. 
Exécutées en calcaire commun, quoique de couleur différente, 
M. Jacobsthal suppose, avec vraisemblance, que l'une et 
l'autre statue pourraient bien provenir du théâtre d'Arles, où 
elles auraient constitué, dans des niches, comme une galerie 
d'images dramatiques, illustrant les plus fameuses tragédies 
du répertoire classique. Elles appartiendraient alors toutes les 
deux à la décoration du théâtre d'époque augustéenne dont 
les fouilles ont fait connaître l'importance et la richesse. 
(E., t. I, p. 117-119, nos 137-140). 

P. 126, n» 6759. Début du !«' siècle de notre ère. (F. KuTSCH, 
Schumacher Festschrift, p. 276). 

P. 142, n" 6796. Ajouter à la bibliographie : W. Deonna, 
L'art romain en Suisse, fig. 48. Apollon. 

P. 143, n" 6798. Ajouter à la bibliographie : ibid., fig. 60. 

P. 156, n" 6823. Ajouter à la bibliographie : Franz Cumont, 
Recherches sur le symbolisme funéraire des Romains, p. 214, 
226 et fig. 226. 

P. 183, n" 6881. Le monument a été trouvé dans la plaine 
basse de Roquefort, quartier de La Courtine, en 1893. 

P. 184, n" 6885. Trouvé à Bizanet, en 1842. 

P. 186, n" 6888. Trouvé dans le terrain de Gaussan, par- 
celle 139 de la section D du plan cadastral de Bizanet, au 
lieu-dit « Saint-Estèbe », en 1904. 

P. 188, n° 6894. La pièce est d'origine inconnue. Supprimer 
a trouvée à Lézignan», et« Tournal, Catalogue, p. 87, n° 395». 

P. 188, n° 6896. La statue a été trouvée aux Amarates, 
près de Narbonne. Calcaire oolithique. Hauteur, 1 m. 47. 
(Tournal, Catalogue, p. 86, n° 386). 

Le rendu de la draperie tendrait à démontrer que le style 
des draperies de Nikenich et de Naix ne s'est pas propagé 
dans l'Est de la Gaule sans avoir passé par la Provence. 
(H. Kœthe, Revue archéologique, 1937, 2, p. 210). 

P. 189, n° 6899. Supprimer : « Tournal, Catalogue, p. 87, 
n° 394 ». 

P. 193, n" 6907. Début du i^"^ siècle. (F. Kutsch, op. cit., 
p. 276). 

P. 201, n" 6918. Ajouter à la bibliographie : J.-J. Hatt, 
Les monuments funéraires gallo-romains du Comminges et du 
Couserans, dans Annales du Midi, LIV-LV, 1945, p. 206, 
n° 111. 

P. 201, n» 6919. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 187, 
no 41. 

P. 201, nO 6920. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 208, 
n» 118. 

P. 207, n° 6932. Ajouter à la bibliographie : L. Hahl, op. 
cit., p. 29, n. 21. 

P. 211, n° 6940. Ajouter à la bibliographie : F. KuTSCH, 
op. cit., p. 276. Début du i"' siècle. 

PÊRIGUEUX. 

P. 216, 218 ; nos 5953^ 5954^ 5953. Ajouter à la bibliographie 
F. CuMONT, op. cit., p. 215, n. 14. 

P. 218, n° 6958. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 220. 

SAINT-AMBROIX-SUR-ARNON. 

P. 232-253, nos 6991-7017. L'ensemble des stèles peut être 
daté environ le premier quart du iii^ siècle de notre ère. 
(L. Hahl, op. cit., 35). 



P. 254, n° 7020. Photographie communiquée par le D'' Jani- 
caud. Dans le fronton, boucher d'Amazone. (PL C). 

P. 258, n" 7033. Ajouter à la bibUographie : P. Lahbrechts, 
Latomus, t. VIII, 1949, p. 156, n. 3. 

L'homme drapé, les jambes repUées, serait un cavalier. 

P. 260, no 7038. Ajouter à la bibUographie : P.-F. FoUB- 
NIEB, Antiquités gallo-romaines de Varennes-sur-Usson, dans 
Bulletin de la Société historique et scientifique de VAuvergne, 
t. LVII, 1937, p. 59-67. 

LE ROUERGUE. 

P. 263, n» 7047. Je publie (pi. C) ime photographie de 
la stèle, découverte en 1863, à La Graufesenque et conservée 
au Musée de Millau. La tête, placée dans l'arcature, est celle 
d'une femme. 

Photographie et renseignements communiqués par 
M. L. Balsan. 

P. 281, n" 7077. L'original est conservé au château de 
Liemais, chez M. Ballivat, et non pas à Autun, au Musée de 
la Société Éduenne. [A. Colombet]. 

BLIGNY-SUR-BEAUNE. 

P. 281, n" 7079. Persomnfication de la ville, toute proche, 
de Beaune. (A. Colombet, Mémoires de la Société éduenne, 
t. L, 1947, p. 37). 

P. 282, n° 7083. Lire « Royer ». 

P. 288, no 7095. Ajouter à la bibliographie : Héron DE Vn.- 
lefosse. Bulletin archéologique du Comité, 1916, p. 18-22. — 
GuÉNEAU, Mémoires de la Société académique du Nivernais, 
t. XXL 1919, p. 1. 

P. 291, n" 7098. Ajouter à la bibliographie : G. Drioox, 
Cultes indigènes des Lingons, p. 45 (figure). — E. Thévenot, 
Mémoires de la Commission des Antiquités du département de 
la Côte-d-Or, t. XVI, fasc. III-IV, 1938-1939, p. 497. 

P. 292, n» 7101. Ajouter à la bibliographie : E. Thévenot, 
op. cit., p. 461-464. 

P. 345, n" 7184. Ajouter à la bibliographie : Ménard, 
Excursions dans la Bourgogne septentrionale, 1872, p. 57. 

P. 362, n» 7220. Ajouter à la bibliographie : DE LoË, Bel. 
gique ancienne, t. III, p. 321, n° 92, fig. 135. 

P. 363, no 7221. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 316- 
317, n" 87, fig. 131. 

P. 380, n° 7249. Ajouter à la bibUographie : G. Behhens, 
Germania, t. 23, 1939, p. 59, fig. 7. 

P. 382, n" 7252. Environ le début du règne de Marc-Aurèle. 
(Lothar Hahl, op. cit., p. 34, n. 6). 

P. 396, n° 7267. Ajouter à la bibUographie : Archàdogischea 
Jahrbuch, t. 50, p. 220, fig. 24. — Germania, t. 21, 1937, 
p. 250-253. — Revue archéologique, 1937, 2, p. 226. Athlète. 

P. 401, no 7270. Fin de la période préflavienne. (Lothax 
Hahl, op. cit., p. 45). 

BITBURG. 

P. 414, n» 7278. Ajouter à la bibliographie : F. CuMONT, 
op. cit., p. 217, n. 30. 

WELSCHBILLIG. 

P. 415, n" 7279. Ajouter à la bibUographie : Harald Kœthe, 
Jahrbuch des deutschen archàologisches Institut, t. 50, 1935, 
p. 196-237, 44 fig. (bibUographie complète) ; — Revue archéo- 
logique, 1937, 2, p. 234-239. 

L'étang de Welschbillig, dans son ensemble, ne peut avoir 
été construit qu'après 275, c'est-à-dire postérieurement l'in- 
vasion. Situé dans un domaine impérial, il aurait été creusé et 



96 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



décoré, entre 367 et 381, époque pendant laquelle les empereurs 
Valentinien I^' et Gratien ont résidé à Trêves. Il témoigne 
du goût de cette période pour l'emploi des entourages avec 
balustrades de pierre et piliers à hermès. Un autre élément 
de datation est donné par la comparaison avec un portrait 
de femme de Kônigshofen (t. IX, p. 420, n" 10), qui est posté- 
rieur au milieu du iv° siècle. 



Les hermès comprennent des figures divines : Zeus, Hermès, 
Bacchus jeune, Héraclès, Mars, une déesse (?) ; des person- 
nages : « philosophes », stratèges hellénistiques. Cinq e£Bgie» 
de gardes du corps portent le torque et la btdla de la noblesse 
germanique. Certaines têtes sont coiffées à la celtique. D'autres 
portent les cheveux courts, peignés en franges régulières. 
L'un semble être un Dace, plutôt qu'un Triboque. 



TOME X. 



MAYENCE. 

P. 12, n» 7292. Ajouter à la bibliographie : W. Deonna, 
fort romain en Suisse, fig. 70. Hauteur, 1 m. 55. 

P. 58, n» 7338. Entre les années 213 et 217 après J.-C. 
(Lothar Hahl, Zur Stilentioicklung provinzialrômischen Plastik 
in Germanien und Gallien, p. 23, n. 99 a). 

P. 66, n" 7358. Ajouter à la bibliographie : Lothar Hahl, 
op. cit., p. 23, n. 99 a. 

P. 73, n» 7372. Environ 240 après J.-C. (Lothar Hahl, 
op. cit., p. 41). 

P. 77, n° 7381. Probablement contemporain du règne de 
Claude. (F. KuTSCH, Schumacher Festschrift, p. 276). 

P. 90, n° 7411. Début de l'époque des Flaviens. (Lothar 
Hahl, op. cit., p. 21, n. 85). 

NARBONNAISE. 

P. 129, n" 7445. La tête de cheval n'appartient pas à l'anse 
décorative d'un vase, mais à la partie supérieure d'un chenet. 
(Raymond Lantier, Bulletin archéologique du Comité, 1936, 
p. 176-177. — F. Benoit, Préhistoire, X, 1948, p. 159). 

P. 131, n" 7449. Ajouter à la bibliographie : J. Sautel, 
Les découvertes archéologiques de Vaison-la-Romaine, de 1907 
à 1937, Avignon, 1937, p. 67 et fig. 45 ; — Mélanges Radet, 
Bordeaux, 1940, p. 660-670 ; — Vaison dans l'Antiquité, 
t. I : Histoire et description de la cité, Avignon, 1941, p. 101, 
108 ; Recueil documentaire illustré, pi. LXVII, 

P. 139, n° 7470. Règne de Claude. (F. Kutsch, Schumacher 
Festschrift, p. 276). 

AQUITAINE. 

P. 154, n» 7502. Ajouter à la bibliographie : D' G. Japti- 
CAUD, Mémoires de la Société des Sciences naturelles et archéo- 
logiques de la Creuse, t. XXVI, 1937, p. 451-453. 

La statue dont je donne une meilleure photographie 
(pi. CIV), communiquée par le D' G. Janicaud, est entrée 
dans les collections du Musée de Guéret. Le petit personnage 
n'est pas comme le suggérait Espérandieu, un anguipède, 
mais une petite image féminine dont les membres inférieurs 
sont repliés. Le pied gauche seul est visible. 

SANTENAY. 

P. 160, n° 7513. Ajouter à la bibliographie : E. Thévenot, 
Les monuments et le culte d'Ëpona chez les Êduens, dans L'An- 
tiquité classique, t. XVIII, p. 387, n. 2. Lire : poulain tétant. 

LYONNAISE. 

P. 162, n° 7515. Ajouter à la bibliographie : Mémoire de 
la Commission des Antiquités du département de la Côte-d'Or, 
t. XVIII, p. cxxi. 

P. 167, n° 7526. Ajouter à la bibliographie : G. Drioux, 
Cultes indigènes des Lingons, p. 61. — Mémoires de la Com- 
mission des Antiquités du département de lu Côte-d'Or, t. XVIII, 
p. xc. 



BELGIQUE. 

P. 170, n" 7531. Ajouter à la bibliographie : J. Toutain, 
Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France, 
1944, p. 343-353. 

La statuette est entrée dans les collections du Musée de 
Mariemont (Belgique). 

P. 176, n" 7537. Ajouter à la bibliographie : Der Tempel- 
bezirk im Altbachtale zu Trier. Heft I. Planausschnitt. Ritona- 
tempel und Umgebung, p. 52, n° 3, pi. 20, 6. 

P. 176, n» 7538. Ajouter à la bibliographie : J. Toutain, 
Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France, 
1944, p. 346. 

GAULE GERMANIQUE. 

P. 183, n" 7545. Ajouter à la bibhographie : Lothar Hahl, 
op.cit.,p. 30. — n.H.Œ'lBV, Revue archéologique, 1937, 2, p. 233. 

Le monument doit être daté du 23 janvier 325 après J.-C. 

P. 198, n° 7572. Époque constantinienne. (Lothar Hahl, 
op. cit., p. 48). 

P. 202, n» 7581. Époque de Claude. (Lothar Hahl, op. cit., 
p. 14, n. 43). 

P. 205, n° 7586. Ajouter à la bibliographie : Der Tempel- 
bezirk im Altbachtale zu Trier. Heft 1, p. 55, n° 1, pi. 19, 1. 

P. 210, n» 7597. Ajouter à la bibhographie : H. Kœthe, 
Revue archéologique, 1937, p. 210. 

La chevelure de la femme qui se fait accommoder, avec ses 
nattes ramenées en avant jusqu'au milieu de la tête, comme 
sur les effigies des monnaies frappées au nom de l'impératrice 
TranquilUna, à partir de 241, permet de dater le monument 
entre les années 241 et 275 après J.-C. 

P. 211, n° 7599. Première moitié du lll^ siècle de notre ère. 
(H. Kœthe, Trierer Zeitschrift, t. II, 1936 ; Beiblatt, p. 87, 
pi. 3, 3. 

P. 213, n" 7602. Ajouter à la bibliographie : Der Tempel- 
bezirk im Altbachtale zu Trier, Heft 1, p. 55, n° 5, pi. 21, 1. 

P. 217, n° 7606. Ajouter à la bibhographie : R. Forrer, 
Cahiers d'archéologie et d'histoire d'Alsace, 1927, p. 64-67, 
fig. 36. — Du même, Strasbourg-Argentorate, pi. CXIII. — 
C. Sauer, Cahiers d'archéologie et d'histoire d'Alsace, 1938, 
p. 214, fig. 46. 

P. 220, n" 7614. Ajouter à la bibliographie : E. Espéran- 
dieu, Revue des Musées, 1928. — Du même. Monuments Piot, 
t. 30, 1929, p. 69-76. — R. Lantier, XX. Bericht der rômisch- 
germanischen Kommission, 1930, pi. 44. — F. Benoit, Préhis- 
toire, t. X, 1948, p. 158. 

Le buste ne peut être placé au delà du m® siècle avant 
notre ère. Cette date est donnée par les sépultures de Sainte- 
Anastasie et de Russan (Marbacum), contemporaines de cette 
époque (F. de Saint- Venant, Les derniers Arécomiques, dans 
Bulletin archéologique du Comité, 1897, p. 13, 54). 

P. 238, n" 7642. Le bras droit de la statuette a été retrouvé 
et remis en place. 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



97 



TOME XL 



SAINT-BERTRAND-DE-COMMINGES. 

P. 7, n°' 7653-7656. Ajouter à la bibliographie : Ch. Picard, 
Comptes rendus de V Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 
1941, p. 285-291. — Gilbert-Ch. Picabd, ibid., 1942, p. 8-17. 
— Du MÊME, Trophées d''Auguste à Saint-Bertrand-de-Com- 
minges, dans Mémoires de la Société archéologique du Midi de 
la France, t. XXI, 1947, 52 p., 3 pi., 2 fig. 

Les recherches nouvelles de M. Gilbert-Ch. Picard ont per- 
mis de reconstituer l'ensemble des trophées et de préciser 
leur date. 

Au centre, un trophée naval, constitué par un arbre contre le- 
quel s'adosse le pilier à la Tritonesse, dominant une proue de na- 
vire. A ce même ensemble, on doit rattacher le pilier servant 
de support à un aigle debout sur un globe et que dépasse l'arbre 
en hauteur. Sur les côtés, des mortaises indiquent l'emplace- 
ment d'armes de bronze, fixées à la partie inférieure. Pareille 
reconstitution interdit alors de rattacher à ce trophée les deux 
statues de captifs, qu'il est impossible d'associer à un trophée 
nautique ; mais deux autres mortaises pourraient convenir à 
l'appui de deux statues agenouillées, encadrées de deux Vic- 
toires. A droite et à gauche de ce premier ensemble, se dres- 
saient le trophée gaulois, avec une image de captive, et le 
trophée espagnol, avec la statue du captif. Comme l'une et 
l'autre de ces figures ne sont pas faites pour être vues de dos, 
on ne peut les placer sur une même ligne qu'en adossant leurs 
bases à un mur et l'on est conduit à situer les trophées, non 
sur l'area primitive du forum, mais sur le podium du temple, à 
l'abri du portique. On sait que le monument était entièrement 
détruit dès l'année 100 de notre ère, et l'on possède de bonnes 
raisons pour proposer de placer son érection entre 27 et 20 
avant J.-C, en rapport avec l'un des deux voyages d'Auguste 
en Gaule, en 26-25, et plutôt même en 25. Sainl-Bertrand- 
de-Comminges était une ville frontière, à la limite des pays 
vaincus par les armes romaines, les trophées ont été détruits 
au cours d'un raid, entre 65 et la guerre civile de 68, d'où 
l'abandon et la protection de certains de ses éléments dans 
ane favissa. Avec ingéniosité, Gilbert-Ch. Picard rapproche de 
la théorie de la victoire impériale, établie par J. Gagé, les orne- 
ments du trophée naval sur lequel la Tritonesse et l'aigle sont 
l'expression symbolique d'idées religieuses précises. Le tro- 
phée nautique ne commémore certainement pas, en pleine 
montagne, un combat naval livré à proximité. La place d'hon- 
neur qu'il occupe dans l'ensemble monumental rappelle que 
le prince, auquel il avait été dédié, avait dû l'origine de sa 
fortune à une victoire sur mer. Or, le seul empereur qui rem- 
plit cette condition est Octave, vainqueur d'Antoine à Actium. 
Le trophée de Saint-Bertrand-de-Comminges ne fut pas le 
seul à rappeler cette victoire miraculeuse et révélatrice : on 
en rapprochera les antéfixes de Bonn et du Musée des Thermes, 
reproduisant des revers monétaires. Mais, ce n'est pas seule- 
ment Actium qui est commémoré, mais en même temps une 
victoire sur les Barbares nordiques, de même que sur l'anté- 
fixe de Bonn, où, sur la hampe soutenant le trophée, est 
figurée une carnyx. La même association a été faite par le 
céramiste et le sculpteur. On ne saurait dénier une action de 
l'art hellénistique dans l'allure classicisante augustéenne des 
trophées de Saint-Bertrand-de-Comminges. L'ordonnance en 
trois groupes rappelle, plus ou moins, celle de plusieurs monu- 

ESPÊRANDIEU XIV. 



ments pergaméniens. G.-Ch. Picard suppose que le sculpteur 
de Saint-Bertrand a eu connaissance directe des procédés des 
écoles grecques, où il aurait sans doute reçu sa formation. Le 
trophée naval peut alors être rattaché à des prototypes cer- 
tains, les monnaies athéniennes de 186 : à Épidaure, un ex-voto 
était fait d'une proue naviguant sur les flots, surmontée d'une 
Nikè couronnant un trophée. On connaît des bases en forme 
de proue, avant et après la Victoire de Samothrace. Le motif 
est d'origine hellénistique, mais c'est à Rome qu'il a connu la 
plus grande fortune. 

ARVERNES. 

P. 19, u" 7675. Ajouter à la bibUographie : P.-J. Fodrnieh, 
Bulletin historique et scientifique de l'Auvergne, 1931, p. 78 ; 
1932, p. 116-117. — D' A. Mohlet, Tryptique de mythologie 
gauloise : les trois Dieux solaires découverts au pays des Arvernes, 
Vichy, 1939, p. 12, n» 9 ; — Vichy gaulois, Clermont-Ferrand, 
1942, p. 129-136. 

La découverte n'a pas été faite au Beaumont, mais à Qer- 
mont-Ferraud, rue Étienne-Dolet, autrement dit ancienne rue 
de Beaumont. Elle a été signalée pour la première fois, le 
12 mai 1926, à la séance de la Société des Amis de l'Université 
de Clermont {Revue d'Auvergne, t. XLL 1926, p. 218). La 
pièce a été publiée pour la première fois par le D'' BoucHE- 
REAU dans le Bulletin de la Société d'Histoire naturelle d'Au- 
vergne, juin 1927, p. 37-42. 

Le bas-relief est conservé dans la collection du D' Morlet, 
à Vichy. 

P. 11, n" 7660 (= 7493). Il s'agit pas d'oeuvres d'art cel- 
tiques, mais de plaques de terre cuite wisigothiques. Un nouvel 
exemplaire a été découvert, à la partie supérieure duquel sont 
représentés les symboles chrétiens de la patère accostée de 
deux colombes. La tête représenterait l'image du Christ 
imberbe. 

Ajouter à la bibliographie : Rapport sur les fouilles de Saint- 
Bertrand-de-Comminges (Lugdunum Convenarum), de 1933 
à 1938, Première Partie, p. 74, n" 9. 

P. 16, n° 7667. Ajouter à la bibliographie : J.-J. Hatt, An- 
nales du Midi, LIV-LV, 1945, p. 176, n" 5, pi. I B 5. — Dé- 
but du 11^ siècle de notre ère. 

P. 16, n" 7668. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 176, 
n" 13. — Début du ll^ siècle de notre ère. 

P. 16, n" 7669. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 187, oP 42. 

P. 25, n" 7678. Ajouter à la bibliographie : H. Corot, An- 
nales de Bourgogne, t. X, 1938, p. 197. 

Dans la dernière rangée d'ex-voto, reproduits page 26, à 
droite, l'auteur croyait pouvoir reconnaître l'ex-voto d'un 
malade atteint de surdité. Il interprétait ainsi la perforation 
pratiquée sur l'emplacement de l'oreille droite. Pareille inter- 
prétation est sujette à révision. 

P. 28, no 7684. Ajouter à la bibliographie : Adrian A. Newell, 
The Dove Deity of Alesia and Serapis-Moritasgus, dans Revue 
archéologique, 1939, 2, p. 133 (figure). — Ch. Picard, Revue 
des Études latines, 1941, p. 322. 

Le dieu ainsi représenté serait Moritasgus, dieu du Prin- 
temps à la colombe, qui, après avoir été assimilé à Apollon, 

13 



98 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



devint Sérapis Moritasgus. Son type local, sans doute très 
primitif, évoquerait certains rapprochements avec le Zeus 
Dodonéen des Pélasges. 

P. 33, n° 7692. Ajouter à la bibliographie : E. Thévenot, 
Mémoires de la Commission des Antiquités du département de 
la CÔte-d'Or, t. XXX, fasc. III-IV, 1939, p. 497. — P. Lam- 
BRECHTS, Bulletin de VAcadémie royale de Belgique, classe des 
Lettres, 1948, p. 547. 

P. 34, n° 7695. La photographie donnée sous ce numéro 
est celle de la tête de femme, découverte à Aix-les-Bains, 
reproduite sous le n" 7807. 

Je donne ici (pi. CIV) la photographie de la tête laurée, 
découverte « Aux Champs de Ciel », commune de Verjux (Saône- 
et-Loire), dont je dois la communication à M. L. Armand- 
Calliat. L'influence d'un modèle grec est très marquée. 

P. 35, nP 7798. Au lieu de Thuis (Ain), lire Lhuis (Ain). 

P. 35, n" 7700. Ajouter à la bibliographie : René Louis, 
Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France, 
1938, p. 160-170. 

P. 36, n° 7702. Ajouter à la bibliographie : Adrien Blan- 
CHET, dans Mélanges Cumont, t. I, 1936, p. 101-106. — 
L. Armand-Calliat, A propos du dieu Bacon, dans Annales 
de Bourgogne, 1941, p. 27-30. 

P. 41, n° 7711. Ajouter à la bibliographie : A. Colombet, 
Mémoires de la Société éduenne, t. L, 1947, p. 37. 

P. 48, n" 7725. Ajouter à la bibhographie : P. Steiner, 
Rômisches Brettspiel... aus Trier, dans Saalburg Jahrbuch, 
t. IX, p. 34-35, pi. 19, 1-2. 

P. 53, n" 7736. Ajouter à la bibliographie : Der Tempel- 
bezirk im Altbachtale zu Trier, Heft I, p. 56, p. 19, 2. 

P. 59, n" 7746. Ajouter a la bibliographie : G. Behrens, 
Rômische Steininschriften aus Maim und Rheinhessen, dans 
Mainzer Zeitschrift, t. XXXIII, 1938, p. 41, n» 9. 

Lire ainsi l'inscription : A... \ Ap\ollini\ \ et S\ironaé\ \ 
I P. V (...)niu s I us... 

P. 53, n» 7737. Ajouter à la bibliographie : F. CuMONT, 
op. cit., p. 173. 

P. 64, n» 7751. Ajouter à la bibliographie : G. Behrens, 
op. cit., p. 39-40, n° 5 (figure). 

P. 75, nos 7758, 7759. Ajouter à la bibliographie : L. Weis- 
GERBER, Zur Inschrift von Nikenich, dans Germania, t. 17, 
1933, p. 14-22. — H. Kœthe, Revue archéologique, 1937, 2, 
p. 206-207, fig. 2. — L. Hahl, op. cit., p. 14, n. 43. — 
F. KuTSCH, Die Inschrift von Nikenich.., dans Mainzer Zeit- 
schrift, 1937, p. 97-98. — A. Grenier, Revue des Études 
anciennes, 1939, p. 33. — E. Gerster, op. cit., p. 75-78. 

Époque de Claude. 

D'après l'inscription gravée sur un cippe, découvert à 
4 mètres au Sud du monument, celui-ci serait la tombe de 
Contuida Esucconis Jî(lio), Silvano Ategnissa f(ilius) h(eres) 
ex tes(tamento) f(ecit). 

Je publie la photographie (pi. CV) de la reconstitution 
du monument, au Musée de Bonn. Photographie commu- 
niquée par M. E. Neuffer. 



BONN. 

P. 77-110, n08 7760-7797. Ajouter à la bibhographie : 
H. Kœthe, Revue archéologique, 1937, 2, p. 218-219. 

Le monument le plus ancien date de l'aimée 164 après J.-C, 
le plus récent d'environ l'année 210. 

P. 78, nO 7761. Ajouter à la bibliographie : Emst Bickel, 
Die Matronenhaube an Niederrhein als Fruchtbarkeitszeremo- 
nial im- Vegetationskult, dans Bonner Jahrbiicher, Heft 143/144, 
1939, p. 209-220 et pi. 32, 1. — Lothar Hahl, Die Bedeutung 
des Scheitelschmuckes des mittleren Gôttin aufden Niedergerma- 
nischen Matronenaltàren, dans Archâologisches Institut des 
deutschen Reiches. Bericht iiber den VI intern, Kongress fiir 
Archàologie, Berlin 21/26 Aug. 1939, p. 564-565. 

P. 83, n° 7764. Ajouter à la bibliographie : Lothar Hahl, 
op. cit., p. 51, pi. II, 3. 

P. 107, n» 7795. Ajouter à la bibhographie : J. Holwerda, 
Archâologisches Jahrbuch, Arch. Anzeiger, t. 48, 1933, col. 56- 
75 (figures). — R. Leopold, Bollettino di studi mediterranei, 
t. II, n° 5, p. 7 (figures). — J. Holwerda, Revue belge d''archéo- 
logie, 1932, p. 113-127 (figures). 

P. 112, no 7799. Ajouter à la bibliographie : D' S. Soubei- 
ran. L'autel d'Avène (Hérault) et son interprétation, dans 
Cahiers d'histoire et d'archéologie, t. XII, 1948, p. 3-5. 

Autel bachique, sur lequel on recoimaît patère et crotales ; 
— canthare, thyrse ; — pain mystique. 

P. 113, qo 7800. Ajouter à la bibliographie : P. GÉMS, 
Recherches archéologiques faites sur le m^)nt Donon depuis 1934, 
dans Les monuments historiques de la France, t. IV, 1934, 
p. 33-42. — E. LiNCKENHELD, Deux nouvelles statues du« Dieu 
au Cerf fi du Donon, dans Mémoires de la Société nationale des 
Antiquaires de France, t. LXXXI, 1944, p. 171-191. 

P. 119, n» 7809. Ajouter à la bibhographie : F. Benoit, 
Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 
1937, p. 70 ; — La statue d'Auguste du Musée d'Arles, dans 
Monuments Piot, t. 36, 1938, p. 67-80 et pi. IV. — Ch. Picard, 
Revue des Études latines, 1937, p. 354-355. — Fr. Poulsen, 
Rômische Privatportràts und Prinzenbildnisse (Det Kgl. Danske 
Videnskabemes selskab. Archaeol.-Kunstoriske Meddelelser, 
t. II, 5). Copenhague, 1939. — J. Formicé, Bulletin de la 
Société nationale des Antiquaires de France, 1943, p. 50-51. 

Tout en acceptant le nouveau principe de présentation, de 
sérieuses réserves ont été faites quant à ce nouvel assemblage. 
Il est difficile de ne pas admettre que la totalité de la statue 
n'ait pas été exécutée en marbre. L'œuvre devait atteindre 
plus de 3 mètres de hauteur et faire « pendant » dans le décor 
du théâtre avec une image de Livie, mais qui n'est, certes, 
pas représentée par la tête qu'indique M. F. Benoit. 

P. 121, n» 7811. Ajouter à la bibliographie : Ch. Picard, 
Revue des Études latines, 1941, p. 324, n. 4. 

Plutôt qu'un chat, on peut se demander s'il ne s'agit pas 
d'un chien à la queue « en trompette ». 

P. 122, a° 7814. Ajouter à la bibliographie : Emm. GCYOT, 
Sanctuaire de source, dans le Bulletin archéologique du Comité, 
1936-1937, p. 495-499 et pi. XIII. 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



99 



TOME XII. 



AIX-EN-PROVENCE. 

P. 5, n° 7831. Ajouter à la bibliographie : F. Benoit, Re- 
cherches archéologiques dans la région d'Aix-en-Provence. II, La 
maison à double péristyle du Jardin de Grossi.. ., dans Gallia, 
V, 1947, p. 119-120, fig. 11. 

SAINT-REMY-DE-PROVENCE. 

P. 11, n" 7851. Ajouter à la bibliographie : R. Lantieh, 
Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France, 
1945-1947, p. 157-158. 

ORANGE. 

P. 29, n" 7981. La jambe postérieure droite est à supprimer. 
P. 29, n" 7981, 6. Le Centaure porte sur l'épaule droite 



une corbeille, maintenue par le bras droit coudé à angle 
droit. 

P. 29, n" 7982, 1. Ce n'est pas une Centauresse, mais un 
Centaure, portant peut-être des fruits dans un pan de son 
vêtement. 

VIENNE. 

P. 34, n" 8006. Le torse a été trouvé « face au petit chemin 
qui conduit à la plaine et sur l'emplacement probable d'un 
pont romain ». A. Vassy et J. RuF, Découverte d'un torse de 
Vénus en marbre dans le Rhône à Saint-Romain-en-Gal, dans 
Rhodania, t. 20-22, 1938-1946, p. 43-44. 

P. 36, n° 8010. La tête d'ApoUon-Hélios a été trouvée sur 
le même emplacement que le n° 8006. Ibid., p. 43-44. 



TOME XIII. 



p. 16, n" 8127. Ajouter à la bibliographie : D'' Gaubert, 
Revue du Touring-Cluh de France, n° 595, avril 1950, p. 67- 
68 (figure). 

P. 39, n° 8235. Ajouter à la bibliographie : P. Lambrechts, 
La colonne du Dieu Cavalier au Géant anguipède et les cultes 
des sources, dans Latomus, t. VIII, 1949, p. 152-153. 



Épona, couchée et non assise sur le cheval, le corps drapé, la 
tête ornée de feuillages ou de fleurs disposées en couronne, est 
représentée dans l'attitude classique d'une source personnifiée. 

P. 48, u" 8286. Ajouter à la bibliographie : J. Toutain, 
Les fouilles d'Alésia de 1944 à 1947, dans Gallia, t. V, 1, 1948, 
p. 99 (figure). 



GERMANIE ROMAINE (D. 



p. 45, n" 79. Ajouter à la bibliographie : F. Cumont, 
Recherches sur le symbolisme funéraire des Romains, p. 217, 
n. 31. 

p. 131, n" 198. Ajouter à la bibliographie : J. Toutain, 
Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France, 
1944, p. 348. 

P. 204, n" 328. Ajouter à la bibliographie : ibid., p. 346. 

P. 221, n" 352. Ajouter à la bibliographie : W. Schleier- 
MACHER, Un par de divinidades infernales, dans Corona de 



Estudios que la sociedad espanola de antropologia, etnografia 
dedica a sus martires ..., Madrid, 1941, p. 335-340. 

P. 254, n° 399. Ajouter à la bibliographie : F. Cumont, 
op. cit., p. 217, n. 31. 

P. 358, n" 560. Ajouter à la bibliographie : J. Toutain, 
op. cit., p. 346. 

P. 359, n° 562. Ajouter à la bibliographie : ibid. 

P. 360, n° 364. Ajouter à la bibliographie : ibid. 

P. 363, n" 369. Ajouter à la bibliographie : ibid. 



(1) Volume publié hors série sous le titre : Recueil général des bas-reliefs, statues et bustes de la Germanie romaine, Paris-Bruxelles, 
Van Œst, 1931. 



101 



INDEX ALPHABÉTIQUE. 

(LES CHIFFRES RENVOIENT AUX NUMÉROS DES SCULPTURES). 



Abondance, 8371. 

Acanthes, 8362, 8372, 8388, 8418, 8466, 
8499, 8519, 8529, 8555, 8559, 8573. 

Acrotère, 8529. 

Agedincum. Voir : Sens (Yonne). 

Aigle, 8340. 

Aiguillon, 8456. 

Aldenhoven (Allemagne), 8549. 

Altbachtal (sanctuaire de 1'), 8406 à 8418. 
« Am Grosseran Weiherdamm » (Alle- 
magne), 8425 à 8429. 

Amiens (Somme), 8363, 8364, 8365. 

Amour, 8354, 8398, 8422, 8470, 8558, 
8591. 

Amphitrite, 8336. 

Amphore, 8555 ; clissée, 8432. 

Antulluae, 8561. 

Aniceto P. Gracinti Albani servo, 8559. 

Animaux marins, 8423. 

Apollon, 8424, 8419, 8433, 8434, 8564, 
8568, 8596. 

Applique, 8501. 

Aquilo Cai et M(arci) Versulatiorum 
libertus, 8556. 

Arbre (souche d'), 8468. 

Arc, 8370, 8511, 8592. 

Ariadne, 8391. 

Ascia, 8439, 8442. 

Attis, 8470, 8489, 8523. 

Augny (Moselle), 8443. 

Augusta Crobi /., 8407. 

Augustomagus. Voir : Senlis (Oise). 

Aulenbach (Allemagne), 8452. 

Autel, 8374, 8399, 8419, 8457, 8478, 8485, 
8523, 8531, 8547, 8549, 8555, 8568, 
8572, 8573, 8595. 

Aurelius Germanus, miles coh.praet., 8520. 

Autessiodurum. Voir : Auxe